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Emmanuelle Ertel (Traducteur)
EAN : 9782330151416
544 pages
Éditeur : Actes Sud (09/06/2021)
3.59/5   11 notes
Résumé :
Angleterre, 1892. Après avoir quitté son Yorkshire natal pour suivre des études à Oxford, James Norbury, un jeune et timide aspirant poète, décide de s’installer à Londres, où il fait une rencontre qui va bouleverser sa vie. Une nuit, il disparaît sans laisser de trace. Ébranlée, sa sœur Charlotte quitte le manoir familial, bien déterminée à le retrouver.
Dans la ville lugubre qui l’accueille, elle découvre un monde secret et à la marge, peuplé de personnages... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
LePamplemousse
  22 juin 2021
On connaît le mythe du vampire traditionnel qui vit la nuit et a des capacités particulières comme se transformer en animal, ou celui revisité à la sauce « sexy » pour adolescents romantiques.
Ici, rien de tout ça, les créatures rencontrées dans ce roman ressemblent presque à votre voisin, si ce n'est qu'ils sont tout le temps frigorifiés, qu'ils défaillent dès qu'ils ont faim et qu'ils appartiennent à des clubs très fermés, comme le fameux club Aegolius du titre.
Nous allons suivre un jeune homme, James Norbury, qui aspire à devenir poète et qui va venir s'installer à Londres pour y parvenir.
De rencontre en rencontres, il fréquentera le beau monde, les salons à la mode, les théâtres, les lieux de culture, mais il sera aussi confronté à des actes et à des pratiques ignobles liés au vampirisme.
Le roman se passe à l'époque victorienne et les descriptions des rues et des quartiers malfamés y sont particulièrement riches.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance de l'époque et le suspense qui monte peu à peu, le tout dans un univers victorien.
Les personnages semblent quant à eux un peu bâclés, que ce soit par manque de description physique ou parce qu'ils sont très nombreux et que beaucoup semblent identiques, rien ne les distingue les uns des autres si ce n'est leur nom.
Attention à la quatrième de couverture qui révèle des choses qui se passent très tardivement dans le roman, gâchant ainsi le suspense.
Une suite pourrait être envisagée vu que plusieurs éléments de l'intrigue restent sans réponse alors que l'auteur a consacré beaucoup de temps à nous décrire tel ou tel fait auparavant et que fatalement, on veut savoir ce qu'il advient de tel personnage ou telle action menée.
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Commenter  J’apprécie          310
Little_stranger
  06 juillet 2021
Je suis tombée sur ce livre par hasard et quelle chance ! Je l'ai dévoré, passionnée par l'histoire d'un jeune homme, James Norbury, qui quitte son coin paumé du Yorshire natal et le domaine familial Aiskew , qui tombe lentement en désuétude depuis la mort brutale du pater familias, pour venir à Londres, l'inquiétante cité qui s'industrialise et disparaître.
Le domaine Aiskew est un étrange lieu peuplé de présences ancestrales, comme hanté. Il y a le jardin gigantesque et ses statues dévorées par le temps et surtout la bibliothèque à la porte magique. le choix du titre m'a bien plu : le titre original "the quicks" "les rapides" ne trouve son explication qu'une fois bien avancé dans le roman.
James est un poète, un artiste aux semelles de vent. Il va rencontrer Christopher Paige à Oxford dans le cadre de ses études et le retrouver à Londres. Des liens interdits à l'époque vont se nouer à la grande désapprobation de la famille Paige, puissante et riche. Quand James ne donnera plus de signe de vie par courrier, Charlotte sa soeur, à l'esprit aventureux, va monter à la capitale pour retrouver ce dernier. Rapidement, les traces vont converger vers l'étrange (et très fermé) club Aegolius et ses membres très particuliers : ni vivant, ni mort ... Charlotte est aidée par une ancienne télégraphiste, Adeline Swift, fille de danseuse de corde, elle aussi danseuse de corde un temps, enquêtrice à temps plein. Il y a aussi un homme Shadwell (dont le fils, John Shadwell, médecin, fiancée d'Adeline, est devenu une créature), un américain, Arthur Howland, (héritier d'une firme de pinces à linge) qui a été approché par un des membres du club et une étrange librairie dans Wych Street.
Nous suivons aussi le carnet du docteur fou : Augustus Mould, qui étudie les riches créatures du club et leur opposée, la bande de Salmon Street : celle de Mrs Price et son gang d'enfants
J'ai retrouvé dans ce roman l'esprit d'auteurs comme Wilkie Collins ou Bram Stoker. J'y ai aussi vu l'oeil incisif de mon très cher Oscar Wilde : James et Christopher assiste à une représentation de "l'éventail de lady Wintermere" et l'évènement déclencheur se passe à proximité du domicile des Wilde. Il y a aussi Dickens et "Le Mystère d'Edwin Drood" qui plane dans ce texte très riche, gothique (bien sûr). Il y a aussi du "Jane Eyre" dans le personnage de Charlotte Norbury (un prénom peut être pas choisi par hasard). J'ai souri à la référence des chouettes en repensant à la série Twin Peaks dans laquelle "The owls are not what they seem" : dans ce roman aussi, elles ne symbolisent pas que l'oiseau de nuit. Une très belle surprise et dire que le roman date de 2014 et vient seulement de paraître en français.
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Pris
  26 septembre 2021
J'ai beaucoup aimé ce Club Aegolius. Enfin de la bit-lit sans héroïne à moitié nue et vampire sexy! Je n'ai rien contre ce style de lecture mais j'apprécie le changement. Seul reproche : la quatrième de couverture ne rend absolument pas justice au roman et en dévoile trop.
Ici le mot vampire n'est prononcé que tardivement, on est amené progressivement à la rencontre de ces créatures. Par exemple, la première partie du livre ne les évoque absolument pas: on est plongé dans l'ambiance victorienne de deux enfants quasiment livrés à eux-mêmes, de la force de leur lien et de son délitement. Cela donne encore plus de puissance à l'histoire: James n'est pas une victime anodine, c'est quelqu'un que l'on a vu grandir, on a vis-à-vis de lui la même attitude de grande soeur que Charlotte.
Ce roman est passionnant car il nous plonge dans un univers proche du Dracula originel même si le concept du Club Aegolius est différent.
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AlineMarieP
  24 juillet 2021
James et Charlotte sont deux enfants de la petite noblesse anglaise du XIXe, polis, bien élevés, quasiment fauchés. Après le décès de leurs parents, Charlotte restera à la campagne pour parfaire son éducation alors que son frère ira à l'université plein de rêves d'écriture et d'amitiés faites de beuveries. Mais que diable fait ce bouquin so british, si respectueux des codes du XIXe dans la collection Exofictions d'Actes Sud? Et bien il se pourrait que les fréquentations de James l'ammène à rencontrer d'étranges personnages effrayants et troublants que Lauren Owen s'amuse à vous dévoiler sans les nommer.
"Le club Aegolius" est un roman fascinant qui joue avec les codes du fantastique et gothique. L'autrice nous promène dans une Londres sinueuse et mystérieuse. Deux défauts pourtant ont réussi à diminuer mon plaisir de lecture. Un 4e de couverture qui dévoile des éléments se déroulants après 200 pages et gache vraiment la rencontre du lecteur avec certains personnages et sur surtout une centaine de page en trop, la primoromancière en se la jouant XIXe n'a pas toujours évité l'écueil des longueurs et des digressions inutiles.
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