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ISBN : 2266104462
Éditeur : Pocket (19/04/2001)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 25 notes)
Résumé :
L'épouse américaine aime la viande. L'épouse américaine représente l'idée de viande : robuste, saine et raisonnablement calorique. L'épouse américaine est la viande. Voilà toute l'idée du show télé que Jane Takagi-Little, journaliste métisse, anime pour le public japonais. Du boeuf au pays du poisson cru ? L'idée semble improbable, mais Jane l'a bien compris : sous le steak, c'est tout le rêve américain qu'elle introduit, de force, dans l'assiette du Japonais moyen.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Dosamuse
  24 avril 2013
On sillonne l'Amérique profonde pour les besoins d'une émission TV destinée aux japonais ventant les mérites des bons steaks et de l'American way of life.
On bascule du cliché à l'envers du décors, du faux à la sincérité, du Japon aux US.
J'ai beaucoup aimé les thèmes abordés : l'héroïne a des parents mixtes, l'industrie agro alimentaire est dénoncée de manière fine et non avec l'agressivité militante habituelle.
Un bon moment !
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Seijoliver
  28 août 2019
Préambule : personnellement je trouve cette couverture du laideur pas possible ! Et ce titre !!
Le titre original "My year of meats" est pourtant beaucoup plus proche du contenu, que ce "Mon épouse américaine", qui ne s'occupe que d'un seul des aspects du livre qui pourtant en fourmillent : différences culturelles, tolérance, place des minorités, alimentation, élevage, violence conjugale, maternité et surtout portraits de femmes, car ce sont elles qui sont au coeur du livre.
Une année dans la vie d'une documentariste américaine, dont la mère est d'origine japonaise.
Une année de vie professionnelle autour de la viande, qu'il s'agit de mettre en valeur.
Cette plongée dans les cuisines et les élevages américains permet de connaître la - triste - réalité du modèle productiviste agricole américain : au moment où j'écris ce compte-rendu (août 2019), les débats sur les accords de libre-échange (CETA , et autre TAFTA) sont vifs, et lire ce livre – de fiction - écrit il y a vingt ans est assez savoureux dans ses dénonciations. (Savoureux n'est pas le mot, quand on est végétarien comme « votre » rédacteur !)
Le livre de Ruth L. Ozaki est ambitieux et sous couvert d'une série documentaire tournée pour la télévision japonaise – et visant surtout les consommateurs nippons – et financée par le syndicat des éleveurs américains, l'auteure greffe les tourments conjugaux et maternels de deux personnages : Jane, la narratrice principale, et Akiko, femme au foyer. (quantitativement, le premier est plus développé). Ruth L. Ozeki porte, en toute logique, un regard tout américain – un peu trop angélique à mon goût - sur la société japonaise. Mais aussi un regard féministe, via l'émancipation qu'elle imagine pour Akiko qui quittera son mari violent. Par contre, comme souvent le plaidoyer pro-différence est un peu lourd...
C'est alerte, avec de nombreux personnages plus ou moins attachants, et c'est aussi au second plan un livre sur la société japonaise.
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Owly
  16 février 2011
Ce livre aborde des thèmes qui ne sont pas souvent traités en fiction et le résultat est vraiment surprenant. Il se montre acide en évoquant les différentes pratiques pour faire du rendement et remplir nos assiettes : de la pollution des sols à la maladie de Creutzfeldt-Jakob en passant par les ravages du DES, hormone responsable de nombreuses malformations. On plonge dans les miasmes de la surproduction et la surconsommation mal-saine. Ça fait froid dans le dos !
Pourtant ce livre n'est pas un reportage, il a une trame pleine d'humour, de cynisme parfois et d'espoir. Ozeki nous fait découvrir le Japon qui s'éveille en la personne d'Akiko, la femme soumise et brimée de Ueno. On découvre la culture nippone, et même une femme de lettres fascinante ( Sei Shônagon).
Une très bonne lecture que je conseille vivement pour tous ceux qui aiment le pays du soleil levant... (et les légumes !)
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cecilit
  17 juillet 2013
Longtemps, j'ai tourné autour de ce roman au moment de sa parution en poche. La critique élogieuse de Pauwels " drôle, exubérant, ne ressemble à aucun autre" a fini par me faire craquer et j'étais excitée de le commencer. Comme quoi, le fait d'avoir attendu pour me le procurer était mauvais signe.
Je l'ai lu jusqu'au bout (quoi que.. je ne sais plus ...) mais avec beaucoup de difficultés (je crois me souvenir l'avoir laissé en cours de lecture puis repris, prise de remords..) Rien ne m'a attachée à cette histoire, rien. Je suis passée complètement à côté. Peut-être ai-je loupé quelque chose ?
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
DosamuseDosamuse   20 avril 2013
- Tu as pris un peu de poids, constata-t-il.
Voilà autre chose qu'ils font - des remarques extrêmement personnelles comme "vous avez un bouton sur le nez" ou "vous êtes vraiment grosse, non ?". Je croyais que c'était maman qui était comme ca, mais j'ai découvert, en allant au Japon, que c'était une caractéristique nationale.
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DosamuseDosamuse   16 avril 2013
Comment savoir si l'on voulait se marier ou pas ? A l'époque, face à cette proposition d'un bon mariage, elle n'avait même pas envisagé la possibilité d'une autre alternative. Elle avait été tout simplement reconnaissante. Mais aujourd'hui, après trois ans de vie conjugale, elle se rendait compte que peut-être elle aurait pu désirer autre chose, plein d'autres choses, mais qu'elle y avait renoncé avant même d'y avoir songé.
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DosamuseDosamuse   23 avril 2013
Gavés de mauvaises nouvelles par les médias, nous vivons dans un perpétuel état de panique refoulée. Ce mauvais savoir nous paralyse et la seule échappatoire, c'est de jouer au con. L'ignorance devient une force car elle permet aux gens de vivre. La stupidité devient une forme de positionnement politique. La norme collective.
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DosamuseDosamuse   17 avril 2013
Je ne suis pas grosse, mais ma grande taille, pour ma mère japonaise qui m'arrive à l'épaule, est la même sorte d'affront contre nature. (..) Il lui arrive de me contempler, la tête levée vers le ciel, et elle blâme la viande rouge dont elle m'a nourrie lorsque j'étais enfant. Mais c'était le Minnessota. Il y avait plein de vaches et peu de sushis.
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DosamuseDosamuse   11 avril 2013
Consommer de la viande est un usage relativement récent au Japon. Si l'on retourne à quelque mille ans en arrière, à l'époque Heian, cette nourriture était considérée comme extrêmement fruste ; et, sous l'influence du bouddhisme, probablement, comme une pratique impure.
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