AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782070145317
128 pages
Éditeur : Gallimard (10/04/2014)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture:
Il fut l'homme le plus haï de la vie politique française. Mais son œuvre, comme législateur et comme penseur de la République, continue à tisser nos vies.
Son idée de la France procède d'un constat douloureux : l'impossibilité de la République, depuis la Révolution française, à s'enraciner dans un pays perpétuellement divisé et à vaincre l'épreuve de la durée. Il faut donner aux Français une vision pacifiée de leur passé pour... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
MurielT
  10 septembre 2014
J'ai trouvé ce livre très intéressant.
En 110 pages Mona Ozouf explique et parle de Jules Ferry.
Elle explique ses actions et les raisons de ses actions. Jules Ferry n'est pas seulement le père de l'école gratuite, laïque et obligatoire. On lui doit aussi la liberté de la presse, la liberté d'association, les syndicats, l'élection des maires.
Et même son action « colonialiste » est décrite et expliquée et il faut pour la comprendre se remettre dans le contexte de l'époque et ne pas juger avec notre vison d'individus du 21 ème siècle.
Il avait de grandes ambitions pour la France. Il voulait faire d'un peuple à majorité paysans des citoyens et des français, il voulait leur donner la Liberté et faire en sorte que la République ne soit plus jamais mise en danger et il y a réussi ;
Et n'oubliez pas mesdames que l'éducation scolaire des filles c'est à lui qu'on le doit
Jules Ferry était un Grand Homme et il mérite l'hommage que lui rend Mona Ozouf dans son texte
Un livre à lire même si le style de l'auteur est parfois un peu compliqué, je n'ai du ouvrir mon dictionnaire que deux fois pendant ma lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          102
TRIEB
  18 avril 2014
Jules Ferry est un homme politique célèbre, pour au moins deux raisons : c'est l'architecte de l'école laïque, gratuite et obligatoire ; il passe d'autre part pour un soutien supposé de l'aventure coloniale .Dans un ouvrage très court mais dense, Mona Ozouf apporte quelques précisions décisives sur l'apport de Jules Ferry dans la vie politique française et dans l'histoire de l'IIIe République.
Son point de départ, nous dit Mona Ozouf, fut constitué de trois défaites qui imprimèrent par la suite une orientation décisive à ses orientations :
-Défaite professionnelle : Jules Ferry fut contraint de choisir le barreau alors qu'il espérait servir au Conseil d'Etat .Il ne le put, en raison de son refus de servir l'Empire :
-Défaite politique : témoin des errements produits par le suffrage universel qui produit à ses yeux de la servitude.
-Défaite affective : Jules Ferry est saisi d'accablement à la vue des foules qui poursuivent de leurs quolibets un groupe de parlementaires à Mazas.
Tout au long de sa carrière, Jules Ferry s'efforce de donner à la République naissante, encore incertaine quant à sa durée, les moyens de durer, de s'implanter dans le coeur des Français .Il pressent, avec raison, que l'éducation pour tous est la clé : « Organiser l'humanité sans Dieu et sans roi », disait-il …
Il pressent également que l'éducation des femmes, déjà lancée par Victor Duruy, sera un préalable à une égalité pleine entre les sexes. Sur la colonisation, qu'il voit comme une promesse de débouchés pour l'énergie française, il l'envisage comme la possibilité d'éduquer des races ou des civilisations inférieures, la latitude de leur apporter les bienfaits du progrès, de la lumière. Pourtant, Jules Ferry n'est pas un impérialiste au sens classique du terme.
Dans son rapport intitulé le Gouvernement de l'Algérie, qu'il présente au Sénat, il établit des constats édifiants .S'il y juge que l'Algérie, c'est la France, il préconise la révision du Code forestier, la création d'écoles algériennes, il y dénonce les injustices produites par la fiscalité qui paupérise les fellahs.
On le voit, Jules Ferry fut un personnage complexe. Mona Ozouf démontre avec élégance, précision et grande pertinence que l'autorité de l'Etat et l'autonomie de l'individu furent portés par Jules Ferry avec un enthousiasme égal. Cette synthèse, réussie aux yeux de l'historienne, nous rend Jules Ferry très actuel .Et admirable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          22
AMBROSINO
  16 décembre 2020
C'est toujours un plaisir de lire Mona Ozouf et de retrouver sa plume à la fois exigeante et limpide, riche et didactique, précise, dense et d'une belle rigueur intellectuelle.
Dans ce « Jules Ferry : La liberté et la tradition », elle continue son magnifique travail d'éclairage sur l'histoire de notre pays en s'attelant au portrait nuancé et lucide d'un homme qui fut en son temps fort contesté, voire haï et dont beaucoup relevèrent avant tout les échecs mais qui mérite aujourd'hui une vraie réhabilitation, tant il a marqué durablement la vie de notre pays.
Cet homme méthodique, déterminé, courageux dans l'adversité et adepte du compromis, avait pour obsession de préserver le pays de ce qu'il appelait les 3 principales malédictions de l'Histoire Française : « les monarques parjures, les généraux insurgés et les émeutes triomphantes ».
Modéré mais résolu, ancré dans des convictions fortes, ce « dévot de l'équilibre entre des pouvoirs autonomes », au « coeur ennemi des ruptures brutales », sut faire preuve d'un grand esprit de décision et d'une fermeté de caractère remarquable pour, au prix d'un véritable travail d'équilibriste, faire avancer les libertés tout en s'attachant à maintenir chez les français un lien fort et pacifié avec leur passé.
Une fois dispersées au vent de l'Histoire les controverses politiques de son temps, il nous laisse, au final, un legs fort estimable : d'abord une contribution essentielle à la stabilisation de la République et à l'unité du pays après tous les soubresauts des presque 100 années écoulées depuis la révolution et puis, bien sûr, l'instruction dispensée à tous, la laïcité et nombre d'avancées qui rayonnent encore jusqu'à nous, en matière de démocratie locale, de liberté de la Presse, de réunion, de l'association syndicale ou du divorce.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
fanfan50
  17 juillet 2015
Ce livre est très riche et plein d'enseignement sur ce que fut l'action politique et sociale de Jules Ferry que je considérai comme celui qui a voulu l'école laïque et obligatoire pour tous. Uniquement et c'était réducteur vu qu'en l'espace de quelques années, il a donné son empreinte à la vie politique française. Mona Ozouf a sur me le faire aimer. Un livre très bien écrit et très bien documenté que je conseille à tous. Jules Ferry nous a donné des libertés, ne nous les laissons pas reprendre...
Commenter  J’apprécie          40


critiques presse (1)
Lexpress   05 mai 2014
Mona Ozouf dresse un portrait brillant d'un mythe républicain. Trop à l'étroit dans le costume de père de l'école laïque.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
MurielTMurielT   10 septembre 2014
Tenir à la liberté, c'est accepter le conflit et la division, et rien ne le montre mieux que le débat à la chambre sur le bon usage de la lecture. Les adversaires du ministre de l'Instruction publique s'inquiètent des ravages moraux que pourrait engendrer l'accès généralisé aux livres. Car leurs bienfaits, pour les catholiques, résident dans la transmission des saines doctrines : le livre n'émancipe que si son contenu est bon. Les républicains, eux, dit fièrement Ferry, tiennent que le contenu du livre importe peu : l'acte de lire est en lui-même l'instrument de l'émancipation.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
MurielTMurielT   10 septembre 2014
Les réformes qu'il a mises en œuvre continuent à tisser notre vie quotidienne. Et pas seulement en raison des écoles qu'il a rendu gratuites, obligatoires et laïques, et auxquelles on pense toujours quand on l'évoque. Car nous achetons au kiosque le journal de notre choix, sans crainte de la censure et sans restriction aucune, et nous avons oublié son rôle dans l'acquisition de cette liberté fondamentale. S'il nous est permis de nous réunir librement et , pour défendre nos intérêts légitimes, de rejoindre un syndicat, nous le lui devons aussi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
fanfan50fanfan50   17 juillet 2015
Il souhaitait délivrer l'enseignement secondaire de l'asséchante tyrannie du discours latin et faire aux sciences une plus large place. Mais il était conscient qu'un tel sacrifice avait "sa mélancolie", car il savait l'attachement de la bourgeoisie française aux études classiques. Et dans ce penchant naturel pour la tradition, il voyait à la fois une bonne fortune et un danger. Une bonne fortune car, dans un monde voué par l'industrialisation à la vulgarité et à l'uniformité, les études classiques réservent leur chance à l'amour du beau et au sens du droit. Mais un danger aussi, celui de méconnaître les besoins nouveaux en se trompant de siècle et de méthode. On ne peut demander au seul passé de dicter les principes de l'art social : la liberté conserve toujours sa capacité de les évaluer en fonction de ses propres critères.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
fabthomasfabthomas   29 août 2015
Il y a donc chez Ferry une recherche constante de l'équilibre : entre la nécessité du lien social et l'extension des libertés; entre un Etat fort, garant de l'unité, et une riche vie communale, garante de la complexité. Une tâche inépuisable qui suppose en permanence l'ajustement, la négociation et la transaction. Il admirait les nations et les hommes qui s'en montraient capables...
Commenter  J’apprécie          50
MurielTMurielT   10 septembre 2014
Le propos de ferry n'était pas seulement réparateur, il se voulait créateur : dans une France désormais vouée au suffrage universel, mais menacée par l'ignorance et l'atonie de la vie civique, faire des citoyens éclairés, aguerris et conscients, capables de résister à la fatalité qui emporte le régime républicain vers l'émeute, puis le césarisme, aiguilles d'une même horloge.
Commenter  J’apprécie          50

Videos de Mona Ozouf (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mona Ozouf
« Des écrivains à la Bibliothèque de la Sorbonne 3. » réunit les textes des auteurs invités pour la troisième saison du cycle le Livre en question, organisé en partenariat avec la Maison des écrivains et de la littérature.
Chaque année, un livre regroupant ces créations est publié aux Éditions de la Sorbonne.
Hubert Haddad livre « L'Analogie versatile ou les pérégrinations d'un rêveur de mots », sous l'influence de nombreux textes dont le « de somniis », de Philon d'Alexandrie. le texte de Line Amselem se réfère aux «Soliloques amoureux d'une âme à Dieu » de Lope de Vega. Christian Prigent élabore une puissante méditation sur l'état du monde contemporain à partir d'une réappropriation de la langue de Rabelais. Mona Ozouf restitue son cheminement dans l'imposante correspondance entre Xavier Léon et Élie Halévy, les fondateurs de la « Revue de métaphysique et de morale » à la fin du XIXe siècle. Laure Murat enfin consacre son texte aux « fantômes de bibliothèques », ces livres perdus, disparus ou volés qui semblent devoir longtemps les hanter.
+ Lire la suite
autres livres classés : jules ferryVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2219 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre