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EAN : 9782234088184
250 pages
Éditeur : Stock (22/01/2020)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 9 notes)
Résumé :
"Pourquoi la littérature ? Parce que la littérature nous pourvoit de dons que nous n'avons pas. Elle nous pourvoit immédiatement de l'ubiquité. Grâce à la littérature, nous vivons dans des pays, des villes où nous n'avons jamais posé le pied. Grâce à la littérature, nous pouvons reculer vers des époques révolues. Il y a une sorte d'immense liberté que donne la pratique des livres, et que nous n'avons pas.
La démultiplication de l'existence dans la littérature... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
spleen
  23 février 2020
La préface de cet ouvrage , écrite par Mona Ozouf est magnifique, quelle belle plume possède cette femme historienne et philosophe , c'est limpide et prometteur d'une lecture enrichissante ...
Raison pour laquelle je lui ai attribué 3 étoiles .
Seulement je n'ai pas retrouvé dans les chapitres suivants le même plaisir et j'ai été, osons le dire , déçue car il s'agit de la transcription d'entretiens menés par Alain Finkielkraut avec pour la plupart un autre interlocuteur et je me suis sentie totalement à l'extérieur des débats , peut-être cette formule écrite est plus difficile à appréhender qu'à l'écoute ... le fait aussi de ne pas connaitre les textes débattus ou par hyperspécialisation de sujets comme les oeuvres de George Eliot ne m'ont pas permis d'apprécier la hauteur des propos . Il n'y a souvent pas de fil conducteur pour le lecteur alors que certains sujets évoqués m'intéressaient comme : Y a t'il une écriture féminine avec Geneviève Brisac ou Traité de savoir-vivre à l'usage de toutes les générations...
Cela m'aura donné envie tout de même de lire Henry James que je connais peu et d'oser me lancer dans les ouvrages de Mona Ozouf, une grande dame et dont les propos m'ont touché par leur grandeur et leur sincérité .
Je remercie NetGalley et les Éditions Stock
#Pourrendrelaviepluslégère #NetGalleyFrance
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Dominique84
  05 mars 2020
Mona Ozouf, fille de Yann Sohier et de Anne le Den, tous deux instituteur et institutrice militants de la cause bretonne, agrégée de philosophie, grande historienne de la Révolution et de l'histoire de l'école, spécialiste reconnue de Henry James ou de la romancière anglaise George Eliot, nous livre avec “Pour rendre la vie plus légère” un passionnant recueil de ses interventions dans “Répliques” dirigée par Alain Finkielkraut sur France Culture.
Elle y aborde différents thèmes tels que sa conception du féminisme, la singularité de l'écriture des femmes, la galanterie française, la civilité, la Révolutions Française, Henry James et George Eliot mais surtout y déclare son amour passionnel pour les livres. 
Les livres, la littérature en général, ont été déterminants dans son enfance.   Dans le logement de fonction de sa mère, Mona Sohier disposait des livres de celle-ci et admirait avec respect de la bibliothèque de son père, militant breton prématurément disparu.   "Les livres, c'était la seule richesse de la maison, mais les livres étaient plus que ça encore, ils étaient  la ressource contre l'ennui… ”.
Quand on lui demande pourquoi elle a choisi comme titre à ce recueil “Pour rendre la vie plus légère” Mona OZOUF répond : “Il vient d'une phrase de la correspondance de Flaubert, que je trouve très belle: «La vie est en soi quelque chose de si triste, qu'elle n'est pas supportable sans de grands allègements.» La vie, c'est la perte, progressive, inéluctable, des gens qu'on aime, de soi-même et de ses propres capacités. J'ai donc glissé vers le souvenir de ce qui avait pu me rendre la vie plus légère. J'ai eu une enfance très austère où le chagrin a tenu une grande place. Une vie étroite aussi, confinée à la maison et à l'enceinte scolaire. le remède, le talisman contre l'ennui, le chagrin, ce fut pour moi l'école, et les livres. Je ne les ai plus quittés” 
Existe-t-il plus bel éloge de la littérature ?
Si je me suis délectée des propos raisonnés, perspicaces et percutants de l'auteur, j'ai eu un peu de difficulté à suivre la totalité des entretiens. On assiste plus ou moins à une sorte de cours magistral articulé par les questions quelquefois obsessionnelles d'AF qui selon moi, orientent les débats et finissent par nuire à la fluidité du discours.
D'une part,  les conversations qui s'enchaînent chapitre après chapitre n'ont pas de liens évidents entre elles et font appel d'autre part à des lecteurs avertis, connaissant notamment bien l'oeuvre d'Henry James et George Eliot. J'ai toutefois apprécié la finesse et l'élégance de toutes les interventions  de Mona Ozouf notamment sur la galanterie qu'elle nomme “une petite province dans le continent des égards” !

Je remercie NetGalley et les Éditions Stock de m'avoir donné l'opportunité de découvrir cette grande dame  qui nous livre ici des vérités existentielles sur des sujets très contemporains.
#Pourrendrelaviepluslégère #NetGalleyFrance
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   31 janvier 2020
Mais sur la toile cirée les livres n'en déposaient pas moins, semaine après semaine, leur cargaison de merveilles. (...)
c'étaient des rencontres hétéroclites, soumises au hasard des pages tournées, mais efficaces. Une foule de visages, un trésor d'histoires avaient peuplé la cuisine, la journée filait, il fallait déjà allumer la lampe. Dès lors, j'avais compris qu'il existait, mobilisable à l'envi, un talisman contre la solitude, le malaise obscur de l'enfance, l'ennui. (p; 9)
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fanfanouche24fanfanouche24   30 janvier 2020
(...) ma mère, si murée pourtant dans le chagrin, piquait le matin trois capucines orange dans le petit vase bleu de son bureau (...) Les plantes, d'un bout à l'autre de la vie, ont été pour elle le coeur d'un monde sans coeur. (p.17)
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fanfanouche24fanfanouche24   29 janvier 2020
MO - (...) Pourquoi la littérature ? Parce que la littérature nous pourvoit de dons que nous n'avons pas. Elle nous pourvoit par exemple immédiatement de l'ubiquité. Grâce à la littérature, nous pouvons reculer vers des époques révolues. La pratique des livres donne une immense liberté, que nous ne trouvons pas ailleurs. De plus, la littérature nous fait vivre des émotions que nous n'avons pas, peut-être, la chance de vivre, et en tout cas beaucoup d'aventures que nous ne vivrons pas nous-mêmes. La littérature démultiplie l'existence- C'est une chance précieuse. (p. 34)
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andmanandman   11 mars 2020
Il y a quelque chose de profond dans la description de l'amour par Eliott, qui est la certitude que le sentiment est une œuvre. On peut trouver à la fois dans ses romans le côté intempestif de l'amour qui surgit, le coup de foudre involontaire et la vigilance volontaire que chacun doit exercer sur ses sentiments : nous devons monter la garde autour de nos sentiments. Autrement dit, le sentiment n'est pas seulement quelque chose qui révèle une passivité, mais qui appelle une activité. C'est, du reste, la manière dont elle se sort de l'épineux problème du déterminisme et de la liberté : nous sommes à l'évidence très largement déterminés, mais nous avons quand même la possibilité d'infléchir nos sentiments et de veiller sur eux. Il y a chez elle cette idée fort que l'amour est une œuvre. (115)
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andmanandman   11 mars 2020
"Qu'y-a-t'il dans l'idée du "trop tard" d'une amitié ou passion ou lien ? Une affection longtemps désirée et attendue qui se noue trop tard ? J'entends trop tard dans la vie. N'y aurait-il pas quelque chose sur l'idée que deux êtres peuvent se rencontrer, juste à temps pour sentir tout ce que la vie peut représenter pour eux s'il s'étaient rencontrés plutôt ?"
La vie comme rendez-vous : ce n'est pas l'apologie de la vie comme vitalité, c'est un rendez-vous avec l'altérité, qu'on réussit ou qu'on rate. (101)
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Videos de Mona Ozouf (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mona Ozouf
"Mythe fondamental", "idéal à atteindre", "tolérance"... Au fond, la fraternité c'est quoi pour vous ? Joséphine Baker, Christian Lacroix, Georges Pompidou, André Malraux, Joan Baez, Mona Ozouf... voici leur définition.
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