AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Anne Colin Du Terrail (Traducteur)
ISBN : 2070425770
Éditeur : Gallimard (13/03/2003)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 657 notes)
Résumé :
Dans une maisonnette rouge, non loin d'Helsinki, Linnea, une vieille dame malmenée par son neveu et ses sinistres amis, songe au suicide. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle beaucoup plus passionnant que le tricot. Et les desseins morbides de Linnea, par une suite précipitée d'événements cocasses, se retournent en sa faveur ...


Traduit du finnois par Anne Colin du Terrail

Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
carre
08 juin 2012
Attention, Mamie fait de la résistance. Linnea Ravaska, veuve d'un colonel mène une vie tranquille et sans histoires. Mais voilà, qu'un neveu et deux acolytes terrorise la vieille femme lui piquant sans aucun remords sa pension.
A bout, la vieille femme prépare sa vengeance. Paalisinna choisit le burlesque et l'humour pour conter cette sinistre histoire. Et, l'effet est plutôt réussi.
Ces trois crétins méritent un châtiment à la hauteur de leur lâcheté.
Le livre oscille constamment entre un humour vachard, jubilatoire et une description de la société finlandaise peu reluisante par certains côtés. Paalisinna s'amuse constamment sur ces deux aspects.
Les scènes cocasses s'enchainent avec une belle fluidité et l'argent de la vieille
est loin d'être dans les poches des gredins. Délicieusement immoral, on rit beaucoup, et par les temps qui courent c'est pas forcément tous les jours.
Commenter  J’apprécie          441
joedi
02 octobre 2015
Linnea, vieille dame veuve d'un colonel, réside dans une petite métairie située dans un petit village non loin de Helsinki. C'est la peur au ventre qu'elle appréhende chaque mois, le jour où elle reçoit sa pension, car ce jour-là débarquent son neveu et ses deux acolytes. Son neveu surnommé Kake s'approprie sa pension et la terrorise jusqu'au jour ... La douce empoisonneuse ce sont les aventures rocambolesques d'une petite vieille qui ne se laisse pas faire !
Commenter  J’apprécie          440
isabelleisapure
01 juin 2014
La vie aurait dû s'écouler comme un long fleuve tranquille pour Linnéa Ravaska, une jolie petite maison, un jardin, un chat pour compagnon, la retraite de son colonel de mari qui tombe régulièrement.
C'était sans compter sur son affreux jojo de neveu qui vient tous les mois la détrousser en compagnie de deux acolytes.
Lasse de ses visites, la vieille dame décide de vendre sa maison et se réfugie chez son fidèle ami Jaako Kivistö.
Arto Paasilinna nous brosse le portrait d'une vieille dame pleine de vitalité.
Bien loin de ces romans à la mode qui n'ont de drôle que leurs titres à rallonge, la douce empoisonneuse est un petit bijou d'originalité et d'humour noir.

Commenter  J’apprécie          391
Cylhis
11 janvier 2013
Un roman scandinave ? Quelle bonne idée !
Pourtant, ce n'était pas forcément gagné. Les premières pages annonçaient des moments un peu pénibles au cours desquelles une vieille femme se fait maltraiter par son neveu délinquant, bête et cruel. La pauvre victime, âgée de 80 ans, ne présentait pas le profil d'une rebelle, mais bien plutôt d'une victime. Très vite cependant, cette partie fait place à un retournement de situation. L'héroïne est veuve de colonel et prend les choses en main lorsque la situation s'avère insupportable pour elle. Elle prend vite la tangente, fuit sa maison pour se réfugier chez un ancien amant à la capitale, et décide de se concocter un poison au cas où elle croiserait de nouveau son neveu et se retrouverait dans une situation difficile. Il faut dire qu'à son âge, elle n'espère plus grand chose de la vie, mais au moins une mort pas trop douloureuse. Il n'est pas question que son neveu lui fasse subir des sévisses. Oui mais voilà, les choses ne se déroulent pas tout à fait comme elle pensait, et la "maladroite" et chanceuse vieille femme se retrouve vite dans des situations rocambolesques.
J'ai beaucoup aimé, en définitive, ce roman déjanté. le titre est un bon condensé de l'histoire et décrit assez bien le personnage. La vieille femme fragile et sans défense est un peu la mémé de Titi et Grominet, en moins hargneuse. Elle est ancienne femme de militaire, a vécu la guerre côté ennemis, et compte bien contrôler sa vie jusqu'à la fin. le lecteur s'attache de plus en plus à elle et finit presque par éprouver un manque en refermant le livre. Comme une grand-mère dont on se souviendra avec tendresse et le sourire aux lèvres.
Un livre à découvrir absolument pour passer un moment très agréable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
emi13
05 novembre 2015
Quel régal ce livre. Pour Lienna, veuve d'un colonel c'est la panique, c'est la fin du mois et comme toujours son neveu et ses acolytes vont arriver pour lui prendre sa pension. Pensant au suicide Lienna va bien réfléchir avant de passer à l'acte. Notre grand-mère va se révéler une passionnée de préparation de poison.

Commenter  J’apprécie          230
Citations & extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
luocineluocine26 mars 2017
La société finlan­daise et ses crian­tes inéga­li­tés nour­ris­saient leur amer­tume. Comment admet­tre, par exem­ple, que la pension de Linnea Ravaska attei­gne cinq mille marks ? Le seul et unique mérite de cette vieille toupie avait été de vivre avec son crou­lant de colo­nel. La pension de Kake (le neveu) ne repré­sen­tait qu’une infime frac­tion de celle de sa tante. Et il croyait savoir que certains veinards dans ce pays, pouvaient toucher jusqu’à dix mille marks et plus ? Qu’avait-il donc fait pour être condamné à un sort aussi mina­ble ? Rien. L’écart était encore plus abys­sal si l’on compa­rait sa situa­tion et son mode de vie à ceux de Linnea. De quel droit une frugale petite vieille percevait-​elle plus du double de la pension d’un mâle vigou­reux qui dépen­sait pour se nour­rir plusieurs fois autant qu’une maigre veuve ? Sans parler de ses autres dépen­ses : il n’était pas assez caco­chyme pour vivo­ter heureux au coin du feu dans une métai­rie perdue au fin fond de la brousse. Pour un jeune homme écla­tant de santé, vivre en ville reve­nait horri­ble­ment cher, avec les inévi­ta­bles voya­ges, les nuits à droite et à gauche. Il devait aussi déjeu­ner et dîner au restau­rant, puisqu’il n’avait pas de domi­cile conve­na­ble, et encore moins de femme pour lui faire la cuisine. Linnea pouvait faire en chemise de nuit, si elle voulait, l’aller retour entre sa ferme et l’épicerie de Harmisto, mais à Helsinski c’était autre chose, s’habiller coûtait une fortune. Quant à s’offrir des ciga­ret­tes et de l’alcool, il ne fallait pas y songer. La dispro­por­tion des dépen­ses et des reve­nus de la colo­nelle et de son neveu était verti­gi­neuse.
Et si, poussé par le besoin, on se trou­vait contraint de voler un peu pour mettre du beurre dans les épinards, on vous collait les flics aux fesses. La Finlande était un état poli­cier. L’action sociale y était digne du Moyen Âge .
Selon Perti Lahtela (le copain du neveu), la respon­sa­bi­lité de cette triste situa­tion incom­bait aux hommes poli­ti­ques, et en parti­cu­lier aux commu­nis­tes. C’étaient eux qui étaient au pouvoir quand ces misé­ra­bles lois socia­les avaient été votées. Or les cocos appar­te­naient à la classe ouvrière, et tout le monde savait quel­les maigres paies touchaient les prolos . N’ayant aucune idée de ce qu’était un revenu correct, ils avaient fixé les pensions au niveau de leurs salai­res. C’était pour cette raison que lui-​même votait toujours à droite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
miladomilado30 avril 2013
Et qui, dans une grande ville, s'inquiétait de nos jours des cris d'une vieille femme ? Des personnes âgées se faisaient sans arrêt voler et agresser dans la rue, les témoins prenaient tout juste la peine, après les faits, d'appeler une ambulance pour les victimes. On ne pensait qu'à sauver sa peau, on détournait les yeux quand les coups pleuvaient sur d'autres. La société était redevenue aussi brutale qu'au sortir de la guerre...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
pattypp7pattypp713 décembre 2014
Le temps avait passé si vite, comme en coup de vent. Lorsqu'elle était adolescente, elle pensait que l'on était déjà vieux à trente ans. Et soudain, elle avait elle-même atteint la trentaine, et presque aussitôt la quarantaine, qu'elle avait accueillie avec une certaine nervosité; puis Rainer était mort - un soulagement, en un sens... Elle avait ensuite eu cinquante ans, et dans la foulée soixante et soixante-dix, et voilà que les quatre-vingt approchaient. Avec l'âge, les années commençaient à paraître aussi courtes que jadis les mois, et les dernières avaient filé comme en deux semaines, l'une d'été, l'autre d'hiver. A cette aune, Linnea pensait pouvoir vivre encore une dizaine de semaines, tout au plus, avec de la chance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
miladomilado26 avril 2013
Le temps avait passé si vite, comme un coup de vent. Lorsqu'elle était adolescente, elle pensait que l'on était déjà vieux à trente ans. Et soudain, elle avait elle-même atteint la trentaine, et presque aussitôt la quarantaine, qu'elle avait accueillie avec une certaine nervosité...
Commenter  J’apprécie          240
RoggyRoggy17 juillet 2016
Il avait déjà tué une fois, un vieillard, massacré à coups de pied à Ruskeasuo, sans que personne le sache jamais. Mais c'était un accident, en quelque sorte, et cette idée lui taraudait l'esprit. S'il jetait Linnea à la mer, cette vieille histoire serait comme oblitérée, remplacée par un acte plus officiel et mieux planifié, plus professionnel. Au fond de lui, il avait le sentiment que son nouveau geste effacerait l'ancien, et cela justifiait en soi qu'il le commette.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des autres langues>Littératures ouralo-altaïque, paléosibériennes, finno-ougriennes (hongroise, finnoise), dravidiennes (137)
autres livres classés : littérature finlandaiseVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

La douce empoisonneuse, de Arto Paasilina

Quel animal de compagnie avait Linnea ?

un chien
un chat
un hamster

14 questions
79 lecteurs ont répondu
Thème : La Douce empoisonneuse de Arto PaasilinnaCréer un quiz sur ce livre
. .