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Anne Colin Du Terrail (Traducteur)
ISBN : 2070425770
Éditeur : Gallimard (13/03/2003)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 756 notes)
Résumé :
Dans une maisonnette rouge, non loin d'Helsinki, Linnea, une vieille dame malmenée par son neveu et ses sinistres amis, songe au suicide. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle beaucoup plus passionnant que le tricot. Et les desseins morbides de Linnea, par une suite précipitée d'événements cocasses, se retournent en sa faveur ...


Traduit du finnois par Anne Colin du Terrail

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Critiques, Analyses et Avis (110) Voir plus Ajouter une critique
thimiroi
  15 août 2017
Méfiez-vous de Mémé !
Linnea Ravaska est une charmante vieille dame qui vit dans un paisible village finlandais.
Malheureusement, elle est affligée d'un ignoble neveu qui, chaque mois, vient lui extorquer une partie de sa petite pension de veuve. Et chaque mois, lui et ses crapules d'amis viennent faire la teuf chez elle.
Mais, un jour, ils dépassent les bornes : ils boivent comme des trous jusqu'à être bourrés comme des coings, brûlent des meubles pour faire du feu, transforment le sauna en dépotoir et, crime suprême, martyrisent le minou de Mémé.
Alors, pour parodier un titre de film célèbre, Mémé entre en résistance...
Chez Paasilinna, la critique sociale n'est jamais loin : il dénonce le parasitisme, l'amoralité et la violence d'une certaine jeunesse, les ravages de l'alcoolisme, l'égoïsme, l'indifférence et la lâcheté...
Ce roman fait sourire, mais sourire jaune : c'est une comédie grinçante.
Commenter  J’apprécie          807
carre
  08 juin 2012
Attention, Mamie fait de la résistance. Linnea Ravaska, veuve d'un colonel mène une vie tranquille et sans histoires. Mais voilà, qu'un neveu et deux acolytes terrorise la vieille femme lui piquant sans aucun remords sa pension.
A bout, la vieille femme prépare sa vengeance. Paalisinna choisit le burlesque et l'humour pour conter cette sinistre histoire. Et, l'effet est plutôt réussi.
Ces trois crétins méritent un châtiment à la hauteur de leur lâcheté.
Le livre oscille constamment entre un humour vachard, jubilatoire et une description de la société finlandaise peu reluisante par certains côtés. Paalisinna s'amuse constamment sur ces deux aspects.
Les scènes cocasses s'enchainent avec une belle fluidité et l'argent de la vieille
est loin d'être dans les poches des gredins. Délicieusement immoral, on rit beaucoup, et par les temps qui courent c'est pas forcément tous les jours.
Commenter  J’apprécie          481
sagesse66
  13 novembre 2017
Roman cocasse, à la limite de l'absurde......
Toujours se méfier de l'eau qui dort, en l'occurrence des "charmantes" et "frêles" petites vieilles pas si "tranquilles" que ça !!!!
Commenter  J’apprécie          533
joedi
  02 octobre 2015
Linnea, vieille dame veuve d'un colonel, réside dans une petite métairie située dans un petit village non loin de Helsinki. C'est la peur au ventre qu'elle appréhende chaque mois, le jour où elle reçoit sa pension, car ce jour-là débarquent son neveu et ses deux acolytes. Son neveu surnommé Kake s'approprie sa pension et la terrorise jusqu'au jour ... La douce empoisonneuse ce sont les aventures rocambolesques d'une petite vieille qui ne se laisse pas faire !
Commenter  J’apprécie          490
isabelleisapure
  01 juin 2014
La vie aurait dû s'écouler comme un long fleuve tranquille pour Linnéa Ravaska, une jolie petite maison, un jardin, un chat pour compagnon, la retraite de son colonel de mari qui tombe régulièrement.
C'était sans compter sur son affreux jojo de neveu qui vient tous les mois la détrousser en compagnie de deux acolytes.
Lasse de ses visites, la vieille dame décide de vendre sa maison et se réfugie chez son fidèle ami Jaako Kivistö.
Arto Paasilinna nous brosse le portrait d'une vieille dame pleine de vitalité.
Bien loin de ces romans à la mode qui n'ont de drôle que leurs titres à rallonge, la douce empoisonneuse est un petit bijou d'originalité et d'humour noir.

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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
luocineluocine   26 mars 2017
La société finlan­daise et ses crian­tes inéga­li­tés nour­ris­saient leur amer­tume. Comment admet­tre, par exem­ple, que la pension de Linnea Ravaska attei­gne cinq mille marks ? Le seul et unique mérite de cette vieille toupie avait été de vivre avec son crou­lant de colo­nel. La pension de Kake (le neveu) ne repré­sen­tait qu’une infime frac­tion de celle de sa tante. Et il croyait savoir que certains veinards dans ce pays, pouvaient toucher jusqu’à dix mille marks et plus ? Qu’avait-il donc fait pour être condamné à un sort aussi mina­ble ? Rien. L’écart était encore plus abys­sal si l’on compa­rait sa situa­tion et son mode de vie à ceux de Linnea. De quel droit une frugale petite vieille percevait-​elle plus du double de la pension d’un mâle vigou­reux qui dépen­sait pour se nour­rir plusieurs fois autant qu’une maigre veuve ? Sans parler de ses autres dépen­ses : il n’était pas assez caco­chyme pour vivo­ter heureux au coin du feu dans une métai­rie perdue au fin fond de la brousse. Pour un jeune homme écla­tant de santé, vivre en ville reve­nait horri­ble­ment cher, avec les inévi­ta­bles voya­ges, les nuits à droite et à gauche. Il devait aussi déjeu­ner et dîner au restau­rant, puisqu’il n’avait pas de domi­cile conve­na­ble, et encore moins de femme pour lui faire la cuisine. Linnea pouvait faire en chemise de nuit, si elle voulait, l’aller retour entre sa ferme et l’épicerie de Harmisto, mais à Helsinski c’était autre chose, s’habiller coûtait une fortune. Quant à s’offrir des ciga­ret­tes et de l’alcool, il ne fallait pas y songer. La dispro­por­tion des dépen­ses et des reve­nus de la colo­nelle et de son neveu était verti­gi­neuse.
Et si, poussé par le besoin, on se trou­vait contraint de voler un peu pour mettre du beurre dans les épinards, on vous collait les flics aux fesses. La Finlande était un état poli­cier. L’action sociale y était digne du Moyen Âge .
Selon Perti Lahtela (le copain du neveu), la respon­sa­bi­lité de cette triste situa­tion incom­bait aux hommes poli­ti­ques, et en parti­cu­lier aux commu­nis­tes. C’étaient eux qui étaient au pouvoir quand ces misé­ra­bles lois socia­les avaient été votées. Or les cocos appar­te­naient à la classe ouvrière, et tout le monde savait quel­les maigres paies touchaient les prolos . N’ayant aucune idée de ce qu’était un revenu correct, ils avaient fixé les pensions au niveau de leurs salai­res. C’était pour cette raison que lui-​même votait toujours à droite.
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thimiroithimiroi   13 août 2017
( Kake est un petit délinquant )

Il aurait été équitable, selon Kake, d'indexer la durée des peines pour crimes de sang sur le nombre d'années qu'il restait au défunt.
Autrement dit, si l'on mettait fin aux jours d'un bébé qui aurait pu vivre encore soixante-dix ans, une condamnation à dix ans de taule, si ce n'est plus, paraissait raisonnable.
Si on zigouillait un vieux birbe, par contre, une amende aurait dû suffire, car le dommage n'était pas bien grand.
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manU17manU17   14 décembre 2017
L'idée d'une lente agonie sur un lit d'hôpital la terrifiait, elle avait une peur mortelle du cancer et de sa douloureuse phase terminale. Les médecins, aujourd'hui, s'acharnaient à maintenir en vie même les patients les plus désespérés, et elle ne voulait pas en arriver là. Dans de telles circonstances, avoir sa propre fiole de poison serait d'un immense secours.
Concocter une mixture mortelle pourrit aussi être une activité beaucoup plus passionnante que que le macramé ou la peinture sur porcelaine.
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miladomilado   30 avril 2013
Et qui, dans une grande ville, s'inquiétait de nos jours des cris d'une vieille femme ? Des personnes âgées se faisaient sans arrêt voler et agresser dans la rue, les témoins prenaient tout juste la peine, après les faits, d'appeler une ambulance pour les victimes. On ne pensait qu'à sauver sa peau, on détournait les yeux quand les coups pleuvaient sur d'autres. La société était redevenue aussi brutale qu'au sortir de la guerre...
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pattypp7pattypp7   13 décembre 2014
Le temps avait passé si vite, comme en coup de vent. Lorsqu'elle était adolescente, elle pensait que l'on était déjà vieux à trente ans. Et soudain, elle avait elle-même atteint la trentaine, et presque aussitôt la quarantaine, qu'elle avait accueillie avec une certaine nervosité; puis Rainer était mort - un soulagement, en un sens... Elle avait ensuite eu cinquante ans, et dans la foulée soixante et soixante-dix, et voilà que les quatre-vingt approchaient. Avec l'âge, les années commençaient à paraître aussi courtes que jadis les mois, et les dernières avaient filé comme en deux semaines, l'une d'été, l'autre d'hiver. A cette aune, Linnea pensait pouvoir vivre encore une dizaine de semaines, tout au plus, avec de la chance.
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Vidéo de Arto Paasilinna
Les livres cités dans l'émission par Mikaël : - le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé aux éditions Actes Sud - En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut aux éditions Finitude - La Comédie Humaine de Balzac (Pléiade) - Confiteor de Jaume Cabré aux éditions Actes Sud - La Cantique de l'Apocalypse Joyeuse d'Arto Paasilinna chez Folio
Les mille MERCIS du libraire de caractère : "À l'équipe de la Grande Librairie au nom tous les libraires indépendants, à Virginie, ma chérie qui m'a suivi dans cette folie et qui déchire tout dans l'ombre depuis plus de 10 ans, à Audrey et Rémy, qui reviennent chaque matin avec leurs lectures, leurs conseils et leurs blagues irremplaçables et à tous les clients qui font partie de cette famille qui s'agrandit et qui nous donnent une force incroyable ! Vive les livres !"
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des autres langues>Littératures ouralo-altaïque, paléosibériennes, finno-ougriennes (hongroise, finnoise), dravidiennes (137)
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La douce empoisonneuse, de Arto Paasilina

Quel animal de compagnie avait Linnea ?

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