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Critiques sur Le Cantique de l'apocalypse joyeuse (50)
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Epictete
  20 août 2014
Nous sommes dans les régions Scandinaves, avec tout ce que l'on connaît déjà de ce mode de vie, mais avec une transposition au XXI ème siècle (écrit au XXème).
L'économie traditionnelle ne réussit plus à assurer la survie des peuples ; tout manque, du pétrole aux vivres. Dans certains pays, les villes croulent sous les ordures.
Les populations migrent et traînent avec eux toute la misère de l'exil.
Cependant, dès le début de l'ouvrage, selon les souhaits d'un athée notoire, grand communiste militant, on a construit une communauté, puis une ville et des faubourgs autour d'une église.
Celle-ci va grandir sur un modèle nouveau et cependant fort traditionnel et ancien !
On avance dans un texte agréable même si le titre ne dit pas grand-chose sur ce que sera le livre.
Comme chaque fois, avec les romans de l'Europe du nord, Finnois en l'occurrence, les noms de lieux et surtout des noms propres sont difficiles à intégrer et rendent la lecture un peu difficile.
Le message de l'auteur, au-delà de l'histoire réinventée, traite de l'économie mondiale et des politiques européennes.
On assiste en fait en fait à une démonstration concernant les résultats d'un modèle économique ayant refusé les aspects trop modernes, trop « mode » et qui se trouve protégés de la faillte du système (Crises économiques ou industrielles, politiques, etc…)
On tombe très vite à partir de ce schéma, dans un délire de science-fiction.
Ce livre écrit en 1992 prévoit une sorte de fin du monde pour les années 2010 et suivantes…

J'avais lu « Les dix femmes de l'ingénieur Rauno Ramekorpi » et mon commentaire avait été plutôt sévère. Ce second roman abordé m'a également surpris, et je reconnais que l'auteur est particulièrement étonnant. Et cet ouvrage même s'il a un côté délirant, présente de nombreux thèmes de réflexion, et offre un récit très agréable.

Il faut vraiment faire l'effort et déguster. C'est une très bonne découverte.
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kathy
  06 janvier 2013
Le grand brûleur d'églises Asser Toropainen, quatre-vingt-neuf ans, vieux communiste athée au couteau entre les dents, se préparait à mourir. Il fit venir son petit-fils, Eemeli Toropainen, afin de lui confier ses dernières volontés : élever à sa mémoire une fondation propre à y édifier une église.
Eemili sillonne la Laponie du Nord et décide que le sanctuaire de paix dont rêvait son oncle, homme fatigué par le rythme de l'existence, s'élèvera dans le Kainuu, en bordure du marais du Hibou, tout proche du lac Ukonjärvi.

Grâce à son opiniâtreté et ses compétences, le projet d'Eemeli prend peu à peu forme, au point qu'autour de l'église une petite communauté prend corps. Communauté dont les principes consistent en un retour à la nature - fondé sur le bon sens paysan - et à vivre en quasi-autarcie - séchage d' herbes aromatiques, pêche, ramassage de champignons... Loin de toute civilisation, malgré la troisième guerre mondiale qui menace, ainsi que l'apocalypse annoncé, le village d'Ukonjärvi résistera-t-il à l'invasion…?

Ce roman, drôle parfois, est intéressant pour les valeurs écologiques qu'il défend. Il souffre cependant de quelques longueurs. Au final, ce n'est pas le meilleur des romans d'Arto Paasilinna.

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KettuWater-fox
  07 mai 2015
C'est grand grand étonnement mais avec une réelle satisfaction que je donne la note maximale à ce roman de Arto Paasilinna. Il est à ce jour , incontestablement mon auteur préféré de tous les temps. A tel point qu'il ne me reste plus que deux de ses romans à lire.

Dans ce roman on retrouve tous les ingrédients qui font la saveur des histoires de monsieur Paasilinna. L'humour grinçant, l'absurde, les tribulations de vieillards finlandais un peu toqués mais très attachants le tout servi par une plume reconnaissable entre mille.
On pourrait penser que c'est redondant, qu'on l'a déjà lu. Mais non, et c'est ça que j'aime chez cet auteur. Malgré son obsession pour le héro sexagénaire et son humour corrosif, il arrive toujours à nous emporter dans une nouvelle histoire. Et ici quelle histoire! L'apocalypse! C'est un roman d'anticipation vu par Arto Paasilinna. Que demander de plus? Une nouvelle apparition de notre ex-taxi préféré? Seppo Sorjonen est de la partie! La boucle est bouclée!

A lire comme tous les autres romans de l'auteur! Jetez-vous dessus!
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Dune00
  15 novembre 2015
Un petit groupe de finlandais sur les volontés d'un de leurs défunts va construire une église éloignée de tout dans la forêt. Un petit village se forme donc autour d'elle défiant les institutions du pays et son mode de vie, luttant malgré le climat d'apocalypse qui touche le reste du monde.

Je m'attendais à voir ce sujet traité avec humour... mais je n'en ai pas trouvé, il m'a plutôt angoissé. Chômage massif, accident de centrale nucléaire, pauvreté, troisième guerre mondiale, bombe H et fin du monde.
Pas vraiment le meilleur cocktail anti-déprime...étant donné que nous connaissons ou avons connu certaines des crises annoncées.
Certains événements comme le passage à l'an 2000 sont un peu loufoques, d'autres par contre font froid dans le dos avec la ville de New York touchée par la folie humaine P 267 "Reporters et créateurs de pub tombaient des hauteurs du RCA Center comme des prunes trop mûres de leur arbre à l'automne, dégringolant de la tour en flammes par dizaines, centaines. " Passage tristement prémonitoire des attentats de 2001. (livre écrit en 92)

L'auteur, ancien bûcheron et ouvrier agricole s'est souvent laissé aller à faire de longues descriptions concernant la construction du village et les travaux agricoles...quelques pages sautées. D'un autre côté j'aurais aimé qu'il plante plus longuement le décor d'apocalypse de certaines villes.

Que retenir? Une critique des institutions religieuses, les taxes gouvernementales comme étouffoirs du peuple, La vie en quasi-autarcie comme meilleure méthode de survie? Je ne sais pas...

J'ai toutefois aimé que le fondateur de la communauté, malgré son esprit indépendantiste se montre toujours prêt à aider et acceuillir les autres dans le besoin.

La solution parfaite n'existe pas, tout a ses limites.
L'auteur choisira Paris comme toile de fin à son décor post-apocalyptique.

Aujourd'hui, 15 Novembre 2015, une pensée et du soutien pour le Paris post-attentat.
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Kittiwake
  04 mai 2011
Toujours mené autour d'un personnage haut en couleur, déterminé, et un peu décalé, Paasilinna construit ici une utopie prenant ses racines dans un passé récent pour se poursuivre dans l'anticipation, explorant les thèmes actuels de l'écologie, de la guerre de la politique.
on y retrouve le style habituel, et l'histoire est menée tambour battant.tout à fait agréable

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Cacha
  15 juin 2015
Un vrai petit bijou que ce livre qui raconte la naissance et la vie d'une communauté campagnarde dans les forêts de Finlande alors que le monde s'écroule. La vie est possible, empreinte de solide bon sens, grâce à l'héritage d'un ancêtre mécréant voulant se racheter par la construction d'une église.
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Peteplume
  27 mars 2019
Lu un peu distraitement, car je n'ai pas réussi à adhérer à cette histoire ni à croire vraiment à ses personnages. Bien sûr, on peut y voir un conte philosophique, presque une dystopie s'il n'existait pas, parallèlement à l'apocalypse générale sur Terre, un petit éden, quelque part en Finlande, pas loin de la Russie arctique, où les habitants vivent dans une communauté paradisiaque (et c'est là l'essentiel du propos) grâce à leur mode de vie ancestral: architecture, chasse, pêche et agriculture traditionnelles…. Ça n'empêche pas le chirurgien de campagne d'opérer à coeur ouvert (avec succès) d'abord un ours polaire puis le chef de la communauté; ce qui tend à montrer que, malgré un retour en arrière historique (sur les modes de transport, entre autres), on pourrait tout de même profiter des avancées techniques/technologiques, développées avant l'apocalypse, lorsque la vie humaine en dépend. Je n'insiste pas plus sur tout ce qui m'a paru invraisemblable et qui a contribué à l'ennui ressenti lors de cette lecture. Je m'en prendrais plutôt au style narratif qui n'implique pas le lecteur dans les péripéties des héros au caractère souvent rapidement esquissé. Vous l'aurez compris: je n'ai pas beaucoup aimé et je ne pense pas revenir à cet auteur à l'avenir.
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blandine5674
  04 juillet 2016
C'est le quatrième roman que je lis de cet auteur et je pense que ce sera le dernier, à moins que… Je me suis ennuyée. J'avais accroché à son style barré, mais n'ai pas retrouvé son humour dans cette histoire de finlandais qui construisent une église et une communauté au milieu de la forêt. Reste toujours beaucoup d'imagination propre à cet auteur.
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nilebeh
  04 février 2015
XXIème siècle, quelque part dans le nord de l'Europe, un vieux "brûleur d'églises" (ex-soviétique) laisse sa fortune en legs à condition qu'une association soit créée afin de construire une église; ceci a pour but de redonner du travail à son petit - fils, charpentier au chômage. Commence alors une extraordinaire histoire de construction d'une église, suivie de bâtiments, presbytère, maisons, au milieu de la forêt. Un groupe d'écolos en mal de vie naturelle découvre l'endroit, suivi d'Allemands, de Russes, de repris de justice échappés, tout d'abord observés puis tolérés et enfin intégrés, chacun selon ses compétences.
Une sorte de retour à la vie à l'ancienne façon Larzac ou avec des réminiscences de Rousseau, un brin d'utopie et un humour ravageur (Comment justifier l'existence d'un cimetière s'il n'y a aucun décès? Comment alors enterrer l'ancêtre à l'origine du projet, tout seul dans un cimetière vide? C'est simple, il suffit d'aller chercher des Russes morts de l'autre côté de la frontière; gratuitement d'abord (petit larcin des repris de justice) puis en payant!).
Un peu de féminisme (la pasteure doyenne des Armées qui obtient de haute lutte le poste de pasteur de la paroisse, contre l'avis des ecclésiastiques en place), un peu d'anticléricalisme, de politiquement incorrect et une bouffonnerie invraisemblable à l'occasion (ce chirurgien auto - proclamé qui veut à tout prix opérer du coeur le chef de village et se fait d'abord la main sur un vieil ours cardiaque!) font de ce roman un régal. Pourtant, il y a peut - être quelque chose de sérieux qui s'exprime: la fin du monde, l'apocalypse attendues du fait de l'imbécillité et de l'impéritie des hommes, la destruction du milieu naturel, la perte des vraies valeurs, tout ceci donne à réfléchir, surtout quand on sait que ce roman a été publié en 1992. Il fait d'ailleurs figure de prémonition en parlant d'attentats suicides, de fanatisme religieux et même d'un avion lancé sur un immeuble.

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sl972
  22 novembre 2017
Notre histoire commence avec une mort et un testament. Plutôt morbide me direz-vous, surtout que, vu le titre plutôt oxymorique, on ne sait pas trop dans quoi l'on est tombé.

Cette histoire commence donc par la mort d'un communiste militant dont le plus grand crime – le plus impardonnable en tout cas – est d'avoir brûlé un grand nombre d'églises durant sa vie (n'oubliez pas l'opinion très anticléricale du communisme). Or, sur son lit de mort, l'ancien incendiaire charge son petit-fils d'exécuter sa dernière volonté : bâtir en son nom une église sur le modèles des églises du XIX° siècle, sur ses terres, pour le salut de son âme.
La base de ce roman est donc la construction de la fameuse église, mais on ne s'arrête pas là. Qui dit église dit aménagement intérieur, ministre du culte, croyants donc habitants, ce qui sous-entend un village et d'autres constructions. Très vite, alors que, partout sur Terre, le chaos s'installe et la fin du monde approche, notre petite communauté continue de vivre selon ses propres règles… pour notre plus grand plaisir.

Ce roman rempli d'humour – et bien plus profond qu'on ne l'imaginerait – est celui par lequel j'ai découvert Arto Paasilinna. Résultat : j'ai été totalement conquise par ma lecture et, depuis, c'est devenu l'un de mes livres préférés, que je relis toujours avec plaisir.
Conclusion : tentez l'expérience, vous ne serez pas déçus.
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