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ISBN : 2207258181
Éditeur : Denoël (05/06/2008)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 313 notes)
Résumé :

Planète Terre, XXIe siècle. La fin du monde approche, le chaos est partout. Alors que l'économie s'éffondre, le pétrole vient à manquer, les communications sont coupées, les villes croulent sous les déchets et la famine s'étend, aggravée par l'explosion d'une centrale nucléaire russe. Des hordes de miséreux sillonent les continents. La troisième guerre mondiale est sur le point d'éclater... Pourtant, quelque part au fin fons des forêts du Kainuu, dans l'est ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  20 août 2014
Nous sommes dans les régions Scandinaves, avec tout ce que l'on connaît déjà de ce mode de vie, mais avec une transposition au XXI ème siècle (écrit au XXème).
L'économie traditionnelle ne réussit plus à assurer la survie des peuples ; tout manque, du pétrole aux vivres. Dans certains pays, les villes croulent sous les ordures.
Les populations migrent et traînent avec eux toute la misère de l'exil.
Cependant, dès le début de l'ouvrage, selon les souhaits d'un athée notoire, grand communiste militant, on a construit une communauté, puis une ville et des faubourgs autour d'une église.
Celle-ci va grandir sur un modèle nouveau et cependant fort traditionnel et ancien !
On avance dans un texte agréable même si le titre ne dit pas grand-chose sur ce que sera le livre.
Comme chaque fois, avec les romans de l'Europe du nord, Finnois en l'occurrence, les noms de lieux et surtout des noms propres sont difficiles à intégrer et rendent la lecture un peu difficile.
Le message de l'auteur, au-delà de l'histoire réinventée, traite de l'économie mondiale et des politiques européennes.
On assiste en fait en fait à une démonstration concernant les résultats d'un modèle économique ayant refusé les aspects trop modernes, trop « mode » et qui se trouve protégés de la faillte du système (Crises économiques ou industrielles, politiques, etc…)
On tombe très vite à partir de ce schéma, dans un délire de science-fiction.
Ce livre écrit en 1992 prévoit une sorte de fin du monde pour les années 2010 et suivantes…
J'avais lu « Les dix femmes de l'ingénieur Rauno Ramekorpi » et mon commentaire avait été plutôt sévère. Ce second roman abordé m'a également surpris, et je reconnais que l'auteur est particulièrement étonnant. Et cet ouvrage même s'il a un côté délirant, présente de nombreux thèmes de réflexion, et offre un récit très agréable.
Il faut vraiment faire l'effort et déguster. C'est une très bonne découverte.
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Dune00
  15 novembre 2015
Un petit groupe de finlandais sur les volontés d'un de leurs défunts va construire une église éloignée de tout dans la forêt. Un petit village se forme donc autour d'elle défiant les institutions du pays et son mode de vie, luttant malgré le climat d'apocalypse qui touche le reste du monde.
Je m'attendais à voir ce sujet traité avec humour... mais je n'en ai pas trouvé, il m'a plutôt angoissé. Chômage massif, accident de centrale nucléaire, pauvreté, troisième guerre mondiale, bombe H et fin du monde.
Pas vraiment le meilleur cocktail anti-déprime...étant donné que nous connaissons ou avons connu certaines des crises annoncées.
Certains événements comme le passage à l'an 2000 sont un peu loufoques, d'autres par contre font froid dans le dos avec la ville de New York touchée par la folie humaine P 267 "Reporters et créateurs de pub tombaient des hauteurs du RCA Center comme des prunes trop mûres de leur arbre à l'automne, dégringolant de la tour en flammes par dizaines, centaines. " Passage tristement prémonitoire des attentats de 2001. (livre écrit en 92)
L'auteur, ancien bûcheron et ouvrier agricole s'est souvent laissé aller à faire de longues descriptions concernant la construction du village et les travaux agricoles...quelques pages sautées. D'un autre côté j'aurais aimé qu'il plante plus longuement le décor d'apocalypse de certaines villes.
Que retenir? Une critique des institutions religieuses, les taxes gouvernementales comme étouffoirs du peuple, La vie en quasi-autarcie comme meilleure méthode de survie? Je ne sais pas...
J'ai toutefois aimé que le fondateur de la communauté, malgré son esprit indépendantiste se montre toujours prêt à aider et acceuillir les autres dans le besoin.
La solution parfaite n'existe pas, tout a ses limites.
L'auteur choisira Paris comme toile de fin à son décor post-apocalyptique.
Aujourd'hui, 15 Novembre 2015, une pensée et du soutien pour le Paris post-attentat.
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kathy
  06 janvier 2013
Le grand brûleur d'églises Asser Toropainen, quatre-vingt-neuf ans, vieux communiste athée au couteau entre les dents, se préparait à mourir. Il fit venir son petit-fils, Eemeli Toropainen, afin de lui confier ses dernières volontés : élever à sa mémoire une fondation propre à y édifier une église.
Eemili sillonne la Laponie du Nord et décide que le sanctuaire de paix dont rêvait son oncle, homme fatigué par le rythme de l'existence, s'élèvera dans le Kainuu, en bordure du marais du Hibou, tout proche du lac Ukonjärvi.
Grâce à son opiniâtreté et ses compétences, le projet d'Eemeli prend peu à peu forme, au point qu'autour de l'église une petite communauté prend corps. Communauté dont les principes consistent en un retour à la nature - fondé sur le bon sens paysan - et à vivre en quasi-autarcie - séchage d' herbes aromatiques, pêche, ramassage de champignons... Loin de toute civilisation, malgré la troisième guerre mondiale qui menace, ainsi que l'apocalypse annoncé, le village d'Ukonjärvi résistera-t-il à l'invasion…?
Ce roman, drôle parfois, est intéressant pour les valeurs écologiques qu'il défend. Il souffre cependant de quelques longueurs. Au final, ce n'est pas le meilleur des romans d'Arto Paasilinna.
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KettuWater-fox
  07 mai 2015
C'est grand grand étonnement mais avec une réelle satisfaction que je donne la note maximale à ce roman de Arto Paasilinna. Il est à ce jour , incontestablement mon auteur préféré de tous les temps. A tel point qu'il ne me reste plus que deux de ses romans à lire.
Dans ce roman on retrouve tous les ingrédients qui font la saveur des histoires de monsieur Paasilinna. L'humour grinçant, l'absurde, les tribulations de vieillards finlandais un peu toqués mais très attachants le tout servi par une plume reconnaissable entre mille.
On pourrait penser que c'est redondant, qu'on l'a déjà lu. Mais non, et c'est ça que j'aime chez cet auteur. Malgré son obsession pour le héro sexagénaire et son humour corrosif, il arrive toujours à nous emporter dans une nouvelle histoire. Et ici quelle histoire! L'apocalypse! C'est un roman d'anticipation vu par Arto Paasilinna. Que demander de plus? Une nouvelle apparition de notre ex-taxi préféré? Seppo Sorjonen est de la partie! La boucle est bouclée!
A lire comme tous les autres romans de l'auteur! Jetez-vous dessus!
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nilebeh
  04 février 2015
XXIème siècle, quelque part dans le nord de l'Europe, un vieux "brûleur d'églises" (ex-soviétique) laisse sa fortune en legs à condition qu'une association soit créée afin de construire une église; ceci a pour but de redonner du travail à son petit - fils, charpentier au chômage. Commence alors une extraordinaire histoire de construction d'une église, suivie de bâtiments, presbytère, maisons, au milieu de la forêt. Un groupe d'écolos en mal de vie naturelle découvre l'endroit, suivi d'Allemands, de Russes, de repris de justice échappés, tout d'abord observés puis tolérés et enfin intégrés, chacun selon ses compétences.
Une sorte de retour à la vie à l'ancienne façon Larzac ou avec des réminiscences de Rousseau, un brin d'utopie et un humour ravageur (Comment justifier l'existence d'un cimetière s'il n'y a aucun décès? Comment alors enterrer l'ancêtre à l'origine du projet, tout seul dans un cimetière vide? C'est simple, il suffit d'aller chercher des Russes morts de l'autre côté de la frontière; gratuitement d'abord (petit larcin des repris de justice) puis en payant!).
Un peu de féminisme (la pasteure doyenne des Armées qui obtient de haute lutte le poste de pasteur de la paroisse, contre l'avis des ecclésiastiques en place), un peu d'anticléricalisme, de politiquement incorrect et une bouffonnerie invraisemblable à l'occasion (ce chirurgien auto - proclamé qui veut à tout prix opérer du coeur le chef de village et se fait d'abord la main sur un vieil ours cardiaque!) font de ce roman un régal. Pourtant, il y a peut - être quelque chose de sérieux qui s'exprime: la fin du monde, l'apocalypse attendues du fait de l'imbécillité et de l'impéritie des hommes, la destruction du milieu naturel, la perte des vraies valeurs, tout ceci donne à réfléchir, surtout quand on sait que ce roman a été publié en 1992. Il fait d'ailleurs figure de prémonition en parlant d'attentats suicides, de fanatisme religieux et même d'un avion lancé sur un immeuble.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   08 juin 2016
Devant le spectacle de l'ours grincheux assis dans l'un des chariots, le garde-frontière s'interrogea cependant sur ce que les règlements douaniers pouvaient bien stipuler à ce sujet. Les directives de la Communauté européenne étaient muettes. Pour les animaux morts, l'exportation n'aurait posé aucun problème, ils étaient considérés comme de la viande, mais l'ours était vivant. Les bœufs, aussi vivants fussent-ils eux aussi, pouvaient franchir la frontière, car il s'agissait d'animaux de trait, et donc d'animaux domestiques. Mais un ours ? Ce n'était ni un animal de trait, ni un animal domestique, ni un animal de compagnie. L'adjudant le regarda d'un air perplexe. Le plantigrade, peu soucieux de son propre intérêt, grogna d'un air menaçant dans sa direction.
'Si on le tuait sur place, le règlement serait respecté', suggéra le garde-frontière. Mais Eemeli Toropainen se refusait à abattre son camarade d'hôpital pour de simples motifs bureaucratiques. On régla le problème en inscrivant le plantigrade sur le manifeste de douane en tant qu'artiste, en déplacement à titre d'ours de cirque.
On acquitta pour lui un droit de passage d'un demi-litre d'eau-de-vie aux herbes, que l'adjudant décida de boire personnellement. L'Union européenne ne lui avait pas versé de salaire de tout l'été.
L'objectif des Ukonjärviens était de poursuivre leur route dans les chariots à bœufs, mais le garde-frontière, après avoir goûté aux droits de douane, eut une idée pour faciliter le voyage. (...)
On ne savait pas à quel État appartenait le matériel ferroviaire, mais le fonctionnaire était prêt à le céder gratuitement, en échange d'un ou deux litres d'eau-de-vie.
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genougenou   02 juin 2016
..., le médecin du centre de santé de Sotkamo était passé prendre la tension du malade. L'appareil de mesure avait explosé. C'était mauvais signe.
Avec ménagements, on avait laissé entendre au maître de maison que cet hiver risquait d'être son dernier, et suggéré de faire venir un pasteur à son chevet. Aux portes de la mort, mieux valait se mettre en règle avec le ciel. Un vieux communiste comme lui, au couteau entre les dents, avait intérêt à se repentir, ne serait-ce que pour le salut de son âme.
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kathykathy   03 janvier 2013
Comment les rumeurs naissent-elles, grandissent-elles, voyagent-elles, agissent-elles? La médisance est comme un virus qui se transmet d'une personne à une autre, infectant chacune de ses cibles avant de poursuivre sa route. Comme un malheur qui ferait boule de neige et dont chaque victime accroîtrait la force et la vitesse en tentant de s'en débarrasser, jusqu'à ce qu'enfin les on-dit prennent des dimensions si insensées que plus personne n'y croie.
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genougenou   08 juin 2016
Si Dieu avait voulu que l'homme convoite sans fin la richesse financière et les objets inutiles (...) Il l'aurait doté, en le créant, d'un sac spécial pour y ranger l'argent et les marchandises, à l'instar de la poche ventrale des kangourous femelles.
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genougenou   08 juin 2016
Inspecter la distillerie était une tâche agréable. La soirée se passa à goûter la production, comparer avec soin les différentes qualités, faire des projets afin de doter l'établissement d'un alambic supplémentaire qui servirait à fabriquer de l'eau-de-vie de bigarade, ou peut-être de la vodka au cumin. On verrait à l'usage. (...) Ragaillardis par leur rigoureux contrôle de qualité, Eemeli et Taina reprirent au galop le chemin de Vieille-Frontière. Se tenant par le cou, ils chantaient de joyeuses chansons à boire. Eemeli tenait les rênes. Les roues du phaéton soulevaient des nuages de poussière. Quel plaisir de rouler à folle allure dans le crépuscule sur les petits chemins de terre, sans avoir à craindre d'être arrêté pour conduite en état d'ivresse. D'ailleurs le cheval était à jeun.
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Videos de Arto Paasilinna (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arto Paasilinna
Beaucoup de nouveautés de fantasy dans ce point lecture, mais aussi un livre contemporain !
Pour plus de vidéos lectures : https://www.youtube.com/user/Lanylabooks
Les livres cités : - Déracinée de Naomi Novik publié chez Pygmalion - Arkane, tome 1 : la Désolation de Pierre Bordage publié chez Bragelonne - Sénéchal, tome 1 de Gregory Da Rosa publié chez Mnémos - La forêt des renards pendus d'Arto Paasilinna publié chez Folio
Contact mail : lanylabooks[at]gmail.com
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