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EAN : 9782290001554
190 pages
Éditeur : J'ai Lu (07/09/2007)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 163 notes)
Résumé :
L'espèce humaine provoque des bouleversements irréversibles de son environnement.
Notre avenir est aussi bouché que celui des dinosaures ! Peut-on encore espérer que l'Homo sapiens acquière enfin la sagesse dont il se rengorge, alors que toutes les grandes questions (pollutions, saccages des terres et des mers, climats, nouveaux virus. ) sont négligées ou méprisées ? D'où vient cette folie suicidaire ? De ce que l'homme est un grand singe égoïste. Il obéit à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
Folfaerie
  02 avril 2010
Paccalet se décide enfin à avouer. Bah oui, cela fait trop longtemps qu'il simule la confiance et l'optimisme, cette fois c'est décidé, il vide son sac. Alors, évidemment, l'humanité est condamnée. Cela n'a rien d'étonnant et puis nous l'avons bien cherché...
Seules créatures douées d'intelligence et de réflexion (heureusement pour la planète que seule une espèce est capable de penser...), nous sommes fatalement les seuls à détruire, saccager, exploiter, exterminer, trucider... pour presque rien. Si, le pouvoir, l'argent, le plaisir. Mais enfin, il semblerait que nous ayons atteint un véritable tournant, n'en déplaise aux hypocrites de tous bords, aux indécrottables optimistes, aux inconscients, nous allons enfin payer pour nos fautes et nos actes.
Paccalet s'est amusé à proposer 13 (ah, chiffre maudit...) scénarios de destruction, à chacun de faire son choix. le réchauffement climatique, la guerre nucléaire, la pénurie d'eau, la surpopulation... bref, que des choses très réjouissantes et surtout largement méritées. D'autant plus que rien n'y est exagéré et que l'auteur a le mérite de soulever un sujet éminemment tabou chez les écolos : la surpopulation. Il ne sert à rien de refaire l'addition, nous sommes trop nombreux et nous courons à notre perte. Enfin, après la prochaine catastrophe (donc au choix, comme cité plus haut), les survivants se mangeront peut-être entre eux...
Nous sommes le cancer de la terre comme l'auteur le dit si bien. Et le pire, c'est nous pensons toujours que nous pouvons nous dissocier du sort de notre planète... A quoi sert un cerveau, je vous le demande...
Alors merci Yves Paccalet pour ce coup de gueule particulièrement jouissif.
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Nowowak
  31 juillet 2020
Qu'est-ce qu'elle peut ronfler la nuit la planète bleue, elle devrait se soigner à l'eucalyptus au lieu de s'enfiler du Prozac ou du Roundup ! Elle pourrait enfin dormir sur ses deux hémisphères ! Elle est malade ? Une longue maladie ? C'est qui le cancer de la Terre ? Vous avez deux secondes pour trouver.
Ceux qui savent que tout va mal ne vont pas aimer ce livre car ils vont comprendre que tout va très très très mal. Ceux qui préfèrent ne rien savoir, faire comme si tout allait bien. Ils ne vont pas aimer, ils vont détester. Trop violent pour eux. Ils vont sortir leurs réserves de bidouillages, ils vont peut-être prétendre que Paccalet ne donne aucune solution et que c'est malhonnête.
Ils vont peut-être sauter sur la première piste un peu douteuse (genre la comparaison douteuse entre le nazisme et le citoyen lambda) pour démolir ce livre et l'effacer de leur mémoire. Un holocauste leur permettant de garder le moral. C'est vrai que tout ce que dit Paccalet fait réfléchir et ne donne pas envie de faire des gosses en batterie.
« L'homme est un grand singe égoïste« . Là mon cher Paccalet, avec tout le respect dû à ton rang, les féministes vont te tomber dessus ! Fais gaffe à tes bouboules ! Il faut dire « l'être humain » et non « l'homme ». Sur Terre, les conneries ce n'est pas que masculin ! « Sa soif de domination le pousse à tous les crimes, y compris contre lui-même. » Il y en a marre de la supériorité masculine sur les femmes et bien sûr (c'est le thème de ton livre) on en a marre de l'être humain qui se croit supérieur aux animaux et veut domestiquer la nature pour plus produire ! Toujours plus !
"L'humanité n'a nul destin. Ni lendemain qui chante, ni surlendemain qui fredonne. No future : elle est comme une droguée – avide et déjantée, esclave des biens matériels, en souffrance de consommation, asservie à ce qu'elle imagine être la « croissance » ou le « progrès, et qui sera sa perte. Si elle ne s'autodétruit pas dans une guerre atomique.."
D'humeur joyeuse, Paccalet nous indique les treize scénarios possibles de la disparition du genre humain. Il en a oublié un : la sodomie (ah ah ah). Sinon une lecture nécessaire en parallèle serait « Homo Disparitus » du journaliste américain Alan Weisman. Pas davantage réservée aux naïfs, cette lecture est complémentaire. le titre est un rien provocateur, mais c'est volontaire, il est grand temps de se réveiller non ?
Nous ne sommes indispensables à personne, sauf à nous-mêmes. Nous avons un rôle à jouer : construire sans détruire, aime sans détester, comprendre sans dépendre. Cela n'amuse pas Paccalet de tirer le signal d'alarme, c'est un homme blessé qui parle, respect.
J'ai cru en l'homme. Je n'y crois plus.
J'ai eu foi dans l'humanité : c'est terminé.
J'ai pensé, dit et écrit que mon espèce avait un avenir. Les erreurs sont cesse répétées. Les pauvres restent pauvres et les riches restent riches. Néanmoins malgré ce bilan global défaitiste, il existe plein de motifs d'aimer vivre sa vie, d'aller à la rencontre des êtres. C'est enfoncer des portes ouvertes de seriner que le genre humain a un ver dans le fruit. Je crains que l'humanité possède le même destin que mes baskets ayant un trou dans leur semelle.
Nowowak

Lien : https://pasplushautquelebord..
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Ziliz
  12 mars 2019
Vous avez loupé le grand show de la création du monde.
Pas de panique, vous assisterez sans doute à sa destruction.
Parce que l'apocalypse est pour demain, comme l'annonçait Jean Yanne dans les années 70.
Vraiment demain.
Publié en 2006 par le philosophe Yves Paccalet, cet essai 'amusé et désabusé' (sic) est aussi drôle qu'effrayant.
Drôle, par le ton, façon Julien Blanc-Gras ou Guillaume Meurice. Un humour du désespoir, du dernier recours pour une prise de conscience collective.
Effrayant, parce qu'on sait que l'auteur n'exagère pas. L'humanité court à sa perte, notamment depuis la révolution industrielle du XIXe siècle, et ça s'aggrave de manière exponentielle. « Saccages et pollutions, nouveaux virus, destruction de la couche d'ozone, climats en folie, armes de destruction massive. »
Longtemps militant écolo optimiste, Yves Paccalet ne semble plus croire au salut et n'épargne pas son lecteur dans ce 'procès contre l'humanité'.
Références scientifiques à l'appui, il illustre ses propos d'exemples socio-politiques et économiques simples, pour montrer que les comportements humains sont collectivement auto-destructeurs.
On sait tout ça, en théorie.
On peut en lire des exemples flippants chaque semaine dans la rubrique 'Plouf' du Canard enchaîné, signée Jean-Luc Porquet.
Cette excellente synthèse de Paccalet renforce nos craintes.
Plus efficace qu'un thriller archi-noir pour se faire peur.
J'ai failli abandonner après la première évocation de la fin du monde.
Je m'y suis remise après quelques jours de pause, et j'ai même réussi à 'affronter' les treize scénarios possibles de la disparition du genre Homo, bien avant celle du soleil…
« Nous ne nous en tirerons que par la vertu d'une décroissance déraisonnable.
Sauf que c'est impossible, parce que personne n'en veut. »
On peut encore montrer que si, on en veut, en marchant pour le climat samedi (16/03/2019) ? 🤔
___
♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=jUlXTZebMww
♪♫ https://www.dailymotion.com/video/xbev4b
« (…) Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
Et les ont avertis qu'il fallait tout stopper
Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie
Ces hommes là ne parlaient qu'en termes de profit. (…) »
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museumdetoulouse
  15 juillet 2011
Philosophe, naturaliste et écologiste engagé, Yves Paccalet, nous place devant nos responsabilités, notre destin et surtout notre mépris du vivant.
Nous n'avons de cesse de consommer, gaspiller, polluer, détruire la biosphère sans nous préoccuper un seul instant des générations futures, de nos enfants.
Sous forme d'ironie grinçante teintée d'humour noir tout autant que désespéré, il montre que l'espèce humaine provoque des bouleversements irréversibles de son environnement en saccageant sans vergogne ni réflexion terres et mers.
Mépris, négligence, folie suicidaire ?
L'homme n'est à ses yeux qu'un grand singe égoïste capable seulement d'obéir à 3 pulsions : sexuelle, territoriale et hiérarchique…
Mais, n'ayons crainte, quand enfin il disparaîtra… la vie pourra en toute quiétude reprendre un cours normal.
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dedanso
  03 janvier 2020
Yves Paccalet réussit le tour de force d'être à la fois drôle et terrifiant dans cet essai paru en 2006.
Le ton sarcastique fait sourire, même lorsqu'il est question de fin du monde. Car il en est question à chaque page : sa proximité est très logiquement démontrée, s'il était besoin. Que la cause en soit la surpopulation, l'extinction des espèces végétales ou animales, les guerres ou encore le changement climatique.
La plume est certes acerbe mais toujours juste et passionnée. Il y a de très beaux passages poétiques, comme la description de la vie sous-marine ou celle du voyage imaginé (rêvé !) des cendres de l'auteur. On sent l'amour de l'Humanité poindre sous chaque propos, même le plus virulent envers notre espèce.
Comme l'auteur, je ne crois plus du tout aux "fariboles à usage médiatique" annoncées par les gouvernants de tous poils qui parlent de développement durable alors même que, comme l'explique si bien Yves Paccalet, il ne devrait plus y avoir de développement du tout si l'on veut arranger un tant soit peu notre cas. "La plupart des pays qui ratifient le texte* traînent des pieds, prennent du retard dans son application et organisent leur industrie, leur agriculture, leurs transports et leurs habitations de façon que jamais rien n'aboutisse".
Le sentiment qui m'habite à la fin de ma lecture (que je sentais déjà poindre avant), est une profonde tristesse devant ce qui me semble être inéluctable.
"Tout ce qui palpite, s'enracine, nage, rampe, marche, court ou vole, appartient au système. Chaque individu joue son rôle et dépend des autres - de la vigne à l'éléphant rose en passant par l'ivrogne".
*Référence au protocole de Kyoto signé en 1997 mais pourrait aussi bien s'appliquer à tout autre texte ratifié depuis.
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Citations et extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
punkkidpunkkid   06 avril 2021
L'Homo sapiens se croit tout: il n'est rien.
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punkkidpunkkid   31 mars 2021
J'ai cru en l'homme. Je n'y crois plus. J'ai eu foi en l'humanité: c'est fini.
J'ai pensé, dit et écrit que mon espèce avait un avenir. J'ai tenté de m'en persuader. Je suis maintenant sûr du contraire: l'humanité n'a nul destin. Ni lendemain qui chante, ni surlendemain qui fredonne. No future: elle est comme une droguée avide et déjantée, esclave des biens matériels, en souffrance de consommation, asservie à ce qu'elle imagine être la "croissance" ou le "progrès", et qui sera sa perte. Si elle ne s'autodétruit pas dans une guerre atomique...
Une épave!
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punkkidpunkkid   31 mars 2021
Il détruit à grande vitesse la seule maison, le seul vaisseau spatial dont il dispose: la Terre.
Il baptise "progrès" ce saccage.
Il massacre la nature, et tout aussi allègrement les autres hommes, au nom du Bien, du Beau et du Juste. Il torture pour des causes qu'il croit "sacrées". Il défigure, blesse et contamine le monde, puis il applaudit son propre acharnement ravageur. Il vole et pille au nom de la religion, de la morale ou de la loi. Il se perd en se persuadant qu'il avance vers un avenir radieux.
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punkkidpunkkid   31 mars 2021
Qu'est-ce que l'homme?
Selon la formule dévastatrice de Platon, c'est "un animal à deux pieds sans plumes". Un poulet peu poilu...J'ajoute: un ravageur imprévoyant; un destructeur invétéré; un saccageur qui n'a d'autre préoccupation que son intérêt immédiat; une espèce violente envers les autres comme envers elle-même; un danger pour tout ce qui respire. L'homme est un barbare à deux pieds sans plumes...
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punkkidpunkkid   31 mars 2021
L'énoncé du problème est simple: sachant que, dans quelques décennies, la sylve des Papous ne sera plus qu'un souvenir, à quelle autre forêt vierge allons-nous nous attaquer?
La réponse claque comme une gifle: aucune!
C'était la dernière.
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Videos de Yves Paccalet (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yves Paccalet
Paccalet.mov Discours d' Yves Paccalet lors de son élection comme tête de liste Savoie sur la liste Europe Écologie Rhône-Alpes, le dimanche 13 décembre 2009 aux Assises d'Europe Écologie Rhône-Alpes à Lyon. Vidéo amateur de Daniel BRET, Aix les bains
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