AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2213714193
Éditeur : Fayard (21/08/2019)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
La fille d’un écrivain mesure, après la mort de ce dernier, l’étendue de ce qu’il lui a légué en lui léguant le goût des livres, de l’écriture et de la vie intérieure.

Il faut écrire.
Jamais mon père n’en formulait aussi clairement l’injonction, mais c’était ce que je ressentais à ses côtés. Il me demandait toujours si j’étais en train d’écrire comme on prend des nouvelles d’un proche.
Dans son enfance tourmentée, alors qu’il se plaignai... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Kirzy
  27 août 2019
°°° Rentrée littéraire 2019 #8 °°°
« Je me propose de faire en sorte que sa mort ne soit pas un choc sourd dans ma vie, et si je voulais dire l'ambition de mon propos, ce serait de danser une dernière fois avec lui – mais qui serait aussi la première fois avec lui – et, dans ce mouvement, de vérifier que je suis encore bien vivante, que je ne suis pas morte avec lui. Ne pas mourir étant la vraie, la seule cause de l'écriture, à mon sens »
L'auteur a perdu son père en 2016. Pierre Pachet, universitaire, écrivain, essayiste, critique littéraire. Un père charismatique, intellectuellement puissant, bienveillant, quasi divin aux yeux de sa fille.
De cette épreuve, elle a tiré un livre entre récit autobiographique, saga familiale, méditation juste sur le deuil et la filiation, et introspection très intime. La plume est belle, brillante, les phrases révèlent une écriture très soignée, intelligente et vibrante, de haute volée.
Malgré ces qualités certaines, mon intérêt pour cet ouvrage a varié au fil des pages. J'ai trouvé passionnantes les pages narrant l'histoire de la famille de Pierre Pachet, en fait l'histoire de beaucoup de Français d'origine juive : depuis l'arrivée des grands-parents en France, venus d'Odessa et de Lituanie, la politique antisémite de Vichy, la Shoah, le refus de se déclarer comme « juif » durant la Deuxième guerre mondiale, le changement de patronyme qui sauve la vie.
Yaël Pachet pense comme elle respire et écrit comme si elle était en train de penser avec moultes digressions, on a l'impression d'être dans sa tête. Si souvent je me suis dit que tout ce qu'elle disait sur le deuil et sa relation à son père était juste et profond, je ne suis pas parvenue à aller au-delà, je n'ai pas été autant touchée que je l'aurais aimé. Peut-être parce que je ne suis pas parvenue à trouver de l'universel dans ses propos. On sent chez elle tellement d'amour et d'admiration pour un père vraisemblablement admirable que je n'ai pas réussi à me glisser assez entre elle et lui pour partager ses pensées.
Lu dans le cadre du jury Coup de coeur des lectrices Version Femina
PS : je suis tombée sur ce texte de Yaël Pachet ( septembre 2018 ) concernant les tags antisémites retrouvés sur la plaque commémorative en l'honneur de son père à Paris ... je l'ai trouvé lumineux https://www.liberation.fr/france/2018/09/30/yael-pachet-mon-pere-n-avait-pas-peur-d-etre-juif_1682220
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          814
gromit33
  02 septembre 2019
Pas facile d'écrire sur son père et sa famille. de plus, quand celui-ci est quelqu'un de connu et à lui même écrit sur sa famille et sur lui même. Yael Pachet nous livre un intime et émouvant portrait de son père, mais aussi de ses grands et arrières grands parents. Son père et son peuple, que ce soit le peuple juif, que ce soit le peuple de pensée (son père était un éminent universitaire). Au fils des pages et de ses différents questionnements, l'auteure nous fait le portrait de son père, mais aussi de sa génération. Elle va aussi s'interroger sur les origines de sa famille, que ce soient ses grands-parents, venus d'Odessa et de Lituanie en France, (de belles pages en écho du texte de Malaparte et des textes d'Aron Appelfeld), de la situation des juifs en France (sa grand mère a dû batailler pour se faire reconnaître par l'administration française). Elle nous parle aussi de la situation des refuzniks en URSS dans les années 70 (écho au roman "les patriotes" de Sana Krasokov). Avec une belle écriture, elle questionne l'intime, la relation entre pare-fille. Avec beaucoup de pudeur, elle donne à voir le travail intellectuel de son père mais aussi sa vie intime (le bruit de ses chaussons dans le couloir de l'appartement parisien). L'auteure parle aussi très bien de sa mère, Soizic, l'amour de sa vie pour son père, mais pas un amour exclusif. Elle donne aussi très envie de découvrir les textes de son père. Un paradoxal beau texte sur le deuil, sur la recherche des origines.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

critiques presse (2)
LaCroix   12 septembre 2019
Avec une très grande sensibilité, Yaël Pachet rappelle le souvenir de l’écrivain Pierre Pachet, disparu il y a trois ans.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   30 août 2019
Mue par l’adoration qu’elle lui vouait mais aussi l’impérieuse nécessité de l’écriture, qui avait irrigué la vie de son père, Yaël ­Pachet lui consacre un livre intime et lumineux, à la fois journal de deuil, au plus juste des émotions et des sentiments, et fresque identitaire et familiale.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
gromit33gromit33   02 septembre 2019
Parler ensemble, marcher, se retrouver au creux l'un de l'autre, c'était , dans le ciel indistinct, une seule façon d'aimer, la seule valable, celle qui j'apprenais à ses côtés sans réaliser encore que cet amour devrait se prolonger sans lui, un jour. Et que c'était même, cette façon d'être avec moi et de m'en faire ressentir l'éternité une façon de nous préparer à nous quitter. p145
Commenter  J’apprécie          10
gromit33gromit33   29 août 2019
Les livres et la musique ont toujours été présents dans ma vie. Ce sont des compagnons. Les murs étaient tapissés de livres, c'était comme des briques posées à la verticale, je ne connaissais pas d'autre stabilité. Mais, adossée à cette stabilité, je me sentais paradoxalement instable. p58
Commenter  J’apprécie          10
gromit33gromit33   02 septembre 2019
Et lire ses livres pour y trouver, non pas sa pensée maintenant, mais sa pensée d'hier pour ma pensée de demain. p222
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Yaël Pachet (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yaël Pachet
Rencontre avec Yael Pachet autour de son ouvrage "Le peuple de mon père" aux éditions Fayard. Rentrée littéraire automne 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2351261/yael-pachet-le-peuple-de-mon-pere
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : deuilVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Famille je vous [h]aime

Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

chien
père
papy
bébé

10 questions
1071 lecteurs ont répondu
Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre