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Michèle Hechter (Traducteur)
EAN : 9782879296142
421 pages
Editions de l'Olivier (04/06/2009)
3.45/5   29 notes
Résumé :
Amies depuis l'enfance, Liz et Sarabeth ont traversé ensemble les bonheurs, les deuils ou les désillusions. L'une est mariée, l'autre affronte la solitude, mais rien ne semble pouvoir entamer le lien qui les unit. Pourtant, lorsque Lauren, la fille de Liz, tente de se suicider, tout bascule.

Ann Packer explore avec subtilité les répercussions intimes d'un drame. Qu'est-ce qui lie véritablement les être entre eux ? Comment faire face aux épreuves que n... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
  12 mars 2017

Un livre qui s'attarde sur les petits riens de l'existence. Liz est mariée et mère de deux adolescents, elle a choisi de ne pas travailler à l'extérieur pour mieux s'en occuper. Sa meilleure amie d'enfance Sarabeth à une vie tout à fait différente. Célibataire sans enfant, elle travaille. Pourtant les deux femmes se voient régulièrement et leur lien est fort. Si fort que cela ? Quand Lauren, la fille de Liz fait une tentative de suicide, Sarabeth ne s'implique pas, n'offre pas son réconfort. Elle même est dans une période de doute.
Ce que j'ai préféré dans ce roman, c'est l'analyse du mal être de Lauren et sa façon de juger les être et les choses autour d'elle.
J'ai relativement apprécié ce roman mais ce n'est certes pas un coup de coeur. J'ai parfois eu du mal à suivre les relations des deux femmes surtout dans leur enfance. En revanche cette façon de décrire le quotidien dans ses détails me plait. Peut-être ne pourrais-je toutefois ne lire que ce genre de récit minutieux.

Challenge ABC 2016-2017
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mariech
  04 juillet 2011
Une histoire d'amitié entre deux femmes , Liz mariée et mère de famille et Sarabeth , sa meilleure amie qui est restée célibataire . Une analyse délicate de l'amitié , la vraie , celle qui résiste à tout les coups durs de la vie . Un concours de circonstances fait que cette amitié est soumise à rude épreuve , mais les deux amies finiront par être réunies . Il n'y a ni méchante ou gentille , simplement deux femmes qui se connaissent depuis la tendre enfance , à qui la vie a fait prendre des chemins différents , l'auteur évoque d'ailleurs la vie ( amoureuse ) mouvementée de Liz avant sa rencontre avec son mari. Cette lecture m'a touchée par son portrait tout en nuances , de ces deux amies , encore une fois , en lisant d'autres critiques , je me rends compte que la lecture est une aventure personnelle , on peut partager nos goûts mais pas la façon dont l'histoire résonne en nous.
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Lalivrophile
  26 avril 2012
J'ai aimé ce livre. L'auteur a su planter un décor et présenter ces personnages. On pourra trouver que tout cela démarre lentement, mais j'ai aimé prendre le temps de découvrir les vies de Liz et Sarabeth. Sans grandiloquence, Anne Packer raconte un pan de la vie de personnages moyens, qui essaient de faire du mieux qu'ils peuvent, qui s'aiment, souffrent, s'écorchent, tentent de se comprendre... Il sera très facile de s'identifier à eux.
Autre chose m'a plu: tout au long du roman, on ne peut prévoir où nous emmènera l'auteur. Il y a une chose dont on se doute, car le contraire aurait été impensable, mais sinon, on ne peut qu'émettre des suppositions sur la façon dont tout tournera. Au début, c'est encore plus probant: je me demandais comment Anne Packer allait construire son histoire autour de cette famille à l'air bien calme, bien rangée, sans histoires.
Ensuite, j'ai apprécié que l'auteur s'écarte des clichés. Si le couple de Liz connaît de mauvaises passes, si elle et Brody ne se comprennent pas toujours, ils ne tombent pas dans l'adultère. J'en ai assez que, dans les livres, les couples se trompent pour un oui ou pour un non. Ici, j'ai été reconnaissante à la romancière de ne pas utiliser cette ficelle.
L'un des personnages souffre de mal-être. Au départ, on se demande quelle en est la cause. J'ai cherché une cause tangible et précise. J'ai préféré la façon dont l'auteur explique ce mal-être. C'est beaucoup plus dur à concevoir, mais pas forcément invraisemblable. J'ai aussi aimé que Liz et Brody donne des pistes au lecteur pour comprendre cela.
Ce personnage m'a parfois agacée, mais je me suis efforcée de comprendre ce qui avait mené à son mal de vivre.
[...]
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Brize
  18 juin 2011
Si pendant la première partie j'ai lu sans déplaisir mais en trouvant le récit quelque peu insipide, avec une écriture sans relief particulier, si j'ai lu, donc, en restant légèrement en retrait, sans m'impliquer, il n'en a pas été de même ensuite, une fois la crise venue avec la tentative de suicide de Lauren.
A partir de ce moment-là, je me suis retrouvée en empathie avec les personnages, dont j'ai partagé la vie, les troubles et atermoiements, la manière d'avancer tant bien que mal, en ignorant souvent quelle direction prendre (Liz, renvoyée à son rôle de mère et tenaillée par la crainte de l'avoir mal assumé ; Sarabeth, submergée par les vagues du souvenir du suicide de sa propre mère ; Lauren, qui essaie de comprendre ce qui se passe en elle, tandis que, en contrecoup de son geste de désespoir, les relations entre ses parents semblent se détériorer et celles entre les deux amies marquent, soudain, un temps mort), le tout dépeint par l'auteur avec une extrême finesse.
Un roman sensible et attachant, dont les thèmes abordés ont trouvé en moi une forte résonance.
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antigoneCH
  24 octobre 2017
Ta vieille PAL regorge décidément de petites pépites… Ce mois-ci, tu t'es arrêtée sur ce titre d'Ann Packer, un volume de près de 400 pages que tu avais déniché en son temps en bouquinerie, et que tu as dévoré en trois jours. Et ce roman est devenu pour toi, un personnel et subtil coup de coeur ! Pourtant, rien d'éclatant dans ce livre. Nous sommes dans une famille banale, aux Etats-Unis. Liz est heureuse auprès de son mari Brody, et de ses deux adolescents, Lauren et Joe. Évidemment, Lauren semble bien un peu soucieuse, triste, mais Liz est une mère attentive, qui se consacre à ses enfants depuis toujours, et pense savoir garder une juste distance bienveillante… Rien de grave ne peut arriver. Et pourtant si. Liz retrouve un beau jour sa fille ensanglantée dans leur baignoire. Alors, tout est remis en cause, le couple, les liens familiaux, ce que l'on croyait acquis… Ann Packer, sans mièvrerie, sans pathos, avec un regard très juste, sais décrire les répercussions intimes pour chaque membre de la famille du geste de Lauren, qui est immédiatement internée, pour sa sécurité. Elle sait décrire aussi très bien l'adolescence et cette barrière soudain levée entre les enfants et leurs parents, malgré l'affection et le soutien inconditionnel. Et puis il y a Sarabeth, cette amie de Liz, célibataire, ayant vécu elle aussi autrefois un drame, le décès brutal d'une mère particulière, que ce geste de Lauren va complètement paralyser, alors qu'elle sombrait déjà par le souvenir d'une relation amoureuse perdue. le lecteur suit donc en parallèle le parcours de ces trois femmes, avec leurs caractères différents, leurs fragilités, leurs manières différentes de survivre et de prendre leur place dans la société. Tu as aimé tout dans ce titre, et pour une fois tu t'es sentie proche de chaque personnage féminin, alternativement, ce qui est assez rare. Une lecture forte, mais qui prend le temps de fouiller psychologiquement chaque portrait, et de s'asseoir longuement sur un perron, dans le calme d'une cuisine…
Lien : https://leslecturesdantigone..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
BrizeBrize   18 juin 2011
Son père, elle le voyait à peine ces temps-ci. En fait non, elle le voyait beaucoup, et cette pensée fit qu’elle se sentit encore plus mal. Ses épaules se mirent à trembler. Maintenant elle pleurait pour de bon. Elle grimpa sur son bureau et regarda par la fenêtre. Du premier étage, il était si facile de tomber ! De sauter, plutôt, et de prétendre être tombée. Elle détestait cette pensée. Ça ne lui était jamais passé par la tête, avant, mais là, elle imaginait des tas de trucs horribles. Et elle pleurait, elle pleurait. Elle se rendit compte que ses poings frappaient ses cuisses. Si au moins elle avait quelque part où aller, ça lui aurait fait du bien. Elle se laissa glisser du bureau, tomba sur les genoux et posa son front sur le tapis. Elle pleura, pleura, le plus silencieusement possible, mais à s’en rendre malade. Ses parents étaient en bas, Joe, dans la salle de bains. Elle n’avait nulle part où aller.

Alors, une image s’imposa à elle, une image d’elle-même sous une couverture raide et rêche, un peu comme celles de l’armée. Elle la recouvrait, tendue comme un film de cellophane sur une assiette, au frigo. Son corps était un bout de viande en dessous. Aussitôt, elle s’assit et des points lumineux voletèrent autour d’elle. Elle se traîna jusqu’à son placard, se faufila à l’intérieur, ferma doucement la porte, s’accroupit contre le mur, là où elle avait fait de la place pour ses chaussures. Sa stupide robe bleue de l’année dernière lui frôlait l’épaule. La vie était interminable, interminable.
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mariechmariech   28 juin 2011
En fin de matinée , elle passa une demi-heure à contempler l'horreur de sa salle de bains : pas seulement le rebord de la douche pourri par l'eau , mais aussi le radiateur dégoûtant , l'applique remplie de cadavres d'insectes , l'indescriptible laideur du carrelage ébréché à plusieurs endroits. Bien qu'elle fît clairement la différence entre le radiateur et l'applique ( qu'en théorie elle aurait pu nettoyer ) et le rebord de douche et les carreaux ( qui nécessitaient des travaux incommodants et coûteux ) , elle se sentait impuissante à prendre en main l'un ou l'autre des problèmes.
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mariechmariech   28 juin 2011
Elle aurait tant aimé être du genre à louer un tas de films , ou à se bourrer de sucreries , ou à prendre des bains apaisants aux huiles essentielles quand elle était malheureuse , mais apparemment elle ne pouvait rien faire d'autre qu'être malheureuse , minute après minute.
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mariechmariech   28 juin 2011
Souhaitait-elle que ses enfants n'aient à surmonter aucune épreuve , ne subissant aucune déception? Ridicule ! Comme de souhaiter que jamais n'arrivent l'hiver , la maladie , la mort .Pourtant elle le souhaitait , en un sens , car elle détestait souffrir.
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mariechmariech   28 juin 2011
En regardant le petit visage blanc de Sarabeth , ses cheveux indisciplinés , la courbe de ses étroites épaules , elle eut une conscience ravivée de ce que Billy avait signifié pour elle et de sa souffrance toujours présente. Elle aurait voulu pouvoir alléger sa détresse , comme on enlève des chips débordant d'un bol trop rempli , sans toucher aux autres.
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