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Caroline Lepage (Traducteur)
ISBN : 2757809385
Éditeur : Points (07/05/2008)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 111 notes)
Résumé :
Ce matin-là, le lieutenant Mario Conde, gueule de bois et moral en berne, n'aurait pas dû répondre au téléphone. A présent, il est chargé d'enquêter sur la disparition de Rafael Morin, directeur d'entreprise; reconnu par tous comme exemplaire. Aux yeux de Conde, il reste avant tout l'étudiant qui lui a ravi la belle Tamara. Veut-il vraiment retrouver son ancien rival ?

Leonardo Padura est né à La Havane en 1955. Passé parfait est le premier roman de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  16 août 2016
Premier opus de la Suite hispano-américaine, Passé Parfait met en scène le flic récurrent qui mènera les enquêtes imaginées par Leonardo Padura.
L'ambiance cubaine es au rendez-vous à travers les allusions répétées, mais discrètes aux difficultés d'approvisionnement, les « camarades » qui ponctuent les dialogues lorsque les échanges sont un tant soit peu formels, les cigares que fume le chef. On se promène une fois sur le Malecon et l'on retrouve ces noms de rue réduits à une simple lettre. Elle l'est moins par la musique, car les protagonistes de l'histoire sont plus attirés par les Mamas and Papas ou Credence clearwater revival que par Buena vista social club.
Quant à notre flic censé nous accrocher, nous lecteur, pour faire de nous des aficionados de ses déboires, il est comme il se doit attiré par l'alcool (le début donne le ton : Mario Conde se réveille le lendemain d'une colossale cuite au rhum, le crâne comme une pastèque trop mure, et l'on se dit que , dans une telle ambiance, ça va être chaud de trouver les coupables), sa vie sentimentale est un vaisseau fantôme qui fait escale sur des îles aux sirènes callipyges. Et il a un truc, une faculté de repérer le détail qui tue, la fausse-note dans le témoignage, bref, le super flic dont on tolère les frasques parce qu'il n' a pas son pareil pour vous démêler un sac de noeud et faire le clair là où la plupart nagent dans le brouillard.
Quand on est familier des polars contemporains, tout cela est peu original. Il faudrait alors que l'intrigue qui constitue la trame du roman tienne la route.
Ici, Mario a connu le disparu qui fait l'objet de l'enquête, puisque cet enfoiré lui a même piqué la femme de ses rêves pour l'épouser. C'est donc l'occasion de retrouver la jeune femme, que les années n'ont pas rendue moins désirable.
Si le polar est un prétexte pour lever le voile à travers de discrètes allusions aux difficultés de la vie quotidienne dans un pays sous embargo (nous sommes en 1989), c'est plutôt réussi et c'est adroit.
Par contre, il y a tant de Wallander, de Harry, Cole ou Bosch, et de Fin McLeod, qu'ajouter un héros cassé de plus à la collection n'est pas indispensable, mais ce n'est pas rédhibitoire non plus.

Une alternative politiquement plus incorrecte au polar nordique. A suivre?….
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Davalian
  31 mai 2017
Passé parfait est la première partie d'une tétralogie qui a contribué à la notoriété internationale de Léonardo Padura et de Mario Conde, le héros appelé à devenir récurrent.

Il s'agit ici d'un roman policier qui jouit d'une bonne réputation et qui pourtant déçoit. L'intrigue est classique, n'innovant pas d'un iota. L'énigme à résoudre (la disparition d'un personnage influent et apprécié) suit un chemin linéaire prévisible. Les évolutions peuvent aisément être anticipées, tout comme les fausses pistes ou les faux témoignages. Hélas, le dénouement ne fera que confirmer ce sentiment. La déception est donc au rendez-vous et l'on aurait pu attendre davantage pour un roman qui n'est ni court ni long.

Mario Conde est un flic qui a dépassé la trentaine et qui se retrouve confronté avec ses démons intérieurs tout en devant faire face à son propre passé. de ce côté, il n'y a rien de véritablement bouleversant non plus. Très honnêtement, le protagoniste est proche du cliché à quelques variantes près. La galerie des personnages secondaires ne brille guère par son originalité non plus sinon par la présence du Flaco. Son destin est le seul qui sort véritablement du lot et offre des perspectives intéressantes. Si les personnages restent assez nombreux, la grande majorité des pistes laissées en suspens n'appelle pas vraiment de commentaires. Tout cela est convenu au possible.

Le style de Padura reste agréable, d'autant qu'il a la bonne idée de nous tenir en haleine en nous plongeant progressivement (et à moments choisis) dans le passé du protagoniste. le chevauchement entre la période sans illusions et celle qui en offrait davantage est paradoxal et bien pensé.

Le point fort de ce roman reste son ambiance. Bien que classique, il s'agit d'un polar qu'on lit facilement, surtout parce que l'histoire se déroule dans le Cuba de la fin des années 1980. le dépaysement est garanti, d'autant que l'auteur nous parle souvent de musique, de base-ball, de rhum, des villes et provinces, sans oublier bien sûr les habitants. Assurément tout cela est bien agencé.

Au final, malgré sa réputation, voici un roman assez plat et convenu. Il parlera sans doute davantage aux lecteurs ayant peu l'habitude des polars (ou moins difficiles). Il plaira également aux curieux désireux de saisir une petite parcelle de l'âme cubaine, ou tout simplement accompagnera ou préparera un voyage vers cette île.
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belette2911
  20 février 2018
Cuba… La Havane, le paradis du cigare (les mauvaises langues diront que Bill Clinton aimait qu'on lui fume le Havane). Cuba, pays de Fidel Castro et pays sous embargo.
Découvrir les enquêtes de l'inspecteur Mario Conde faisait aussi partie de mes petits challenges personnels car j'aime varier mes plaisirs policier et voyager afin de découvrir des endroits moins connus.
La grosse question sera : est-ce que je reviendrai à La Havane ?
Pas sûr… Autant Mario Conde aime la littérature, le rhum et la bonne cuisine, tout comme moi, je ne pense pas que je referai une virée avec lui, ou alors, juste pour lui donner une seconde chance parce que mes impressions après cette lecture sont mitigées.
♫ Quatre consonnes et trois voyelles c'est le prénom de Raphaël, ♪ Je le murmure à mon oreille et chaque lettre m'émerveille, ♫
Sorry, mais lorsqu'on entend les gens parler de Rafael, on pense à la chanson de Carla Bruni tant ce type pue le premier de la classe, le mec à qui tout réussi, le mec intelligent, gentil, formidable, en tant que collègue ou mari…
Par contre, du côté de Mario Conde, il est super jaloux de lui, il l'a envié et a rêvé de lui péter sa petite gueule d'amour. On pourrait le suspecter d'être partial sur cette enquête.
Là où le bât a blessé, c'est que l'enquête sur la disparition de Rafael Morin, ancien de l'école de Conde, est assez poussive, lente, et m'a donné l'envie de sauter des pages au lieu d'aller m'accouder au bar et de m'envoyer de whisky Ballentine avec l'inspecteur atypique et Tamara, la somptueuse l'épouse du Rafael, celle pour qui Conde se branle encore le manche tout en pensant à sa poitrine et au reste.
Au départ, j'ai apprécié tous les retours en arrière dans la vie de Mario Conde, suivre ses souvenirs d'école, de sa vie d'enfant, d'ado, ses débuts dans la police, l'embargo du pays, suivre sa vie après le boulot, ses amis, la bouffe chez la maman de son meilleur ami, mais au bout d'un moment, j'ai eu l'impression que l'enquête tournait en rond et que ça n'avançait pas, et donc, j'ai un peu perdu le fil et sauté des pages.
Une enquête, qui, dans son final, sera fort classique, si pas banale, tant ce problème là est vieux comme le monde.
Alors, je ne sais pas si je reviendrai à La Havane (♫ Dans un grand Boeing bleu de mer ♫) pour boire un verre de rhum avec Mario Conde, l'inspecteur un peu fracassé, car des policier cassé, la littérature en regorge et ma PAL aussi.
Peut-être lui laisserai-je une seconde chance, juste pour voir La Havane au printemps après l'avoir découverte en hiver.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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carre
  29 janvier 2012
La Havane. le lieutenant Mario Conde enquête sur la disparition du directeur d'une grosse entreprise Raphael Morin ami de Condé dans leur jeunesse. Il retrouve l'epouse de celui-ci Tamara dont Condé était follement amoureux.
Premier livre d'une tétralogie sur La Havane, Padura nous emmène dans les rues de la capitale cubaine, loin des clichés.Il en fait un personnage à part entière. Conde flic atypique, amateur de rhum, de littérature est attachant, de même que ces amis (notamment El Flaco cloué dans un fauteuil roulant) Il porte un regard lucide sur ce pays ou les utopies ont été écrasées par des décennies de dictature. Un polar certe, mais plein de chaleur, d'humour et de nostalgie. Vamos hombre.
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missmolko1
  03 novembre 2016
Lors de cette lecture, j'ai posé mes valises à Cuba et fait la connaissance de l'inspection Mario Condé. Il est policier depuis une dizaine d'année et Leonardo Padura nous présente son héros au fils des pages de cette première enquête qui s'intitule Passé parfait.
Condé est en charge d'une enquête sur la disparition de Rafael Morin, un chef d'entreprise et surtout un ancien camarade de classe du policier. Rafael s'est marié avec Tamara, dont Condé était fou amoureux et ils sont devenus rivaux. On assiste au fil des pages à l'enquête, bien sur, mais aussi a des flashback ou le policier se rappelle certains évènements. C'est assez déstabilisant au début mais très vite on s'habitue a la narration.
J'aurai aimé un peu plus de description de Cuba, qui est un endroit que j'aimerai, comme beaucoup, visiter. Au final, il y a quelques descriptions de nourriture ou de coutumes mais j'ai eu du mal a imaginer Cuba car selon moi, cette enquête aurait pu se passer n'importe ou.
C'est donc un avis partagé, un premier tome intéressant et je pense que je lirai la suite pour me faire un avis plus concret sur Condé.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
DavalianDavalian   31 mai 2017
- Flaco, est-ce que tu t'es déjà demandé pourquoi on est potes toi et moi... ?
- Parce qu'un jour au lycée je t'ai prêté un couteau. Allez, arrête de te poser des questions à la con sur la vie, c'est comme ça, et merde !
- Mais ça aurait pu être différent.
- Mensonge, sauvage, mensonge. Tout çà c'est du baratin. Arrête de me faire parler, putain... Mais bon, allez, je vais quand même te dire une bonne chose : celui qui est né sous une mauvaise étoile se prend tout sur la gueule, et s'il y a une balle perdue, elle est pour lui. Va pas te mettre dans la tête de changer ce qu'on peut pas changer. Arrête de faire chier ! Donne-moi un peu de rhum, allez.
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littlecatlittlecat   02 mars 2017
Quand on est comme ça, tendu, et qu'on sent qu'on n'arrive pas bien à réfléchir, le mieux c'est d'allumer un havane, mais pas l'allumer pour l'allumer et avaler la fumée... Non l'allumer pour le fumer pour de vrai, car il n'y a que de cette façon que le cigare te livre toutes ses bontés. En fumant comme ça, en faisant autre chose, je gâche ces Davidoff 5000 Gran Corona de 14.2 centimètres, qui méritent pourtant d'être fumés de façon réfléchie, ou simplement qu'on prenne la peine de s'asseoir pour fumer et discuter une heure, le temps que doit durer un cigare.
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DavalianDavalian   10 mai 2017
Il aurait bien aimé que les femmes de sa vie passent aussi légèrement que ces poissons sans histoires. Mais les femmes et les chiens étaient terriblement différents des poissons, même des poissons combattants. Pire encore : avec les femmes il ne pouvait pas faire les promesses abstentionnistes qu'il faisait aux chiens. Il pressentait qu'au bout du compte, il finirait par militer dans une société protectrice des animaux errants et des hommes lamentables avec les femmes.
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polarjazzpolarjazz   01 septembre 2018
Le Conde eut la nostalgie du soleil puissant qui avait accompagné son réveil, le matin même. Avec la pluie, les rues avaient été désertées. Une apathie grise dominait une ville qui vivait dans la chaleur et se recroquevillait sous cette timide froideur et un peu d'eau. Sur une seule journée, le languissant hiver tropical allait et venait, et il était difficile de savoir en quelle saison on se trouvait : un hiver de merde, se dit-il en observant toute la calle Paseo, assombrie par ses rangées d'arbres, balayée par un vent marin qui emportait papiers et feuilles mortes. Personne n'osait occuper les bancs de l'allée centrale de l'avenue que le Conde considérait comme la pluie belle de La Havane, et qui présentement était la propriété exclusive d'un acharné qui faisait son footing du soir, engoncé dans un ciré. Quelle volonté ! Une soirée comme celle-là, lui, se serait fourré au lit, un livre entre les mains et le sommeil serait venu dès la troisième page. Une soirée comme celle-là, il le savait aussi, le froid et la pluie énervaient les gens condamnés à l'enfermement.
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Corboland78Corboland78   15 juillet 2019
Combien de choses aurais-je à me rappeler, se demande-t-il ? Tamara sourit. Il repense au poids des souvenirs et se dit qu’il ne devrait peut-être pas être là. S’il en avait parlé au Vieux, il l’aurait probablement remplacé. Il est soudain convaincu que le mieux serait de lui demander à être relevé. Non, il ne devrait pas être en train de chercher un homme qu’il n’a pas envie de retrouver, ni rester là, à discuter avec la femme de cet homme. Une femme qui, outre sa nostalgie, éveille son désir.
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