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EAN : 9791022611473
600 pages
Editions Métailié (19/08/2021)
4.18/5   238 notes
Résumé :
Ils ont vingt ans. Elle arrive de New York, il vient de Cuba, ils s’aiment. Il lui montre une photo de groupe prise en 1990 dans le jardin de sa mère. Intriguée, elle va chercher à en savoir plus sur ces jeunes gens.
Ils étaient huit amis soudés depuis la fin du lycée. Certains vont disparaître, certains vont rester, certains vont partir.
Des personnages magnifiques, subtils et attachants, soumis au suspense permanent qu’est la vie à Cuba et aux péripé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
4,18

sur 238 notes
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Bookycooky
  07 septembre 2021
Elle s'appelle Adela Fitzberg. Elle est américaine, de New York, enfin pas vraiment , « Adela, cette fille qui n'était ni cubaine, ni argentine, ni de Miami, et parfois même pas de New York… ».
Il s'appelle Marcos Martinez Chaple. Il est cubain, “cette tête brûlée de Marquitos le Lynx – ou Mandrake le Magicien –“, exilé depuis deux mois aux États Unis.
Ils se rencontrent dans une discothèque de Miami.
C'est le coup de foudre.
Adela fille d'un psychanalyste juif argentin qui hait tout ce qui a rapport à son pays d'origine, et d'une vétérinaire cubaine qui s'éloignera de ses origines de manière radicale est élevée comme une plante sans racines. Pourtant elle affiche une cubanophilie exaspérante qui va croître dans le temps , la preuve....
Marcos a fuit son pays , pour “une maison, une voiture “, mais le revers de la médaille est tout autre .....
Ces deux-là à part l'amour, ont autre chose en commun, est c'est le pitch de l'histoire.....Retour à Cuba et au passé !
Dans cette première incursion dans l'univers de Padura, le coeur du sujet qu'il aborde est universel et toujours d'actualité, la quête d'identité dans tout les sens du mot. Réinventer nos vies à la lueur de ces nouvelles identités qui se forment, dont les frontières entre le pays d'origine et celui d'adoption sont brouillés. Ces identités qui ne peuvent pourtant pas survivre sans l'attache viscérale à leurs racines,
“il aurait beau courir sans regarder en arrière, ses origines étaient aussi indélébiles que la maudite coquille d'escargot dont sa mère parlait souvent “.

Padura avec ce retour à Cuba et au passé, dénonce la grande supercherie que fut le communisme et ses conséquences économiques et sociales terrible pour le pays, dû à l'abandon du grand frère soviétique suite à sa propre chute début 90, et qui signera la fin du rêve socialiste. La fin du rêve de toute une génération , ici représentée par “ le Clan “ qui finira comme « poussière dans le vent »....avec ses rides et ses cicatrices. Un rêve auquel ont cru leurs parents et grands-parents sans questionnement à tel point que l'un des huit membres du « Clan » se posera la question de s'il aurait mieux valu « croire sans douter ou douter pour ensuite perdre la foi ». Une génération qui apprendra “dés l'enfance quoi dire et où , même s'ils ne pouvaient jamais être sûrs d'avec qui ils le faisaient “ , et qui finira en exil, toutefois sans perdre de son aplomb , d'un orgueil et d'une arrogance, qui fera jaser le monde « ..ces Cubains, qui même à demi morts de faim se comportaient comme des êtres supérieurs ».
A travers le chassé croisé de l'Histoire, la Politique et l'Exil, l'auteur nous déploie un récit romanesque riche en intrigues où l'amour,l'amitié et la trahison dotés d'une énergie à haute tension en sont les principaux ingrédients,
Un roman choral dense aux nombreux personnages bien esquissés et psychologiquement fouillés,
L'autopsie d'un pays et d'une société extrêmement dénudés pour ne pas dire pauvre, auquel même « Dieu n'y comprend rien, et même Dieu ne pourrait pas l'arranger »,
Bien que la littérature cubaine soit la seule de celles d'Amérique latine n'ayant pas un grand attrait pour moi, cette première rencontre avec Padura, malgré quelques petites longueurs a été une lecture très enthousiaste.
“ce qu'ils étaient tous, ce qu'était toute la vie,
Dust in the wind,
All we are is dust in the wind
Dust in the wind
Everything is dust in the wind
The wind…”
Un grand merci aux Éditions Métailié et NetGalleyFrance pour l'envoie du livre.
#Poussièredanslevent #NetGalleyFrance
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Fandol
  15 mai 2022
Quand je referme Poussière dans le vent, impressionnant roman de Leonardo Padura, je le fais avec regret même si la lecture en a été un peu longue.
Je termine ainsi de belles pages d'une aventure collant au plus près à la vie des Cubains, de Cuba et d'ailleurs. Sur les pas de Clara, Darío, Horacio, Bernardo, Irving, Walter, Joel qui formaient ce fameux Clan, l'auteur de L'Homme qui aimait les chiens, un précédent roman que j'avais adoré, retrace amour, amitié, haine, jalousie, drames, mais aussi vie sociale, misère, émigration, histoire d'un pays où une dictature a été renversée pour instaurer une révolution se voulant égalitaire sans pouvoir éviter la domination d'une caste privilégiés et les trafics en tous genres.
Il faut dire que la rupture avec le géant voisin tout puissant, dès 1960, n'a rien arrangé, Cuba se liant avec le monde soviétique, jusqu'à la chute du Mur de Berlin, en 1989.
Au travers des problèmes rencontrés par Clara et ses amis, Leonardo Padura m'a fait prendre conscience des souffrances endurées, de la misère, de la faim, alors qu'en même temps, la jeunesse poursuivait de brillantes études comme Ramsés et Marcos, les enfants de Clara et Darío le prouvent.
S'il découpe son récit en dix grandes parties, l'auteur alterne les époques, revient en arrière, explique, ménage le suspense jusqu'au bout. Ainsi, il permet de comprendre pourquoi de nombreux Cubains ont tenté de fuir leur île à laquelle ils sont profondément attachés. Où qu'ils aboutissent, cet amour-haine persiste toujours, même lorsque Barack Obama rétablit le contact entre les deux pays, embellie que son successeur s'empressera de gâcher, hélas.
L'essentiel du problème qui hante le livre de la première à la dernière ligne est concentré chez une certaine Loreta Fitzberg, mère d'Adela. Cette Loreta est une vétérinaire passionnée par les Cleveland Bay, une race chevaline unique, et elle est responsable d'un ranch, bien loin de Cuba, The Sea Breeze Farm, près de Tacoma (USA). Ringo, son cheval favori, âgé de 26 ans, est sur le point de mourir quand elle apprend que sa fille de 17 ans est amoureuse du jeune Marcos, un fan de base-ball, qui a réussi à fuir Cuba et vit en Floride, à Hialeah où la majorité des exilés cubains vivent comme à Cuba mais avec des supermarchés pleins !
Pourquoi Loreta est furieuse d'apprendre que sa fille fait l'amour avec un Cubain ? Il faut que Clara ouvre un compte Facebook, demande son fils, Marcos, comme ami, puis Darío, son père, Ramsés, son frère, et que Clara poste une photo de groupe prise à la maison familiale de Fontanar, à La Havane, pour que se déclenche une avalanche de révélations.
En effet, au premier plan, sur cette photo, une certaine Elisa, mariée à Bernardo qui vit maintenant avec Clara, est enceinte mais a disparu après cette fameuse photo prise en 1990.
À partir de là, Leonardo Padura dont j'avais aussi beaucoup aimé La transparence du temps et Retour à Ithaque, m'a fait vivre quantité d'aventures, de rebondissements, de tensions, de scènes d'amour torrides qu'elles soient hétéro, lesbiennes ou homo. Il m'a surtout plongé au coeur de la misère, des privations, des souffrances endurées par tout un peuple obligé de se débrouiller, d'espérer recevoir de l'argent des émigrés ayant réussi à gagner les États-Unis, le Mexique ou l'Espagne.
En même temps, une surveillance policière permanente basée sur le mouchardage, le système des indics, crée une atmosphère pesante dans les familles ou les groupes d'amis comme dans ce Clan formé autour de Clara.
Ainsi va la vie de ces personnages auxquels je m'attache de plus en plus, comme de la poussière dans le vent, Dust in the wind, fameuse chanson de Kansas, interprétée par Steve Walsh.
Avec les États-Unis, l'auteur m'emmène en Espagne, à Madrid, à Barcelone mais aussi en Italie, à Toulouse, s'appuyant toujours sur une documentation précise, jamais lassante, toujours très instructive.
Leonardo Padura m'a ramené à Cuba où il vit, une île où, hélas, je n'ai pas pu rester assez longtemps à cause du covid, un pays que je commençais à vraiment apprécier. Hélas, les confinements successifs dus à la pandémie dont nous ne sommes toujours pas débarrassés ont donné un coup terrible au tourisme qui permettait à beaucoup de Cubains de vivre et j'ai appris qu'ensuite, la faim, l'absence de nourriture en quantité suffisante causait à nouveau de gros problèmes.
Cela n'a pas empêché Cuba d'envoyer de nombreux médecins dans certains pays qui en manquaient grâce à l'excellence de la formation donnée sur l'île, formation que Leonardo Padura ne manque pas de souligner.
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Cancie
  15 novembre 2021
Poussière dans le vent est un roman choral d'une grande intensité, très rythmé, qui m'a enthousiasmé comme tous ceux que j'ai pu lire de cet auteur, à savoir, L'homme qui aimait les chiens, La transparence du temps et Retour à Ithaque.
Adela et Marcos ont vingt ans. Elle arrive de NewYork, est tombée amoureuse d'un balsero, un réfugié cubain. Elle s'est installée avec lui à Hialeah, ville située à côté de l'aéroport de Miami, où vivent beaucoup de cubains qui se sont exilés et qui essaient de retrouver leur identité et de se reconstruire en ayant vivantes les traditions de leur île, un inepte caprice de jeunesse, pour sa mère.
Un jour, Marcos reçoit de sa mère, Clara, une photo de groupe prise en 1990 dans le jardin de leur maison. C'était le 21 janvier, jour anniversaire des trente ans de sa mère. Lui, n'avait que six ans. Marcos et Adela l'étudient pour tenter d'identifier les différents personnages. Adela est aussitôt intriguée et très troublée par cette photo et va chercher à en savoir davantage.
Trois jours après cette fête, un orage avait de façon étrange et définitive altéré le cours de l'existence de chacun des membres de ce groupe d'amis, baptisé le Clan, car le lendemain même de la fête, l'ami des parents de Marcos, Walter qui prenait la photo est mort. Il s'est suicidé … (ou pas). D'autre part, l'amie de la mère de Marcos, Elisa, enceinte on ne sait pas vraiment de qui, a disparu après cette photo.
Si ce n'est pas à proprement parler un roman policier, Poussière dans le vent est un roman qui comporte beaucoup de mystère, un suicide mystérieux et une paternité mystérieuse et l'on va s'interroger tout au long du roman pour tenter de résoudre ces deux énigmes.
C'est donc en 1990 que débute le roman, un an après la chute du mur de Berlin puis la quasi fin du socialisme en Europe de l'Est. Cette période est spéciale pour la société cubaine, Cuba se retrouve complètement isolée, sans aucune ressource économique, sans aucun allié commercial, sans aucun appui politique et sans ressource économique. Il y a donc une rupture dans la société cubaine et de nombreux jeunes gens, fatigués, obligés de se démener pour faire face aux innombrables pénuries matérielles et alimentaires, désenchantés et voyant tous leurs espoirs anéantis prennent le chemin de l'exil, poussés par un besoin vital de liberté. Ce sera le cas de huit de ces amis soudés depuis la fin du lycée et confrontés aux transformations du monde et à leurs conséquences sur la vie à Cuba. Deux resteront sur l'île, Clara et Bernardo, car sans doute pour Clara, il lui était plus facile de résister que de se reconstruire.
En suivant ces huit membres du Clan, Leonardo Padura nous entraîne et nous fait vivre au plus près de cette diaspora cubaine.
Il est à noter cette ambivalence chez ces exilés cubains qui consiste à renier sans cesse leur île sans pouvoir ou vouloir s'en défaire.
Remarquable roman sur l'exil, très pertinent sur le fond, Poussière dans le vent est en plus et peut-être encore davantage un roman sur l'amitié, la fidélité et sur l'amour, amitié et confiance entre eux, véritable refuge qui leur permet de surmonter les difficultés, de dépasser les faits et de faire face aux situations souvent très difficiles. C'est un roman, néanmoins traversé par la peur qui est quasiment omniprésente, le soupçon et la peur que l'autre ne vous dénonce, d'où nécessité de s'adapter.
Leonardo Padura réussit d'ailleurs à toucher le lecteur, par ses personnages bien sûr, mais surtout par les valeurs universelles qui les habitent, à savoir la peur, l'amitié, l'amour.
Un très grand roman sur une petite île, comme aime à définir Cuba, Leonardo Padura lui-même, Poussière dans le vent, « Dust in the wind », en plus d'être une fine et talentueuse peinture de l'âme de la société cubaine permet de suivre L Histoire mondiale.
Pour terminer, je ne résiste pas à vous offrir le refrain de cette belle chanson du groupe Kansas auquel il est fait référence à plusieurs reprises dans le livre :
Dust in the wind de la poussière dans le vent
All we are is dust in the wind Nous ne sommes que de la poussière dans le vent
Dust in the wind de la poussière dans le vent
Everything is dust in the wind Chaque chose n'est que de la poussière dans le vent
The wind… le vent...

Lien : https://notre-jardin-des-liv..
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blandine5674
  16 octobre 2021
Qu'il est bon de se plonger dans l'écriture d'un grand romancier qui sait mêler romance et historique d'un pays ! Un gros travail qui ne peut que forcer le respect du lecteur. Il nous fait entrer dans chacun des personnages, nous donnant la sensation de les connaître réellement. Idem avec des animaux comme le chien et surtout cette scène magnifique avec un cheval. C'est Cuba qui domine tout. L'énorme crise économique des années 1990 fait fuir des milliers de cubains en radeaux. Parmi eux des membres du Clan comme se sont appelés ce groupe d'amis dont les destins seront bien différents aux quatre coins du monde, tel des poussières, après cet exil forcé. C'est le jeune couple qui se forme et une photo qui va faire ressurgir les mystères du passé, en autre le suicide de Walter et la disparition brusque de Loreta alias Elisa, enceinte mais de qui, puisque son mari est stérile ?
Je remercie Masse Critique et Bookycooky. le hasard a fait qu'elle était en cours de lecture de celui-ci et que je lui ai demandé son avis pour postuler.
Le titre aurait pu être : « - Mais qu'est-ce qui nous est arrivé ? »
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dannso
  17 novembre 2021
Poussière dans le vent fait pour moi partie de ces livres, dont j'ai ralenti la lecture des derniers chapitres, pour prolonger le plaisir. Et, là cette dernière page refermée, je me sens orpheline. Orpheline de ces hommes et de ces femmes qui m'ont accompagnée pendant quelques jours, des émotions incroyables ressenties à leurs côtés, de cette île au destin tragique, de ces cubains qui ont du mal à vivre bien, que ce soit sur leur ile ou dans leur exil.
Alchimie parfaite entre destins individuels et L Histoire avec un grand H, ce livre nous raconte la vie d'un groupe d'amis, le Clan. Ils se sont connus pendant leur enfance, ou un peu plus tard. Leurs vies vont prendre des directions très différentes, certains vont quitter l'ile vers l'Amérique ou l'Europe, d'autres vont y rester, essayant de survivre tant bien que mal, aidés par les subsides que leur envoient ceux qui sont partis.
2014 : le roman débute par la rencontre de Marcos et d'Adela. Marcos est un des nombreux cubains ayant choisi l'exil, c'est le fils de deux membres du Clan. Adela est américaine, fille d'un réfugié argentin et d'une exilée cubaine. Sa mère a complètement coupé les ponts avec son ile de naissance et Adela (par réaction ?) en a fait le sujet des ses études. Quelle n'est pas sa surprise de reconnaitre sa mère sur une photo de groupe, publiée par la mère de Marcos. Mais cette femme s'appelle Élisa, et non Loreta comme sa mère. Adela va vouloir comprendre.
L'auteur reprend ensuite à partir de l'époque de la photo (1990) l'histoire des membres du Clan. En 1990, peu après la prise de la photo, deux évènements vont secouer le groupe. L'un se suicide, une autre cette Élisa disparait. Et ces deux épisodes vont influencer directement sur la destinée de chacun d'entre eux. Les parties successives du roman vont s'attacher plus particulièrement à l'un d'entre eux et à son histoire, mais aussi à l'histoire d'Adela dont l'origine est brutalement remise en cause.
C'est un roman riche, foisonnant, qui à travers les destins de quelques personnes nous montre les conditions de vie à Cuba au cours des dernières décennies, comment le déclin des état communistes en Europe a fait de cette ile un pays perdu, où trouver à manger était un problème, où les magasins étaient souvent vides, où les communications étaient restreintes, un pays qui restait communiste envers et contre tous, un pays qu'on pouvait difficilement quitter, et dans lequel une fois parti il était compliqué de revenir, un pays où l'état et la police créait un climat de peur, où tout un chacun pouvait se croire espionné.
Le thème de l'exil est abordé à de nombreuses reprises par l'auteur, expliquant la difficulté de l'exilé à reconstruire une vie, pas tant sur le plan matériel, que sur le problème de l'appartenance. Comme le dit l'un de ces exilés « nous ne sommes dans la mémoire de personne et personne n'est dans notre mémoire à nous ». Même ceux qui ont le mieux réussi dans l'exil, ne se remettront jamais complètement de leur départ « cette chaleur n'était pas sa chaleur, ses nouveaux amis étaient seulement cela, des nouveaux amis, et non ses amis, ce qu'il avait perdu était irrécupérable ».
J'ai appris beaucoup de choses pendant cette lecture. J'ai surtout aimé ces hommes et ces femmes, j'ai ressenti leurs émotions, la force de l'amitié qui les lie malgré les aléas de la vie et la distance géographique imposée par l'exil. Je les quitte à regret.
« Pour Clara, bordel de merde ! parvint à crier Bernardo.
- Pour Clara ! lui répondirent les autres, qui furent encore capables de sourire et de boire, avant que certains d'entre eux, Irving en tête, ne se mettent à pleurer quand Ramsés, comme vingt-cinq ans plus tôt, mit la chanson de Kansas qu'aimait tant Bernardo et qui leur rappelait ce qu'ils étaient tous, ce qu'était toute la vie : Dust in the wind. »
Merci infiniment aux éditions Metailié pour ce partage #Poussièredanslevent #NetGalleyFrance
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critiques presse (3)
LePoint   19 janvier 2022
Dans ses pages, la sensualité, comme l’amour des nourritures terrestres, tient une place délectable. « Faire souffrir les personnages tout le temps, c’est bon pour Dostoïevski, pas pour un écrivain cubain ! » Avant d’être perdu, tous les paradis ont eu le goût du bonheur. Et à Cuba peut-être plus qu’ailleurs.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaLibreBelgique   10 septembre 2021
Padura maîtrise l'art de l'intrigue et sait y faire pour mener l'enquête.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   06 septembre 2021
Le romancier signe un nouvel excellent roman, où se lit en creux un demi-siècle d’histoire cubaine.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (88) Voir plus Ajouter une citation
FandolFandol   23 juin 2022
Darío était parti sans faire d’adieux festifs, dissimulant tant bien que mal le poids de l’excitation et de la peur qui le tenaillaient, le terrassaient presque, lui le fugitif qu’il assumait d’être et l'était bel et bien.
(page 332)
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FandolFandol   22 juin 2022
Comme le temps était la seule chose dont ils disposaient, parvenus au bout de l’ivresse, ils s’installèrent sur les lits, les canapés et les coussins pour dormir en cuvant l’alcool, les plaintes et les joies qui, malgré tout, les ramenaient à leur jeunesse en voie de dissolution et à leur capacité de résistance.
(page 299)
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FandolFandol   19 juin 2022
Chaque fois qu’il le pouvait, Horacio assassinait le temps, qui pour lui aussi avait augmenté depuis qu’il était docteur en sciences physiques, en allant s’asseoir sur le muret du Malecón pour regarder la mer et, si ses neurones se réveillaient, réfléchir. Il contemplait la mer et il se demandait si les flots bleus avaient toujours la même couleur, la même densité et la même composition que trois ou quatre ans plus tôt, ou trois ou quatre siècles plus tôt. La masse liquide semblait incontestablement plus impénétrable, augmentant la sensation d’enfermement, de condamnation, d’asphyxie : l’évidence d’un prodigieux changement physique et chimique, ou la preuve d’une insurmontable insularité légale, géographique et spirituelle.
(page 96)
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FandolFandol   17 juin 2022
- Vous, les Argentins quand vous vous rencontrez… vous devenez encore plus argentins, non ?
- C’est une tare nationale. Et il faut faire gaffe, parce que la seconde personne qu’un Argentin a envie de faire chier, c’est toujours un autre Argentin. La première, c’est un Uruguayen.
(page 258-259)
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FandolFandol   14 juin 2022
Autour de lui, pendant ce temps, l’entreprise de démolition se poursuivait jour après jour à un rythme de plus en plus accéléré et le pays se retrouvait sans alliés politiques mais surtout sans nourriture, sans pétrole, sans transport, sans électricité, sans médicaments, sans papier et même sans cigarettes et sans rhum, et l’on décrétait l’arrivée d’un nouveau moment historique qui par un aimable euphémisme fut baptisé « Période spéciale en temps de paix ».
(pages 196-197)
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