AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 287929617X
Éditeur : Editions de l'Olivier (21/08/2008)

Note moyenne : 3.04/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Virgile a l'habitude d'être délaissé par les femmes qu'il aime, c'est même une "certitude plus grande que la gravitation". Mais cette fois, il s'apprête à vivre une expérience autrement plus déconcertante : de retour chez lui après une journée de bureau, il trouve sur son répondeur un message de Clara lui annoncant qu'elle le quitte. Or, il n'a aucun souvenir de cette dénommée Clara. Il cherche en vain une explication satisfaisante et finit par prendre une décision ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Renatan
  07 septembre 2017
Si le premier roman que j'ai lu précédemment de Martin Page, «Comment je suis devenu stupide», est à mourir de rire, en dépit d'une empreinte philosophique dense qui ne lâche pas le lecteur du début à la fin, dans celui-ci, malgré l'absurdité des situations, nous sommes immergés par de tout aussi profondes réflexions, mais portant ici sur le malentendu amoureux. L'histoire prendra naissance à travers le personnage de Virgile, qui, rentrant un soir du travail, vivra une expérience plutôt déconcertante! Un message lui aura été laissé sur son répondeur: «C'est Clara. Je suis désolée, mais je préfère qu'on arrête là. Je te quitte, Virgile». Seulement, cette Clara lui est inconnue...
 
Pour donner un sens à sa vie et se découvrir comme être humain et homme, Virgile vivra dans le fantasme de cet amour qu'il n'a pas connu, jusqu'à souffrir de l'absence de cette Clara et désirer la «reconquérir». Un processus psychologique malsain se mettra en marche: désirer être quitté avant même toute forme de relation, dans le seul but de confirmer sa solitude. Mais je préfère ne pas en dire davantage sur leur destin, ce serait déjà trop en dévoiler...
 
S'ensuivra donc une prise de conscience, chez Virgile, des rapports hommes-femmes. de plus, ce nouvel «amour» générera des sentiments nouveaux en lui: la colère, la déception, l'euphorie, etc... Il s'interrogera également sur l'influence de l'enfance sur la vie sentimentale et sur l'image projetée de l'homme qu'il est devenu, celui perpétuellement insatisfait, se plaignant sans cesse, ne se remettant jamais en question. L'auteur, à cet effet, dira que «quand nous rêvons à notre partenaire idéal, nous nous dépeignons sans les manques, ni les faiblesses». Il ajoutera quSi le premier roman que j'ai lu précédemment de Martin Page, «Comment je suis devenu stupide», est à mourir de rire, en dépit d'une empreinte philosophique dense qui ne lâche pas le lecteur du début à la fin, dans celui-ci, malgré l'absurdité des situations, nous sommes immergés par de tout aussi profondes réflexions, mais portant ici sur le malentendu amoureux. L'histoire prendra naissance à travers le personnage de Virgile, qui, rentrant un soir du travail, vivra une expérience plutôt déconcertante! Un message lui aura été laissé sur son répondeur: «C'est Clara. Je suis désolée, mais je préfère qu'on arrête là. Je te quitte, Virgile». Seulement, cette Clara lui est inconnue...
 
Pour donner un sens à sa vie et se découvrir comme être humain et homme, Virgile vivra dans le fantasme de cet amour qu'il n'a pas connu, jusqu'à souffrir de l'absence de cette Clara et désirer la «reconquérir». Un processus psychologique malsain se mettra en marche: désirer être quitté avant même toute forme de relation, dans le seul but de confirmer sa solitude. Mais je préfère ne pas en dire davantage sur leur destin, ce serait déjà trop en dévoiler...
 
S'ensuivra donc une prise de conscience, chez Virgile, des rapports hommes-femmes. de plus, ce nouvel «amour» générera des sentiments nouveaux en lui: la colère, la déception, l'euphorie, etc... Il s'interrogera également sur l'influence de l'enfance sur la vie sentimentale et sur l'image projetée de l'homme qu'il est devenu, celui perpétuellement insatisfait, se plaignant sans cesse, ne se remettant jamais en question. L'auteur, à cet effet, dira que «quand nous rêvons à notre partenaire idéal, nous nous dépeignons sans les manques, ni les faiblesses». Il ajoutera que le couple est confronté à trois malentendus: «la rencontre, la relation et la séparation», et que l'amour est impossible, qu'il mène inévitablement à la perte. Vision sans doute pessimiste, penserez-vous comme moi, mais je crois que l'auteur ne cherche qu'à nous faire réfléchir aux obstacles et défis du couple.
 
Une phrase m'aura particulièrement marquée et laissée songeuse. Et je vous laisse ici sur ces mots: «Nous tombons amoureux pour avoir des souvenirs, des lettres, une collection de sensations, de nouvelles couleurs dans nos iris. Il n'y a pas de différences entre l'amour et les voyages, car nous en revenons toujours». C'est fort... vous ne trouvez pas? Je vous entends penser jusqu'ici... Un livre à découvrir, passionnément, pour ceux et celles qui sont prêts(es) à se remettre en question :)
Lien : http://www.lamarreedesmots.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
CelineGe
  21 juin 2013
C'est l'idée de départ qui m'a attirée dans ce roman.
Un homme découvre sur son répondeur le message d'une femme. Elle lui annonce qu'elle le quitte. le hic, c'est qu'il ne la connaît pas du tout.
Cet homme, c'est Virgile, un trentenaire parisien, qui travaille dans une agence de pub. Célibataire, hypocondriaque, sarcastique et fantaisiste, il vit dans un immeuble de passe. Jusqu'à présent, ses relations amoureuses tragi-comiques ont toutes tournées court. Cette énigmatique Clara, la femme du répondeur, semble en être une de plus.
Pourquoi Virgile ne se souvient-il pas d'elle ? Il ne s'agit pas d'un canular, il est en sûr.

Son premier réflexe est de se précipiter chez la psy qui soigne sa dépression chronique 3 fois par semaine et d'aller subir une batterie d'examen médicaux. Il se croit atteint d'une maladie, incurable qui plus est.
À Armelle, sa meilleure amie, il confie l'étrange et inquiétante situation mais avec ses autres connaissances, il joue le pauvre homme qui vient effectivement de se faire plaquer.
C'est bien écrit et j'ai d'ailleurs noté plusieurs passages qui m'ont plu, le genre de ceux que l'on lit et dont on se dit aussitôt après que c'est exactement ce que l'on pense aussi.
Mais, et gros mais, je n'ai pas trouvé le personnage de Virgile attachant.
Il veut à tout prix avoir une vie normale, lui, l'enfant de saltimbanques qui a passé son enfance sur les routes.
Par peur de prendre des risques, il se complaît dans une vie sans surprises mais qu'il tient sous contrôle.
Il va même jusqu'à refuser une promotion à son travail par peur de bouleverser son petit traintrain !
Un personnage à ne rien y comprendre !
La mystérieuse Clara va venir bouleverser cet équilibre...
Au début, j'y croyais beaucoup. Je pensais qu'il allait se passer quelque-chose dans ce livre.
Virgile déclare à ses amies qu'il veut comprendre pourquoi Clara l'a quitté.
Le lecteur ne peut s'empêcher de se faire la remarque que le plus urgent serait de chercher à comprendre pourquoi il ne se souvient pas de la jeune femme ! Comme le lui fait d'ailleurs judicieusement remarquer son amie Armelle à la p. 124 (ah, enfin une personne qui semble raisonner logiquement !)
Extrait p. 124 :
"- Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée de rechercher Clara, dit-elle enfin. Tu devrais te soucier de savoir pourquoi tu ne te souviens pas d'elle, et non pas pourquoi elle a agi comme elle a agi. le vrai mystère, c'est ton amnésie. Comment se fait-il que tu aies oublié votre rencontre lors de cette fête ?"
Il se met plus ou moins en quête de retrouver cette personne, glane quelques minces informations petit à petit et un jeu de piste semble se dessiner tranquillement. Et là, on se dit chouette, il va y avoir de l'action, on va avoir des réponses.
Virgile se retrouve même à quelques instants de pouvoir la rencontrer. le plus grand moment de suspense du livre !
Et bien non, bizarrement, il semble ne plus y trouver aucun intérêt. Il s'en va et repousse ainsi une possible rencontre.
Clara a désormais perdu son mystérieux attrait mais elle lui a permis, tout à fait indirectement, de donner un coup de pied dans ses « conceptions dépassées et pathologiques » (p. 178)
Et c'est la morale de l'histoire.
J'ai été déçue par la fin et ça n'a pas vraiment été une surprise.
On n'en sait pas plus au bout des 179 pages, si ce n'est que le Virgile se sent un autre homme !
Tant mieux pour lui s'il a l'impression d'avoir avancé dans sa vie mais le lecteur, lui, a fait du surplace.
Bref, le personnage est finalement très étrange, avec des réactions aux antipodes du commun des mortels. La raison principale qui fait que beaucoup de lecteurs (et je pense à plusieurs critiques que j'ai pu trouver sur le net) n'ont pas trouvé leur compte dans cette histoire.
Vous l'avez compris, je n'ai pas vraiment adhéré à la particularité de cette histoire.
Quant à la « peut-être histoire d'amour », je n'en ai pas vu l'ombre d'un pouce.

Lien : http://linecesurinternet.blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Ellana1978
  27 janvier 2016
Il faut bien l'avouer, Martin Page a souvent de bonnes idées. Ses personnages principaux sont toujours décalés et ses situations de départ plutôt originales. Dans Comment je suis devenu stupide, Antoine décide de devenir alcoolique avec méthode et documentation, afin de se sentir enfin appartenir à la société. Même s'il est bon sur la théorie, il échoue lamentablement sur la pratique, notre anti-héros ne tenant pas l'alcool ! Dans Une parfaite journée parfaite, un homme passe ses journées à se suicider de toutes les manières possibles (pendaison dans l'ascenseur surchargé, overdose de barbituriques, immolation, etc.) et reprend son train train quotidien comme si de rien n'était. Cependant l'imagination ne suffit pas à faire un bon roman, et Martin Page a du mal à construire son propos, tenir sur la longueur et surtout aller jusqu'au bout.
Cette fois encore, l'idée d'une histoire d'amour qui commencerait par une rupture avec une inconnue éveille franchement la curiosité, et l'on se demande avec impatience où l'auteur va nous mener. Mais l'on ne va pas bien loin, juste à la surface et on lutte même un peu pour ne pas fermer le roman avant la dernière page. Or comme d'habitude il n'y a pas de fin, juste quelques potentialités esquissées, jamais développées. On pourra me répliquer que l'important c'est justement l'horizon des possibles, sentir que l'on peut tout changer, se sentir vivant. Si Martin Page avait du style, je serai d'accord, mais ce n'est pas le cas. A l'arrivée, j'ai malheureusement l'impression d'avoir lu de la littérature pour trentenaire intello-bobo-urbain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Ziliz
  01 août 2011
J'appréciais beaucoup Woody Allen et son côté pauvre type rongé par le doute, la culpabilité... à une époque (fort lointaine).
J'aime toujours les losers angoissés dans les films, les romans, les BD (cf. Marco), ceux qui souffrent, qui morflent vraiment. Mais les poseurs qui pratiquent la m*sturbation intello-nombriliste-hypocondriaque effrénée m'agacent très vite, désormais. Virgile est de ceux-là. Jeune nanti bossant dans la pub, il reçoit sur son portable un message de rupture de Clara. le choc est rude... Et pourtant il n'existe pas de Clara, ni dans ses proches, ni dans ses aventures amoureuses passées. Et c'est parti pour la tournée psy, médecins spécialistes, scanners (dégénérescence responsable d'une amnésie ?), confidences plaintives aux copines, auto-apitoiement...
Voilà donc une histoire de trentenaire mal dans sa peau, mais l'individu s'avère beaucoup trop centré sur sa petite personne pour être sympathique. On est loin des crises d'angoisses invalidantes de Marco (Le combat ordinaire) si émouvantes. de bonnes idées m'ont interpellée, fait sourire. Mais soit j'ai passé l'âge, soit je me suis lassée des romans/films sur le sujet, je me suis globalement bien ennuyée entre ces pages, heureusement que le récit était bref.
J'avais préféré 'Comment je suis devenu stupide', malgré la fin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Zazette97
  28 août 2011
Publié en 2008, "Peut-être une histoire d'amour" est le 5ème roman de l'écrivain français Martin Page, également auteur de "Comment je suis devenu stupide" ou encore d'"Une parfaite journée parfaite".
Trentenaire désabusé, Virgile partage son temps entre son boulot - copywriter en agence de pub -, ses amies célibataires à temps partiel et sa psy qui suit patiemment ses déboires existentiels et sentimentaux depuis 5 ans.
Un jour, en rentrant du boulot, Virgile découvre un curieux message sur son répondeur téléphonique. Une certaine Clara lui annonce qu'elle met fin à leur relation.
Chose étrange, Virgile ne connaît aucune femme de ce nom-là.
Déconcerté par cette non-histoire d'amour, celui-ci se met alors en tête de retrouver la mystérieuse Clara...
" Dans la vie, nous naviguons entre les douleurs que l'on nous fait et celles que nous nous faisons nous-mêmes.
Un jour, nous nous apercevons que ce sont les mêmes." p.122

J'aurais aimé vous revenir avec un coup de coeur ou au moins une belle découverte mais ce ne sera hélas pas le cas.
J'ai passé quelques heures en compagnie de Virgile, un homme pétri de névroses en tous genres, dépourvu d'ambition et totalement égocentré. Pas attachant pour un sou.
Un personnage qui déguise son mal-être intérieur derrière une bonne dose de cynisme et qui m'a beaucoup fait penser, jusque dans le choix du prénom, à Octave Parango, héros du roman 99 francs (même campagne sur le yaourt, même vision désabusée du métier, enlevez la drogue et le sexe et vous y êtes).
Fataliste, sans cesse repoussé par les femmes, il ne se pose jamais les bonnes questions et excelle à critiquer l'amour et le couple au lieu de ré-examiner la façon dont il y prend part.
" Il existe un parallèle troublant entre le développement du tourisme et la multiplication des histoires sentimentales.
Nous aimons comme nous voyageons, pour de courtes périodes et suivant des circuits organisés.
Nous tombons amoureux pour avoir des souvenirs, des lettres, une collection de sensations, de nouvelles couleurs dans nos iris; pour pouvoir en parler au bureau, à nos amis, à notre psy.
Il n'y a pas de différence entre l'amour et les voyages, car nous en revenons toujours." p.115

J'ai trouvé les personnages secondaires bobo-parisiens très caricaturaux, de la psy blasée à l'amie lesbienne déjantée branchée sur les sciences occultes. Les discussions amorcées avec Virgile m'ont semblé plates et superficielles.
Le style s'est avéré sans surprises. Quelques touches d'humour tout au plus s'intercalent dans ce récit lisse qui m'a fait bailler d'ennui.
Je trouvais l'idée de départ sympathique mais la façon dont elle est déclinée frise l'absurde.
Bref, un roman beaucoup trop mou du genou à mon goût, habité par des personnages insipides et inintéressants.
J'ai souri lorsque Armelle adresse ce conseil à Virgile : "Quitte-toi toi-même, ne délègue pas aux autres".
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
MiaMia   25 septembre 2008
Il existe un parallèle troublant entre le développement du tourisme et la multiplication des histoires sentimentales. Nous aimons comme nous voyageons, pour de courtes périodes et suivant des circuits organisés. Nous tombons amoureux pour avoir des souvenirs, des lettres, une collection de sensations, de nouvelles couleurs dans nos iris; pour pouvoir en parler au bureau, à nos amis, à notre psy. Il n'y a pas de différence entre l'amour et les voyages, car nous en revenons toujours.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
line70line70   25 mars 2011
L'être humain obéit pour ne pas mourir. C'est le théorème de l'enfant sage : si tu es sage, tu auras de bonnes notes, un métier, une maison, une femme, et ni toi ni aucun de ceux que tu aimes ne mourra. On finit par découvrir que c'est de la foutaise, mais ça marche sacrément longtemps.
Commenter  J’apprécie          40
lilylitbloglilylitblog   21 mai 2016
Quand on a connu le désert culturel, humain et esthétique des petites villes de banlieue et de province, Paris est une oasis. Il faut ne pas avoir grandi à Paris pour être amoureux de cette ville, comme il faut avoir été pauvre pour apprécier la valeur de l'argent.
Commenter  J’apprécie          30
namelessnameless   03 septembre 2013
Il n'y a qu'un seul moyen pour ne jamais risquer de perdre ceux que nous pourrions aimer. C'est de ne pas les laisser entrer dans notre vie.
Commenter  J’apprécie          60
hellza24hellza24   19 juin 2016
Virgile était persuadé que les êtres humains sortaient ensemble, se mariaient, achetaient de nouveaux appareils électroniques et avaient des enfants, uniquement pour se fournir en sujets de tête-à-tête.Au fond, Virgile aimait surtout parler de la conversation elle-même, de ses libertés et de ses limites.Il aimait aussi se taire et observer ce que la personne en face de lui faisait de son silence; si elle en prenait sinon ou si elle se hâtait de le déchiqueter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Martin Page (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Martin Page
Martin Page, auteur du roman : "Le garçon de toutes les couleurs"
autres livres classés : trentenairesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Plus tard, je serais moi

Qui est le personnage principal dans ce livre ?

Verane
Selena

10 questions
3 lecteurs ont répondu
Thème : Plus tard, je serai moi de Martin PageCréer un quiz sur ce livre
.. ..