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ISBN : 2757813897
Éditeur : Points (14/01/2010)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 79 notes)
Résumé :
Disons que c'est l'histoire de la journée d'un homme dont la principale occupation est de se suicider avec entrain. Du lever au coucher, dans son immeuble, dans la rue, à son travail, à l'enterrement de ses amis... En fait tout irait à peu près bien si son médecin ne venait de lui annoncer qu'un requin nage dans son corps. Heureusement, pour lui changer les idées, un quatuor de Mexicains apparaît régulièrement pour lui interpréter une chanson. L'auteur sait parfaite... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
latina
  15 septembre 2014
Comment passer ses vacances dans un ascenseur ?
Comment survivre à l'ennui au boulot ?
Comment faire face au désespoir de la vie en solitaire ?
Comment faire semblant de s'intégrer à la vie sociale en privilégiant sa vie intérieure ?
Ce roman vous en montrera tous les trucs !
Le narrateur, 25 ans, rebelle à toute forme de servitude intellectuelle et sociale, mène une vie apparemment sans histoire, bien gentille, bien dans le rang... Eh bien, si on s'imaginait ce qu'il se passe dans sa tête, tout le monde tomberait des nues, à commencer par ses voisins de palier, en passant par ses collègues et ses amis (oh, le passage sur les anciens amis... !).
Il a une imagination débordante, car pour lui, seule la fiction peut le sauver de la négativité ambiante. Et nous assistons, interloqués, à ses délires à chaque minute de sa vie, y compris à ses idées de suicide, qu'il ne mettra jamais en pratique. Délires qui sont de belles métaphores d'ailleurs, comme ce requin qui a élu domicile dans son corps et qui le bouffe de l'intérieur.
C'est marrant, c'est même glaçant à certains moments, mais heureusement que c'est court. Car cet hurluberlu nous mène tellement en bateau qu'on se noierait vite dans l'océan de ses élucubrations déjantées.
A moins que...un psychiatre ne se mette à analyser le foisonnement de ses constructions imagées ou imaginaires...Là, il y aurait peut-être de belles découvertes sur le cerveau d'un être humain proche de l'implosion.
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zazy
  01 août 2012
« le radio-réveil s'allume deux minutes avant le journal du matin. C'est une vieille habitude, cela me laisse le temps de m'asseoir sur le bord de mon lit, d'ouvrir le tiroir de ma table de nuit et d'en sortir le 357 Magnum chargé que j'ai soigneusement préparé la veille avant de m'endormir. Je laisse tomber un comprimé d'aspirine effervescent dans le verre d'eau posé près de ma lampe de chevet. le comprimé se dilue dans un frétillement de bulles ; je vide la moitié du verre en une seule gorgée. Je mets le canon argenté du revolver dans ma bouche et j'appuie sur la détente. Ma tête explose ; des dizaines de petits morceaux d'os s'incrustent dans les murs du papier peint bleu sombre constellé d'étoiles que j'ai posé l'été dernier ; un bout de mon hypophyse atterrit dans le verre ; le sang nettoie ma chambre d'une propreté rouge. Quitte à perdre quelques minutes de sommeil, je préfère me tuer avant les informations. Après, ça va mieux. »
Le ton est donné, il va falloir s'y faire et…. Pas besoin de pistolet sur la tempe pour apprécier.
IL, puisqu'il n'a même pas de nom, anonyme chez les anonymes, vit seul dans un appartement aseptisé qu'il « retapisse » à sa façon ….. « J'ai toujours la même surprise en m'apercevant qu'il n'y a personne pour m'aimer et me trahir
« Il y a des anniversaires de mariage et de rencontre amoureuse : c'est charmant ces cadeaux, ce gâteau. Il y a aussi des anniversaires quotidiens de célibat : c'est charmant ces riens, ce rien. »
Son travail lambda ne lui procure aucun plaisir : « Je m'emballe dans mon costume de travail. La cravate est le ruban du paquet cadeau que j'offre chaque jour au capitalisme mondial. C'est très frustrant car je suis un cadeau que personne ne déballe »
Nous avons droit à une réflexion sur l'eugénisme industriel concernant le carrelage. Moi qui n'avais jamais envisagé la chose, je vais surveiller le carreleur lorsqu'il viendra poser la faïence dans ma nouvelle salle de bains ! Il faut ABSOLUMENT faire quelque chose !!!!
La complainte du grille-pain, la théorie sur la terre ronde, y aviez-vous pensé…… LUI, oui.
Lorsque vous allez aux toilettes, vous pouvez avoir une conversation avec vous-même tranquillement. LUI, non, les siennes sont hantées et il écoute Clinton préparant ses discours
« le pantalon baissé, j'ai bien été obligé de l'admettre le personne qui parle à l'autre bout du tuyau, c'est le président des Etats-Unis. »
Son toubib lui découvre une maladie, ou plutôt, un parasite interne. Un grand requin blanc l'habite, cause de ses vives douleurs. Pensez, lorsqu'il bouge, l'aileron, les grosses dents…. Lui touillent les intestins !
Pour la médicamentation, ça se déguste !!
Et les morceaux de bravoure publicitaire qui ponctuent certains chapitres : un régal
Ce bouquin est de la dynamite en page, de la poésie en absurdité !
Sous de belles phrases, de bons mots, Martin Page parle de la solitude du travailleur trentenaire, solitaire dans une société dirigée par l'apparence, du stress…. Mais IL a un jardin secret et quel jardin, ainsi qu'un orchestre de musiciens mexicains, quoi de plus normal !!!
J'ai vraiment adoré le ton pince-sans-rire, les bons mots, les phrases où l'absurde se dispute à la poésie.
En nous parlant de phantasmes de tentatives de suicide, Martin Page nous montre son comparse essayant, à tout prix, de vivre, de survivre dans ce monde de requins (ils ne sont pas qu'à l'intérieur de LUI). Et si le plus dangereux n'était pas de se suicider mais d'essayer de vivre en société ?
Je vais acheter d'autres ouvrages de cet auteur, j'adore cet humour sarcastique.

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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Tamara
  06 septembre 2010
Envie d'un petit livre drôle et décalé pour l'été ? Je vous suggère de passer Une parfaite journée parfaite (titre inspiré de la chanson de Lou Reed, A perfect day) avec le narrateur dépressif de Martin Page. Sourires garantis !
Cet homme, dont on ne sait pas grand-chose à part qu'il a la cinquantaine et vit seul, nous décrit sa vie – d'une triste banalité – avec un humour noir décapant que j'adore. Attention, il ne se met aucune barrière et ce genre d'humour peut sans doute heurter la sensibilité de certains. Ainsi, lorsqu'il se rend chez son médecin :
“- Vous voyez là ? dit-il en pointant une énorme forme dans mon corps.
- C'est un cancer ?
Ca m'aurait embêté d'avoir un cancer : un collègue venait de nous annoncer qu'il souffrait d'un cancer des poumons. Il y a une telle compétition que tout le monde aurait pensé que je le copiais. Cela aurait été très gênant, comme de s'apercevoir au bal costumé de fin d'année que quelqu'un d'autre a aussi eu l'idée de se déguiser en Batman.” (extrait p. 26)
Et encore, un passage qui fait mon bonheur :
“J'ai décidé d'arrêter de fumer. Cela est d'autant plus facile que je n'ai jamais commencé. Mais il est bien vu d'arrêter de fumer, car c'est le signe d'une grande volonté, d'une attention à sa santé et une preuve de respect à l'égard de son entourage, j'ai déclaré que j'arrêtais de fumer. La direction a félicité mon courage.
IL vaut mieux être un fumeur repenti ou repentant qu'un non-fumeur. Un non-fumeur, personne ne remarque son exploit de n'avoir jamais commencé, et il n'arrête pas de se plaindre de la fumée, il éternue, enfin, c'est un vrai rabat-joie. le fumeur qui veut arrêter est un héros.” (extrait p. 65)
Comme l'auteur s'est fendu d'une postface, je serais bien bête de ne pas citer son auto-analyse : “Une parfaite journée parfaite est un roman sur le désespoir mais aussi sur les mécanismes compensatoires à mettre en oeuvre pour ne pas sombrer : la création, l'humour et la musique.”
L'avis de : Cathulu (qui, je m'en suis rendue compte après-coup, a aussi repris l'explication de texte de l'auteur… les grands esprits paresseux se rencontrent ! ).
Du même auteur, j'avais déjà grandement apprécié son premier roman : Comment je suis devenu stupide.
Lien : http://www.tamaculture.com/i..
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liliba
  16 août 2011
Si vous ne savez pas quoi faire de vos journées, et si la vie vous parait terne et sans intérêt, vous pouvez suivre l'exemple du héros (ou anti-héros, plutôt !) de ce roman et tenter de mettre fin à vos jours.

Mais attention ! Se suicider n'est pas aussi simple que l'on croit et peut même devenir une occupation très prenante : entre la mise au point de la chaise électrique, le dosage du cocktail d'anti-dépresseurs, les mines anti-personnel à cacher sous les carreaux de la salle de bain, les différentes façons de réussir une bonne noyade ou une pendaison, cela prend du temps, et même toutes les journées et une bonne partie des nuits...

Moi qui aime pourtant vraiment l'humour au second degré et les histoires un peu (beaucoup) déjantées, je n'ai pas du tout accroché à celle-ci. le début m'a certes bien amusée, mais l'accumulation m'a vite lassée... Et puis, même si on sait que c'est de l'humour noir, ce pauvre homme m'a fait pitié et la critique de la société que l'on comprend à travers ses actes m'a fait réfléchir. Car tout y est : le chômage, la solitude, le stress et l'anonymat, l'incapacité à communiquer... et c'est absolument navrant, car si vrai... Ce pauvre type a besoin d'un bon psy et vite, et après quelques pages, je n'ai plus osé rire de lui...

Voilà donc une énorme déception pour un roman dont j'attendais beaucoup de plaisir... Dommage !

De plus, je n'ai pas du tout, mais pas du tout compris ce que Clinton venait faire dans l'histoire, peut-être pourriez-vous éclairer ma lanterne ? L'histoire du requin qui le dévore de l'intérieur m'a, elle, fait penser au roman Et dormir comme un requin dans l'ombre, de Steven Hall, un livre étrange, totalement déjanté et dérangeant, mais que j'avais adoré...

Lien : http://liliba.canalblog.com/..
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moncoinlivresque
  09 mars 2016
Il est toujours très difficile de donner un avis sur un livre qui ne nous a pas du tout plu...J'ai beaucoup de mal à critiquer de manière négative le travail d'un auteur...pourtant, cette lecture ne m'a pas convaincue du tout...et j'en suis la première attristée.
A vrai dire, le résumé, très intriguant, avait tout pour plaire. Un homme tente par tous les moyens de mettre fin à ses jours...mais la vie qui le pèse paradoxalement, s'avère plus difficile à quitter que prévu...
Je m'imaginais donc une histoire loufoque, drôle à souhaits, piquante et marquante...à dire vrai...marquante elle l'est mais pas dans le bon sens du terme !
Je déteste abandonner une lecture...mais là je n'ai pas pu faire autrement tant cette lecture a été déstabilisante, pesante, difficile... J'ai eu l'impression de me promener dans un livre sans queue ni tête. Je n'ai rien compris de cette histoire (très courte) qui semblait pourtant bien partie. le lecteur ne sait jamais si ce qu'il lit est réel ou pas, ni même où il est et ce qui se passe réellement sous ses yeux...Perdus dans le cerveau d'un fou qui n'en est pourtant pas un...nous avançons à tâtons sans rien saisir de ce qui nous entoure...
Quel mauvais ressenti...j'ai un goût amer dans la bouche...un goût d'inachevé et une frustration telle que plusieurs jours après ma lecture je n'en reviens toujours pas.
J'en suis même arrivée à me remettre en question... Qu'est ce que j'ai pu louper ? Ai-je été trop vite ? Suis-je passée à côté de quelque chose ?
NON...en réalité, le soucis réside dans la construction du personnage central de cette histoire et dans sa narration même. Je n'avais aucun point d'ancrage, aucun moyen de poser une fois pour toute mes pieds au sol...d'analyser mon ressenti du moment. J'avais sans cesse l'impression de me retrouver dans une brume, dense et infinie.
Martin Page n'écrit pas mal, au contraire, mais je n'ai pas accroché à son style, trop lourd en réalité. Cette histoire ne m'a pas touché, ne m'a pas fait rire et m'a tout simplement perdue.
J'étais pourtant tellement emballée en lisant le résumé...tellement impatiente de découvrir "Une parfaite journée parfaite". Je m'attendais à du rocambolesque, à du bon cynisme et à beaucoup de second degrés... Au final j'ai eu envie de m'arracher les cheveux tant j'étais perdue de chez perdue et frustrée...cette suite de situations incompréhensibles finissaient même par m'exaspérer.
En conclusion : Je ne peux pas ne pas recommander cette lecture puisque mon ressenti est vraiment très personnel pour le coup...quelqu'un d'autre saisira peut être davantage l'intérêt de ce livre...ou l'appréciera tout simplement...
Je vais donc me contenter de dire que "Une parfaite journée parfaite" ne m'a pas convaincue. Cela n'a pas été un coup de coeur et le temps m'a semblé long . Dépitée d'avoir du abandonner ma lecture, je rouvrirai peut-être ce livre un jour prochain...histoire de confirmer ou pas ma déception du moment !
Lien : http://moncoinlivresque.over..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
FlorelFlorel   10 mai 2010
" Je rentre chez moi. Il y a du bruit dans la chambre. Le Désespoir et la Solitude baisent dans mon lit, sans capote bien sûr. Ils vont encore me faire une tripotée de mômes. J'espère qu'ils ne vont pas choper une maladie.

J'ouvre le frigo pour prendre une bière. Plus rien. Pourtant, j'ai fait les courses hier. J'entends un pshitt, je me retourne et je vois l'Angoisse qui siffle ma dernière bière. Elle rote et balance la bouteille dans un coin de la cuisine. "
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EdlihtamEdlihtam   01 mai 2013
Mon premier grille-pain a vécu un an et six mois. Je ne suis pas une brute, je n'y fais pas griller des bouteilles en plastique ou des pneus de tracteur, je m'en sers normalement, pourtant il n'a pas eu le temps de vieillir, il s'est cassé encore neuf. Si les grille-pain avaient existé au Moyen-Age, les gens les auraient gardés toute une vie, mais aujourd'hui les appareils semblent construits pour se détruire juste après la fin de la garantie. Il n'est pas possible de construire une relation affective durable avec les objets qui font partie de notre quotidien: garder le grille-pain d'un premier déjeuner amoureux, le premier grille-pain payé avec son premier salaire, le grille-pain qui a vu passer tant d'années et qui porte la mémoire de tout ce qu'on a vécu grâce à lui. On nous vend de l'amnésie. On jette le grille-pain neuf cassé avec sa petite cargaison d'années de souvenirs. Et si on veut acheter le même pour continuer une filiation, cela ne sera pas possible: la ligne de grille-pain aura changé.
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   17 février 2010
Les sentiments sont des insectes. Ils ont six pattes, des ailes, je les collectionne. [...] Ils courent, ils volent, bruissent dans tout l'étage, s'échappent des ruches que sont les êtres humains, trottinent sur leurs corps, sortent des manches de leurs chemises, de leurs oreilles, de leurs lèvres au détour d'un sourire. Voilà, je suis le pickpocket de l'âme, je fouille le coeur des hommes. Ils ne s'en apercevront pas.
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   17 février 2010
Quand j'imagine la Terre avec mon télescope intérieur [...] chaque rire, pleur et cri de douleur, chaque pensée, rêve et sentiment est un atome de ce monde en expansion. Autant dire que c'est un sacré bazar, essayez d'imaginer une mappemonde avec ça.
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zazyzazy   01 août 2012
Je m’emballe dans mon costume de travail. La cravate est le ruban du paquet cadeau que j’offre chaque jour au capitalisme mondial. C’est très frustrant car je suis un cadeau que personne ne déballe
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Martin Page, auteur du roman : "Le garçon de toutes les couleurs"
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