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Marcel Pagnol (Adaptateur)Jean Giono (Antécédent bibliographique)
EAN : 9782877065184
189 pages
Éditeur : Editions de Fallois (05/10/2005)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 428 notes)
Résumé :

La femme du boulanger s'est enfuie avec un berger. Le boulanger se saoule et ne fait plus de pain.

Tous les habitants du village - y compris les ennemis légendaires, l'instituteur et le curé - s'unissent pour retrouver la femme du boulanger. Le marquis prend la direction des opérations...

Ultime adaptation de Giono par Pagnol (ici un passage de Jean le Bleu), La Femme du boulanger (1938), partition musicale pour Raimu et orche... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  15 février 2018
Le village est tout heureux. Leur ancien boulanger s'étant pendu, voilà que le nouveau est là et réalise des pains merveilleux. Monsieur le boulanger n'est pas venu seul, sa femme, Aurélie l'accompagne. le jour de la première fournée, le marquis et maire du village arrive à la boulangerie et explique que deux fois par semaine, son berger, Dominique passera chercher les 30 pains et les croissants en son nom. Aurélie succombe au charme de ce beau berger et le soir même se sauve avec lui. le pauvre boulanger à son réveil ne peut que constater sa disparition et décide de prendre en otage le village : tant que sa femme ne reviendra pas, plus de pain.
Le village se mobilise pour retrouver le couple.

C'est un toujours un régal de lire Marcel Pagnol. J'avais déjà à maintes reprises vu l'adapation cinématographique et j'ai eu envie de me replonger dans le texte. C'est un vrai bonheur de ressentir à travers les répliques l'ambiance du Sud de la France avec ses expressions "Peuchère", les mentalités d'antan qui parfois frisent le ridicule.
Les personnages sont comme toujours avec Marcel Pagnol, touchant et d'une naïveté bonne enfant. Ce personnage du boulanger se découvre cocu mais se moque royalement de cet état de fait, du regard des autres. Il ne désire qu'une chose : le retour de son épouse.
Un vrai bonheur à lire et relire !!!😆
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ninosairosse
  11 octobre 2016
Petit conte de Provence, qui m'a bien fait sourire...Avec l'accent provençal, ça sent le soleil, la bonne humeur, la chamaille pour des broutilles, le mistral ou le pastis bien frais, et on revoit Fernandel dans le rôle du curé ou peut être du boulanger (ben oui, désolé j'ai pas connu Raimu, alors je mets le visage que je veux ! )...
Bref, ça m'a bien plu, distrayant à souhait, toujours d'actualité, plein de bons sens et de bonté....Monsieur Pagnol, digne représentant De l'Académie Française, je vous dis Merci :-)
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Pcpa
  02 décembre 2019
La femme du boulanger est une adaptation cinématographique et théâtrale d'un texte de Jean Giono. le film est un des très nombreux succès populaire de Marcel Pagnol. L'histoire nous est ici comptée sous forme d'une pièce de théâtre.
On n'y retrouve peut-être pas la même profondeur que les récits des souvenirs d'enfance ou de l'eau des collines mais plutôt une comédie avec des personnages, notamment un boulanger, toujours aussi attachant...
Le texte est court mais on a le temps d'y retrouver tout ce qui caractérise, et que l'on aime tant, Pagnol : une Provence qui sent bon la lavande, des criquets qui chantent et les sempiternelles histoires de villages du siècle dernier avec leur place centrale, leur café, leur curé et prêtre qui s'entendent toujours aussi bien, les chamailleries multiples, la bonne foi légendaire et au final beaucoup d'amour, de tendresse et cette éternelle bienveillance si propre à Marcel Pagnol.
On ne s'ennuie pas, même jamais, et aussitôt le texte terminé on regrette de devoir quitter si vite notre village des collines et ses Papet, Antonin, Petugue, Casimir ou encore Pompon et Pomponnette.... Tous entrés dans la grande littérature Française.
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gill
  10 mai 2012
Dans la haute Provence si chère à Marcel Pagnol, le boulanger d'un petit village refuse de faire du pain tant que sa femme ne rentre pas. Elle s'est enfuie avec un berger de la région...
Cette savoureuse pièce de théâtre est une adaptation du film réalisé en 1938 par Marcel Pagnol, elle ne fut jouée qu'une fois en 1943 par une troupe de comédiens débutants avant d'être reprise en 1985.
Le texte original est écrit d'après le conte "Jean le bleu" de Jean Giono.
Les mots et le style de Marcel Pagnol font mouche dans cette comédie douce-amère et l'on découvre avec plaisir sa quatrième et dernière adaptation d'un texte de Giono.
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PiertyM
  10 novembre 2014
La femme du boulanger met en scène les habitants d'un petit village de Provence où ils agissent tous comme des moutons de Panurge. Il suffit qu'une personne ait un avis sur un fait, tout le monde se l'approprie et cela devient la vérité du village, ceci que ce soit dans le malheur ou dans le bonheur...de même que l'arrivée du boulanger a réjouit tous les villageois, de même que tous compatissent avec lui lorsqu'il devient le mari délaissé et, tous, décident de se mettre à la recherche de la jeune femme en fuite avec un berger, c'est la seule solution pour que les villageois retrouvent le bon pain du boulanger car depuis la fuite de sa femme, il n'arrive plus à fabriquer des pains...
Aussi bien en pièce de théâtre qu'au cinéma, on se régale vraiment aux répliques de ces différents personnages!
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   15 février 2018
Et tout à coup, il tourne la tête vers la petite porte qui conduit à la cave : par la chatière, la chatte noire, la Pomponnette, vient d’entrer. Le boulanger la regarde un instant, et il prend un air sévère.
LE BOULANGER
Ah! Te voilà, toi? (A sa femme.) Regarde, la voilà la Pomponnette... Garce, salope, ordure, c’est maintenant que tu reviens? Et le pauvre Pompon, dis. Qui s’est fait un mauvais sang d’encre pendant ces trois jours! Il tournait, il virait, il cherchait dans tous les coins... Plus malheureux qu’une pierre, il était... (A sa femme.) Et elle, pendant ce temps-là avec son chat de gouttières... Un inconnu, un bon à rien... Un passant du clair de lune... Qu’est-ce qu’il avait, dis, de plus que lui?
AURÉLIE Elle baisse la tête.
Rien.
LE BOULANGER
Toi, tu dis : « Rien. » Mais elle, si elle savait parler, ou si elle n’avait pas honte — ou pas pitié du vieux Pompon — elle me dirait : a II était plus beau. » Et qu’est-ce que ça veut dire, beau? Qu’est-ce que c’est, cette petite différence de l’un à l’autre? Tous les Chinois sont pareils, tous les nègres se ressemblent, et parce que les lions sont plus forts que les lapins, ce n’est pas une raison pour que les lapines leur courent derrière en clignant de l’œil. (A la chatte, avec amertume.) Et la tendresse alors, qu’est-ce que tu en fais? Dis, ton berger de gouttières, est-ce qu’il se réveillait, la nuit, pour te regarder dormir? Est-ce que si tu étais partie, il aurait laissé refroidir son four, s’il avait été boulanger? (La chatte, tout à coup, s’en va tout droit vers une assiette de lait qui était sur le rebord du four, et lape tranquillement.) Voilà. Elle a vu l’assiette de lait, l’assiette du pauvre Pompon. Dis, c’est pour ça que tu reviens? Tu as eu faim et tu as eu froid?... Va, bois-lui son lait, ça lui fait plaisir... Dis, est-ce que tu repartiras encore?
AURÉLIE
Elle ne repartira plus...
LE BOULANGER à la chatte, à voix basse.
Parce que si tu as envie de repartir, il vaudrait mieux repartir tout de suite : ça serait sûrement moins cruel...
AURÉLIE
Non, elle ne repartira plus... Plus jamais...
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Souri7Souri7   14 février 2018
LE CURÉ
[...] Vous avez fait, l’autre jour — avant-hier exactement — une leçon sur Jeanne d’Arc.
L’INSTITUTEUR
Eh oui, ce n’est pas que ce soit amusant, mais c’est dans le programme.
LE CURÉ, sombre.
Bien. A cette occasion, vous avez prononcé devant des enfants, les phrases suivantes : « Jeanne d'Arc était une bergère de Domremy. Un jour qu’elle gardait ses moutons, elle crut entendre des voix. » C’est bien ce que vous avez dit?
L’INSTITUTEUR
C’est très exactement ce que j’ai dit.
LE CURÉ, gravement.
Songez-vous à la responsabilité que vous avez prise quand vous avez dit : « crut entendre »?
L’INSTITUTEUR
Je songe que j’ai justement évité de prendre une responsabilité. J’ai dit que Jeanne d’Arc : « crut entendre des voix ». C’est-à-dire qu’en ce qui la concerne elle les entendait fort clairement — mais en ce qui me concerne, je n’en sais rien.
LE CURÉ
Comment, vous n’en savez rien?
L’INSTITUTEUR
Ma foi, monsieur le curé, je n’y étais pas.
LE CURÉ, outré.
Comment, vous n’y étiez pas?
L’INSTITUTEUR
Et ma foi non. En 1431, je n’étais même pas né.
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Souri7Souri7   14 février 2018
LE PAYSAN
Bonjour, monsieur l’instituteur.
L’INSTITUTEUR Il brise la bande du journal.
Bonjour, Pétugue. Ça va?
PÉTUGUE, timide.
Très bien, monsieur l’instituteur. Très bien. Je voulais vous demander un petit service.
L’INSTITUTEUR
Vas-y.
PÉTUGUE
Vous connaissez Casimir, le gérant du cercle, qui a le bureau de tabac?
L'INSTITUTEUR
Oui. Et puis?
PÉTUGUE
Eh bien, il faudrait lui dire qu’il y a un chien mort dans son puits. Le puits du cercle. C’est Cassoti qui l’a vu tomber dedans. Alors, si on ne le prévient pas, il va nous faire boire de cette eau le dimanche à l’apéritif. Il faut le lui dire...
L’INSTITUTEUR
Et pourquoi Cassoti ne l’a pas averti?
PÉTUGUE, mystérieux.
Il ne peut pas. Ils sont fâchés. Ils se sont battus au régiment, il y a vingt ans. Alors, ils sont fâchés.
L’INSTITUTEUR
Pourtant il va boire l’apéritif au cercle?
PÉTUGUE
Oui, mais il ne lui parle jamais — il ne commande qu’à la bonne. Comme moi. Parce que moi aussi, je suis fâché avec Casimir.
L’INSTITUTEUR
Mais pourquoi?
PÉTUGUE
Oh! Ça vient de loin. Mon père était fâché avec son père. Et mon grand-père était déjà fâché avec son grand-père. Et déjà, nos grands-pères ne savaient pas pourquoi, parce que ça venait de plus loin. Atari, vous pensez que ça doit être quelque chose de grave. Ça doit être une bonne raison.
L’INSTITUTEUR
C’est vraiment un village de crétins.
PÉTUGUE
Mais non, monsieur l’instituteur. C’est un village où on a de l'amour-propre, voilà tout.
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ninosairosseninosairosse   10 octobre 2016
- Elle a peut-être eu peur que je lui refuse. Et puis, va savoir: une femme, ça a des idées brusques, des envies...C'est un peu comme les chèvres, tu sais ...

p85
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ninosairosseninosairosse   08 octobre 2016
- Pour mon goût personnel, j'aimerais mieux du pain qui fût aussi beau que du pain. Car la beauté des femmes est fugitive et se fane comme les fleurs.

p46
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Vidéo de Marcel Pagnol
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/bruno-masi-la-californie-51547.html
Et vous, c?était quoi l?été de vos 13 ans ? Tel est la question que chacun se posera légitimement à la lecture du roman de Bruno Masi, « La Californie » qui a reçu le prix Marcel Pagnol 2019, prix récompensant un roman lié à l?enfance. Avec « La Californie », Bruno Masi signe ici son deuxième roman après « Nobody » paru en 2012. Mais l?écriture fait partie de sa vie depuis bien plus longtemps. Lecteur éclectique, Bruno Masi a suivi des études de lettres et de sciences politiques avant d?intégrer la rédaction de Var Matin, sa région d?origine. Puis, c?est « Libération » au service Culture. Dans ce parcours journalistique, il y a aussi un reportage à Tchernobyl qui donnera un livre et un documentaire saisissant dans lesquels l?auteur nous donne à voir cette zone sinistrée de Russie, oubliée de tous et qui s?est pourtant reconstruite, tel un monde parallèle et secret. Mais aujourd?hui, c?est Bruno Masi, le romancier, qui nous intéresse avec ce joli roman, largement salué par la critique. Marcus a 13 ans, nous sommes dans les années 80, l?été est là, le début des vacances pour certains. Pour Marcus, ce seront deux longs mois à trainer avec son copain Virgile, à tromper son ennui dans cette ville du sud de la France, écrasée de chaleur. Les deux ados passent leurs journées à regarder les voitures qui filent sur l?autoroute, vers un ailleurs. Marcus aussi rêve d?autre chose, et pourquoi pas de la Californie qui donne son titre au roman. Mais le quotidien, poisseux, est bien là. Annie, la mère, femme paumée qui lâche prise, Dimitri, le frère, qui cache son mal-être dans la violence, et puis les copains, et puis les filles, et puis la musique que Marcus écoute avec son walkman. Il ne se passe pas grand-chose pendant ces deux mois d?été et pourtant, ils seront deux mois déterminants dans la vie de Marcus, qui, vingt après, se raconte. Un beau roman, une ambiance et un univers bien particuliers, une belle écriture, et cet ado, Marcus, dans lequel chacun pourra s?identifier, à l?âge et où le temps ne semble jamais aller assez vite, à l?âge où l?on rêve sa vie avant que celle-ci ne nous rattrape, avec ses joies et ses désillusions. « La Californie » de Bruno Masi est publié chez JC Lattès.
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