AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Marcel Pagnol (Adaptateur)Jean Giono (Antécédent bibliographique)
ISBN : 2877065189
Éditeur : Editions de Fallois (05/10/2005)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 387 notes)
Résumé :
La femme du boulanger s'est enfuie avec un berger. Le boulanger se saoule et ne fait plus de pain.

Tous les habitants du village - y compris les ennemis légendaires, l'instituteur et le curé - s'unissent pour retrouver la femme du boulanger. Le marquis prend la direction des opérations...

Ultime adaptation de Giono par Pagnol (ici un passage de Jean le Bleu), La Femme du boulanger (1938), partition musicale pour Raimu et orchestre, es... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  15 février 2018
Le village est tout heureux. Leur ancien boulanger s'étant pendu, voilà que le nouveau est là et réalise des pains merveilleux. Monsieur le boulanger n'est pas venu seul, sa femme, Aurélie l'accompagne. le jour de la première fournée, le marquis et maire du village arrive à la boulangerie et explique que deux fois par semaine, son berger, Dominique passera chercher les 30 pains et les croissants en son nom. Aurélie succombe au charme de ce beau berger et le soir même se sauve avec lui. le pauvre boulanger à son réveil ne peut que constater sa disparition et décide de prendre en otage le village : tant que sa femme ne reviendra pas, plus de pain.
Le village se mobilise pour retrouver le couple.

C'est un toujours un régal de lire Marcel Pagnol. J'avais déjà à maintes reprises vu l'adapation cinématographique et j'ai eu envie de me replonger dans le texte. C'est un vrai bonheur de ressentir à travers les répliques l'ambiance du Sud de la France avec ses expressions "Peuchère", les mentalités d'antan qui parfois frisent le ridicule.
Les personnages sont comme toujours avec Marcel Pagnol, touchant et d'une naïveté bonne enfant. Ce personnage du boulanger se découvre cocu mais se moque royalement de cet état de fait, du regard des autres. Il ne désire qu'une chose : le retour de son épouse.
Un vrai bonheur à lire et relire !!!😆
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1073
ninosairosse
  11 octobre 2016
Petit conte de Provence, qui m'a bien fait sourire...Avec l'accent provençal, ça sent le soleil, la bonne humeur, la chamaille pour des broutilles, le mistral ou le pastis bien frais, et on revoit Fernandel dans le rôle du curé ou peut être du boulanger (ben oui, désolé j'ai pas connu Raimu, alors je mets le visage que je veux ! )...
Bref, ça m'a bien plu, distrayant à souhait, toujours d'actualité, plein de bons sens et de bonté....Monsieur Pagnol, digne représentant De l'Académie Française, je vous dis Merci :-)
Commenter  J’apprécie          951
PiertyM
  10 novembre 2014
La femme du boulanger met en scène les habitants d'un petit village de Provence où ils agissent tous comme des moutons de Panurge. Il suffit qu'une personne ait un avis sur un fait, tout le monde se l'approprie et cela devient la vérité du village, ceci que ce soit dans le malheur ou dans le bonheur...de même que l'arrivée du boulanger a réjouit tous les villageois, de même que tous compatissent avec lui lorsqu'il devient le mari délaissé et, tous, décident de se mettre à la recherche de la jeune femme en fuite avec un berger, c'est la seule solution pour que les villageois retrouvent le bon pain du boulanger car depuis la fuite de sa femme, il n'arrive plus à fabriquer des pains...
Aussi bien en pièce de théâtre qu'au cinéma, on se régale vraiment aux répliques de ces différents personnages!
Commenter  J’apprécie          330
gill
  10 mai 2012
Dans la haute Provence si chère à Marcel Pagnol, le boulanger d'un petit village refuse de faire du pain tant que sa femme ne rentre pas. Elle s'est enfuie avec un berger de la région...
Cette savoureuse pièce de théâtre est une adaptation du film réalisé en 1938 par Marcel Pagnol, elle ne fut jouée qu'une fois en 1943 par une troupe de comédiens débutants avant d'être reprise en 1985.
Le texte original est écrit d'après le conte "Jean le bleu" de Jean Giono.
Les mots et le style de Marcel Pagnol font mouche dans cette comédie douce-amère et l'on découvre avec plaisir sa quatrième et dernière adaptation d'un texte de Giono.
Commenter  J’apprécie          340
charlitdeslivres
  03 février 2016
J'ai beaucoup aimé cette pièce de théâtre car à travers l'univers chantant de Pagnol, on nous place face à un véritable drame conjugal.
Cet auteur est à mes yeux un véritable maître dans son domaine. Il parvient dans des pièces toujours très courtes à nous faire vibrer par sa simplicité et son authenticité. Mais en-dessous de ces doux contes, on a affaire à de véritables tragédies. Pagnol arrive à nous raconter la vie, la vraie. Celle qui nous brise le coeur mais qui nous remplie de joie également. Celle qui parle d'amour tout en pouvant nous parler de destruction. A mes yeux Marcel Pagnol est un expert en la matière.
C'est toujours dans le Sud que l'on nous transporte, sa région du coeur devient le lieu de nos événements. Ici c'est un boulanger qui arrive dan un petit village. Cet homme a deux amours : son métier et sa femme, d'une beauté époustouflante. Mais pour les villageois, un nouveau boulanger veut avant tout dire du pain tous les jours, et bon en plus ! Pour eux c'est une aubaine !
Mais voilà, rien ne se passera comme prévu. Car la femme du boulanger, malheureuse, décide de s'enfuir avec un autre homme. A partir de ce moment, on créé des situations qui frisent l'absurde, car les villageois tentent de raisonner le boulanger persuader que se femme est juste partie dans sa famille. On va croiser des situations toutes plus drôles les unes que les autres.
Une pièce de théâtre c'est toujours compliqué car on ne fonctionne que sur des paroles, des dialogues qui doivent exprimer la joie, la tristesse, la colère, etc. C'est un exercice hautement difficile car on n'a pas tous ces paragraphes de description pour faire monter une scène ou une situation. Marcel Pagnol est à mes yeux un grand auteur, car il puise son talent dans sa simplicité. Pas de grand drame ou de folle rencontre, de simples scènes de vie. Des situations qui vont forcément nous parler car ici, il n'y a pas de fioritures, on nous compte une vie véritable.
C'est d'ailleurs ce qui nous fera rire ou pleurer, car tout du long on ne cesse de se demander : « Mais cela pourrait-il bien m'arriver ?! »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   15 février 2018
Et tout à coup, il tourne la tête vers la petite porte qui conduit à la cave : par la chatière, la chatte noire, la Pomponnette, vient d’entrer. Le boulanger la regarde un instant, et il prend un air sévère.
LE BOULANGER
Ah! Te voilà, toi? (A sa femme.) Regarde, la voilà la Pomponnette... Garce, salope, ordure, c’est maintenant que tu reviens? Et le pauvre Pompon, dis. Qui s’est fait un mauvais sang d’encre pendant ces trois jours! Il tournait, il virait, il cherchait dans tous les coins... Plus malheureux qu’une pierre, il était... (A sa femme.) Et elle, pendant ce temps-là avec son chat de gouttières... Un inconnu, un bon à rien... Un passant du clair de lune... Qu’est-ce qu’il avait, dis, de plus que lui?
AURÉLIE Elle baisse la tête.
Rien.
LE BOULANGER
Toi, tu dis : « Rien. » Mais elle, si elle savait parler, ou si elle n’avait pas honte — ou pas pitié du vieux Pompon — elle me dirait : a II était plus beau. » Et qu’est-ce que ça veut dire, beau? Qu’est-ce que c’est, cette petite différence de l’un à l’autre? Tous les Chinois sont pareils, tous les nègres se ressemblent, et parce que les lions sont plus forts que les lapins, ce n’est pas une raison pour que les lapines leur courent derrière en clignant de l’œil. (A la chatte, avec amertume.) Et la tendresse alors, qu’est-ce que tu en fais? Dis, ton berger de gouttières, est-ce qu’il se réveillait, la nuit, pour te regarder dormir? Est-ce que si tu étais partie, il aurait laissé refroidir son four, s’il avait été boulanger? (La chatte, tout à coup, s’en va tout droit vers une assiette de lait qui était sur le rebord du four, et lape tranquillement.) Voilà. Elle a vu l’assiette de lait, l’assiette du pauvre Pompon. Dis, c’est pour ça que tu reviens? Tu as eu faim et tu as eu froid?... Va, bois-lui son lait, ça lui fait plaisir... Dis, est-ce que tu repartiras encore?
AURÉLIE
Elle ne repartira plus...
LE BOULANGER à la chatte, à voix basse.
Parce que si tu as envie de repartir, il vaudrait mieux repartir tout de suite : ça serait sûrement moins cruel...
AURÉLIE
Non, elle ne repartira plus... Plus jamais...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          572
Souri7Souri7   14 février 2018
LE CURÉ
[...] Vous avez fait, l’autre jour — avant-hier exactement — une leçon sur Jeanne d’Arc.
L’INSTITUTEUR
Eh oui, ce n’est pas que ce soit amusant, mais c’est dans le programme.
LE CURÉ, sombre.
Bien. A cette occasion, vous avez prononcé devant des enfants, les phrases suivantes : « Jeanne d'Arc était une bergère de Domremy. Un jour qu’elle gardait ses moutons, elle crut entendre des voix. » C’est bien ce que vous avez dit?
L’INSTITUTEUR
C’est très exactement ce que j’ai dit.
LE CURÉ, gravement.
Songez-vous à la responsabilité que vous avez prise quand vous avez dit : « crut entendre »?
L’INSTITUTEUR
Je songe que j’ai justement évité de prendre une responsabilité. J’ai dit que Jeanne d’Arc : « crut entendre des voix ». C’est-à-dire qu’en ce qui la concerne elle les entendait fort clairement — mais en ce qui me concerne, je n’en sais rien.
LE CURÉ
Comment, vous n’en savez rien?
L’INSTITUTEUR
Ma foi, monsieur le curé, je n’y étais pas.
LE CURÉ, outré.
Comment, vous n’y étiez pas?
L’INSTITUTEUR
Et ma foi non. En 1431, je n’étais même pas né.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          500
Souri7Souri7   14 février 2018
LE PAYSAN
Bonjour, monsieur l’instituteur.
L’INSTITUTEUR Il brise la bande du journal.
Bonjour, Pétugue. Ça va?
PÉTUGUE, timide.
Très bien, monsieur l’instituteur. Très bien. Je voulais vous demander un petit service.
L’INSTITUTEUR
Vas-y.
PÉTUGUE
Vous connaissez Casimir, le gérant du cercle, qui a le bureau de tabac?
L'INSTITUTEUR
Oui. Et puis?
PÉTUGUE
Eh bien, il faudrait lui dire qu’il y a un chien mort dans son puits. Le puits du cercle. C’est Cassoti qui l’a vu tomber dedans. Alors, si on ne le prévient pas, il va nous faire boire de cette eau le dimanche à l’apéritif. Il faut le lui dire...
L’INSTITUTEUR
Et pourquoi Cassoti ne l’a pas averti?
PÉTUGUE, mystérieux.
Il ne peut pas. Ils sont fâchés. Ils se sont battus au régiment, il y a vingt ans. Alors, ils sont fâchés.
L’INSTITUTEUR
Pourtant il va boire l’apéritif au cercle?
PÉTUGUE
Oui, mais il ne lui parle jamais — il ne commande qu’à la bonne. Comme moi. Parce que moi aussi, je suis fâché avec Casimir.
L’INSTITUTEUR
Mais pourquoi?
PÉTUGUE
Oh! Ça vient de loin. Mon père était fâché avec son père. Et mon grand-père était déjà fâché avec son grand-père. Et déjà, nos grands-pères ne savaient pas pourquoi, parce que ça venait de plus loin. Atari, vous pensez que ça doit être quelque chose de grave. Ça doit être une bonne raison.
L’INSTITUTEUR
C’est vraiment un village de crétins.
PÉTUGUE
Mais non, monsieur l’instituteur. C’est un village où on a de l'amour-propre, voilà tout.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
ninosairosseninosairosse   10 octobre 2016
- Elle a peut-être eu peur que je lui refuse. Et puis, va savoir: une femme, ça a des idées brusques, des envies...C'est un peu comme les chèvres, tu sais ...

p85
Commenter  J’apprécie          502
BiblioMaricloBiblioMariclo   14 juillet 2018
- La Papet :
Dis, boulanger, ce matin, au jardin, tu m'as demandé si j'avais vu ta femme ?
- Le Boulanger :
Oui. Tu l'as vue ?
- Le Papet :
Non, ta femme, je la connais pas, je ne l'ai pas vue. Mais ta sœur, je l'ai vue.
- Le Boulanger (stupéfait) :
Tu as vu ma sœur ?
- Le Papet :
Oui, la jolie, celle qui vend le pain... Je l'ai vue, mais pas au jardin. C'était ce matin, vers quatre heures et demie. Je passais juste ici, c'est l'endroit qui me fait rappeler. Tu es parent avec le berger du marquis ?
- Le Boulanger (sombre) :
J'en ai bien peur.
- Le Papet :
Parce que ta sœur était là, avec lui, sur un cheval. Et ils s'embrassaient d'une force terrible. Je me suis dit : ''Ils sont parents, et peut-être qu'ils ne se sont pas vus depuis longtemps ! Ou alors s'ils ne sont pas parents, peut-être qu'ils se fréquentent.'' Alors j'ai pas fait de bruit... Tu le savais, toi, qu'il fréquentait, ta sœur ?
- Le Boulanger (tout rouge) :
Ce sont des choses bien naturelles...
- Le Papet :
Ah ! Je comprends que c'est naturel !... Et puis, vois-tu, ça fait plaisir à la jeunesse, et ça ne fait du tort à personne...
(Le Boulanger s'en va sans mot dire)
- Le Papet :
J'ai peut-être trop parlé ! Il y en a qui sont jaloux de leur sœur...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Videos de Marcel Pagnol (87) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Pagnol
Avant de siéger parmi les Immortels, Pagnol l'avait déjà compris : « Les bavards sont ceux qui vous parlent des autres. Les raseurs sont ceux qui vous parlent d'eux-mêmes. Ceux qui vous parlent de vous sont de brillants causeurs. »
Les citations, extraits ou scènes d'anthologie rassemblés ici par Nicolas, son petit-fi ls, ravivent d'un trait d'esprit un monde aujourd'hui disparu et nous laissent le sourire aux lèvres.
Où nous trouver ? Facebook : https://www.facebook.com/rlaffont Twitter : https://twitter.com/robert_laffont Instagram : https://instagram.com/robert_laffont/ Pinterest : https://fr.pinterest.com/robertlaffont/
+ Lire la suite
>Cinéma, radio, télévision>Cinéma>Scénarios, scripts, critiques (192)
autres livres classés : provenceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

L'univers de Pagnol

Quel est le nom de la mère de Marcel Pagnol?

Marie
Augustine
Rose
Il n'a pas de mère

9 questions
74 lecteurs ont répondu
Thème : Marcel PagnolCréer un quiz sur ce livre