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ISBN : 2877060713
Éditeur : Editions de Fallois (16/10/1991)

Note moyenne : 3.1/5 (sur 44 notes)
Résumé :

Ils sont trois, ils sont amis, ils ont vingt ans. Nous sommes au début de ce siècle et Marseille était alors elle est encore - une des plus belles cités du monde. Le premier s'appelle Louis-Irénée Peluque : il est gardien au jardin zoologique. Le deuxième s'appelle Félix-Antoine Grasset: il est poète et philosophe, c'est-à-dire qu'il tire longuement sur sa pipe et ne fait rien. Le troisième, qui a tro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
zabeth55
  17 décembre 2018
Quel plaisir d'ouvrir un livre en étant certain de ne pas être déçu
C'est toujours le cas avec Marcel Pagnol
Il y a deux histoires dans celui-ci
- La petite fille aux yeux sombres
Une histoire d'amour qui pourrait être désuète mais que le talent de l'auteur rend intemporelle.
Outre des questionnements sur l'amour, il nous offre de beaux portraits de jeunes intellectuels de l'époque.
Cette édition date de 1984, mais le roman a été écrit en 1922. Presque 100 ans déjà !
- Les secrets de Dieu
C'est une histoire racontée de générations en générations.
Elle se passe en basse Bretagne à l'aube de la révolution.
Histoire poignante d'une jeune servante qui met au monde une enfant difforme et meurt en couches.
La riche comtesse du château prend en charge la petite fille.
L'histoire n'est qu'un éternel recommencement. Ainsi cet extrait qui n'est pas sans rappeler l'actualité
« le roi Louis XVI avait fort imprudemment accepté la réunion des Etats Généraux, afin d'entendre les avis de tout son peuple, et surtout les plaintes des pauvres, qui étaient son grand souci.
M. des Ombrées avait été l'un des représentants de la noblesse. Il vint annoncer que toute l'affaire, malgré la générosité des seigneurs qui avaient renoncé à leurs privilèges, prenait une fort mauvaise tournure. »
Quelle que soit l'histoire que raconte Marcel Pagnol, on retrouve toujours cette élégance, cette philosophie, cette poésie, cette sensibilité.
A ses tous débuts, il était déjà plus que prometteur.
Je croyais avoir tout lu de lui, je ne connaissais pas l'existence de celui-ci, et me voilà ravie.
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frconstant
  01 août 2017
Les vacances d'été riment avec Pagnol et son accent du midi. J'aime retourner à des auteurs qui ont mobilisé les énergies de l'enfant-lecteur que j'apprenais à devenir. Dire Pagnol, c'est comme dire Marius, Fanny, César ou la gloire de mon Père, le château de ma mère ou le temps des secrets. C'est aussi la fille du puisatiers, topaze et d'autres, et d'autres encore... Cette année, je me plonge dans la relecture d'une oeuvre de jeunesse de Pagnol, en tous cas, une de ses premières plumes. La petite fille aux yeux sombres ne me révèle pas le grand Monsieur Pagnol que j'ai côtoyé bien des fois, dans les livres ou sur les scènes. Elle me le laisse cependant deviner. Ecrit en 1920 et publié un an plus tard, ce roman relate l'histoire d'un jeune homme entouré de ses deux amis. Comme bien des adolescents (bien que la notion même d'adolescence n'existait pas à l'époque, ces trois enfants, en passe de devenir des hommes, aiment prétendre que l'amour n'existe pas et que les filles, ce n'est pas intéressant! Mais quand Jean en croise une tous les jours, qu'il devine, capte son regard et la tristesse qui s'y fond, est-il encore maître de ses propos, maître de l'amour?
Avec la maladresse et la peur, la honte de s'engager aussi frontalement que ce que feraient les jeunes de notre temps, Jean va découvrir cette fille aux yeux sombres et s'en approcher grâce à la complicité de son ami qui ira la trouver pour l'informer des troubles et émois qu'elle provoque en Jean. Je l'ai dit, l'écriture n'a pas encore le panache q'on connaîtra par la suite chez Pagnol et que tant de comédien ont mis en valeur sur scène ou au cinéma. Mais le temps, très court, consacré à la lecture de ce livre reste plaisant et, à ma manière, ce temps consacré rend hommage à la plume qui s'est exercée à devenir ce qu'elle fut! Merci Monsieur Pagnol!
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AlixLy
  25 avril 2017
Ce qui m'a attiré dans cet ouvrage, c'est de lire un Pagnol qui se revendique d'être un Pagnol pas comme les autres.
Pour ça je n'ai pas été déçue. La lecture de ce livre a été une succession de rebondissements, entre ravissements littéraires, réflexions philosophiques, fous-rires irradiants, et levage de sourcils circonspect...
Passons sur la relation des deux personnages principaux, une sorte d'amitié que j'ai trouvé "et demie" dira-t-on, remarquez, ce n'était pas pour me déplaire.
L'histoire d'amour est fade. Franchement. Je sais qu'il faut remettre les choses dans leur contexte, et que l'on ne s'amourachait pas à cette époque là avec la passion dévorante d'aujourd'hui. Mais tout de même... Ca n'en est pas moins un monde d'émotion. Et justement, cette émotion que le héro feint ne pas ressentir, eh bien je ne l'ai pas palpé non plus. Alors soit il cache drôlement son jeu, soit plus probablement, je suis passée à côté.
Quant à m'attacher aux divers personnages, là aussi j'ai peiné. Ils ont tous les traits de leurs personnalités tellement tirés qu'ils en ont perdu en humanité.
Mais tout de même, quel avant-gardisme ! Que ce soit dans la verve des dialogues, dans les incroyables retournements de situation, dans la relation "et demie" des deux héros, et même dans des passages à la limite du politiquement imaginable (non mais la scène du zoo... Elle m'a retourné !), tout fleure bon l'excellent écrivain en devenir.
Et au fond c'est ça qui est éclatant dans cette oeuvre. Sentir que le jeune Pagnol qui l'écrit a tout d'un grand en devenir.
J'ajouterai une mention particulière pour la nouvelle qui suit la petite fille aux yeux sombres, comme une parenthèse métaphorique tout en douceur et en amour. Jusqu'au bout je me suis demandé où il nous emmenait avec ces quelques mots. Et à la fin je me suis aperçue qu'il m'amenait exactement là où il était juste que je sois : aux portes de l'amour inconditionnel. Il m'a fait grandir un peu, sans en avoir l'air...
Lien : https://www.facebook.com/ali..
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MyriamBachon
  07 juillet 2019
Une vraie découverte! Ce n'est pas le Marcel Pagnol auquel on est habitué mais le charme et la gouaille provençale se font sentir. La nouvelle (telle une fable) à la fin du livre m'a étonnée car elle n'a rien à voir avec la petite fille aux yeux sombres mais elle est fort intéressante.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
zabeth55zabeth55   17 décembre 2018
« Le roi Louis XVI avait fort imprudemment accepté la réunion des Etats Généraux, afin d’entendre les avis de tout son peuple, et surtout les plaintes des pauvres, qui étaient son grand souci.
M. des Ombrées avait été l’un des représentants de la noblesse. Il vint annoncer que toute l’affaire, malgré la générosité des seigneurs qui avaient renoncé à leurs privilèges, prenait une fort mauvaise tournure. »
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gillgill   15 janvier 2014
A dix-sept ans, Jacques Panier étudiait la philosophie dans un lycée sous la direction du plus accueillant et du plus regretté des maîtres.
C'était un grand garçon mince, à la figure pâle, avec des traits fort nets et des yeux clairs d'adolescent.
Aux heures philosophiques, qui sont, comme chacun sait, de cinq à sept, il m'entretenait longuement sur un banc de la Plaine, proche du boulevard Chave.
Tantôt il réclamait avec force le rétablissement de l'esclavage antique, et m'en prouvait logiquement la nécessité. J'en étais moi-même assez partisan, à condition toutefois de figurer parmi les patriciens....
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NotaBeneNotaBene   16 mai 2012
Avec une intelligente injustice, je découpais quatre parts inégales que je distribuais à mon gré.Je goûtais ainsi la joie principale du pouvoir, qui n'est rien d'autre que la possibilité d'être impunément injuste.
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MyriamBachonMyriamBachon   07 juillet 2019
Avec une intelligente injustice, je découpais quatre parts inégales, que je distribuais à mon gré. Je goûtais ainsi la joie principale du pouvoir, qui n'est rien d'autre que la possibilité d'être impunément injuste.
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MyriamBachonMyriamBachon   07 juillet 2019
Il n'y a que les petits garçons ou les petites filles pour croire l'amour éternel. Une séparation prolongée détruit n'importe quel amour. Mais un rapprochement et la satisfaction du désir amoureux est un remède bien agréable, et beaucoup plus rapide.
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Vidéo de Marcel Pagnol
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/bruno-masi-la-californie-51547.html
Et vous, c?était quoi l?été de vos 13 ans ? Tel est la question que chacun se posera légitimement à la lecture du roman de Bruno Masi, « La Californie » qui a reçu le prix Marcel Pagnol 2019, prix récompensant un roman lié à l?enfance. Avec « La Californie », Bruno Masi signe ici son deuxième roman après « Nobody » paru en 2012. Mais l?écriture fait partie de sa vie depuis bien plus longtemps. Lecteur éclectique, Bruno Masi a suivi des études de lettres et de sciences politiques avant d?intégrer la rédaction de Var Matin, sa région d?origine. Puis, c?est « Libération » au service Culture. Dans ce parcours journalistique, il y a aussi un reportage à Tchernobyl qui donnera un livre et un documentaire saisissant dans lesquels l?auteur nous donne à voir cette zone sinistrée de Russie, oubliée de tous et qui s?est pourtant reconstruite, tel un monde parallèle et secret. Mais aujourd?hui, c?est Bruno Masi, le romancier, qui nous intéresse avec ce joli roman, largement salué par la critique. Marcus a 13 ans, nous sommes dans les années 80, l?été est là, le début des vacances pour certains. Pour Marcus, ce seront deux longs mois à trainer avec son copain Virgile, à tromper son ennui dans cette ville du sud de la France, écrasée de chaleur. Les deux ados passent leurs journées à regarder les voitures qui filent sur l?autoroute, vers un ailleurs. Marcus aussi rêve d?autre chose, et pourquoi pas de la Californie qui donne son titre au roman. Mais le quotidien, poisseux, est bien là. Annie, la mère, femme paumée qui lâche prise, Dimitri, le frère, qui cache son mal-être dans la violence, et puis les copains, et puis les filles, et puis la musique que Marcus écoute avec son walkman. Il ne se passe pas grand-chose pendant ces deux mois d?été et pourtant, ils seront deux mois déterminants dans la vie de Marcus, qui, vingt après, se raconte. Un beau roman, une ambiance et un univers bien particuliers, une belle écriture, et cet ado, Marcus, dans lequel chacun pourra s?identifier, à l?âge et où le temps ne semble jamais aller assez vite, à l?âge où l?on rêve sa vie avant que celle-ci ne nous rattrape, avec ses joies et ses désillusions. « La Californie » de Bruno Masi est publié chez JC Lattès.
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