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Critique de gill


gill
  10 janvier 2016
A la sortie d'un grand lycée de province, le jour du réveillon, une foule joyeuse de tous les âges s'élance vers la liberté, vers les vacances.
Pourtant vingt ou trente enfants sont condamnés à passer les fêtes au lycée.
Leur infortune se voit aggravée car Mr Blanchard a accepté d'assurer le service du dortoir.
Mr Blanchard est surnommé "Merlusse" car, dit-on, il sent la morue.
Il est laid. Il a l'air plutôt sale.
Il porte une barbe longue et hirsute.
Il porte, sur son nez, des lorgnons à cordon.
Sous son oeil gauche, il y a une longue cicatrice, rouge et laide.
Il est consciencieux, exact mais peu sympathique à ses collègues.
Il est détesté par les enfants ...
C'est bien du plus surprenant des contes de Noël dont il s'agit là !
C'est pour le cinéma que Marcel Pagnol a imaginé le sujet et écrit les dialogues de "Merlusse".
Pourtant c'est dans le 371ème numéro de "La Petite Illustration", consacrée au Théâtre, qu'il faut absolument découvrir ce texte original composé pour l'écran.
Tout d'abord parce que ce texte est comparable, en qualité, à celui de ses meilleures pièces.
Ensuite parce qu'il est enrichi d'une vingtaine de photos d'époque.
Mais surtout parce que les deux dernières pages de la revue, signées Robert de Beauplan, reviennent sur cet article publié dans le "Journal" où Marcel Pagnol proclamait à la fois la mort du cinéma muet et l'agonie du Théâtre.
En effet, au milieu des années 30, le Théâtre traversa une crise sérieuse due, bien sûr, à la concurrence du tout nouveau cinéma parlant, mais aussi à une raréfaction de pièces nouvelles et à un fléchissement des recettes.
En 1933, un journaliste, qui demandait à Pagnol quels étaient ses projets de pièces pour la saison prochaine, se vit répondre :
- Dans un an, tous les théâtres de la capitale auront fermé leurs portes ! ...


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