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ISBN : 2877065073
Éditeur : Editions de Fallois (25/08/2004)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.07/5 (sur 2863 notes)
Résumé :
Parce que j'ai maintenant des petits-enfants, j'ai souvent envie de raconter des histoires : c'est la fonction naturelle des grands-pères, et peut-être leur plus grand mérite.
Le mien me racontait Peau d'Ane, la Belle et la Bête, Riquet à la Houppe; mais aujourd'hui, les fées ne s'amusent plus à changer une citrouille en carrosse, et c'est grand dommage, car elles nous feraient, avec un potiron, une Citroën, avec un concombre, une Dauphine, et avec une hirond... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (214) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
  18 octobre 2017
La gloire de mon père…
J'avais déjà écrit un truc là-dessus, un peu bancal, un peu grossier, qui n'avait strictement rien avoir avec le bouquin, et sur un malentendu de gens bien attentionnés qui ont le premier degré bien éduqué, elle fut supprimée. du coup je me suis dit qu'il fallait que j'écrive autre chose d'encore plus décalé, d'encore plus grossier, car j'aime cette liberté que me laisse Babelio de laisser libre cours à cette bêtise bon enfant dont je profite consciencieusement.
J'ai déjà parlé de mon père, cet homme « sein » dont je dresse l'enculerie jusqu'à l'écoeurement, cet homme que j'évoque souvent au passé, ce père qui n'a jamais existé ou si peu, alors que l'homme lui survit, maladroitement et titubant… un homme bourré de qualités alcoolisées, redevenu un enfant, cet homme qui me fait honte, d'une vulgarité dérangeante, d'une faiblesse désoeuvrante… un homme victime de son enfance, une mère patronne de bar, un père tyrannique, intelligent, mais ivrogne jusqu'à plus soif écumant les bouteilles cachés au fond des placards, ce grand père dont je ne porte que le nom, cette grand-mère dont je me remémore les souvenirs, cette femme si vieille, qui fut belle pendant la guerre.
Je me souviens d'une histoire quand j'avais 4 piges, elle m'a marqué de l'empreinte d'un torchon mal lavé, ma grand-mère achetait des marshmallows dont je me régalais le soir après l'école, il était de toutes les couleurs. Bref J'avais envie d'aller pisser, je me retrouve donc assis sur les chiottes attendant patiemment que pipi arrive quand mon œil fut attiré par la litière du chat qui était selon ma grand-mère la réincarnation de mon enfoiré de grand-père. Une feuille de papier toilette était tombée dans la caisse, alors je me suis fait la réflexion que le chat n'allait pas pouvoir se torcher le cul proprement avec une seule feuille de papier, c'est pourquoi une fois ma petite affaire soulagée, je me suis empressé d'en mettre beaucoup plus dans sa litière. Ma grand-mère fut prise d'un excès d'incompréhension qui me valut quelques coups de torchons… bien évidement j'ai pleuré, et je me souviens que quelques mèches de cheveux étaient dures comme de la pierre. Bizarrement je ne me souviens plus de quel côté se trouvait la litière, alors j'essaie de me souvenir mais non rien à faire.
Une fois j'ai été dans la salle de bain, et j'ai remarqué un paquet de marshmallows accroché au miroir, ma gourmandise en matière de bonbon ne laissa place à aucune hésitation, j'en pris deux ou trois pour les mettre dans ma bouche, quelle fut ma surprise lorsque je compris qu'il s'agissait en fait de morceaux de cotons dont ma grand-mère raffolait le démaquillage venu. La correction fut il me semble à la mesure de ma bêtise.
Donc mon père n'a pas connu la gloire, cultivant la déchéance au whisky et à la bière, préférant les potes à ses gosses, l'irresponsabilité à l'éducation, un homme capable de vider le compte de sa fille de 16 ans son premier mois de paie en niant le vol de sa carte bleue, qui après un divorce d'une immaturité abyssale, se laissa dériver dans l'absurdité, qui laissera sa fille de 12 ans faire le ménage, la bouffe et la lessive, jamais violent avec ses enfants, gentil même, mais con, juste con…
J'assisterai malgré moi aux échanges de coups dans la gueule entre ma mère et lui prétextant chacun un jeu dont je me souviens pleurer l'incompréhension en les suivant de pièce en pièce, de claques en claques… je haïssais cet homme dont ma mère subissait l'ivrognerie, cette femme qui a fait comme elle a pu, sans gloire, mais avec amour, un peu trop portée sur l'égoïsme et les claques dans la tronche, mais il y avait de l'amour, mais trop peu de maturité…
Donc non pas de gloire pour cet homme qui me racontait un tas de conneries comme si j'avais 40 piges, à 7 ans je connaissais déjà les mots enculé, salope, nichons, cet homme dont j'attendais le réveil jusqu'à 13 heures le dimanche, ou le samedi soir jusqu'à pas d'heure, cet homme affalé sur le parquet incapable de se relever, cet homme à la honte bien pendue, qui ne s'intéressait pas à l'enfant que j'étais ni à l'adulte que je suis devenu…
Aujourd'hui, je fais ce que j'ai à faire pour lui, pour qu'il ne finisse pas sous un pont, je l'engueule comme un enfant qu'il est redevenu, ou comme il a toujours été, cet homme qui avait de l'or dans les mains, mais des marshmallows dans la tête…
A la gloire de mon père.
A plus les copains
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Jeanfrancoislemoine
  09 mars 2019
Il est des romans qui vous marquent à vie , mieux qu'un tatouage imprimé dans la peau . le livre d'une initiation , le rêve d'une vie marquée par l'amour familial , la droiture d'un père poussée à son paroxysme , des décors somptueux , des moments d'une rare félicité, un premier amour , des joies partagées , une amitié rare...Et puis l'écriture somptueuse de simplicité de Marcel Pagnol .Ce livre , c'est l'expression du bonheur , de la joie de vivre , de la " gentille " querelle entre les fonctionnaires et les ...autres , les amours sincères mais si compliqués... . En tant qu'enseignant , j'ai adoré , mais vraiment adoré , le personnage du père de Marcel , père " la rigueur " pour les autres mais surtout pour lui - même, car c'est ça le fondement de la société , avoir des exigences vis à vis des autres uniquement si l'on en a envers soi avec , en prime suprême , exceptionnelle , les palmes académiques . Un vrai hussard noir de la République !!!. Et puis cette amitié entre Marcel et lily , incroyable , ces désobéissances sous l'oeil narquois des parents ....Et puis , ce bonheur partagé avec son père , les bartavelles....La photo à montrer aux collègues , la fierté pour...le plus "faussement modeste" des instituteurs.
Vous le connaissez ce roman ? Alors pardonnez- moi , vous en savez autant que moi , vous avez savouré autant que moi et il est encore en vous ..Vous ne le connaissez pas ? Ah bon ... tiens , c'est curieux....mais vous aimeriez connaitre , non ? Alors , ne vous privez pas mais ...attention...vous allez entendre parler - et admirablement bien - d'une autre époque , d'un autre temps , un temps où tout allait moins vite , un temps où on avait le temps ,un temps béni, un temps où c'était mieux , un temps qui va vous sembler lointain , naïf , désuet . Bon , n'exagérons pas..Ce n'était pas mieux , c'était ...différent .Doux . Paisible . Généreux....Cool , comme on dit maintenant.
Oui , bon , stop à la nostalgie. Ma petite fille qui a adoré le film , le repassait en boucle avant de lire le livre et nous demandait de lui montrer " Mon père de la gloire "... Mignon , non ? Un live inoubliable.
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Chrisdu26
  20 avril 2012
Quand on lit "La gloire de mon père" on entend le chant des cigales, le tintillement des boules de la partie de pétanque, on sent l'odeur du pastaga, et cet accent marseillais si doux à mes oreilles!
Ce livre, est un rayon de soleil qui rentre dans votre coeur et qui n'en ressort jamais.
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sabine59
  06 mai 2016

J'aime revenir en Provence et en enfance, sentir le thym et la sarriette le long des sentiers des collines, en compagnie de Marcel ...
J'aime la douce nostalgie qui m'envahit à l'évocation de ces souvenirs d'un autre temps, mais qui sont ceux de tous les enfants, tendres et touchants.
J'aime Joseph, père maladroit et fier, Augustine, timide et aimante image maternelle, l'oncle Jules et sa verve.
Moi qui n'aime pas la chasse, j'ai pourtant apprécié cette fameuse " gloire" ,la chasse à la bartavelle, où l'enfant est fier de la réussite paternelle.
Pagnol a su rendre avec beaucoup de poésie et de vérité cette part d'enfance, la plus belle,la plus déchirante aussi, aux couleurs et aux senteurs de l'été provençal.Un été à jamais ébloui dans notre mémoire.

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Sirenna
  27 avril 2018
Une enfance
Qui se love dans ces collines arides
Où les cigales chantent à tue tête.
Dévaler ces pentes
À la recherche de ce qui fera par la suite
Ce paradis nostalgique,
Auquel il faudra s'abreuver sans cesse
Pour y retrouver la fraîcheur de l'innocence.

Des escapades dans cette garrigue
Qui sent bon le thym,
qui chantent l‘amitié,
Tout y est joyeux!
Joseph,ce père que j‘aurai aimé avoir
Et a qui j'aurai volontiers dit:
-Adopte moi pour le meilleur des songes
Dans les couleurs chatoyantes de la Provence
En compagnie de cette famille que vous formez!
Il m'aurai probablement integré à cette cellule
Familliale avec Augustine; cette image maternelle
Étincelante et la joie communicative de l'oncle Jules.
Une famille idéale dont j'ai rêvé
et qui me remplit de bonheur ^^
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Citations et extraits (173) Voir plus Ajouter une citation
solaljedisolaljedi   07 août 2019
Puis, ayant vu le triste état de mes mollets, elle m'installa sur une chaise longue, flamba une aiguille au bout d'une allumette, et commença à extraire les petites épines qui me chatouillaient cruellement. Tandis que Paul suivait de très près l'opération, en poussant à ma place des cris de douleurs, je me laissais faire, inerte et glorieux, comme un guerrier qui revient du combat
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solaljedisolaljedi   07 août 2019
C'est pourquoi, écoutant les chanteuses égarés qui nous narguaient, invisibles dans les hauts feuillages, je pensais - sans la moindre poésie-''Toi, ma vielle, quand nous serons dans les collines, je te mettrai la paille au cul !'' Telle est la gentillesse des "petits anges" de huit ans.
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solaljedisolaljedi   07 août 2019
Le plus étonnant, c'est qu'il ne s'appelait pas Jules. Son véritable prénom était Thomas. Mais ma tante ayant entendu dire que les gens de la campagne appelaient Thomas leur pot de chambre , avait décidé de l’appeler Jules, ce qui est encore plus usité pour désigner le même objet.
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solaljedisolaljedi   07 août 2019
il remplaça donc ce petit jeu cruel par la capture de petites sauterelles qu'il écrasait entre deux pierres.
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solaljedisolaljedi   07 août 2019
il n'est pas besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.
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Videos de Marcel Pagnol (88) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Pagnol
A l'occasion de la sortie du manuscrit de la Gloire de mon père, Nicolas Pagnol, Karin Hann et Franz-Olivier Giesbert racontent la découverte des archives de Marcel Pagnol dans sa maison du Square de l'Avenue Foch.
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