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Bernard de Fallois (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782877065108
253 pages
Éditeur : Editions de Fallois (25/08/2004)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 851 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture : « Quand je revois la longue série de personnages que j'ai joués dans ma vie, je me demande qui je suis. J'étais, avec ma mère, un petit garçon dévoué, obéissant, et pourtant audacieux, et pourtant faible ; avec Clémentine, j'avais été un spectateur toujours étonné, mais doué d'une incomparable (je veux dire incomparable à la sienne) force physique ; avec Isabelle, j'avais couru à quatre pattes, puis je m'étais enfui, écœuré... Au lycée, enf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Pcpa
  28 août 2019
Quatrième et dernier tome des souvenirs d'enfance, ce roman a été publié à titre posthume. C'est ainsi le moins abouti des quatre étant donné qu'il manque la touche finale qui approche la perfection chez Marcel Pagnol. On trouve en effets quelques répétitions entre les différents chapitres ainsi que de rares longueurs par rapport aux trois premiers tomes.
Il aurait cependant été très regrettable de se passer de ces écrits qui restent de magnifiques histoires contées avec humour et bienveillance.
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Domichel
  26 septembre 2014
Comme beaucoup d'entre nous, surtout les garçons je pense, (sans sexisme aucun), j'avais lu avec gourmandise dans mes jeunes années (12/14 ans) la trilogie : La Gloire de mon père, le Château de ma Mère, le Temps des Secrets, et à cette époque, on attendait la sortie du quatrième tome des Souvenirs d'Enfance, le Temps des Amours. Une ombre planait sur ce dernier titre, pourquoi ne publiait-on pas ce tome ? Était-ce inconvenant (nous sommes au début des années 70), Pagnol avait-il terminé ou non ce livre ? Toujours est-il que le temps passait et que Pagnol disparut en 1974 sans publier la fin des ses souvenirs d'enfance. Trois ans plus tard enfin le livre vit le jour, non pas dans l'indifférence générale, c'eût été dommage, mais avec le temps nombre d'entre nous étant passé à d'autres lectures ce nouvel opus n'eût pas le retentissement de ses trois ainés. Et pourtant…
Je viens de terminer ce récit et je doit avouer que je m'en veux de ne l'avoir pas cherché plus tôt. C'est un véritable régal et si le texte est composé de petites nouvelles ou souvenirs, sans réellement de lien chronologique entre tous, j'ai retrouvé avec délice le ton affectueux et joyeux de l'évocation des années lycée de Marcel.
Dans un vocabulaire qui ferait pâlir d'envie plus d'un « auteur » d'aujourd'hui, les aventures de Pagnol et ses condisciples Lagneau, Yves, Peluque ou Babeille, ou encore M. Sylvain, et même son père Joseph dans une mémorable partie de boules, c'est avec le chant des cigales en musique de fond et l'odeur de la garrigue sous le soleil d'été que l'on se promène dans les évocations de la jeunesse de l'auteur.
Est-ce que le texte a vieilli ? Bien des situations seraient inconcevables dans nos lycées modernes, mais le plaisir que Marcel a pris pour nous raconter ses amis et ses rencontres et la truculence des personnages, nous font vite oublier que ces aventures ont déjà un siècle. Et est-ce que l'on s'interroge sur l'âge qu'aurait pris l'oeuvre De Balzac, Hugo ou de Giono ?
Bref vous l'aurez compris, j'ai passé un merveilleux moment à renouer avec les souvenirs de l'auteur et c'est avec un plaisir non dissimulé que je vais bientôt reprendre la lecture des trois premiers tomes.
À lire à tout âge sans retenue.
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PiertyM
  06 septembre 2014
Après quelques petites secrets d'enfance, ici arrive le temps des amours, le temps de retrouver déjà quelques réponses sur beaucoup de questions qui fulminaient dans l'enfance....L'ambiance de l'école s'accentue, on se fait des sacrifice entre ami, et plus on y va on comprend mieux l'importance de l'école, peu à peu on commence à réfléchir sur ce qu'on doit devenir bien le père de Marcel forge son fils à devenir professeur comme lui...
Pendant les vacances, au cours d'un échec au jeu de la boule, Marcel est choqué de voir son père s'agenouiller devant un tableau de la fille aux fesses et qu'il faille baiser publiquement ses fesses roses sous les rires et applaudissement du grand public composés pour la plupart des papas et des mamans...c'est une image forte qui nous fait pénétrer l'univers de suspens d'un enfant...
Marcel avec ses amis, jeunes lycéens, sont à la découverte de l'amour, des premières sensations, des premiers baisers... A cela va naître aussi une autre forme d'amour pour Marcel, l'amour pour la poésie, l'amour des mots, l'amour de l'écriture..;il est le poète d'amour pour ses amis...
Il retrouve Isabelle, celle qui était sa princesse de l'époque, celle qui s'est servi quelque peu de sa naïveté dans leur enfance pour lui faire faire des choses impossible, cette Isabelle, la fille du poète, est devenue serveuse dans un restaurant, elle mène une vie de chasse gardée pour la survie...puis il retrouve Clémentine devenue danseuse...mais la plus merveilleuse découverte pour Marcel est de voir ses premiers écrits dans un journal...
Vraiment agréable à lire!
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Rouletabille
  25 mars 2013
Ce dernier volet des souvenirs d'enfance ne ressemble pax aux précédents. Publié à titre posthume, la construction évolue, Marcel Pagnol ne se concentre plus sur une partie précise de son enfance avec de long développement mais nous livre une série de petites nouvelles non linéaire, l'auteur s'autorisant de nombreux sauts dans le temps. Ainsi le lecteur va accompagner Marcel pendant toute son épopée lycéenne jusqu'au fameux baccalauréat.
Le mythe Pagnol prend forme, nous découvrons comment petit à petit il s'abandonne à la passion des mots, de la poésie. Pagnol dès son enfance a aimé raconter ses expériences, les arranger, les glorifier pour renforcer l'intérêt de son public, qu'il soit composé de sa famille ou de ses camarades. On sent bien qu'il aime dès son plus jeune âge que l'attention soit portée sur lui.
Ce livre contient également une série de citation plus ou moins philosophique qu'il est facile de ressortir "quand je revois la longue série de personnages que j'ai joués dans ma vie, je me demande qui je suis", "toujours le crime en appelle un autre, car c'est l'engrenage du diable", espoir fragile et sans doute chimérique, comme tous nos espoirs", "la modestie ne vient qu'avec l'âge, quand elle vient"...
Malgré tout j'ai un peu moins apprécié que les deux précédents tomes, notamment à cause du chapitre sur la peste du XVIIIe. Certes ce n'est pas inintéressant mais je comprends pas pourquoi ce chapitre vient s'insérer dans un ouvrage de souvenirs d'enfance. Sans oublier que la peste a déjà été formidablement décrite par Camus.
D'autre part, avec ce temps des amours, Lili disparaît presque totalement. Or pour moi la force de ces récits reste cette amitié entre Marcel et Lili qui m'a tant émue. Elle aurait mérité un livre à part entière et j'aurai apprécié suivre leurs évolutions jusqu'au destin tragique de Lili pendant la guerre.
Néanmoins j'ai mis un certain temps à finir ce livre, relisant de nombreux paragraphes plusieurs fois comme si je ne voulais pas refermer définitivement l'univers merveilleux de l'enfance Pagnolienne. Même si on peut aussi lire ces pages comme une illustration des inégalités sociales. Ainsi Marcel fils d'instituteur passant des vacances dans la nature va avoir une éducation, une formation lui facilitant l'acquisition des codes de la réussite alors que Lili fils de paysans sera fâché avec les règles de grammaires et d'orthographes et très tôt devra s'abandonner au travail.
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brigittelascombe
  01 août 2011
Vingt cinq pages d'amours pour un livre entier d'amitiés!
Le temps des amours a été écrit par Marcel Pagnol entre 1959 et 1962, il devait réaliser le quatrième et dernier tome des souvenirs d'enfance. Bien que l'auteur ait vécu jusqu'en 1974, signale Bernard de Fallois en post face, ce livre n'a vu le jour qu'après sa mort.
S'ensuit une galerie de portraits hauts en couleurs.
Mérinos, élève de sixième au nez aquilin, qui donne des cours d'éducation sexuelle, "sans rosir le moins du monde", à la troupe de joyeux drilles dont Marcel fait partie.
Berlaudier, qui chipe à son père des agrafes en forme de trèfles pour lancer "la société secrète du trèfle rose".
Socrate le prof de latin qui colle des retenues à tout va surtout lorsqu'un pendu caricatural s'accroche au plafond de la classe par inadvertance.
"Tchick!"
Lagneau fils unique d'un maître camionneur terrible, tellement terrible que la mère et la tante très théatrales contrefont sa signature pour éviter à leur petit de terribles retours de bâton.
Après les succulents souvenirs de classe, c'est le retour dans le Garlaban. Lili devenu homme s'est "acoquiné" avec Mond des Parpaillouns pour poser des pièges à lapins.Marcel s'empresse de les rejoindre.
Et puis on fait "la Fanny" et on rit de bon coeur, lorsque les perdants embrassent à genoux de grosses fesses roses peintes sur une planchette.
Et puis, ce seront les vers.Hugo? Musset? La Fontaine? Non, Marcel Pagnol se suffit à lui même!
Et puis ce sera Yves qui parle anglais tandis que Marcel lui répond en latin.
Et puis ce sera l'histoire de la peste à Marseille.
Et puis ce sera le temps des amours, surtout celui de Lagneau qui clame:"Viens, je t'adore" à sa dulcinée!
De très jolis souvenirs parfois cocasses qui laissent planer à nouveau un parfum d'enfance, d'amitié et de garrigue sur de timides amours adolescents.
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
SeirenSeiren   04 octobre 2012
Le soir, en anglais, il eut comme sujet à donner son avis sur Macbeth. Quand nous sortîmes il m'expliqua comment il avait réussi à placer son coucher de soleil.
- Vois ce coup, me dit-il. J'ai commencé comme cela: « on parle souvent de Macbeth. Mais la vraie façon de lire cette pièce célèbre, c'est d'aller s'asseoir sous un chêne, le livre ouvert sur ses genoux, à l'heure où le soleil se couche...» etc. Tu vois d'ici le truc. Deux pages de coucher de soleil.
- Et Macbeth? Qu'en fais-tu, dans tout ça? Tu la connaissais donc?
- Vaguement. Tout le monde connaît ça, voyons...le Maure qui étouffe sa femme. La tache de sang qui ne veut plus s'effacer. Tu seras roi...To be or not to be...
Je ne jugeai pas utile de le détromper.
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DomichelDomichel   24 septembre 2014
Les invités affluaient. Des jeunes filles anémiques, vêtues de rose tendre, suivies de mères énormes en toilettes de jeunes filles, avec des fleurs aux corsages ; des messieurs graves et ennuyés, gantés de beurre frais et surmontés de claques à dix reflets.
Des professeurs à lorgnon, de vieilles dames à réticules. Des directrices de lycée et d'écoles supérieures, si bien coiffées qu'elles n'osaient remuer. Des normaliennes au buste concave, enfin des lycéens, en assez grand nombre. Belloche, au ventre somptueux, Babeille, toujours souriant, Havet se répétant intérieurement les dates importantes du ministère Polignac, et enfin Peluque, méconnaissable avec des escarpins vernis, une cravate pareille à une bannière et un chapeau de paille aux vastes bords.
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DomichelDomichel   22 septembre 2014
C'est en quatrième A2, que notre professeur principal fut M. Galeazzi, plus connu sous le nom de Zizi.
Il était grand, maigre, légèrement voûté, et portait une barbe pointue, déjà blanchissante. Son nez aquilin n'était pas petit ; son regard gris bleuté sortait toujours tout droit de ses yeux immobiles, des yeux de verre : pour regarder à droite ou à gauche, c'était sa tête qui pivotait, comme celle d'un phare. Sa voix était faible, mais nette, et son articulation détachait sévèrement chaque syllabe.
Je ne dirai pas qu'il nous faisait peur : il nous inquiétait, comme un lézard ou une méduse, et j'étais sûr qu'il avait la peau froide des pieds à la tête.
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DomichelDomichel   22 septembre 2014
- Nous allons rentrer en seconde au mois d'octobre ! dit Yves.
- Je vous en félicite, reprit l'inconnu, et je vous engage à vous en féliciter vous-mêmes. La seconde est une classe remarquable, parce qu'on y fait RIEN. Pour beaucoup c'est une escale ; pour d'autres, une croisière, qui permet d'avoir une vue d'ensemble de la côte, et d'en repérer les récifs…
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isajuliaisajulia   14 mars 2013
La persistance de Socrate était aggravée par le fait que nous gardions aussi Pitzu,notre professeur d'anglais,Pétunia,le mathématicien,et M.Michel,à peine changé par le fait qu'au lieu de nous parler de pharaons et d'obélisques il essaya de nous intéresser à cet absurde Romulus,qui,après avoir tété une louve aux crasseuses mamelles,assassina son frère pour fonder l'Empire romain,et encombrer les programmes de l'enseignement scolaire.
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Vidéo de Marcel Pagnol
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/bruno-masi-la-californie-51547.html
Et vous, c?était quoi l?été de vos 13 ans ? Tel est la question que chacun se posera légitimement à la lecture du roman de Bruno Masi, « La Californie » qui a reçu le prix Marcel Pagnol 2019, prix récompensant un roman lié à l?enfance. Avec « La Californie », Bruno Masi signe ici son deuxième roman après « Nobody » paru en 2012. Mais l?écriture fait partie de sa vie depuis bien plus longtemps. Lecteur éclectique, Bruno Masi a suivi des études de lettres et de sciences politiques avant d?intégrer la rédaction de Var Matin, sa région d?origine. Puis, c?est « Libération » au service Culture. Dans ce parcours journalistique, il y a aussi un reportage à Tchernobyl qui donnera un livre et un documentaire saisissant dans lesquels l?auteur nous donne à voir cette zone sinistrée de Russie, oubliée de tous et qui s?est pourtant reconstruite, tel un monde parallèle et secret. Mais aujourd?hui, c?est Bruno Masi, le romancier, qui nous intéresse avec ce joli roman, largement salué par la critique. Marcus a 13 ans, nous sommes dans les années 80, l?été est là, le début des vacances pour certains. Pour Marcus, ce seront deux longs mois à trainer avec son copain Virgile, à tromper son ennui dans cette ville du sud de la France, écrasée de chaleur. Les deux ados passent leurs journées à regarder les voitures qui filent sur l?autoroute, vers un ailleurs. Marcus aussi rêve d?autre chose, et pourquoi pas de la Californie qui donne son titre au roman. Mais le quotidien, poisseux, est bien là. Annie, la mère, femme paumée qui lâche prise, Dimitri, le frère, qui cache son mal-être dans la violence, et puis les copains, et puis les filles, et puis la musique que Marcus écoute avec son walkman. Il ne se passe pas grand-chose pendant ces deux mois d?été et pourtant, ils seront deux mois déterminants dans la vie de Marcus, qui, vingt après, se raconte. Un beau roman, une ambiance et un univers bien particuliers, une belle écriture, et cet ado, Marcus, dans lequel chacun pourra s?identifier, à l?âge et où le temps ne semble jamais aller assez vite, à l?âge où l?on rêve sa vie avant que celle-ci ne nous rattrape, avec ses joies et ses désillusions. « La Californie » de Bruno Masi est publié chez JC Lattès.
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