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Citations sur Souvenirs d'enfance, Tome 3 : Le Temps des secrets (65)

Bill_Veuzay
Bill_Veuzay   31 juillet 2011
Dans le silence humide et tiède, sous la lumière couleur d'étain, au chuchotement de la pluie, le battement confidentiel de la pendule fabriquait patiemment nos minutes communes, et je sentais profondément la douceur de nous taire ensemble.
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Walden-88
Walden-88   23 septembre 2016
De son côté, Gillis (un maigriot à grandes oreilles) avait apprivoisé les fractions, et maniait l'ablatif absolu comme un Indien son tomahawk. Il connaissait la liste des sous-préfectures aussi bien qu'un postier des chemins de fer, et parlait des Pharaons avec la volubilité d'une momie ressuscitée.
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Epictete
Epictete   01 avril 2014
Quatre hommes retenaient la grand-mère, par les poignets et par les épaules et plusieurs femmes formaient devant elle un barrage. … Elle ouvrait des yeux de folle, elle était forte comme un forgeron.
{…]
Dans la grande cuisine provençale, il y avait là aussi plusieurs personnes. Au milieu du cercle, le grand-père était assis sur une chaise. Il était torse nu. Sur sa poitrine maigre, de longs poils blancs. Penché sur lui un médecin à lunettes, armé d’une pince d’horloger, fouillait son épaule sanglante. Il recherchait la dent, la dent magnifique de ma grand-mère. Elle était plantée dans l’épaule d’André, et le médecin, au bout de sa pince, nous la montra, blanche, bombée et lisse avec une pointe sanglante
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mimipinson
mimipinson   17 novembre 2013
les poètes ,ça vit dans un rêve, et ça finit par mourir de faim
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Bill_Veuzay
Bill_Veuzay   31 juillet 2011
On entendit un long cri de bête, un cri tremblant de rage et de désespoir.
"Écoute ! dit le grand-père, tu n'appelles pas ça de la folie furieuse ?
- Non, dit ma mère. C'est ça l'amour."
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Meduzantic
Meduzantic   13 février 2012
Par malheur, ce premier succès entraîna Joseph dans une aventure audacieuse.
Sa sœur aînée, la tante Marie, lui avait un jour conseillé de tondre à ras la petite sœur, afin d'épaissir ses tresses futures, et le coiffeur du quartier avait confirmé l'excellence du procédé. Il en avait donc parlé à la maison, mais sans se prononcer tout de suite sur la valeur de ce conseil : dès le premier regard d'Augustine, et sans lui laisser le temps de protester, il déclara qu'il serait barbare de raser de si jolies boucles, et conclut en disant que "la petite avait bien assez de cheveux comme ça".
Mais il avait une tondeuse neuve dans la poche : on sait bien que les beaux outils attirent la main et qu'il veulent agir parce qu'ils savent que la rouille les guette. Joseph n'y résista pas, et sa vanité d'apprenti coiffeur lui persuada qu'il avait le devoir d'appliquer le traitement conseillé par un professionnel, et qu'une sensiblerie absurde, très voisine du fétichisme, ne devait pas empêcher un père d'assurer l'avenir capillaire de son enfant.
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Celine_72
Celine_72   22 février 2011
Je finis par conclure que l'amour qui rendait fou était une affaire de grandes personnes, et surtout de femmes
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ktylauney
ktylauney   19 juillet 2018
Dans les pages qui vont suivre, je ne dirai de moi ni mal ni bien : ce n’est pas de moi que je parle, mais de l’enfant que je ne suis plus. C’est un petit personnage que j’ai connu, et qui s’est fondu dans l’air du temps, à la manière des oiseaux qui disparaissent sans laisser de squelette.
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Imenra
Imenra   11 mars 2018
Puis, dans mes rêves de la nuit, j'entendais de lointaines musiques, et la petite reine rouge s'éloignait, infiniment triste et seule, sous les arceaux crépusculaires d'une forêt du temps jadis.
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Arweeeen
Arweeeen   31 octobre 2017
Il ne se fit pas prier pour nous déplier ce mystère. Explication d'ailleurs terrifiante : les mots latins changeaient sans cesse de visage selon leur fonction, ce qui permettait de les placer n'importe où ! J'en conclus donc je ne saurais jamais le latin : mais pour être agréable à Joseph, j'appris comme un perroquet les douze cas de "Rose de la Rose".
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