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ISBN : 356-1-302-52172-5
Éditeur : Frémeaux et associés (01/09/2008)
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Résumé :
Les vacances à La Treille se poursuivent. mais ne se ressemblent plus: Lili doit travailler aux champs avec son père, et Marcel rencontre Isabelle, la fille du poète Loïs de Montmajour. Puis ce sera l'arrivée eu classe de sixième et l'entrée en scène de l'inénarrable Lagneau...
Poussé par ses lecteurs, et pour son propre plaisir, Pagnol décide de transformer son diptyque en tétralogie, et ses Souvenirs d'enfance en authentique roman de formation, du côté de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  30 août 2012
Un parfum délicieusement désuet s'échappe de ces pages. Un livre magnifique qui nous promène entre sourires et larmes. Toute la poésie de Marcel Pagnol se dégage de ces lignes. Un très grand roman. A lire absolument dans la foulée de "La gloire de mon père" et du "Chateau de ma mère"...
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Pcpa
  25 août 2019
Troisième tome sur 4 des Souvenirs d'Enfance, paru 3 ans plus tard (Marcel Pagnol est alors âgé de 65 ans).
Ce roman autobiographique, qui déborde partiellement dans l'adaptation cinématographique du « Château de ma mère » , est tout aussi plein de garrigues et de Provence même si on a perdu la franche naïveté propre à l'enfance et que l'on bascule dans la « petite » adolescence.
Ce tome est un léger ton en-dessous des deux premiers même si la magnifique écriture pleine de poésie de Marcel Pagnol et les nombreuses situations comiques de la deuxième partie du récit en font un magnifique voyage vers l'enfance et cette France que l'on nous a tant contée enfant...
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PiertyM
  04 septembre 2014
Une belle écriture d'enfance plutôt de sortie de l'enfance d'autant plus que Pagnol nous parle de son entrée au collège en classe de sixième...on se retrouve à quelque moment dans ces périodes scolaires où pour les parents c'est de rêver leur enfant être toujours le premier de la classe pour un avenir prometteur par contre pour l'élève l'école semble avoir de l'importance juste à l'instant où on pense y retrouver des amis...
Mais avant tout, Marcel Pagnol nous fait vivre ses grandes vacances à Bastite Neuve, avec des différents personnages...mais quand il rencontre la belle Isabelle, première tentative de sentir l'amour, ils est tout naïf, innocent, actif et vrai, alors tout va se modifier dans son entourage aussi bien avec ses amis qu'avec ses parents...
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Rouletabille
  14 mars 2013
Quel plaisir et quelle émotion de retrouver l'univers de Marcel d'abord à la Bastite Neuve comme dans les précédents tomes puis au lycée, tremplin vers la vie d'adulte.
Marcel après avoir découvert la force de l'amitié avec Lili, va progressivement se rendre compte que ses centres d'intérêts, ses interrogations ne sont plus tout à fait les mêmes qu'un petit enfant. Les premières pages du livre sont les plus belles, il se dégage une émotion intense lorsque Marcel découvre que ses repères sont bouleversés : son cher Lili va être beaucoup occupé par les travaux agricoles en soutient de son père, Marcel va alors s'apercevoir que la simplicité merveilleuse de sa plus petite enfance est terminée, les jeux auxquels ils se livraient avec Paul ne l'amuse plus vraiment.
Marcel va devoir maintenant faire des choix avec l'arrivée d'Isabelle. Intrigué par cette présence féminine perdue dans les chemins, il pense seulement la raccompagner chez elle. Mais Isabelle va user de toute sa malice pour rendre sa présence indispensable, elle lui joue du piano, lui fait découvrir sa grande maison, son père poète, lui lis une histoire.
Ainsi Marcel va être perturbé entre son envie irrésistible de voir cette fille et son amitié pour Lili qu'il veut pas dans un premier temps délaisser. Mais Isabelle l'attire tel un aimant et il finira sans remords par complètement oublier Lili.
Finalement comme tout amourette estivale, Isabelle ne sera qu'une parenthèse et bien vite elle va devoir repartir en ville et de toute façon, les parents de Marcel informés de cette relation ne voulaient plus que leur fils fréquente cette jeune fille.
Dès lors Marcel et Lili vont se retrouver, leur amitié ne sera en rien impacté par les égarements de Marcel et ils repartent à l'aventure dans les collines.
Les adieux signalant la fin des vacances sont sobres, une sobriété pleine de tendresse, émouvante. Moi même j'ai passé une partie de mes jeunes vacances d'été dans la campagne auvergnate mais je n'ai hélas jamais rencontré d'Isabelle ni de Lili sur les chemins...
Et voila Marcel prêt pour une nouvelle aventure : celle de l'entrée au lycée. Marcel Pagnol nous livre là un récit universel, intemporel. Plus d'un siècle après, le rituel est toujours le même, les élèves doivent faire face aux mêmes doutes, à la même découverte du fonctionnement du lycée avec ses externes, ses internes, ses pions, ses multiples professeurs, trouver sa place dans une nouvelle bande d'amis et surtout abandonner le confort de la petite école primaire.
Au final, Pagnol signe un livre magnifique, on replonge nous même dans nos propres souvenirs de vacances, de rentrée des classes et malgré le siècle écoulé, il est assez facile de s'identifier à Marcel passant de l'enfance à la post adolescence. J'ai adoré le passage sur la traduction latin - français "pour traduire une phrase, je cherchais les mots latins dans mon dictionnaire et je les alignais tels quels à la place des mots français" ! Je faisais exactement pareil pour l'anglais et c'est pourquoi mes résultats dans cette matière n'ont jamais décollés !!! Tout comme je me retrouve dans sa peur des retenues l'empêchant de réaliser des bêtises mais riant bien volontiers à celles des autres.. Que de souvenirs...
Pour finir, je comprends pas pourquoi durant tout mon parcours scolaire jamais on ne m'a fait lire un livre de Pagnol ! Cela devrait être une obligation absolue...
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Walden-88
  23 septembre 2016
Après l'incident avec le garde, l'été peut enfin commencer ! Mais cette année, Lili est contraint de travailler tous les jours avec son père. Marcel, privé de la compagnie de son ami, fait la connaissance d'une étrange créature qui se prénomme Isabelle. Pour lui, qui n'a jamais fréquenté d'autres femmes que sa mère et sa tante, l'attrait pour cette fille de son âge, "aux mollets bien ronds", est irrésistible pour le jeune Pagnol. Il passe ses journées à jouer à la Reine et son chevalier, avec Isabelle ("elle adorait, comme toutes les filles, se guignoliser") et se délecte des merveilleuses rimes de son poète de père, Loïs de Montmajour. Hélas, les apparences sont parfois trompeuses...
Puis c'est l'heure de la rentrée en classe de sixième. Marcel ayant obtenu une bourse, il abandonne son école communale du chemin des Chartreux pour le lycée de Marseille. Il n'est plus le fils de Monsieur Joseph mais un élève parmi tant d'autres et il découvre un nouveau monde dans lequel sa famille n'est plus au centre de son existence.
J'ai vraiment apprécié ce troisième tome qui est plus dense que les deux précédents et traite de nombreux thèmes. le Temps des secrets ne manque pas d'humour et certaines anecdotes sont bien savoureuses : l'histoire du grand-père André et la dent de grand-mère Eugénie, le fameux serpent de Pétugue ainsi que l'affrontement avec Pégomas qui fera l'admiration de ses camarades.
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
PATissotPATissot   10 août 2016
Je pris donc le chemin du Collet, qui allait me conduire jusqu'à lui.
Il devait être déjà très occupé à battre le feuillage des amandiers, sous une grêle d'amandes sèches qui rebondissaient sur sa tête. Mais au croisement du chemin des Bellons, au lieu de marcher tout droit vers mon but, je tournai à gauche, et je montai à pas rapides vers la maison d'Isabelle. Ce n'était pas un bien grand détour, et je n'avais nullement l'intention de m'arrêter. Je passerais au large de la maison, et si je la voyais sur la terrasse, je lui ferais, de loin, un petit bonjour de la main.
Le hamac était vide, et sous les acacias, il n'y avait personne.
Je refusai d'admettre que j'étais déçu, et je pensai :
« Ils ont dû descendre au village pour les provisions. Je vais probablement les rencontrer… »
Je continuai ma route, sur le chemin plongeant du Four-Neuf, et je regardais au loin devant moi. Je me disais sévèrement :
« Tant mieux ! Lili m'attend déjà depuis deux heures. Je n'ai pas le droit de perdre une minute, et après ce que j'ai fait hier, je n'aurais même pas dû passer par ici ! »
Je pris ma course.
Mais tout à coup, une voix claire chanta comme un coucou, sur deux notes : « Ou… Ou ! »
Je regardai vers ma droite.
Au fond d'un petit champ d'herbes sèches, sous un très vieil olivier, je la vis installée sur une balançoire. Elle avait un grand chapeau de paille blanche, dont les ailes étaient ployées vers ses joues par un large ruban bleu.
Je lui fis, comme je me l'étais promis, un petit signe de la main, mais j'eus le tort de m'arrêter. Elle cria :
« Où vas-tu ? »
Je mis mes mains en porte-voix :
« Je vais travailler avec un ami ! »
Elle ne répondait pas, j'ajoutai :
« Il faut que je l'aide à cueillir des amandes ! »
Comme si elle n'avait rien entendu, elle cria :
« Viens me pousser ! »
J'hésitai une seconde, puis il me sembla que deux minutes de plus ou de moins n'avaient pas une grande importance, et qu'en somme, puisque je l'avais sauvée des flammes, je pouvais bien pousser trois ou quatre fois sa balançoire. Et puis je pourrais lui exposer – brièvement – la situation.
Je fis un pas en avant, mais je m'arrêtai brusquement : je vis Lili, tout seul, sous la pluie d'amandes, et qui de temps à autre regardait le chemin vide…
Alors, de toutes ses forces, elle cria de nouveau :
« Viens me pousser ! »
J'y allai.

C'est ainsi que mon ami m'attendit en vain, près de la gaule supplémentaire qu'il avait apportée pour moi, et qui resta couchée dans l'herbe, pendant que, les deux mains en avant, je repoussais les épaules tièdes d'Isabelle, qui criait de peur en riant quand le vent de sa course aérienne soulevait sa robe, et la plaquait sur son visage…

C'est ainsi qu'elles séparent les meilleurs amis, en riant sur des balançoires qui s'arrêtent en deux minutes quand le mâle ne les pousse plus.
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MeduzanticMeduzantic   13 février 2012
Par malheur, ce premier succès entraîna Joseph dans une aventure audacieuse.
Sa sœur aînée, la tante Marie, lui avait un jour conseillé de tondre à ras la petite sœur, afin d'épaissir ses tresses futures, et le coiffeur du quartier avait confirmé l'excellence du procédé. Il en avait donc parlé à la maison, mais sans se prononcer tout de suite sur la valeur de ce conseil : dès le premier regard d'Augustine, et sans lui laisser le temps de protester, il déclara qu'il serait barbare de raser de si jolies boucles, et conclut en disant que "la petite avait bien assez de cheveux comme ça".
Mais il avait une tondeuse neuve dans la poche : on sait bien que les beaux outils attirent la main et qu'il veulent agir parce qu'ils savent que la rouille les guette. Joseph n'y résista pas, et sa vanité d'apprenti coiffeur lui persuada qu'il avait le devoir d'appliquer le traitement conseillé par un professionnel, et qu'une sensiblerie absurde, très voisine du fétichisme, ne devait pas empêcher un père d'assurer l'avenir capillaire de son enfant.
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EpicteteEpictete   01 avril 2014
Quatre hommes retenaient la grand-mère, par les poignets et par les épaules et plusieurs femmes formaient devant elle un barrage. … Elle ouvrait des yeux de folle, elle était forte comme un forgeron.
{…]
Dans la grande cuisine provençale, il y avait là aussi plusieurs personnes. Au milieu du cercle, le grand-père était assis sur une chaise. Il était torse nu. Sur sa poitrine maigre, de longs poils blancs. Penché sur lui un médecin à lunettes, armé d’une pince d’horloger, fouillait son épaule sanglante. Il recherchait la dent, la dent magnifique de ma grand-mère. Elle était plantée dans l’épaule d’André, et le médecin, au bout de sa pince, nous la montra, blanche, bombée et lisse avec une pointe sanglante
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Bill_VeuzayBill_Veuzay   31 juillet 2011
Dans le silence humide et tiède, sous la lumière couleur d'étain, au chuchotement de la pluie, le battement confidentiel de la pendule fabriquait patiemment nos minutes communes, et je sentais profondément la douceur de nous taire ensemble.
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boubiboubi   28 avril 2013
Pour moi, ces mots "garçon manqué" signifiaient que les filles n'étaient qu'un faux pas de la nature, le résultat d'une erreur au cours de la création d'un gaçon.
Voilà porquoi elles rougissaient sans motif, riaient d'un rien, pleuraient pour moins encore, et vous griffaient pour un compliment : voilà pourquoi, ne sachant ni siffler ni cracher, elles tombaient des arbres, inventaient d'inutiles mensonges et se livraient en cachette à des manigances devant les miroirs...
C'étaient des "garçons manqués"...
Moi, garçon réussi, je ne rougissais jamais, je ne riais pas sans motif, et personne (sauf ma mère) n'aurait pu dire qu'on m'avait vu pleurer. Moi, j'étais fort, et Clémentine m'appelait quand il fallait porter un seau plein d'eau ; je savais siffler comme un oiseau, et même en repliant ma langue sous deux doigts. Quant à cracher - je le dis sans modestie - j'égalais presque Mangiapan, qui, dans ses beaux jours, lançait de étoiles de salive jusqu'à des cinq ou six mètres - et je n'étais jamais tombé d'un arbre, comme le fragile "garçon manqué;"
Cependant, tout le monde s'intéressait aux filles, et sans que uisse comprendre pouquoi, il me fallait bien reconnaître qu'elles me plaisaient.
C'est au cours d'une méditation, le soir dans mon lit, que je découvris plusieurs raisons qui justifiaient leur existence.
Tout d'abord leurs défauts faisaient valoir mes qualités, et permettaient d'en mesurer l'étendue... (58)
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Videos de Marcel Pagnol (89) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Pagnol
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/bruno-masi-la-californie-51547.html
Et vous, c?était quoi l?été de vos 13 ans ? Tel est la question que chacun se posera légitimement à la lecture du roman de Bruno Masi, « La Californie » qui a reçu le prix Marcel Pagnol 2019, prix récompensant un roman lié à l?enfance. Avec « La Californie », Bruno Masi signe ici son deuxième roman après « Nobody » paru en 2012. Mais l?écriture fait partie de sa vie depuis bien plus longtemps. Lecteur éclectique, Bruno Masi a suivi des études de lettres et de sciences politiques avant d?intégrer la rédaction de Var Matin, sa région d?origine. Puis, c?est « Libération » au service Culture. Dans ce parcours journalistique, il y a aussi un reportage à Tchernobyl qui donnera un livre et un documentaire saisissant dans lesquels l?auteur nous donne à voir cette zone sinistrée de Russie, oubliée de tous et qui s?est pourtant reconstruite, tel un monde parallèle et secret. Mais aujourd?hui, c?est Bruno Masi, le romancier, qui nous intéresse avec ce joli roman, largement salué par la critique. Marcus a 13 ans, nous sommes dans les années 80, l?été est là, le début des vacances pour certains. Pour Marcus, ce seront deux longs mois à trainer avec son copain Virgile, à tromper son ennui dans cette ville du sud de la France, écrasée de chaleur. Les deux ados passent leurs journées à regarder les voitures qui filent sur l?autoroute, vers un ailleurs. Marcus aussi rêve d?autre chose, et pourquoi pas de la Californie qui donne son titre au roman. Mais le quotidien, poisseux, est bien là. Annie, la mère, femme paumée qui lâche prise, Dimitri, le frère, qui cache son mal-être dans la violence, et puis les copains, et puis les filles, et puis la musique que Marcus écoute avec son walkman. Il ne se passe pas grand-chose pendant ces deux mois d?été et pourtant, ils seront deux mois déterminants dans la vie de Marcus, qui, vingt après, se raconte. Un beau roman, une ambiance et un univers bien particuliers, une belle écriture, et cet ado, Marcus, dans lequel chacun pourra s?identifier, à l?âge et où le temps ne semble jamais aller assez vite, à l?âge où l?on rêve sa vie avant que celle-ci ne nous rattrape, avec ses joies et ses désillusions. « La Californie » de Bruno Masi est publié chez JC Lattès.
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