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ISBN : 2877065081
Éditeur : Editions de Fallois (25/08/2004)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 2140 notes)
Résumé :
Cette histoire est vraie, mais elle s'est passée il y a bien longtemps, quand vos grands-parents étaient encore des enfants... A cette époque, des charrettes et des fiacres roulaient dans les rues, et quand une auto arrivait, on l'entendait venir de bien loin... Alors les chevaux prenaient le mors aux dents, et les gens couraient s'abriter sous les portes cochères... Mais il a une chose qui ne changera jamais : c'est l'amour des enfants pour leur mère, et j'ai écrit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
mariech
  20 avril 2012
Ce second tome est beaucoup plus triste et émouvant que le premier ' La gloire de mon père ' car la vie n'est un long fleuve tranquille pour personne .
Marcel Pagnol évoque la mort prématurée d'êtres chers , le décès de sa mère puis de son frère , une des victimes de la première guerre mondiale ; il a une vision très juste du monde qui l'entoure , c'est un beau témoignage de l'époque qui a eu aussi ses heures sombres , ce que nous avons souvent tendance à oublier car on a tendance à embellir nos souvenirs , et à penser que c'était mieux avant .
Enfin ceci est mon opinion toute personnelle .
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Rouletabille
  18 février 2013
On retrouve Marcel exactement là où il était à la fin du premier volet des souvenirs d'enfance de Pagnol. Un enfant heureux de passer ses grandes vacances à la campagne.
Ce second volet me semble plus dense que le précédent. Après la famille, Marcel va découvrir l'amitié avec l'arrivée dès les premières pages de Lili. Malgré leurs différences, les deux enfants vont s'enrichir de leur savoir, offrant au lecteur une magnifique amitié, sincère, sans arrière pensée. La portée de cette amitié va encore se renforcer avec l'évocation du dècès de Lili à la fin du livre.
J'ai bien aimé la désillusion liée à la fin des vacances et les stratagèmes qu'essayent de mettre en place Marcel pour échapper à l'inévitable retour en classe.
Puis c'est au tour de la mère, Augustine de plaider auprès du père la nécéssité de retourner à la maison de campagne chaque semaine. Ce long voyage va être l'occasion de petit arrangement avec la loi et fait basculer le livre vers une aventure poétique. En effet pour aller jusqu'à leur paradis, la famille doit passer sur des terres où se dressent des chateaux plus ou moins habité par des personnes plus ou moins bienveillante.
Le petit frère Paul apporte toute sa fraîcheur et trois phrases m'ont particulèrement amusé : " il faut le démourir !" lorsqu'il découvre terrifié que les pièges pour attraper les oiseaux sont mortels, "moi quand j'aurai des enfants, je les donnerai à quelqu'un, " je le tue dans les fesses" si quelqu'un a le malheur de s'en prendre à son père.
Au final, se second volet renforce l'attachement au petit Marcel, les personnages sont plus nombreux. Reste la fin marquant un grand tournant : alors qu'il restait fidèle à la chronologie, le saut dans le temps des dernières pages évoque brièvement la disparition de sa mère, de son frère, de Lili. Cet fin ne fait que renforcer la mélancolie du récit et il ne me reste plus qu'à me procurer le temps des secrets et des amours...
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araucaria
  30 août 2012
Magnifique! A lire et à relire. Ce texte est une pure merveille, empli d'une grande poésie et de beaucoup d'émotion..
Lien : http://araucaria.20six.fr
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prune42
  18 août 2015
C'est la fin de l'été aux Bellons où Marcel et sa famille ont passé les vacances. Pour le jeune garçon, la saison a rimé avec amitié puisqu'il a fait la connaissance de Lili, un garçon de son âge qui lui a appris à poser des pièges pour attraper des oiseaux. Mais tout a une fin et il faut maintenant rentrer à la maison où c'est l'heure de la rentrée des classes pour Marcel, Paul son frère et Joseph, le père instituteur. Marcel décide de se cacher dans la garrigue pour ne pas partir avec sa famille mais quelques heures plus tard, il renonce à sa fugue. L'automne passe puis aux vacances de Noel, la famille revient aux Bellons où Marcel retrouve avec joie son ami Lili. Les Pagnol prennent alors l'habitude de passer leurs week ends à la campagne. Ils rencontrent un jour un ancien élève de Joseph, Bouzigue, gardien du canal qui va leur donner une clé pour raccourcir leur chemin. Après moult hésitations, le père accepte. Au cours d'un de leurs voyages, ils rencontrent des gens sympathiques avec qui ils lient amitié, et d'autres beaucoup moins. Mais l'essentiel est d'arriver aux Bellons, synonyme pour Marcel de vacances, de liberté et d'amitié.
Après avoir relu "La gloire de mon père", je me suis tout naturellement tourné vers "Le château de ma mère". J'ai pris au moins autant de plaisir à lire ce roman que le précédent car j'ai retrouvé la fraîcheur des aventures enfantines, l'accent chantant du Sud et la touchante émotion qui se dégage de l'amitié entre Marcel et Lili. L'épisode de l'écriture de la lettre pour Lili m'a particulièrement émue. Ce roman qui figure parmi les grands classiques de la littérature française, peut être facilement lu par de jeunes lecteurs ou par les adultes. On envie également cette époque dorée où les enfants se réjouissaient d'un rien, jouaient avec le peu qu'ils avaient et trouvaient le bonheur dans les choses les plus simples de la vie. C'est vraiment de beaux romans que Marcel Pagnol a écrits là et qui sont pour moi des incontournables de la littérature. MERCI....
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lecassin
  12 septembre 2015
« le château de ma mère », deuxième volet, paru également en 1957, des souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol. le premier volet, « La gloire de mon père »se terminait par l'épisode des bartavelles et la gloire de Joseph (le père de Pagnol) dans le hameau des Bellons issue d'un exploit de chasseur pourtant débutant : deux bartavelles au tableau de chasse ; un exploit immortalisé par le curé avec son appareil photo…
...On retrouve donc le petit Marcel à la chasse dans ce deuxième tome : sa contribution à l'exploit de son père lui ayant donné le statut de chasseur émérite. Ce sera pour lui l'occasion de rencontrer Lili, un jeune de son âge autour d'un piège à grives… Lili que Marcel Pagnol évoquera à nouveau en fin de volume pour parler son décès à la Grande Guerre …il nous parlera également du décès de son frère et surtout de celui de sa mère vénérée…
On le voit : un second tome plus grave que le précédent, cependant que les paysages restent aussi beaux et les différents « acteurs » aussi attachants, malgré une fin joyeuse qui voit Marcel Pagnol acheter par hasard le château où pris en flagrant délit de violation de propriété (la famille traversait le jardin du château pour raccourcir un chemin bien long pour se rendre chaque week-end aux Bellons) son père avait craint la révocation.
« La gloire de mon père » et « le château de ma mère », deux indispensables pour qui se passionne pour Marcel Pagnol.
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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
JMARDJMARD   29 août 2012
Le soir, dans mon lit, je relus le message de Lili, et son orthographe me parut si comique que je ne pus m'empêcher d'en rire... Mais je compris tout à coup que tant d'erreurs et de maladresses étaient le résultat de longues heures d'application, et d'un très grand effort d'amitié : alors, je me levai sans bruit sur mes pieds nus, j'allumai la lampe à pétrole, et j'apportai ma propre lettre, mon cahier et mon encrier sur la table de la cuisine. Toute la famille dormait : je n'entendais que la musique du filet d'eau qui tombait dans la cuve de zinc, au dessus de l'évier.
Je commençai par arracher d'un coup sec, trois pages du cahier : j'obtins ainsi les dentelures irrégulières que je désirais. Alors, avec une vieille plume, je recopiai ma trop belle lettre, en supprimant la phrase spirituelle qui se moquait de son tendre mensonge. Je supprimai aussi au passage, les s paternels ; j'ajoutai quelques fautes d'orthographe, que je choisis parmi les siennes : les orthollans, les perdrots, batistin, la glue et le dézastre. Enfin, je pris soin d'émailler mon texte de quelques majuscules inopinées. Ce travail délicat dura deux heures, et je sentis que le sommeil me gagnait... Pourtant, je relus sa lettre, puis la mienne. Il me sembla que c'était bien, mais qu'il manquait encore quelque chose : alors, avec le manche de mon porte-plume, je puisai une grosse goutte d'encre, et sur mon élégante signature, je laissai tomber cette larme noir : elle éclata comme un soleil.
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annieannie   18 avril 2009
Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins. Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants.
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AgnesCecileAgnesCecile   18 mai 2013
Mais dans les bras d'un églantier, sous des grappes de roses blanches et de l'autre côté du temps, il y avait depuis des années une très jeune femme brune qui serrait toujours sur son coeur fragile les roses rouges du colonel. elle entendait les cris du garde, et le souffle rauque du chien. Blême, tremblante, et pour jamais inconsolable, elle ne savait pas qu'elle était chez son fils.
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rolandm1rolandm1   18 mai 2013
Le soir, dans mon lit, je relus le message de Lili, et son orthographe me parut si comique que je ne pus m'empêcher d'en rire. Mais je compris tout à coup, que tant d'erreurs et de maladresses étaient le résultat de longues heures d'application, et d'un très grand effort d'amitié : alors je me levai sans bruit sur mes orteils dénudés, j'allumai la lampe à pétrôle, et j'apportai ma propre lettre, mon cahier et mon encrier sur la table de la cuisine. Toute la famille dormait...
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DomichelDomichel   17 octobre 2013
Mais dans mon pays de Provence, la pinède et l'oliveraie ne jaunissent que pour mourir, et les premières pluies de septembre, qui lavent à neuf le vert des ramures, ressuscitent le mois d'avril. Sur les plateaux de la garrigue, le thym, le romarin, le cade et le kermès gardent leurs feuilles éternelles autour de l'aspic toujours bleu, et c'est en silence au fond des vallons, que l'automne furtif se glisse: il profite d'une pluie nocturne pour jaunir la petite vigne, ou quatre pêchers que l'on croit malades, et pour mieux cacher sa venue il fait rougir les naïves arbouses qui l'ont toujours pris pour le printemps.

C'est ainsi que les jours des vacances toujours semblables à eux-mêmes, ne faisaient pas avancer le temps, et l'été déjà mort n'avait pas une ride.

Je regardai autour de moi, sans rien comprendre.

"Qui t'a dit que c'est l'automne?"

--Dans quatre jours c'est saint Michel, et les sayres vont arriver. Ce n'est pas encore le grand passage -- parce que, le grand passage, c'est la semaine prochaine, au mois d'octobre..."

Le dernier mot me serra le coeur. Octobre! LA RENTRÉE DES CLASSES!
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Videos de Marcel Pagnol (87) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Pagnol
Avant de siéger parmi les Immortels, Pagnol l'avait déjà compris : « Les bavards sont ceux qui vous parlent des autres. Les raseurs sont ceux qui vous parlent d'eux-mêmes. Ceux qui vous parlent de vous sont de brillants causeurs. »
Les citations, extraits ou scènes d'anthologie rassemblés ici par Nicolas, son petit-fi ls, ravivent d'un trait d'esprit un monde aujourd'hui disparu et nous laissent le sourire aux lèvres.
Où nous trouver ? Facebook : https://www.facebook.com/rlaffont Twitter : https://twitter.com/robert_laffont Instagram : https://instagram.com/robert_laffont/ Pinterest : https://fr.pinterest.com/robertlaffont/
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