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EAN : 9782877065085
223 pages
Éditeur : Editions de Fallois (25/08/2004)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 2882 notes)
Résumé :
Le plus beau livre sur l'amitié enfantine : un matin de chasse dans les collines, Marcel rencontre le petit paysan., Lili des Bellons. Ses vacances et sa vie entière en seront illuminées.

Un an après La Gloire de mon père, Marcel Pagnol pensait conclure ses Souvenirs d'enfance avec ce Château de ma mère (1958), deuxième volet de ce qu il considérait comme un diptyque, s'achevant sur la scène célèbre du féroce gardien effrayant la timide Augustine. L... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (131) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
  05 septembre 2019
Mes souvenirs d'enfance ne sont point incestueux, ouf, n'en déplaise à la perverse éloquence des dramatophiles de l'enfance, le passé est « sein », le château de ma mère fut aussi bien gardé queue la frigide gloire de mon père… laissons le soin à mon paternel mort dans la fleur de la déchéance reposer en paix avec tous leurs secrets pas très bien chastetés les soirs de buvette… Bizarrement le mot « Frigide » me fait penser à Brigitte, cette lointaine cousine de l'âge de ma mère, c'est dire le décalage de génération, ma grand-mère paternelle naissant en 1902, je ne fais pas le dessein de sa vie un chouilla laborieuse d'après des racontars de vieilles bonne femme, belle dans sa jeunesse des années 30 d'après les racontars de vieilles photos, mais c'était il y a longtemps en noir et blanc… avant la guerre et pendant la Samaritaine ou elle labeurait consciencieusement à la vente.
Aujourd'hui les souvenirs se grisent, l'homme vieillit, que voulez-vous il en est ainsi pour le bien de tous, les vieilles ne font plus tellement bander les vieux, alors à quoi bon résister aux chants des vers qui viendront grignoter nos derniers vestiges du temps qui nous use jusqu'à la ride…. Les souvenirs appartiennent aux vivants, tout comme les souffrances qui vont de père et mère dans la procréation… Mais avant ça, les sourires s'enivrent à l'amour, et la vie fut tienne… Mais pas forcément dans l'ambiance chaleureuse d'un orgasme bien léché, souvent la réalité n'est point aimante, elle fait moins rêver, alors bander, à quoi bon… mais des fois c'est génial hein...
A dire vrai ma mère n'a jamais eu de château, une deux chevaux oui pendant quelques années, et quelques bons gouts pour le mauvais gout… mes souvenirs n'ont rien de passionnants alors que Pagnol sent bon la chaleur du soleil lavande, celle des vacances, des longs trajets embouteillés qui me sortent par la sciatique au bout de quelques heures, les esprits s'échauffent sous l'air climatisé, alors des doigts se dressent dans ce mélange estival entre l'excitation et l'ordinaire, une semaine au soleil reste le privilège des gens bien épargnés par la misère et la bêtise… on se sent bien dans le sud, il fait bon vivre, il fait bien parler avec l'accent prononcé :

« Eh enculé va ! » à ne surtout pas confondre avec "on se sent bien dans le cul...", de plus comme il y a débat sur cette vulgarité, je ne voudrais pas alimenter la grogne populaire, car moi je n'y vois qu'une pratique érotique comme une autre....
Pagnol c'est la douceur d'un Monet, mais pas quand on est trop jeune, on y pige trop rien à la douceur, et quand on est plus vieux on fait plutôt gaffe à sa monnaie… pendant les vacances on veut juste s'amuser, écouter le silence d'un calme serein ou les cigales chantonnantes nous rappellent Proust et sa Madeleine… pas de télé, les guignols se reposent eux aussi en attendant le ridicule de leur rentrée euphorique prête à tout cannibaliser…fini les glaces sur bords de mer, reprise de la précarité, de l'ennui, des longues soirées d'hiver à se demander si on est heureux, et quand on a le temps de se demander si on l'est, alors nous devrions avoir le temps de l'être tout bêtement…
Bref la rentrée ça fait chier, on est bien à profiter de sa vie, mais quand on peut parler de rentrée c'est que l'on est pas trop mal lotie finalement, mais il faut quand même se lever le matin pour chagriner au capitalisme, toujours plus vite pour toujours moins, allez quoi, soyons optimiste, on finira bien par tous crever.
Bonne rentrée les copains
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mariech
  20 avril 2012
Ce second tome est beaucoup plus triste et émouvant que le premier ' La gloire de mon père ' car la vie n'est un long fleuve tranquille pour personne .
Marcel Pagnol évoque la mort prématurée d'êtres chers , le décès de sa mère puis de son frère , une des victimes de la première guerre mondiale ; il a une vision très juste du monde qui l'entoure , c'est un beau témoignage de l'époque qui a eu aussi ses heures sombres , ce que nous avons souvent tendance à oublier car on a tendance à embellir nos souvenirs , et à penser que c'était mieux avant .
Enfin ceci est mon opinion toute personnelle .
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Pcpa
  21 août 2019
Suite du tout autant célèbre « La Gloire de mon Père » et paru en même temps en 1957, ce second tome des souvenirs d'enfance est tout aussi enchanteur et nous plonge également dans cette si tendre et heureuse période qu'est l'enfance. Celle ci continue de se dérouler dans la garrigue de cette belle Provence.
A lire et relire tant l'insouciance de l'enfance y est sublimement évoquée.
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HORUSFONCK
  02 janvier 2017
Les beaux Souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol, prennent un tour plus angoissant avec le grand détour évité par la famille pour rejoindre la maison de campagne.
Famille que je me représentais, dans un panoramique au raz du canal, marchant en file indienne vers leur petit paradis.
Ah, peuchère!
Lorsque j'ai lu le livre pour la première fois, mon coeur d'enfant palpitait au passage ou la famille est interceptée par un gardien mal léché.
La fin de l'histoire fut un choc pour moi. Marcel Pagnol y faisait un saut de quelques années plus tard, avec une vérité moins agréable à lire pour le jeune lecteur.
L' auteur, à la fin du Château de ma mère, estimait -sans doute à raison- qu'un enfant pouvait (et devait) savoir certaines choses.
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araucaria
  30 août 2012
Magnifique! A lire et à relire. Ce texte est une pure merveille, empli d'une grande poésie et de beaucoup d'émotion..
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Citations et extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
Jimmy_BayleJimmy_Bayle   11 mai 2021
Comme le philosophe allemand, je croyais que le monde extérieur était ma création personnelle, et qu'il m'était possible, par un effort de ma volonté, d'en supprimer, comme par une rature, les évènements désagréables. C'est à cause de cette croyance innée et toujours démentie par les faits, que les enfants font de si violentes colères, lorsque l'événement dont ils se croient maîtres les contredit imprudemment.
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Jimmy_BayleJimmy_Bayle   10 mai 2021
Enfin je lui donnai un jour, calligraphié sur un bout de papier : anticonstitutionnellement. Quand il eut réussi à le lire, il m'en fit de grands compliments, tout en reconnaissant « qu'il ne s'en servirait pas souvent » : ce qui ne me vexa en aucune façon. Mon but n'était pas d'augmenter son vocabulaire, mais son admiration, qui s'allongeait avec les mots.
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JMARDJMARD   29 août 2012
Le soir, dans mon lit, je relus le message de Lili, et son orthographe me parut si comique que je ne pus m'empêcher d'en rire... Mais je compris tout à coup que tant d'erreurs et de maladresses étaient le résultat de longues heures d'application, et d'un très grand effort d'amitié : alors, je me levai sans bruit sur mes pieds nus, j'allumai la lampe à pétrole, et j'apportai ma propre lettre, mon cahier et mon encrier sur la table de la cuisine. Toute la famille dormait : je n'entendais que la musique du filet d'eau qui tombait dans la cuve de zinc, au dessus de l'évier.
Je commençai par arracher d'un coup sec, trois pages du cahier : j'obtins ainsi les dentelures irrégulières que je désirais. Alors, avec une vieille plume, je recopiai ma trop belle lettre, en supprimant la phrase spirituelle qui se moquait de son tendre mensonge. Je supprimai aussi au passage, les s paternels ; j'ajoutai quelques fautes d'orthographe, que je choisis parmi les siennes : les orthollans, les perdrots, batistin, la glue et le dézastre. Enfin, je pris soin d'émailler mon texte de quelques majuscules inopinées. Ce travail délicat dura deux heures, et je sentis que le sommeil me gagnait... Pourtant, je relus sa lettre, puis la mienne. Il me sembla que c'était bien, mais qu'il manquait encore quelque chose : alors, avec le manche de mon porte-plume, je puisai une grosse goutte d'encre, et sur mon élégante signature, je laissai tomber cette larme noir : elle éclata comme un soleil.
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annieannie   18 avril 2009
Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins. Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants.
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AgnesCecileAgnesCecile   18 mai 2013
Mais dans les bras d'un églantier, sous des grappes de roses blanches et de l'autre côté du temps, il y avait depuis des années une très jeune femme brune qui serrait toujours sur son coeur fragile les roses rouges du colonel. elle entendait les cris du garde, et le souffle rauque du chien. Blême, tremblante, et pour jamais inconsolable, elle ne savait pas qu'elle était chez son fils.
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Videos de Marcel Pagnol (83) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Pagnol
Présentation de la BD tirée du film détruit par Marcel Pagnol, sous la pression nazie, pour éviter de collaborer.
"La Prière aux étoiles", première partie Scénario : SERGE SCOTTO, Eric STOFFEL Dessin : MARKO, Iñaki Gonzalez HOLGADO Fiche album : http://www.angle.fr/bd-m-pagnol-en-bd-pria-re-aux-a-toiles-la-tome-1-9782818976241.html
Résumé : Amante entretenue de Dominique, l'une des plus grosses fortunes de Lyon, Florence ne souhaite pourtant pas l'épouser et mettre de côté ses rêves de cinéma. Lors d'une sortie à la foire du Trône, la jeune femme rencontre Pierre, un musicien en mal d'inspiration, qui est pourtant l'auteur d'un titre promis au succès, La Prière aux étoiles. Ce que le mélomane ignore, c'est que cette prière est aussi celle de la jeune femme.
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Quel est le nom de la mère de Marcel Pagnol?

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