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EAN : 9782264021298
253 pages
Éditeur : 10-18 (26/01/1995)
3.38/5   61 notes
Résumé :
Dans l’administration du royaume de Charlemagne pas encore empereur, les missi domini sont envoyés sur son ordre dans une région donnée afin de régler des différents juridiques, enquêter sur des questions de justice et la rendre en son nom.
Ils ont d’ailleurs tout pouvoir pour le faire. Ils sont toujours deux, un homme d’Église et un seigneur de son entourage. Erwin un religieux saxon est envoyé en mission avec le comte Childebrand afin de statuer sur une que... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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denis76
  12 janvier 2021
C'est un polar historique, qui se situe quatre ans avant que le roi Charles ne soit couronné « empereur Charlemagne », donc en 796.
Le roi Charles, d'Aix (Aachen ), envoie le comte Childebrand et l'abbé Erwin, deux missi dominici ( envoyés plénipotentiaires ) pour enquêter à Autun sur une plainte déposée par l'évêque à propos d'un vol de terres. Au passage, Erwin vérifie, dans les lieux de culte, la conformité des bibles.
Mais voilà qu'arrivés à Autun, ils assistent à une esclandre du vicomte Aldric en plein repas. Peu après, celui-ci est retrouvé assassiné, apparemment empoisonné, mais le médecin remarque aussi un coup de poignard.
Childebrand et Erwin étant sur les lieux, ils vont enquêter et rendre la justice, supplantant le comte Thierry qui le prend mal.
Mais que magouille la belle Gertrude, épouse de l'intendant qui, lui-même, paraît sournois ?
.
Un livre sans prétention, qui a l'originalité de nous présenter les crimes au moyen âge, au temps où l'enquêteur et le juge était la même personne.
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Ogrimoire
  20 novembre 2017
J'avais lu ce livre il y a longtemps. Et j'ai ensuite dévoré tout le reste de la série, huit enquêtes en tout, et autant d'occasions de retrouver le comte Childebrand et l'abbé Erwin. Une série probablement interrompue par la mort de l'auteur, Marc Paillet, journaliste et historien de formation né en 1918 et mort le 29 décembre 2000. Je n'ai jamais eu l'occasion, ni pris le temps, de découvrir l'un ou l'autre des treize autres livres qu'il a écrit, romans ou essais sur la profession journalistique… mais il n'est pas exclu que je le fasse un jour !
Les personnages de cette série sont attachants, et, surtout, ils nous en apprennent beaucoup sur cette époque qui reste malgré tout extrêmement mystérieuse. Car, après tout, rares sont ceux qui peuvent véritablement dire grand chose sur Charlemagne, la façon dont il a géré son empire, sur la façon dont, alors que lui même ne sait ni lire ni écrire, il accorde à Alcuin, un fin lettré, une place de choix dans son administration…
En lisant cette série, j'ai eu envie d'en savoir davantage sur cet empereur dont, jusque là, je ne savais rien ou presque, sinon qu'il avait été couronné en l'an 800, que son neveu Roland – dont je devais découvrir, bien plus tard, qu'il n'était pas son neveu – avait été tué à Roncevaux par les sarrasins – qui n'étaient en réalité pas des sarrasins -. Ah, pardon, j'oubliais ! J'avais eu l'occasion de fantasmer sur sa couronne en lisant Georges Chaulet ! Vous ne voyez pas ? Mais si, Fantômette contre Charlemagne
Bref, de Fantômette à Charlemagne, j'ai fini par lire la biographie de l'empereur publiée, chez Fayard, par Jean Favier, une somme de 715 pages. Et, depuis, je suis un inconditionnel de cet homme qui a su dépasser les habitudes de l'époque. Mais ce n'est pas le sujet…
Marc Paillet, donc, nous propose une énigme riche, bien menée, agréable à lire. Les personnages centraux, le comte Childebrand et l'abbé Erwin, conjuguent réflexion et impulsivité. Ce dernier porte la voie d'Alcuin, qui a su faire comprendre, alors que l'époque n'était pas à ce genre de finesse, que les aveux obtenus par la torture n'avaient pas de valeur, alors que l'on était friand, alors, de jugements de Dieu qui, s'ils brillaient par leur côté imaginatif, demeuraient totalement aléatoires…
Vous aimez les énigmes ? Vous appréciez les voyages dans le temps et l'histoire ? Alors prenez le temps de lire le poignard et le poison ! J'espère que vous ne serez pas déçus !
Lien : https://ogrimoire.wordpress...
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DianaAuzou
  24 septembre 2019
Marc Paillet est un auteur que j'ai découvert à la publication de son premier roman, celui-ci même, de la série des enquêtes d'Erwin le Saxon.
Tous les ans j'attendais au mois d'avril la suite des enquêtes jusqu'à la dernière, la huitième. Après, ce fut le silence car Marc Paillet nous avait quitté.
Dans le poignard et le poison l'action se passe en l'an de grâce 796 où l'abbé saxon Erwin et le comte Childebrand, les missi dominici de Charlemagne, investis de pleins pouvoirs par le souverain, mènent leur enquête criminelle dans le territoire où ils sont envoyés.
C'est un monde nouveau qui se crée en ce VIIIe siècle, avec de nouvelles structures sociales et politiques et de nouvelles mentalités.
L'atmosphère m'a transportée dans cette période éloignée et peu connue par moi, et à cela contribue la langue soignée et une bonne documentation, les personnages hauts en couleurs, les grands guerriers, les érudits et les sages, tous attachants, et une intrigue qui garde sa force jusqu'à la dernière page.
L'abbé saxon Erwin, esprit imperturbable et perspicace mène l'enquête exigeant avant tout des preuves, fait fort surprenant pour l'époque. le personnage est complexe, homme rigoureux et juste, sévère sans cruauté, réfléchi, calme, avec une ironie discrète et une lucidité silencieuse, et plus passionné qu'il ne veut le laisser paraître. C'est ainsi qu'il est vu par une femme ...
J'ai savouré le roman.
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stefmet
  27 mars 2017
En lisant les commentaires laissés sur ce roman, je m'aperçois que je ne suis pas le seul à être sorti de cette lecture dubitatif. Comme beaucoup, j'ai aimé le cadre historique dans lequel il se déroule (La France de Charlemagne avant qu'il ne soit couronné empereur). On y voit s'éteindre les dernières lumières de la civilisation romaine et naitre le système féodal qui sera la règle durant les siècles à venir.
L'énigme se tient même si elle ne révolutionne pas le genre. Peut-être qu'en découvrant les éléments au fur et à mesure comme les enquêteurs ménage peu de suspens. Mais niveau intrigue j'ai, hélas, connu bien pire.
Mais pourtant, je n'arrive pas à être pleinement satisfait. Et je crois que la raison vient principalement du style de l'auteur. Si l'histoire se lit vite et facilement, je trouve que la manière de la raconter manque de vie, d'énergie. Tout comme les dialogues manquent de naturel. Les émotions sont ou trop plates ou trop exagérées.
Et puis je trouve que certains personnages manquent de relief ou n'ont pas été exploités au maximum de leur potentiel, à l'image de frère Antoine, archétype du moine jovial et jouisseur, lointain cousin du frère Tuck de Robin des Bois. L'auteur nous explique que c'est un bon vivant toujours prêt à mettre l'ambiance et relever des défis lorsqu'il se trouve à table, mais c'est tout juste évoqué, jamais raconté. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.
Bref, ce polar historique me laisse sur ma faim. Il ne me laissera pas un mauvais souvenir, je le sais déjà. Non, je pense qu'il ne me laissera aucun souvenir du tout et c'est dommage car il y avait du potentiel dans cette histoire.
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sofinette13
  08 juin 2020
Je voulais sortir des sentiers battus avec les classiques Frère Cadfael et Soeur Fidelma et j'ai découvert les enquêtes d'Erwin le Saxon de Marc PAILLET. Erwin le Moine et et son comparse Childebrand le Noble sont les deux missi dominici de Charlemagne, amenés à sillonner le royaume (et bientôt l'empire) afin de mener des enquêtes pour le service de notre grand Roi.
Dans ce premier opus "Le poignard et le poison", ils sont appelés en la ville d'Autun pour statuer sur les malversations commises par le comte et le vicomte en charge de cette terre. Mais le jour de leur arrivée, lors du grand banquet donné en leur honneur, le vicomte est assassiné ! L'enquête, de prime abord banale, est émaillée d'indices et de rebondissements et le suspense est gardé jusqu'à la fin.
Je me suis régalée avec ce policier historique qui change un peu, du fait d'abord qu'il se situe en France et d'autre part, parce qu'il nous en apprend un peu plus sur l'époque assez mal connue de Charlemagne, médiévale mais encore un peu romaine.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
DianaAuzouDianaAuzou   06 septembre 2019
...les serveurs apportaient sur les tables des pommes et des poires, du raisin sec et des noix, des amandes et aussi des dattes dans des corbeilles ornées, en prélude au premier service de ce repas d'apparat. ... Apparurent des perdrix et des coqs de bruyère, puis sur un plat d'argent soutenu par quatre porteurs un veau entier rôti, et ensuite une énorme soupière emplie de fèves cuites au lait et aromatisées avec des herbes. Un boucher, costumé en gladiateur, fendit le ventre du veau d'où se répandirent quantité de saucisses, tandis que sept colombes étaient lâchées dans la salle. ... Le deuxième service fit une entrée encore plus solennelle que le premier en la salle du banquet. Les viandes rôties étaient assaisonnées d'une manière relevée qui flattait le palais et accélérait encore la ronde des vins. Le service comportait en outre des tourtes d'anguille surmontées de buissons d'écrevisses. ... le troisième service ...débuta par des entremets ruisselants de miel tandis que des servantes faisaient brûler dans des cassolettes des parfums qui auraient dû chasser les odeurs du rôt mais qui, en fait, ne faisaient que s'y superposer.
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EpicteteEpictete   17 décembre 2013
Depuis qu'il avait quitté Aix, le comte Childebrand n'avait cessé de maugréer. Ce n'était certes pas la première mission qu'il accomplissait sur ordre du roi Charles et d'habitude, il les acceptait de grand coeur. Mais cette fois-ci, en plein hiver, par un froid à foudroyer les corbeaux en plein vol, sur des routes où il falait sans cesse de garder de tout et de tous, des pièges de la nature, des colères du ciel et des méfaits des hommes, il ne cessait de penser avec nostalgie à sa famille qu'il avait laissé là-bas, à sa femme Elsa et à ses fils Konrad et Waldo, de regretter son hôtel dont la construction était en cours près du palais du roi : l'édification en était, elle, enfin terminée en cette vingt-huitième année de son règne.
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collectifpolarcollectifpolar   25 octobre 2020
Mais, en l’occurrence, il ne s’agissait ni de butin, ni de gloire. Relisant l’ordre de mission signé de la main du roi, il ne comprenait pas pourquoi celui-ci avait éprouvé le besoin d’envoyer deux missi dominici à Autun, cité que les invasions et les affrontements civils ainsi que les guerres avaient ruinée, afin d’y mener une inspection liée à des plaintes sans grand intérêt. Était-ce parce que Thiouin, comte d’Autun, était son cousin, apparenté à Charles Martel, ou bien parce que Martin II, titulaire de l’évêché, et auteur de ces plaintes, appartenait à l’ambitieuse famille des Welfs ? De toute façon, trancher un différend qui opposait de tels protagonistes, loin d’être une mission plaisante, risquait d’être source de déboires.
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denis76denis76   02 janvier 2021
-- Tous les hommes ne sont-ils pas égaux devant le Très-Haut ? dit Erwin d'une voix presque basse et qui cependant retentit dans le silence.
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collectifpolarcollectifpolar   25 octobre 2020
Depuis qu’il avait quitté Aix, le comte Childebrand n’avait pas cessé de maugréer. Ce n’était certes pas la première mission qu’il accomplissait sur ordre du roi Charles et d’habitude il les acceptait de grand cœur. Mais cette fois-ci, en plein hiver, par un froid à foudroyer les corbeaux en plein vol, sur des routes où il fallait sans cesse se garder de tout et de tous, des pièges de la nature, des colères du ciel et des méfaits des hommes, il ne cessait de penser avec nostalgie à sa famille qu’il avait laissée là-bas, à sa femme Elsa et à ses fils Konrad et Waldo, de regretter son hôtel dont la construction était en cours près du palais du roi : l’édification en était, elle, enfin terminée en cette vingt-huitième année de son règne
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