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EAN : 9782882505330
Éditeur : Noir sur blanc (18/10/2018)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Nous partons virtuellement pour le Massachusetts et voyageons réellement en Russie – à Saint-Pétersbourg, à Moscou, à Kazan, à Samara, à Koktebel, à Yalta. Ce septième volume est consacré à deux poétesses majeures : une Américaine du XIXe siècle et une Russe de la première partie du XXe siècle. Emily Dickinson et Marina Tsvetaieva n’ont apparemment pas grand-chose en commun. La première reste recluse chez elle, à Amherst, dans la vallée du Connecticut, tandis que la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
oiseaulire
  25 décembre 2018
Encore une réussite, l'illustration souligne bien le propos sans le suivre réellement, comme d'habitude : certains dessins ont une force d'évocation très chargée d'érotisme ( abeille butinant une fleur) ou d'inquiétude intense (enfant relié à un magnétophone). Les arbres sont merveilleux, les visages russes très beaux.
Pajak évoque le vie et l'oeuvre de deux grandes poétesses : Emily Dickinson et Marina Tsvetaeva. Toutes deux ont brûlé intensément, toutes deux ont fait de leur art une recherche de l'intériorité.
J'aurais aimé que la partie consacrée à Dickinson soit plus longue, mais sa vie fut si recluse et sédentaire que c'était difficilement réalisable. L'essentiel a été rendu et bien rendu.
Merci à l'auteur d'avoir évoqué ces deux grandes figures avec tant de respect et d'amour.
Frédéric Pajak, je n'ai vraiment découvert votre univers que cette année, et vous resterez pour moi un des plus grands créateurs contemporains.
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critiques presse (1)
Bibliobs   11 décembre 2018
Dans son nouveau "Manifeste incertain", Frédéric Pajak fait entendre les deux grandes écrivaines, pour qui la poésie est la "langue" de l'âme.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   16 février 2019
La poésie d’Emily Dickinson ressemble littéralement à un jardin secret. Si son auteur semble dédaigner la chair du monde extérieur, c’est pour mieux en recréer l’os. Émily n’a que faire du commerce des hommes, de leur médiocrité, de leurs gesticulations, car elle se tient au coeur même de la vie, là où l’âme s’ébat dans les tourments. Elle veut donner sa voix à l’indicible, car elle comprend que seule la poésie peut donner accès à cet « au-dedans » de la vie. Elle sait que les mots forment le parcours le plus direct pour l’atteindre. Elle sait aussi qu’en refusant les anecdotes et les formules convenues, elle prend le risque de se perdre et de perdre son lecteur chimérique dans l’obscurité des métaphores.
+ Lire la suite
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   06 janvier 2019
En 1861, cinquante-quatre millions de personnes furent délivrées du servage. Nombre d'entre elles gagnèrent les villes pour devenir les esclaves modernes de l'industrie, croupissant dans des taudis et des caves.

Un pays dans un pays dans un pays, p. 75
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PiatkaPiatka   28 février 2019
Qu’est-ce que je fais sur terre ? - J’écoute mon âme. 

Marina TSVETAÏEVA
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   12 janvier 2019
Je pose la question à mon hôte :
"En dehors des armes, quels sont les produits industriels de qualité fabriqués par les Russes ?
- Les enfants."

Un pays dans un pays dans un pays, p. 82
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foxinthesnowfoxinthesnow   04 janvier 2020
[Lettre de Rilke à Lou à propos de sa mère] « Quand il me faut voir cette femme égarée, irréelle, qui n’est rattachée à rien et ne peut vieillir, je sens combien j’ai souhaité dès mon enfance m’éloigner d’elle, et je crains au fond de moi de ne pas être encore assez loin d’elle après ces années d’allées et venues, d’avoir encore quelque part en moi des mouvements qui sont l’autre moitié de ses gestes rabougris, des bribes de souvenirs brisés qu’elle porte partout avec elle ; alors sa piété distraite me fait horreur, sa foi têtue, toutes ces caricatures et es déformations auxquelles elle s’est accrochée, vide elle-même comme un vêtement, fantomatique et effrayante. Et dire que je suis son enfant ; et que dans ce mur délavé qui ne fait partie de rien, une porte dérobée, à peine visible, a permis mon entrée dans ce monde ! » (p. 202)
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Videos de Frédéric Pajak (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Pajak
Lecteur, écrivain, dessinateur, Frédéric Pajak déploie son imaginaire depuis 2012 dans un livre sans fin, "Le Manifeste incertain " : au rythme d'un volume par an, cette entreprise littéraire s'achève cette année avec la parution de son 9e volume "Avec Pessoa". Si chaque volume est consacré à la biographie d'une figure que L Histoire a longtemps malmené, ils tissent entre eux une toile plus vaste, l'incertitude comme fil rouge.
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