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EAN : 9782265118362
224 pages
Fleuve Editions (21/02/2019)
3.44/5   26 notes
Résumé :
Adrien Finden est un avocat pénaliste brillant. Sa nouvelle affaire : un chauffeur routier arrêté après avoir fumé un joint, mais condamné en première instance à seize ans de prison, reconnu coupable d’avoir mis en place un réseau mafieux de trafic de drogue. Alors qu’il s’investit pour son client, victime de la machine judiciaire, Adrien n’imagine pas qu’il vient de mettre le doigt dans un engrenage implacable qui va le mener vers une brutale descente aux enfers. L... >Voir plus
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« Qui aurait besoin d'un excellent avocat si la justice était fiable ? » assumait Hubert Estienne le prof d'Adrien Finden à la faculté d'Assas. Des années plus tard, cet étudiant remarqué est devenu un pénaliste non moins remarqué, cador du barreau et requin aux dents longues. Il a tout pour lui.
Ça roule jusqu'au jour où il est amené à défendre Bruno X, un routier accusé de trafic international de drogue et dénoncé par une mule qui lui met tout sur le dos. (Ha Ha Ha)
Comment et pourquoi, ce sera au narrateur de vous le dévoiler…si vous lisez le livre, bien sûr.
Revenons aux propos d'Antoine Paje (avec un J), il traite de la réussite et des échecs et de leur retentissement sur notre vie.
La culture de la réussite constitue en effet un frein au développement des initiatives, à tel point que dans la Silicon Valley une Convention des plantages (FailCon) tente de réhabiliter l'échec en cela qu'il permet d'évoluer alors que la « réussitophilie » (je viens d'inventer ce terme) conduit à la routine.
C'est ce qui arrive à Adrien, il évite tout ce et tous ceux qui pourraient nuire à sa carrière. de fait il ne vit pas avec les autres, il vit pour lui.
Il « snobe » ses parents issus d'un milieu modeste, et a perdu de vue sa tante Catherine qui n'arrête pas de produire des aphorismes frappés au coin du bon sens :
« Il existe trop d'autruches dans ce monde, mais plus assez de sable. » disait sa tante Catherine
« le visage mou du faux cul avec son sourire de raie des fesses. »
« Faute de grives on mange des merles. »
Ce faisant il oublie l'enseignement humaniste de son prof Hubert d'Estienne et ses mises en garde :
« La déraison de l'espoir, cet antalgique très addictif. »
« Les chagrins pour l'autre sont une des plus éclatantes manifestations de notre humanité, de notre belle fragilité. de notre âme, de notre esprit, qui saignent puis tentent de vivre à nouveau, plus ou moins vite, plus ou moins bien. »
Quand la machine se dérègle, je ne vous dévoile ni comment, ni pourquoi, il constate avec le narrateur que se cacher n'arrange rien, « Non, ça ne s'arrange jamais parce qu'un grain de sable c'est très résistant. »
Adrien en vient à douter et quand il est suspendu par le barreau, il s'interroge sur le sens de sa vie « Quel était le véritable but de ce que j'ai produit jusque-là ? Tout cela pourquoi ? »
Comme dit le narrateur, « Finden s'obligea à la lenteur ».
Le livre de Paje est à mi-chemin entre le roman et le livre de conseils qui pourrait s'intituler « comment donner un sens à ma vie » ?
La partie narrative, le début du roman est joyeuse, lumineuse, bourrée de formules drôles, puis lorsque Adrien prend la parole pour s'interroger, le style devient plus lourd plus imprégné de « Je » et donc moins convaincant.
Malgré cette remarque, j'ai bien aimé ce roman pour son optimiste et sa volonté de convaincre que si l'on veut on peut.
Une illustration de la devise de la famille Estienne : « Maîtres de nos vies et à la Grâce de Dieu »

Le titre illustre tout à fait le propos du livre : Seul celui qui se perd se retrouve un jour
Lien : https://camalonga.wordpress...
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Jeune avocat pénaliste aux talents indéniables, Adrien Finden a ce côté suffisant qu'adoptent parfois ceux à qui tout réussi. Alors qu'il commence à se faire un nom dans les tribunaux, il décide de reprendre une affaire à la demande pressante du fils d'un prévenu: chauffeur routier renvoyé de son travail pour avoir fumé un joint dans son camion, celui-ci est en effet reconnu coupable de trafic de drogue et condamné à seize ans de prison. L'homme parait plutôt balourd, intellectuellement limité, loin de l'image qu'on se fait d'un trafiquant. Adrien plaide brillamment la relaxe, l'obtient pour son client avec la satisfaction du travail bien fait… excepté qu'il se rend bientôt compte qu'on s'est joué de lui. Commence alors une véritable traversée du désert pour l'avocat, entre coup de sang qui lui vaut une suspension, menace de procès pour coups et blessures, rupture sentimentale… il va devoir se livrer à une véritable introspection, aidé en cela… par un mystérieux presse-papier aux inclusions bleu-noisette, et le fantôme de sa soeur décédée longtemps auparavant, mais n'a jamais cessé de veiller sur lui.
Autant le dire tout de suite: j'ai d'abord hésité à le lire en raison du titre. si le résumé de la page 4 m'attirait davantage, je me suis demandé si j'allais me retrouver dans une énième histoire de développement personnel, qui j'avoue me laisse absolument froid, n'ayant jamais trouvé le moindre intérêt dans cette littérature qui ne m'apporte rien. le feel-good ? non merci, je passe. Pourtant, je me suis plongé sans hésiter dans le livre d'Antoine Paje, pour plusieurs raisons: d'abord, parce que l'écriture est fluide et plaisante. Un roman qui pourrait passer pour un polar mais n'en est pas un. Un drame pris sur le ton de la légèreté. le caractère parvenu d'Adrien Finden fait qu'on ne peut pas réellement éprouver de l'empathie pour lui, en même temps, on ne peut que saluer les efforts qu'il va déployer pour prendre conscience de ses défauts, et des moyens qu'il doit employer pour y remédier. L'auteur y ajoute une petite touche fantastique afin de justifier certains évènements, comme un deux ex machina qui n'a rien de gênant et ajoute au ton léger du récit.
Finalement, Seul celui qui se perd se retrouve un jour est un petit roman sympathique et assez bien foutu, sans temps mort, même si j'ai eu tendance à survoler les considérations de l'auteur sur l'échec, en fin d'ouvrage. Une littérature que je qualifierais de « vacances », sans notion péjorative, lorsqu'on veut pouvoir tourner les pages sans risque de se prendre la tête, et où tout est bien qui finit bien. Dans ce sens, l'auteur aura réussi chez moi à me faire oublier pendant quelques heures les traces de la vie quotidienne.
Je remercie les Editions Fleuve pour leur confiance.
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J'ai adoré ce roman qui traite avant tout d'un questionnement profond du narrateur sur sa vie et ce qu'il est devenu. L'auteur aborde la réussite d'abord évidemment pour Adrien, cet avocat à qui rien ne résiste. Il a tout, semble-t-il, pour être heureux... Oui, à la seule condition de s'en satisfaire et de ne jamais se remettre en question. Et justement, Adrien va commencer à se poser des questions sur son existence, sur son métier d'avocat quand il réalise combien il a été manipulé et surtout trompé par un client.  Au travers de ce roman, Antoine Paje interroge le lecteur sur les échecs que l'on connaître et leur incidence sur notre vie. La réussite fait briller et c'est ce qui plaisait jusqu'alors à Adrien : belle carrière, reconnaissance par ses pairs, compagne en apparence satisfaite de cette vie dorée, bel appartement...Dans cette vie-là, Adrien n'existe que pour lui-même et pour exister au travers de cette réussite. Il a "oublié" ses origines modestes pour mieux se satisfaire d'une vie où sa réussite professionnelle prime sur tout le reste. Oui mais voilà c'est justement par son métier d'avocat qu'il va chuter lourdement. Et il commence alors à réfléchir. Et le narrateur écrit alors : « Finden s'obligea à la lenteur ».Voilà de quoi il est question en fin de compte, de prendre le temps parfois dans sa vie pour digérer ses échecs mais surtout en tirer le meilleur pour mieux se relever. Adrien va commencer à s'intéresser aux autres, à comprendre aussi ceux qui l'entourent et finalement peut-être se trouver vraiment.Un très beau roman sur l'échec ou une épreuve professionnelle qui remet en cause la confiance en soi. Admirable parcours et quelle plume ! 
Lien : https://www.jadorelalecture...
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Une lecture assez mitigée avec de beaux atouts mais je dois avouer que j'ai eu du mal à me plonger pleinement dans l'histoire.

Adrien est un avocat pénaliste qui voue l'intégralité de sa vie à sa carrière. Sans beaucoup de scrupule, il plaide toutes les affaires qui peuvent lui rapporter un maximum d'argent. Jusqu'au jour où Ludovic se présente à lui pour implorer qu'il représente son père, arrêté pour avoir fumer un joint et écroué en première instance à 16 ans de prison pour trafic de stupéfiants. Pour la première fois de sa carrière et de sa vie, Adrien va choisir de plaider ce cas par justice ! Mais rien ne va se passer comme prévu et ça pourrait bien être le début de la descente aux Enfers!

Ce roman est une véritable remise en question du personnage principal. C'est très positif et le message délivré est plus qu'honorable. Cependant, l'intrigue est ciblée uniquement sur les états d'âme d'Adrien, sur sa psychologie, sur sa remise en question. Habituée aux thrillers à suspens, il m'a manqué de l'action pour vraiment réussir à me plonger totalement dans ce roman, même si l'aspect psychologique me plait.

Une belle réflexion sur soi et sur le sens de la vie... pour atteindre le sommet, il faut parfois avoir touché le fond !
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Un roman qui, j'en suis sûre, en aidera plus d'un à se remettre en question, à relativiser les choses, voire à redonner l'espoir : Et si l'échec était promesse d'un bel avenir? J'ajouterai même: Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Une histoire bien narrée mais aussi un livre qui donne des conseils. Pour ma part, il ne m'a pas “parlé”. Peut-être ne l'ai-je pas lu au bon moment, peut-être faudra-t-il que je le relise à une autre période de ma vie, ou peut-être vois-je les choses à la manière de l'auteur: il faut savoir tirer le meilleur de nos échecs, il y a du bon en tout! C'est ce que je crois...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Comprendre qu'une fois déshabillés de notre arrogance, de notre prétention, nous sommes faibles, fragiles et faillibles, mais que nous pouvons devenir puissants, terriblement déterminés quand nous sommes mus par une belle idée de démocratie, de justice, de protection. Ou, plus modestement, et c'est aussi important, pour œuvrer avec bienveillance et générosité autour de nous, pour faire vivre et grandir.
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Vous êtes jeunes. Il nous appartient de changer. Même lorsque c'est compliqué, douloureux. Il n'existe pas de fatalité, sauf lorsqu'on l'accepte.
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Il s'agit de rustines, d'emplâtres, dont la fonction est de combler une faille, de museler une peur. De nous convaincre que nous pouvons continuer de la même façon, sans remettre tout à plat.
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