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ISBN : 2714474284
Éditeur : Belfond (25/08/2016)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Quand l'inspecteur Simon Urqhart se réveille le 9 juillet, il ne sait pas encore qu'il va passer une journée extraordinaire. Plus aucun crime, aucune violence, aucun meurtre ou mort par crise cardiaque. La trêve de ces vies fauchées, de ces existences détruites durera un temps indéfini. C'est ce que cherchent à savoir Simon et Mandy, sa petite amie journaliste.
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
QueLire
  09 octobre 2016
L'année dernière, je découvrais Saïdeh Pakravan. Son roman, « Azadi » qui parlait du traitement infligé aux opposants au régime Iranien avait été l'une de mes plus belles découvertes de 2015. Au travers de ce premier roman écrit en français, cette auteure franco-américaine se révélait au public français. Son nouveau roman « La Trêve », également paru chez Belfond est diamétralement opposé à « Azadi ». Un texte dont l'idée principale est des plus originales.
La trêve, un roman où tout va bien
La Trêve de Saïdeh Pakravan c'est l'histoire surprenante d'un jour où rien ne se passe. L'inspecteur Simon Urqhart en est stupéfié, jamais de sa carrière il n'a vécu de moments si calmes. Pas de meurtres, pas de bagarres, pas de vols, pas de viols… Rien. Comme par miracle, toutes les personnes qui pourraient être amenées à commettre un délit ou un crime se ravisent. Les criminels sont en proie à une prise de conscience, les autres vivent cette trêve dans la liesse générale. Une seule question se pose… combien de temps cela va-t-il durer ?
Mon avis
J'avais tant aimé Azadi, que quand j'ai vu que Saïdeh Pakravan sortait un nouveau roman, j'ai absolument voulu le lire. J'ai été surprise de voir qu'elle avait osé écrire quelque chose de totalement différent du roman qui lui avait valu le Prix Closerie des Lilas et le Prix Marie-Claire.
Je salue la prise de risque mais je trouve que La trêve est un roman qui demande un certain effort au lecteur.
Si je vous dis cela, c'est parce que ce roman, j'ai eu du mal à rentrer dedans. Il commence par des multitudes d'histoires indépendantes les unes des autres si bien, que l'on pourrait les prendre pour des nouvelles.
Chaque chapitre découpe les 24 heures de trêve en ¼ d'heure ou en ½ heure. On y découvre l'histoire d'une personne échappant de justesse à son agresseur, celui-ci se ravisant au dernier moment. Femme sous l'emprise de son mari, prisonnier prêt à se faire lyncher, joggeuse passant à côté du viol, patronne subissant le harcèlement d'un amant éconduit, ici on n'entre pas dans la vie d'un personnage, on est simplement spectateur de cet instant qui aurait dû être tragique. Je dois avouer que j'ai trouvé lourd le premier tiers du roman où l'on ne fait que zapper de personnage en personnage. Mais à un moment donné, on se rend compte que Saïdeh Pakravan revient sur l'un d'entre eux et une histoire perdue dans les multiples faits divers se met en place et devient un fil conducteur que j'ai pris eu beaucoup de plaisir à suivre.
Je ne vais pas dire que j'ai adoré « la Trêve », ça serait faux, mais j'ai trouvé ce roman très original dans sa construction. La chute est également extrêmement efficace. Ce roman qui fait tout de même 428 pages est à lire si vous voulez vous plonger dans une expérience littéraire différente de ce que l'on peu lire d'habitude. Il me fait un peu penser aux nouvelles séries qui cartonnent actuellement, celles où une part de mystérieux pèse sur l'ambiance générale, mais dont les personnages malgré tout affrontent les évènements tels qu'ils se présentent.
Un roman original à découvrir, mais si je devais conseiller cette auteure, je vous dirais de lire Azadi.

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ATOS
  27 juin 2016
Et si le monde soufflait un peu ? Et si il s'agissait d'appuyer sur pause..
24 heures de la vie d'un monde.
Pas de la planète entière. Il s'agit là juste des Usa. Pour que cessent les armes, les coups, les injures, la violence, la haine, que les choses restent en suspend mais que la vie continue quand même.
Est ce que le mieux être de l'humanité reposerait sur un état de paix ? Cet univers en serait il bouleverser ? Marcherait il la tête à l'envers dans les sens de ses idées contraires ?
La trêve, une journée sans haine, sans violence, sans heurt. Une trêve qui réglerait les problèmes... Tous ? Vraiment ? Quel autre destin, quel autre chemin ?
Sera t il meilleur ? Faut il accepter la vie dans sa totalité, le bon et le mauvais ?
Est ce là que repose toute l'intelligence du monde ? Dans l'équilibre du bien et du mal. le face à face nécessaire à notre mise en marche.
La trêve peut elle être pour tous désirable ?
Ma paix est elle celle de mon voisin ? La trêve. Personne ne perd ?
Tout le monde y gagne ? Un temps suspendu. Sommes nous capable d'intégrer cette réalité, sommes nous capable de gérer cette Trêve ? Et si cela était qu'en ferions nous ? Cette possibilité semble utopiste. La Trêve, 24 h 00 de paix.
Mais la paix ici est elle possible si elle est impossible là-bas ?
Et il ne pouvait y avoir de naissance sans l'acceptation de la mort ?
Le sujet traité par Saïdeh Pakravan est intéressant. La paix. La trêve .Ce temps béni .
Cette chance, ce coup du sort, ce coup de dé. Cette "tout de même" volonté ?
Ce n'est pas de la science fiction, même si le sujet reste une fiction.
Peu importe la raison de la présence de ce nouveau temps pour les personnages. L'axe choisi par l'auteure porte davantage sur les conséquences que sur la cause . N'est ce pas là le meilleur des choix pour le récit ?
Puisque c'est davantage sur la narration d'une action
psychologique que se base ce roman.
D'où la nécessite d'avoir fait le choix de ce multi-récit.
Pour un multivers. Parce que nous sommes pluriel.
La construction narrative est un enchevêtrement de nouvelles.
C'est du moins comme cela je la visualise.
Un mille feuilles auquel le choix d'une unité de temps et de lieu permet de donner sens et lien entre le devenir possible de chaque personnage.
Le rythme, les voix collent parfaitement à l'univers américain.
On sent que l'auteure a parfaitement intégrer, du moins compris, les couleurs « états-unienne ».
Et j'avoue que j'aime entendre cela lorsque je suis plongée dans le multivers américain.
Après « Azadi » , voici la « Trêve » . Pour celles et ceux qui ont aimé le premier roman ils retrouveront comme moi le regard bienveillant et intelligent que porte l'auteure à notre humanité, quant aux autres voici une occasion de se confronter par ce premier contact au multivers de cette auteure.
Ce second roman est une très belle confirmation.
Parution prévue : 18 aout 2016.
Merci aux Éditions Belfond, ainsi qu'à l'équipe de Babelio.com de m'avoir permis de découvrir en avant première ce second roman de Saïdeh Pakravan .
Agréable rentrée littéraire à toutes et tous.
à lire également :
"Azadi", roman de Saïdeh Pakravan ( 2015 )
http://www.babelio.com/livres/Pakravan-Azadi/671997/critiques/725094
Astrid Shriqui Garain , lecture




Lien : https://dutremblementdesarch..
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Bazart
  19 août 2016
On finit cette première revue de romans français de la rentrée avec " La Trève" de Saïdeh Pakravan qui sort la semaine prochaine, le 25 aout chez Belfond...: 24h chrono, 24 heures dans la vie quotidienne américaine, 24 heures où pour la première fois les flics vont passer leur temps à faire des Sudoku. 24 heures sans crimes, sans violences, sans maltraitance, sans vengeance, sans vol, sans voie de fait, sans sexisme, sans homophobie, sans racisme. Ouis les américains moyens de cette fable vont vivre 24heures d'un rêve éveillé: “Vive la trêve” .
Bon, en effet la fable est ambitieuse, originale et plutôt efficace : on suit les 24 heures de plusieurs personnages qui auraient pu être confrontés à la violence, bourreaux ou victimes, heures et instants décisif où tout bascule.
En bref, voilà un roman certes souvent agréable à lire sans être pour autant transcendant : Saïdeh Pakravan, simplifie, évite de trop approfondir et passe finalement un peu à coté de son sujet ..Dommage!!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Luxi
  01 septembre 2016
Ce serait complètement fou d'imaginer que, pendant une journée, le pays tout entier soit lavé de tout malheur. C'est pourtant l'histoire qu'a imaginée Saïdeh Pakravan dans ce roman surprenant puisque depuis le 9 juillet, à minuit, aux États-Unis, "il ne se passe rien." Plus rien. Accident, suicide, vengeance, attentat… tout a stoppé et le pays semble immobilisé, figé dans une invraisemblable position de funambule, ébahi par ce prodige mais tout aussi inquiet pour la suite. Car chacun se demande jusqu'à quand ce petit miracle va durer.
On suit énormément de personnages, chacun "affectés" par la trêve d'une façon personnelle : femmes maltraitées, néo-nazis, "voyous" en tout genre, drogués, dépressifs, pédophiles ou terrorristes… Seules deux personnes reviennent de façon régulière au fil des chapitres : l'inspecteur Simon Urqhart, déboussolé par le vide de sa journée, et Jennifer, une jeune femme qui tente de se défaire de l'emprise d'un ancien compagnon. Chaque chapitre représente donc un moment de vie précis où tout va basculer et où, au bout du compte, ça ne bascule pas puisque l'acte immonde qui s'apprête à être réalisé perd soudain tout sens. Et c'est beau de lire ce revirement de situation, cette opportunité d'être plus puissant que sa pulsion destructrice, cette soudaine reprise de contrôle de l'ange sur le démon.
Tout au long du roman, on se questionne sur ce qui a pu déclencher cette fameuse trêve parce que l'auteur ne nous en apporte pas les réponses : un geste de Dieu ? Un complot du gouvernement ? Une expérience extraterrestre ? Personne ne sait, personne ne comprend mais chacun savoure cette sorte de "cessez-le-feu" à coups de "Vive la trêve !" criés, pleurés, chantés.
Une seule obsession pourtant dans l'esprit des gens : ce miracle va-t-il durer? S'il ne dure pas, combien de temps avons-nous encore devant nous?
Alors je trouve le sujet fascinant mais pour moi l'auteur finit par tourner un peu en rond. Au bout de 250 pages à rencontrer le même schéma, on ressent un certain ennui. Et on termine le roman légèrement frustré parce qu'au final, Saïdeh Pakravan n'apporte pas d'explications à cette étrange et incompréhensible trêve du Mal. 24 heures fabuleuses, 24 heures de paix absolue où les futurs tueurs du corps ou de l'âme ont de subites et mystérieuses prises de conscience de la laideur de ce qu'ils s'apprêtent à faire et renoncent… Car tous renoncent. Comme si l'atmosphère se chargeait de magie. Comme si le simple fait de blesser, de détruire et de tuer se vidait brutalement de son essence et perdait tout son sens. A nous d'imaginer alors à quoi ressemble le marionnettiste qui a tiré les ficelles de cette incroyable moment de paix.
On a la sensation que l'auteur aurait pu faire de cette étonnante idée un roman inattendu et percutant mais pour moi, malheureusement, elle passe légèrement à côté de son sujet. J'aurais aimé davantage de profondeur, de créativité et d'originalité. J'aurais aimé que ce livre soit une grande claque jetée en ces temps de violence extrême qui déchirent la planète. Je ressors donc mitigée de cette lecture mais séduite par la plume de Saïdeh Pakravan qui, elle, m'a beaucoup plu dans sa justesse, sa fraîcheur et sa simplicité efficace.
Merci aux éditions Belfond pour ce joli moment d'espoir.
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shmileblik
  25 août 2016
Des instants de vie, qui précèdent une fin de vie, un accident, un meurtre prémédité, une vengeance, un attentat ou tout acte d'une violence inouïe. Ce roman nous donne à voir ces instants précédant les drames de la vie. Ces instants de description ou d'introspection sont tour à tour d'une beauté inouïe, d'une horreur profonde ou d'une banalité navrante. Tantôt du côté d'une victime, tantôt du côté d'un coupable. Chaque protagoniste est conscient de cette trêve mais ne semble pourtant pas concevoir que sa propre mortalité ou à l'opposé, ses pulsions de violence puissent être abolies.
Mais l'imminence de la mort demeure "suspendue" car depuis minuit, ce 9 juillet, c'est la trêve, "vive la trêve". Pas de mort, pas de blessé, pas de crise cardiaque, pas de meurtre, néant.
L'auteur surprend à chaque chapitre avec de nouveaux personnages, une nouvelle situation et une montée en tension parfois à peine soutenable.
Je me suis surprise à aimer la préméditation de cette violence, parce que je savais par avance que l'issue ne serait pas aussi affreuse pour le protagoniste que le laissait supposer la situation. Mais le doute s'installe à chaque nouveau chapitre, car il est certain que la trêve ne durera pas. Est ce parce que c'est impensable, irréel, inhumain?
Une réflexion sur la noirceur humaine, l'irrévocabilité du temps, le destin.
Des changements peuvent s'opérer, il suffit parfois d'une décision, au moment opportun.
(SP)
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   21 août 2016
Tous les deux vivaient un moment inédit, quelque chose qui ne leur etait jamais arrive auparavant .Une attirance , une sorte de faim d'être ensemble, encore et encore, de se prendre dans les bras, de s' aimer, de se noyer dans l'autre, et pourtant d'en ressortir plus vivant qu'au premier jour de la Création, avec la sensation que le monde leur appartenait. (p.61)

ose
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fanfanouche24fanfanouche24   24 août 2016
Certains gardiens (de prison) trouvaient incroyable qu'un type, depuis aussi longtemps dans le métier parvienne à garder confiance dans la nature humaine en espérant toujours le meilleur. C'était pourtant le cas de Robie et si tout le monde l'aimait bien, c'était probablement à cause de cet incorrigible optimisme. (p. 130)
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fanfanouche24fanfanouche24   21 août 2016
Le sentiment amoureux est une chose étrange. Une fois disparu, on est incapable de dire pourquoi il a surgi. (p.19)
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fanfanouche24fanfanouche24   22 août 2016
Non, personne ne lui avait donné, comme elle, le désir de mourir en même temps que celui de vivre par dessus tout. (p.75)
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BibaliceBibalice   31 mai 2016
"J'arrive", dit-il sur la radio. "Quoi de neuf ? "
"Rien qui vaille le déplacement", lui répondit le brigadier de l'accueil.
"Comment ça, rien ? Pas de putes dans le panier à salade, pas de bagarres, pas de violences conjugales? "
"Non, rien."
"C'est étrange", dit Simon.
Il ne se souvenait pas que ce soit jamais arrivé.
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Videos de Saïdeh Pakravan (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Saïdeh Pakravan
Saïdeh Pakravan était présente à la Foire du livre de Brive. Elle évoque sa rencontre avec les lecteurs. En savoir plus sur « La Trêve » : http://bit.ly/2fvJIdX
Née en Iran, franco-américaine, Saïdeh Pakravan est auteur de fiction, poète, essayiste et critique de film. Depuis plus de trente ans, elle partage sa vie entre Paris et Washington. de cet écrivain monde est né Azadi, qui l?a enfin révélé au public français en 2015 et a été couronné par le prix de la Closerie des Lilas et le prix Marie-Claire. La Trêve est le deuxième roman de Saïdeh Pakravan à paraître en France et chez Belfond.
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