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Vices tome 1 sur 4
EAN : 9782823854145
408 pages
12-21 (09/11/2017)
4.25/5   16 notes
Résumé :
« J'ai alors vu la bouteille de White Spirit sur le sol et les allumettes éparpillées. Puis ma fille sur le sofa, la bouche grande ouverte, l'intérieur entièrement brûlé. (?) Elle avait laissé un mot : j'ai froid à l'intérieur »

La ville. Ses quartiers mal famés, ses odeurs étrangères, ses peuples déracinés? Pas facile de s'en accommoder quand on a grandi dans un village paisible et que l'on s'est construite à travers les films de justiciers. Voilà 6 ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Une ville. Jamais nommée mais ce pourrait être celle où vous vivez.
Dans ses rues, des crimes et du vice …

Gipsy Paladini se lance l'ambitieux projet de créer une série policière composée de huit livres, dont trois sont parus à ce jour.

L'enquête va s'axer autour du harcèlement en milieu scolaire. Dur, dur mais tellement d'actualité.

Ce premier opus nous met direct dans le bain et se lit extrêmement vite. Introductif, il permet très vite de connaître les personnages qui vont nous accompagner pour peu qu'on souhaite continuer l'aventure.

Nous découvrons l'équipe qui compose la BJV, Brigade des Jeunes Victimes. Et pas la peine de commencer à me dire que ça n'existe pas, on le sait déjà et l'auteur s'en explique en début d'ouvrage ! Na !

L'équipe est attachante et on sent déjà se construire de futures tensions, de futures passions. Entre Marie, la jolie nouvelle recrue, Zolan, le taciturne motard au grand coeur ou encore Bia, geekette des temps modernes. Des fils rouges qui semblent commencer à se tendre pour de futures révélations.

L'enquête en elle-même m'a touché car le sujet sensible dénonce ce fléau qu'est le harcèlement en milieu scolaire et le danger des réseaux sociaux.

Ce premier volume, court et direct, donne surtout envie de continuer l'aventure. de voir les personnages ébauchés prendre plus de substance.
Pour moi, le pari est gagné car je vais rapidement lire la suite.

Je vous tiens au courant bien sûr de la suite de mes aventures dans le vice !

Lien : https://labibliothequedejuju..
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Cette sensation du vide laissé, le coeur à vif, l'estomac noué, le cerveau en ébullition, Gipsy Paladini m'a emporté dans cette quête désespérée et jouissive de creuser toujours plus la vérité au sein de la matrice humaine, de me faire goûter à cette saveur décuplée en pénétrant au sein de ses personnages, à comprendre les mécanismes qui régulent ou tourmentent les êtres, qu'ils soient de la BJV, une Brigade des Jeunes Victimes censée résoudre des affaires touchant principalement les jeunes victimes, qu'ils évoluent dans des cités oubliées comme celle des 608, une chose est sûre, plus jamais vous ne lirez les polars autrement qu'en cherchant ... les vices !

Après l'avoir découverte avec deux romans "Coup de poing !", d'abord avec Sang pour sang (2009, 2015) puis J'endends le bruit des ailes qui tombent (2015), quand l'émotion brute de décoffrage supplante le décor urbain et désintégré d'un New York sur le fil du rasoir avec des enquêtes époustouflantes dans la tête d'un flic borderline, al Seriani, au bord du chaos pour tenter d'éradiquer le mal sévissant dans la faune d'une ville qui ne dort jamais, cette croisade qui a déjà entamé le peu d'humanité restant encore dans les âmes de tous les personnages en lutte contre les démons mais surtout contre eux-mêmes.

Trois petits singes

En amorçant cette série intitulée sobrement Vices et prévue pour 8 épisodes, érigée comme une série télévisée avec une piqûre de rappel à partir du 3ème en résumant brièvement l'essentiel à retenir ainsi que les personnages principaux, cet ambitieux projet littéraire se décline à toutes les surfaces pour transcender un genre largement reconnu pour exploiter les miroirs d'une société en proie à ses doutes existentiels comme dans les crevasses d'hommes et de femmes qui se liguent pour le meilleurs et surtout ... le pire à venir, la preuve une fois de plus que le polar se marie merveilleusement avec les drames sociétaux et contemporains en vue d'aspirer le venin, d'en comprendre un tant soit peu les tenants et les aboutissants, d'approcher un peu plus ce qui différencie et sème la confusion dans les esprits, cette danse langoureuse et machiavélique entre le bien et le mal, une frontière mince et paradoxalement exaltante à en saisir des concepts, des prémices d'une ère nouvelle pour considérer autrement le destin tourmenté des personnages, leurs désirs enfouis, le poids du passé qui les plombe mais jamais ne semble disposer à les-en lester, qui d'un chagrin, qui d'une souffrance infini, l'auteure propose sa version opéra rock'n'roll du quotidien d'une jeune brigade policière spécialisée dans la défense et la cause perdue des jeunes, une galerie épatante de personnages aux antipodes l'un l'autre insufflant une énergie contagieuse au rythme du récit, telle une chevauchée sauvage qui cadrerait de près chacun, de l'ombre à la lumière, au fil des pages, chacun se dévoilera ou laissera apparaître des fissures, des zones d'ombre imprimant cette curiosité mordante au lecteur de tourner les pages afin d'en repousser les murs plus avant, à vos risques et périls pour la suite.

Le noir peut se déflorer et conter à toutes les sauces, du noir profond et presque opaque à la grisaille d'une urbanisation galopante, la nature des personnages révèlent des blessures secrètes et constamment au bord du précipice, les apparences trompeuses toquent à la porte, les mots de l'auteur résonnent longtemps et ricochent dans les salles à la lumière tamisée jusqu'aux bas-fonds de la ville, au bord de la nausée ou de la décrépitude, Vices est une oeuvre exigeante pour oser s'aventurer dans des zones inhabituelles et tenter le diable, de caresser d'autres frontières, de la déchéance inéluctable à la rédemption, la culpabilité qui ronge les âmes pour l'assoiffer jusqu'à ce que mort s'ensuive, sentir les effluves de la fin avec ses nécroses et parfums morbides, il est des passages difficiles à encaisser pour mieux en ressentir les répercussions inaliénables, l'ambiance explosive peut coltiner des instants de poésie éphémère mais d'une beauté suffisante à combler le coeur que tout reste encore possible à drainer, à espérer des jours et des lendemains meilleurs, c'est cette humanité-là qu'attirent les charognards et les prédateurs de tous les horizons qui participent à rendre les romans de Gipsy Paladini tellement ... vraie, à force de gratter sous le vernis désincarné et délabré, vous ne serez pas au bout de vos surprises, quand le polar se mêle avec le réalisme, Vices devient rapidement addictif, vous le lisez plus, vous finissez par vous confondre non pas avec un seul mais plusieurs personnages-clés, c'est ce qui rend un style unique et atypique, la patte de l'auteure est comme des griffes propres à faire grincer les tympans et vous rendre accro, des enquêtes de disparitions aux effets dévastateurs de drogues touchant l'innocence, au-delà des mots et des cicatrices, l'âme meurtrie des contemporains laissent des sillons et des bouches béantes, vous n'en sortirez pas indemne.

Cette conviction profonde de toucher aux organes sensibles, de capter le bruit des ailes des papillons, dans le tumulte des actions ne manquant pas de panache et de toucher aux fibres de chacun, la mort n'est jamais loin, mettre un point d'honneur à repérer le point de bascule, cet instant suspendu dans le clair-obscur, votre coeur pourrait rater un battement que vous vous surprendriez à vous faire oublier pour vous immerger plus loin dans ces contrées inconnues et salvatrice, une batterie d'émotions surgissent au coin des pages que vous vous demanderez encore comment l'auteure a réussi ce tour de passe-passe, c'est la magie évanescente des mots qui s'aligne, cette fragrance entêtante qui ne vous quitte pas, cette nuit qui n'en finit plus d'éloigner le jour suivant de poindre son nez, défendre l'irrécupérable pour lui laisser une deuxième chance, loin de traverser les zones de turbulence qui menacent d'ébranler jusqu'aux fondations de la BJV, les histoires d'amour se suivent mais ne se ressemblent pas, de l'opéra rock à la chevauchée des cabossés de la vie, dans le deuil ou la raison d'être, Vices propulse un monde jamais figé dans ses veines, une représentation haute en couleur d'un microcosme à l'échelle de la société, des fulgurances viennent happer et remettre en cause tous les acquis, une plume percutante dans le but de dresser des tableaux criants de vérité, des aspects étouffés et défenestrés en même temps, l'air peut combiner des relents nauséabonds et des fraises Tagada, c'est toute l'ironie cruelle d'une société cherchant inlassablement un nouveau souffle, de détruire à petits feux pour renaître de ses cendres, un jour ...

La chance n'est pas réservé seulement aux privilégiés, la roue du destin peut embrayer et dérailler à tout instant, l'impermanence des choses est propre à la vie, rien ne laisse transpirer un long fleuve tranquille, les dérives et échappatoires appartiennent à la colère des flots, si la nature est dotée d'une empreinte génétique, les êtres humains ne sont pas en reste avec leur fragilité camouflée, leur égo démesuré, Vices pose des questions essentielles sur les rapports entre la loi et les hommes, les envies flirtent avec les mystères que chaque personnage recèle, du premier épisode à Kuyashii, l'écriture de Gipsy Paladini gagne en intensité, de l'introduction des protagonistes à la peinture progressive des fêlures, de l'absence de lumière à la sagacité de Marie pourtant chargée d'un passé nébuleux, Zolan traîne sa silhouette alourdie de spectres avec sa moto au milieu de la nuit, le commandant Tala et son lourd fardeau, la désinvolture de Bia, Marcus pourrait s'ériger comme un roc si seulement, les confidences sur Myriam dans le 4ème épisode, les choix de Sophie, Amir et sa vie familial compliquée, tout le socle de l'édifice de la BJV est comme un château de cartes, un seul être vous manque et tout l'air semble différent, d'autres personnages ne manquent pas de piment pour réserver le meilleur à venir, dans les motivations et attentes, l'auteure prouve une nouvelle fois sa capacité à sonder l'âme de l'humanité dans tous ses recoins et instabilités affectives, la violence n'est pas en reste avec certaines séquences choc pour rappeler que l'être humain est aussi le pire prédateur sur la Terre, à l'égard des autres espèces mais surtout à ses semblables.

Plus qu'une saga littéraire en cours et dont chaque épisode peut se lire indépendamment les uns les autres, le talent de Gipsy Paladini avec un style original alliant le polar et le drame humain, exercice délicat entre équilibre des intrigues et volonté de s'affranchir des codes du genre, d'oser pénétrer au coeur de territoires dangereux tant géométrique que sur le plan psychologique, l'art de l'auteure réside dans cette capacité à éviter les pièges du pathos et du voyeurisme, de surenchérir dans la violence pour mieux encore la faire ressentir et palpiter au creux des tripes, bien après la dernière page tournée, cette humanité qui oscille entre la lumière et la noirceur de l'âme, toujours plus près, toujours plus loin dans les abysses ...

Le vices dans la peau, quand tu nous tiens ...

A noter, à l'instar d'auteurs comme James Osmont et sa trilogie psychiatrique, Maxime Chattam, l'auteure invite le lecteur à écouter les clips ou morceaux de musique (et les paroles certes en anglais mais collant à l'ambiance et la pertinence de Vices dans ses propos) disponibles sur Youtube.

De la fiction à la réalité, j'ai pris mon temps pour coller et adhérer au plus près de l'univers de Vices, ces 4 épisodes inauguraient, déboussolaient, déchiraient, révélaient et une chose demeure, pour conclure, hâte de lire la suite des péripéties et du devenir des protagonistes, l'histoire d'une Brigade policière pas comme les autres, singulière pour conjuguer le meilleur du polar et de l'humanité sous toutes ses couleurs.

Coup de coeur pour Vices ❤️

Vices de Gipsy Paladini Auteur est une pépite littéraire à découvrir et à lire sans modération, dans l'ivresse de la nuit, dans les bas-fonds de la ville et de votre esprit, partout où le vice existe ...
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La ville du vice

Ma découverte de Gipsy Paladini : après avoir vu de nombreuses publications sur cette auteur sur le net, j'entame ma lecture de ses ouvrages avec le tout dernier : Vices, une « série littéraire », nom donné par l'auteur elle-même, composée pour le moment de 2 parties ou 2 épisodes. Il s'agit de 2 enquêtes de Marie Lafontaine, la protagoniste, nouvelle arrivée comme lieutenant à la Brigade des Jeunes Victimes (la BJV spécialisée dans les crimes visant les mineurs et jeunes adultes) : une équipe où chacun a ses secrets, même Marie elle-même. Suite à un traumatisme antérieur, Marie rêve d'avoir l'attitude d'une super héroïne vengeresse qui viendrait à l'aide des personnes, et surtout des femmes en détresse, tout cela ponctué de répliques humoristiques. Mais venue de la campagne, elle tente de s'adapter à sa nouvelle vie en ville. D'autant plus que son physique de poupée ou de Cendrillon (1m55, les yeux clairs et les cheveux blonds), comme la surnomment certains, lui complique la tâche.
Parmi cette nouvelle équipe, on trouve de nombreux personnages hauts en couleurs dans tous les sens du terme. Il y a tout d'abord Myriam, toujours vêtue de manière colorée justement, qui gère l'unité déjà en place avant l'arrivée de la BJV et qui distribue citations et sandwichs à ses collègues ; il y a ensuite Bia, l'experte en informatique, la geekette de la bande fan de pop-culture asiatique qui est un peu un mélange entre Abi de NCIS et Penelope Garcia d'Esprits Criminels ; viennent ensuite Marcus , le capitaine, surnommé le Don, Louis Tala, le commandant, que l'on presse de prendre sa retraite mais qui s'accroche à sa brigade et Sophie, la dure à cuire au caractère explosif, l'ennemie de Marie ; et enfin (mon personnage préféré) Zolan Stanic, le petit ami de Marie, un motard tatoué aux cheveux longs qui est harcelé par les visions d'un jeune homme d'une vingtaine d'années assassiné d'une balle dans le front. S'ajoutent quelques autres personnages plus secondaires et qui animent également la vie de la brigade et de ses locaux.

Pour la première enquête de Marie, intitulée Trois petits singes, la victime est Amélie- une ado de 15 ans retrouvée pendue dans sa chambre. Mais les marques suspectes sur ses bras font douter Marie qui ne croit pas à la thèse du suicide et tente de résoudre l'affaire. Cependant, la théorie des 3 singes -d'où le titre- est de rigueur : personne n'a rien vu, n'a rien entendu et ne dit rien. L'enquête les mène de suite dans l'atmosphère du collège-lycée privé où était scolarisée Amélie.

Dans ce premier épisode, on découvre les personnages récurrents de cette série. On, s'y attache rapidement – plus à certains qu'à d'autres que l'on en vient même un peu à détester, comme dans les séries TV.
Ça bouge, ça remue : car nous n'avons pas affaire à des petits anges. On les suit dans leurs pérégrinations faites de vie quotidienne et de retournements.
Le suspens est ainsi manié avec art par Gipsy Paladini qui nous entraîne à la suite des personnages qu'elle a créés.
Nous sommes en présence d'une fiction mais il y a toujours « l'ombre de faits actuels » : l'histoire est inventée mais nous risquons au quotidien de côtoyer ses soeurs jumelles.
Dès le début, de par la structure du livre et grâce aux mots de l'auteur, on a l'impression d'être face à une série TV avec générique et fragments musicaux en début et en fin de partie : ce qui explique sans doute pourquoi j'ai été absorbée par l'histoire. On a l'impression de suivre sa série préférée, on devient vite accro et les pages se tournent de plus en plus vite.
Une superbe découverte que je recommande chaudement.
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un livre écrit comme une série TV ? Il n'en fallait pas plus pour attiser ma curiosité et me donner envie d'y plonger !
De quoi ça parle ? «La ville. Ses quartiers mal famés, ses odeurs étrangères, ses peuples déracinés… Pas facile de s'en accommoder quand on a grandi dans un village paisible et que l'on s'est construite à travers les films de justiciers. Voilà 6 mois que Marie a intégré la BJV, une brigade spécialisée dans la prise en charge des jeunes victimes, et elle a bien du mal à se faire accepter. La pendaison de Lucie, une lycéenne apparemment sans problème, lui donne l'opportunité de prouver qu'elle mérite sa place au sein de l'équipe. C'est sans compter la malveillance de certains collègues bien décidés à se débarrasser d'elle. Marie sera-t-elle suffisamment armée pour affronter la cruelle réalité alors qu'un lourd secret la handicape ?
VICES est une série littéraire de 8 « épisodes » dont les deux premiers ont été réunis en un ouvrage édité aux éditions Fleuve Noir. On y suit les destins mêlés des membres de la brigade des jeunes victimes confrontés aux maux de notre société moderne.
VICES c'est aussi l'histoire de Marie et de Zolan, deux êtres tourmentés que tout oppose, dont l'amour naissant est sans cesse menacé.»

Première lecture de 2019 et cette année livresque commence plus tôt bien ! Étant fan de séries TV j'étais vraiment impatiente de découvrir cette série de livres écris comme une série !
J'ai beaucoup aimé ce roman, la façon d'écrire de Gipsy Paladini et cette mise en page très originale !
L'imagination fait beaucoup dans la lecture de ce roman, il n'y a pas ou peu de descriptions donc il faut beaucoup faire travailler son cerveau !
C'est un roman qui se lit très très très vite de par son format « épisode de série TV », il y a énormément de dialogues, les chapitres sont très courts et la plume de l'autrice font que les pages défiles à la vitesse de la lumière !
L'histoire est très addictive, on a tout simplement pas envie de fermer ce livre et il se lit d'une traite !
L'intrigue est simple mais bien mené et le dénouement était assez inattendu ! L'autrice aborde le sujet du harcèlement scolaire avec beaucoup de justesse !
Les personnages sont très intéressants et attachants, on a très envie de les retrouver dans la suite et d'en apprendre plus sur eux.
On reste à la fin avec du suspens concernant l'histoire de Marie, j'ai hâte de replonger dans les aventures de la BJV et de découvrir un peu plus l'histoire des protagonistes !
Ce n'est pas un livre facile à chroniquer, il ne faut pas trop en dire pour laisser la surprise, il ne faut pas spoiler, mais en même temps on ne peut pas ne rien dire …
Si vous avez envie de découvrir un thriller original, qui se lit super vite et qui est super addictif alors foncez !
Ce n'est pas un coup de coeur, il m'a manqué un petit quelque chose mais c'est vraiment un excellent moment de lecture et une belle découverte !

Note 8/10
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" Trois petits singes" parle d'un sujet d'actualité celui du harcèlement scolaire. Une lycéenne est retrouvée pendue dans sa chambre.
C'est une élève qui selon les témoignages des parents est sans histoire.

" La jeune fille pend du lit mezzanine, dans la longueur de la structure en bois. Sa dépouille lourde et inanimée lui donne l'allure grotesque d'un pantin désarticulé. "

Dans cet épisode tout va très vite; le lecteur est tout de suite dans le vif du sujet. J'ai fait connaissance de l'équipe de BJV, Brigade des Jeunes Victimes.

Cette brigade se compose de Marie, Marcus, Amir, Bia, Sophie et Zolan. Tous ces personnages sont à la fois attachants mais aussi intrigants. Ils font face à des affaires d'une extrême violence et sauvagerie. Marie est le personnage que je préfère dans ce groupe. Elle a dû mal à se faire intégrer au sein de cette équipe mais trouve du réconfort auprès de Zolan. Les souffrances de certains d'entre eux se font sentir et j'ai pris plaisir à les suivre.

" Surprise, la jeune femme s'enlise dans le regard épris de Zolan. Quand il se détourne, embarrassé, elle le ramène à elle. Dans ses yeux, elle a l'impression d'exister en entier, elle, rien qu'elle, comme si tout le reste avait été effacé. "

Gipsy Paladini a une écriture noire, directe parfois même provocante. Il n'existe pas de langue de bois, l'auteure fait preuve de beaucoup d'imagination. Elle envoie du lourd en développant une thématique actuelle. Il existe par moment une pointe d'humanité laissant fondre la noirceur au fil des pages.

" Trois petits singes" fait partie d'une série littéraire de huit épisodes. Cet épisode amène à la réflexion et à l'environnement de la société. Ne nous voilons pas la face, tout n'est pas tout beau tout rose.

Gipsy Paladini se range dans la catégorie des auteurs hors pairs. Il faut une sacrée dose d'imagination pour développer une série littéraire regroupant huit épisodes. de son écriture directe, ciselée, l'auteure frappe très fort avec " Trois petits singes". le rythme est bien mené et je trouve que cet épisode a des allures d'une série à la fois " Esprits Criminels" et New York Unité Spéciale.

Je n'ai qu'une hâte, suivre cette brigade hors norme.
Lien : http://delphlabibliovore.blo..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
« J'ai donné vingt-sept ans de ma vie aux Stups, a-t-il clamé lors de son discours d'inauguration. Ce que j'en ai déduit, c'est qu'une majorité des criminels ne le seraient pas devenus si enfants, adolescents ou jeunes adultes, victimes ou incriminés, ils avaient été mieux traités. Chaque individu a un processus propre. C'est notre travail de le cerner pour mieux réorienter les blessés et les égarés.
N'oublions pas qu'un jeune, même incriminé, est avant tout une victime. Soyons les médecins de la société future. »
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On observe le monde avec les yeux, mais seuls ceux qui savent le faire avec le cœur sont en mesure de comprendre ce qui s'y passe vraiment.
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Le nez collé à la vitre, Marie observe le mécanisme fascinant de son réveil, cette chorégraphie citadine aux centaines de milliers d'interprètes dont les mouvements routiniers sont si bien assimilés qu'ils s'accordent malgré leur hétérogénéité dans un ballet parfait.
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" Surprise, la jeune femme s'enlise dans le regard épris de Zolan. Quand il se détourne, embarrassé, elle le ramène à elle. Dans ses yeux, elle a l'impression d'exister en entier, elle, rien qu'elle, comme si tout le reste avait été effacé. "
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Ses lèvres sur moi, son souffle dans mon cou, les mots qu'il me murmurait, des mots que je n'avais jamais entendus. Je tends la main comme si je pouvais les toucher, les garder à jamais à ma portée. Elle se referme sur le vide.
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Videos de Gipsy Paladini (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gipsy Paladini
New York, 1969. Au milieu des bouleversements sociaux et politiques qui ensanglantent cette fi n de décennie, une poignée de meurtres ne pèse pas lourd dans une ville comme New York. Mais lorsque de jeunes enfants sont retrouvés assassinés dans des mises en scène macabres, la terreur s’installe. L’inspecteur Al Seriani, rongé par la culpabilité depuis la mort de son coéquipier, est mis sur l’affaire.
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