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Vices tome 4 sur 4
EAN : 9791094980217
235 pages
Gipsy Paladini (05/03/2019)
4.54/5   12 notes
Résumé :
"N’avez-vous pas envie de courses-poursuites, de coups de pied dans les burnes, de pétage de rotules et de balles dans la tête ? La barrière entre l’humain et la bête sauvage est mince ; certains prétendent qu’elle est dans la tête. Ce sont les lois et la moralité qui l’ont imposée. Imaginez si vous réalisiez qu’elle n’existe pas."

Une boîte de Tic-Tac. Un gamin qui tripe en plein cours. Des dessins d’ombres sans tête. Un individu surnommé Candyman. D... >Voir plus
Que lire après Vices, tome 4 : KuyashiiVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Avez-vous déjà essayer de boire une bouteille de bière au goulot sans s'arrêter jusqu'à ce que vous lampiez les dernières gouttes puis d'en saisir les effets infusant et enivrant dans votre corps puis vrillant votre tête ?

Après avoir englouti la totalité des 4 premiers épisodes de Vices d'une traite (soit près de 1 000 pages), la sensation du vide laissé, le coeur à vif, l'estomac noué, le cerveau en ébullition, Gipsy Paladini m'a emporté dans cette quête désespérée et jouissive de creuser toujours plus la vérité au sein de la matrice humaine, de me faire goûter à cette saveur décuplée en pénétrant au sein de ses personnages, à comprendre les mécanismes qui régulent ou tourmentent les êtres, qu'ils soient de la BJV, une Brigade des Jeunes Victimes censée résoudre des affaires touchant principalement les jeunes victimes, qu'ils évoluent dans des cités oubliées comme celle des 608, une chose est sûre, plus jamais vous ne lirez les polars autrement qu'en cherchant ... les vices !

Après l'avoir découverte avec deux romans "Coup de poing !", d'abord avec Sang pour sang (2009, 2015) puis J'endends le bruit des ailes qui tombent (2015), quand l'émotion brute de décoffrage supplante le décor urbain et désintégré d'un New York sur le fil du rasoir avec des enquêtes époustouflantes dans la tête d'un flic borderline, al Seriani, au bord du chaos pour tenter d'éradiquer le mal sévissant dans la faune d'une ville qui ne dort jamais, cette croisade qui a déjà entamé le peu d'humanité restant encore dans les âmes de tous les personnages en lutte contre les démons mais surtout contre eux-mêmes.

Trois petits singes

En amorçant cette série intitulée sobrement Vices et prévue pour 8 épisodes, érigée comme une série télévisée avec une piqûre de rappel à partir du 3ème en résumant brièvement l'essentiel à retenir ainsi que les personnages principaux, cet ambitieux projet littéraire se décline à toutes les surfaces pour transcender un genre largement reconnu pour exploiter les miroirs d'une société en proie à ses doutes existentiels comme dans les crevasses d'hommes et de femmes qui se liguent pour le meilleurs et surtout ... le pire à venir, la preuve une fois de plus que le polar se marie merveilleusement avec les drames sociétaux et contemporains en vue d'aspirer le venin, d'en comprendre un tant soit peu les tenants et les aboutissants, d'approcher un peu plus ce qui différencie et sème la confusion dans les esprits, cette danse langoureuse et machiavélique entre le bien et le mal, une frontière mince et paradoxalement exaltante à en saisir des concepts, des prémices d'une ère nouvelle pour considérer autrement le destin tourmenté des personnages, leurs désirs enfouis, le poids du passé qui les plombe mais jamais ne semble disposer à les-en lester, qui d'un chagrin, qui d'une souffrance infini, l'auteure propose sa version opéra rock'n'roll du quotidien d'une jeune brigade policière spécialisée dans la défense et la cause perdue des jeunes, une galerie épatante de personnages aux antipodes l'un l'autre insufflant une énergie contagieuse au rythme du récit, telle une chevauchée sauvage qui cadrerait de près chacun, de l'ombre à la lumière, au fil des pages, chacun se dévoilera ou laissera apparaître des fissures, des zones d'ombre imprimant cette curiosité mordante au lecteur de tourner les pages afin d'en repousser les murs plus avant, à vos risques et périls pour la suite.

Zabulu

Le noir peut se déflorer et conter à toutes les sauces, du noir profond et presque opaque à la grisaille d'une urbanisation galopante, la nature des personnages révèlent des blessures secrètes et constamment au bord du précipice, les apparences trompeuses toquent à la porte, les mots de l'auteur résonnent longtemps et ricochent dans les salles à la lumière tamisée jusqu'aux bas-fonds de la ville, au bord de la nausée ou de la décrépitude, Vices est une oeuvre exigeante pour oser s'aventurer dans des zones inhabituelles et tenter le diable, de caresser d'autres frontières, de la déchéance inéluctable à la rédemption, la culpabilité qui ronge les âmes pour l'assoiffer jusqu'à ce que mort s'ensuive, sentir les effluves de la fin avec ses nécroses et parfums morbides, il est des passages difficiles à encaisser pour mieux en ressentir les répercussions inaliénables, l'ambiance explosive peut coltiner des instants de poésie éphémère mais d'une beauté suffisante à combler le coeur que tout reste encore possible à drainer, à espérer des jours et des lendemains meilleurs, c'est cette humanité-là qu'attirent les charognards et les prédateurs de tous les horizons qui participent à rendre les romans de Gipsy Paladini tellement ... vraie, à force de gratter sous le vernis désincarné et délabré, vous ne serez pas au bout de vos surprises, quand le polar se mêle avec le réalisme, Vices devient rapidement addictif, vous le lisez plus, vous finissez par vous confondre non pas avec un seul mais plusieurs personnages-clés, c'est ce qui rend un style unique et atypique, la patte de l'auteure est comme des griffes propres à faire grincer les tympans et vous rendre accro, des enquêtes de disparitions aux effets dévastateurs de drogues touchant l'innocence, au-delà des mots et des cicatrices, l'âme meurtrie des contemporains laissent des sillons et des bouches béantes, vous n'en sortirez pas indemne.

Butterfly

Cette conviction profonde de toucher aux organes sensibles, de capter le bruit des ailes des papillons, dans le tumulte des actions ne manquant pas de panache et de toucher aux fibres de chacun, la mort n'est jamais loin, mettre un point d'honneur à repérer le point de bascule, cet instant suspendu dans le clair-obscur, votre coeur pourrait rater un battement que vous vous surprendriez à vous faire oublier pour vous immerger plus loin dans ces contrées inconnues et salvatrice, une batterie d'émotions surgissent au coin des pages que vous vous demanderez encore comment l'auteure a réussi ce tour de passe-passe, c'est la magie évanescente des mots qui s'aligne, cette fragrance entêtante qui ne vous quitte pas, cette nuit qui n'en finit plus d'éloigner le jour suivant de poindre son nez, défendre l'irrécupérable pour lui laisser une deuxième chance, loin de traverser les zones de turbulence qui menacent d'ébranler jusqu'aux fondations de la BJV, les histoires d'amour se suivent mais ne se ressemblent pas, de l'opéra rock à la chevauchée des cabossés de la vie, dans le deuil ou la raison d'être, Vices propulse un monde jamais figé dans ses veines, une représentation haute en couleur d'un microcosme à l'échelle de la société, des fulgurances viennent happer et remettre en cause tous les acquis, une plume percutante dans le but de dresser des tableaux criants de vérité, des aspects étouffés et défenestrés en même temps, l'air peut combiner des relents nauséabonds et des fraises Tagada, c'est toute l'ironie cruelle d'une société cherchant inlassablement un nouveau souffle, de détruire à petits feux pour renaître de ses cendres, un jour ...

Kuyashii

La chance n'est pas réservé seulement aux privilégiés, la roue du destin peut embrayer et dérailler à tout instant, l'impermanence des choses est propre à la vie, rien ne laisse transpirer un long fleuve tranquille, les dérives et échappatoires appartiennent à la colère des flots, si la nature est dotée d'une empreinte génétique, les êtres humains ne sont pas en reste avec leur fragilité camouflée, leur égo démesuré, Vices pose des questions essentielles sur les rapports entre la loi et les hommes, les envies flirtent avec les mystères que chaque personnage recèle, du premier épisode à Kuyashii, l'écriture de Gipsy Paladini gagne en intensité, de l'introduction des protagonistes à la peinture progressive des fêlures, de l'absence de lumière à la sagacité de Marie pourtant chargée d'un passé nébuleux, Zolan traîne sa silhouette alourdie de spectres avec sa moto au milieu de la nuit, le commandant Tala et son lourd fardeau, la désinvolture de Bia, Marcus pourrait s'ériger comme un roc si seulement, les confidences sur Myriam dans le 4ème épisode, les choix de Sophie, Amir et sa vie familial compliquée, tout le socle de l'édifice de la BJV est comme un château de cartes, un seul être vous manque et tout l'air semble différent, d'autres personnages ne manquent pas de piment pour réserver le meilleur à venir, dans les motivations et attentes, l'auteure prouve une nouvelle fois sa capacité à sonder l'âme de l'humanité dans tous ses recoins et instabilités affectives, la violence n'est pas en reste avec certaines séquences choc pour rappeler que l'être humain est aussi le pire prédateur sur la Terre, à l'égard des autres espèces mais surtout à ses semblables.

Plus qu'une saga littéraire en cours et dont chaque épisode peut se lire indépendamment les uns les autres, le talent de Gipsy Paladini avec un style original alliant le polar et le drame humain, exercice délicat entre équilibre des intrigues et volonté de s'affranchir des codes du genre, d'oser pénétrer au coeur de territoires dangereux tant géométrique que sur le plan psychologique, l'art de l'auteure réside dans cette capacité à éviter les pièges du pathos et du voyeurisme, de surenchérir dans la violence pour mieux encore la faire ressentir et palpiter au creux des tripes, bien après la dernière page tournée, cette humanité qui oscille entre la lumière et la noirceur de l'âme, toujours plus près, toujours plus loin dans les abysses ...

Le vices dans la peau, quand tu nous tiens ...

A noter, à l'instar d'auteurs comme James Osmont et sa trilogie psychiatrique, Maxime Chattam, l'auteure invite le lecteur à écouter les clips ou morceaux de musique (et les paroles certes en anglais mais collant à l'ambiance et la pertinence de Vices dans ses propos) disponibles sur Youtube.

De la fiction à la réalité, j'ai pris mon temps pour coller et adhérer au plus près de l'univers de Vices, ces 4 épisodes inauguraient, déboussolaient, déchiraient, révélaient et une chose demeure, pour conclure, hâte de lire la suite des péripéties et du devenir des protagonistes, l'histoire d'une Brigade policière pas comme les autres, singulière pour conjuguer le meilleur du polar et de l'humanité sous toutes ses couleurs.

Coup de coeur pour Vices ❤️
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VICES IV KUYASHII
De GIPSY PALADINI
Éditeur : Auto Édition
381 pages

Dans ce quatrième épisode très centré sur le thème de la drogue et des problématiques qui s'y rattachent, Gipsy PALADINI organise avec le machiavélisme qu'on lui connait l'implosion d'une BJV déjà bien fragilisée par les querelles intestines . L'unité de façade se craquelle en même temps que remontent en surface des secrets trop longtemps tus.
Tragique et bouleversant.

RÉSUMÉ :

" N'avez-vous pas envie de courses-poursuites, de coups de pied dans les burnes, de pétage de rotules et de balles dans la tête ? La barrière entre l'humain et la bête sauvage est mince ; certains prétendent qu'elle est dans la tête. Ce sont les lois et la moralité qui l'ont imposée. Imaginez si vous réalisiez qu'elle n'existe pas.
Une boîte de Tic-Tac. Un gamin qui tripe en plein cours. Des dessins d'ombres sans tête. Un individu surnommé Candyman. Des écailles de crocodile. Pas facile d'assembler les pièces du puzzle quand son équipe est en phase d'éclatement : Zolan ne se remet pas de la réaction de Marie, Bia part en vrille, le commandant est tourmenté par un garçon affreusement mutilé. Vin le sent : quelque chose ne tourne pas rond à la BJV. Les masques se fissurent. Les démons se réveillent. le temps semble venu à certaines vérités d'être révélées."

Elle est bien gentille, Gipsy, mais le moins que l'on puisse dire est qu'elle ne facilite pas la tâche des chroniqueuses et chroniqueurs. Allez donc commenter des épisodes qui s'imbriquent comme un Tetris et des éléments interdépendants au possible sans risquer de spoiler le volet précédent ! Merci pour le cadeau !
A moins que ce ne soit en partie le but recherché, du style "je me casse le c.. pendant des mois, voire des années, vous aussi pouvez bien le faire pendant quelques minutes !"
Ce serait assez son genre, d'ailleurs…😉.

Bref, on va essayer de faire simple.
Au sortir de BUTTERFLY, nous avions quitté une brigade bien amochée par les conflits, les rancoeurs, les jalousies et les luttes d'ego. Autant vous dire tout de suite que ça ne va pas s'arranger dans ce sulfureux KUYASHII où tout semble partir en sucette.
Sous couvert d'une enquête bâtie autour du milieu de la drogue, tous les membres du groupe vont continuer à dévoiler leur part d'ombre, alimentant le sentiment que l'équipe du Commandant TALA a été construite sur des fondations plus que douteuses qui s'étiolent Inexorablement.
Le chef en premier, soit dit en passant, qui semble de plus en plus rongé par une sordide affaire de vengeance familiale . MYRIAM ne vaut pas mieux pour des raisons tout aussi personnelles. VIN, le psy, va laisser apparaitre un visage inattendu alors que BIA poursuit un but incertain. SOPHIE s'enfonce dans sa paranoïa, AMIR emprunte des chemins équivoques.
L'ambiance est à couper au couteau et tout part à vau l'eau.
ZOLAN traine sa peine, écartelé entre des pulsions contradictoires et le double jeu de son cousin GORAN. D'autres personnages évoqués dans les précédents tomes interviennent aussi, je vous laisse les découvrir.

Plus on avance dans la série, et plus l'impression visuelle devient prépondérante. Désormais, tous les personnages ont un visage, du moins celui qu'inconsciemment le lecteur leur a attribué. L'enchainement rapide des chapitres, des scènes devrais-je dire, contribue à maintenir un rythme rapide parfaitement compatible avec un format télévisuel de 50 mn, de ceux qui vous laissent épuisé et contrits de frustration dans l'attente de la suite.
Une nouvelle fois, Gipsy priorise l'ambiance globale très noire plutôt que l'enquête pure et simple. Ce qui ne signifie pas que cette dernière soit bâclée, bien au contraire. Elle donne même lieu à de très belles réflexions sur et autour du milieu de la drogue, et met en exergue un énorme travail de recherche de la part de l'auteure qui maitrise le sujet de manière incontestable.
Son regard acerbe sur une société en déliquescence fait une nouvelle fois merveille tant son analyse froide et lucide sonne juste.
Mais encore une fois, ce sont ses personnages qui remportent la vedette. Fouillés, décortiqués, étudiés jusqu'au tréfonds de leur psyché trouble et nébuleuse, au gré de leurs actes, de leurs pensées intimes et de leurs motivations plus ou moins avouables.
Et dans ce domaine-là plus que dans tout autre, Gipsy excelle.
Car si son récit prend parfois des allures de tourbillon déstructuré, force est de reconnaitre qu'elle retombe toujours sur ses pattes au moment opportun, pile là où elle avait choisi de le faire.
Le cliffhanger final ouvre encore la porte à de belles perspectives.

Gipsy PALADINI poursuit donc son projet ambitieux sans fausse note et sans que l'on sache encore où elle a décidé de nous conduire in fine.
Le seul inconvénient par rapport à une série TV classique est que la suite n'est pas programmée chaque semaine, hélas….!

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Je sais que commencer un livre un vendredi soir quand le week-end est chargé ce n'est jamais une très bonne idée ! Sauf quand on a des livres faciles et rapides à lire comme vices !
De quoi ça parle ? «« N'avez-vous pas envie de courses-poursuites, de coups de pied dans les burnes, de pétage de rotules et de balles dans la tête ? La barrière entre l'humain et la bête sauvage est mince ; certains prétendent qu'elle est dans la tête. Ce sont les lois et la moralité qui l'ont imposée. Imaginez si vous réalisiez qu'elle n'existe pas."

Une boîte de Tic-Tac. Un gamin qui tripe en plein cours. Des dessins d'ombres sans tête. Un individu surnommé Candyman. Des écailles de crocodile.Pas facile d'assembler les pièces du puzzle quand son équipe est en phase d'éclatement : Zolan ne se remet pas de la réaction de Marie, Bia part en vrille, le commandant est tourmenté par un garçon affreusement mutilé. Vin le sent : quelque chose ne tourne pas rond à la BJV.Les masques se fissurent.Les démons se réveillent.Le temps semble venu à certaines vérités d'être révélées.

VICES est une série littéraire de 8 « épisodes » dont les deux premiers ont été réunis en un ouvrage édité aux éditions Fleuve Noir. On y suit les destins mêlés des membres de la brigade des jeunes victimes confrontés aux maux de notre société moderne.
VICES c'est aussi l'histoire de Marie et de Zolan, deux êtres tourmentés que tout oppose, dont l'amour naissant est sans cesse menacé. »

J'ai retrouvé les aventures de la BJV avec beaucoup de plaisir ! J'étais tellement impatiente que tant pis le défis 0 achat et j'ai craqué (en même temps je vais encore craquer au mois d'avril donc je n'étais pas à ça prêt!).
Ce tome est vraiment très bon, je l'ai trouvé meilleur que les autres, l'histoire gagne en maturité et comme on est plongé dans une série de roman qui se suivent chronologiquement on avance petit à petit dans la vie des personnages, ça donne une grosse impression de réalisme général à l'histoire et on s'attache fortement à certains.
L'enquête de ce tome ne m'a pas transporté plus que ça ! J'ai préféré celle du tome 3, en même temps cette fois on se concentre plus sur les personnages et l'enquête est plus en arrière plan. Vu la fin du tome 3 il y avait quand même quelques situation à dépatouiller.
Déjà niveau chronologie on est directement dans la suite du 3, ça reprends exactement là où on s'est arrêté !
L'enquête principale se concentre cette fois sur une histoire de drogue, on est d'ailleurs aux prises avec une scène hyper glauque dès le départ, vers la page 70 ! Une scène à laquelle je ne m'attendais pas spécialement dans cette série mais que j'ai trouvé hyper bien foutu, bien détaillée et vraiment malaisante ! Il y a dans ce tome un très gros travaille sur l'univers de la drogue, même si l'enquête n'est pas au 1er plan (c'est parce qu'il se passe pleins de choses et qu'on est ballotté d'un point à un autre) le travail d'écriture sur ce point est vraiment très bon !
On avance du côté des personnages ! Avec une fin encore qui nous fait dire nooooooooooon … Mais voilà c'est le jeux, ça rappelle grandement les série et c'est bien le but de tout ça ! Je n'en dirais pas plus car je ne veux absolument pas risquer de spoiler les tomes précédents !
J'ai une fois encore adoré l'écriture de l'autrice, elle nous propose quelque chose de nouveau et ça me plaît beaucoup ! J'ai vraiment hâte de lire le prochain ! Gipsy est très talentueuse et elle se démarque dans le monde du polar par l'originalité de la construction de sa série ! Les chapitres sont très courts, il y a beaucoup de dialogues ce qui donne unb rythme très entraînant !
Note 9/10
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Gipsy, une auteure d'exception, souriante, avenante, passionnée, généreuse, très belle (à l'intérieur comme à l'extérieur) et lorsque l'on a la chance de la rencontrer ce n'est que du bonheur… Mais, dans ses romans, c'est une tout autre personne qui se dévoile. le quatrième tome de Vices est "machiavéliquement" bon, très bon. Je n'avais pas envie de le finir vite mais je me suis laissée embarquer dans cette nouvelle intrigue. Les personnages se dévoilent encore un peu plus, Zolan, Marie, Sophie… Cette série nous dévore de l'intérieur. du thriller pur, sans fioriture, direct, et vrai.
Dans cette série il n'y a pas que de la fiction, certains faits sont réels et vécus par certains d'entre nous. Dans l'extrait cité plus haut, j'ai eu l'impression de me retrouver gamine dans la cour de nos immeubles "quartier ouvrier" lorsque ma mère "hurlait" mon prénom par la fenêtre pour que je rentre. Cette mise en avant est importante pour comprendre chacun des personnages pivots du récit. Ce qu'ils ont pu vivre et ce qu'il en reste et façonne chaque individu.
Il y a quand même quelques petites pointes d'humour dans certains dialogues pour nous laisser nous reprendre.
Inutile de vous dire que j'attends la suite avec une grande impatience, car j'aime cette série, et que Gipsy prend un malin plaisir à nous laisser la mâchoire pendante en fin de lecture…
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Je trouve le principe de cette série formidable, les sorties sont rapprochées, du coup, on se souvient précisément où nous en étions restés.
Le petit rappel des personnages, sur qui est qui, reste utile et m'a permis de replonger en une seconde.

Zolan se rend dans une école où un des élèves a un comportement bizarre, quand ce dernier pète un plomb et qu'une mousse blanche apparaît sur ses lèvres...
Marie est une petite fliquette sympa que l'on a envie de protéger, suite au drame qu'elle a subie et j'ai eu terriblement peur pour elle.
Sa rivale est prête à aller très loin pour récupérer Zolan, c'est glaçant.

Je vous l'ai déjà dit, l'écriture de Gipsy Paladini est belle et noire, couplée à des métaphores et comparaisons presque poétiques par moment.
Le sujet principal traite de la drogue et c'est plutôt rare de le voir creuser jusqu'au bout, pour montrer à quel point c'est moche.
Ça détruit, ça déshumanise, ça altère tout et précisément dans "Kuyashii" c'est fort, quel beau travail de recherche.

J'ai ri, j'ai été émue, j'ai eu peur, bref le compte est bon, je suis passée par diverses émotions, le dosage parfait.
Mon coeur a palpité plus que de raison, d'un passage de nos chers flics dans une cité.
Certaines petites bêtes qui la peuplent sont dangereuses, encore une fois, nous sommes dans un ressenti surpuissant.

Comme d'habitude, l'auteure nous massacre littéralement, comme si ce que vivent les personnages ne suffisait pas, elle en remet une jolie couche par dessus.
Il s'agit de la loi de l'offre et la demande et je suis rassasiée de bonheur.
Serait-ce sa marque de fabrique ?
Je pense que désormais la réponse est claire, alors on se donne rendez-vous au prochain épisode, parce que rester comme ça n'est pas possible.
Viteeeee.




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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
— Quand j’étais gamin, je ne savais pas quoi faire de ma vie. Mon frère était contrebandier, mon père maçon. Tous deux excellaient dans ce qu’ils faisaient. Moi, j’étais tiraillé entre eux, parce que mon père ne parlait pas à mon frère que moi, j’admirais. Mon frère m’a dit un jour qu’il fallait que je fasse un choix, suivre la vocation de mon père ou la sienne. J’étais tiraillé. Les hommes ne connaissent pas leur véritable nature tant qu’ils n’affrontent pas un réel danger, m’a-t-il dit. Il m’a alors tendu une arme et ordonné de tuer un homme. C’était une raclure, un pédophile, un violeur, je ne sais plus, mais le fait est que je n’ai pas pu. En quittant les lieux, j’étais désolé d’avoir déçu mon frère, mais content de savoir que cette voie n’était pas la mienne : je n’étais pas né pour être criminel, j’allais suivre les traces de mon père et ça me convenait. Or en rentrant chez moi, j’ai trouvé ma sœur en pleurs, le visage défoncé. Mon beau-frère l’avait cognée. J’ai même pas réfléchi, j’ai foncé chez eux. J’ai frappé ce connard si fort et pendant si longtemps que quand j’ai arrêté, il était crevé depuis belle lurette.
Afrim se compose une mine grave et dit :
— On croit qu’on choisit la vie qu’on veut mener, mais au final, c’est elle qui nous choisit.
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— Je vous filme. C’est trop la misère ici. Y a un de vos collègues qu’a perdu son stylo, j’ai cru que c’était la fin du monde, et l’autre, il arrêtait pas de râler qu’il y avait pas de papier, c’est une vieille du quartier qui lui en a ramené, c’est abusé, il pouvait même pas enregistrer les plaintes. Et je parle pas de vos ordis, ma parole, on dirait des micro-ondes ! Vous faites trop pitié, les keufs, alors dans ma grande générosité, j’ai lancé une collecte.
— Qui l’a fouillé ce guignol ? réclame Amir. Allez, donne-moi ça…
Il passe le bras à travers les barreaux. Le jeune black l’esquive, mais le flic a le temps de saisir le montant récolté.
— 6500 € ! T’es sérieux !?
— Ouais, je vous ai dit, vous faites trop pitié. En même temps, vous n’êtes pas une cause facile, c’est la pire somme que j’ai jamais récoltée ! Faudrait rajouter du dramatique (il érige son téléphone) Allez, faites vos gueules de chien battu, genre « on est trop dègu’, personne nous aime » (il émet un ricanement ) ouais, en fait, soyez juste naturels.
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"— Vous voulez savoir pourquoi j’ai changé de cap ? Grâce à une rencontre. La vie est composée d’une pléiade de routes, des balisées, des escarpées, des petits sentiers qui mènent à des directions différentes… mais souvent on s’en tient au boulevard que tout le monde emprunte, parce qu’il est rassurant ; c’est celui que vous suivez depuis toujours, tout comme vos parents et vos grands-parents avant. Il vous est si familier que vous ne regardez plus le paysage alentour et ignorez l’existence des autres chemins. Puis un jour, vous rencontrez quelqu’un. Et ce quelqu’un vous pointe une direction alternative. En vous ouvrant les yeux, il vous offre l’opportunité de réorienter votre destinée. Il faut être attentif à ce genre de rencontres : elles vous permettent d’explorer de nouveaux univers, de découvrir qui vous êtes vraiment ainsi que la place que vous devez tenir dans ce monde, et non pas celle que la société vous a octroyée. Si vous vous en tenez aux routes balisées, vous ne saurez jamais ce que vous avez dans le ventre "
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À son époque pourtant, malgré le lot de déboires, il y régnait un solide esprit de solidarité. Les cités étaient populaires, les portes restaient ouvertes, on s’interpellait depuis les fenêtres, on s’échangeait du sucre ou des CD en les faisant glisser avec un fil le long des façades. Il y avait les rires des enfants et les femmes qui papotaient jusqu’à tard le soir, et que les gosses appelaient « tata »
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— Vous avez une cigarette ?
Un vieil homme est piqué derrière elle, les mains dans les poches et l’air peu amène.
Sophie consulte sa montre.
— Il est 16 heures. Vous n’avez pas des pigeons à nourrir, une redif de Derrick à mater ou un clebs à promener ?
L’homme se renfrogne.
— Je regarde Dexter et mon animal de compagnie est un iguane.
Sophie le jauge d’un air circonspect.
— Tout part en couille…, se lamente-t-elle. Nan, papi, j’ai que dalle, passe ton chemin.
— Connasse ! siffle le vieil homme en s’éloignant.
— Je viens de te faire gagner deux jours de vie et c’est comme ça que tu me remercies !?
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Vidéo de Gipsy Paladini
New York, 1969. Au milieu des bouleversements sociaux et politiques qui ensanglantent cette fi n de décennie, une poignée de meurtres ne pèse pas lourd dans une ville comme New York. Mais lorsque de jeunes enfants sont retrouvés assassinés dans des mises en scène macabres, la terreur s’installe. L’inspecteur Al Seriani, rongé par la culpabilité depuis la mort de son coéquipier, est mis sur l’affaire.
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