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ISBN : 2378800630
Éditeur : L' Iconoclaste (21/08/2019)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Nés sous la mauvaise étoile. Louise est bien jeune lorsqu'on lui retire la garde de son bébé, Wilfried. Le garçon est placé dans une famille d'accueil. Elle vient le voir. Mais bientôt ses visites s'espacent. Des mères comme Louise, ils en rencontrent tous les jours. Le service de protection judiciaire de la jeunesse voit défiler les destins brisés de ceux qui, plus fragiles que d'autres, sont à la marge de la société. Lorsqu'ils recueillent Wilfried, ils ne savent ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  09 juillet 2019
°°° Rentrée littéraire 2019 #2 °°°
Je sors malheureusement très mitigée de cette lecture
La grande qualité de ce premier roman est la sincérité de son propos. Mathieu Palain est journaliste, visiblement marqué par le parcours de son père, éducateur social. Il a choisi de s'immerger pendant six mois dans le quotidien d'une équipe de la PJJ ( Protection judiciaire de la jeunesse ) d'Auxerre. Tout son roman se nourrit de ce terreau brut constitué de vraies histoires, de vraies rencontres. Tout sonne donc très juste, situations et personnages, mettant le lecteur face à des ados en perdition, à commencer par Wilfried, né du mauvais côté de la vie : mère trop jeune et perdue dans la drogue, il est abandonné, placé par la DDASS dans une famille d'accueil aimante, jusqu'à être obligé par une décision judiciaire de retourner vivre avec cette mère qu'il ne connait pas et rejette. On est forcément empli de sympathie pour ce jeune plein de rage qui disjoncte. On est forcément empli d'admiration pour l'enthousiasme des éducateurs à tenter de raccrocher à la vie ceux qui s'en sont éloignés malgré le manque de moyens. Mathieu Palain raconte parfaitement le dévouement, la fatalité, la facilité à sombrer dans la délinquance, le manque d'amour, tout ce qu'on fait subir à ces enfants au nom du bien
«  - Quand je suis arrivé à la PJJ, je voulais changer le monde. Aujourd'hui, j'essaie de ne pas l'abimer. Ton métier, c'est semer sans jamais récolter. Tu suis des mômes qui disparaissent dans la nature, d'autres les remplacent et tu dois te remettre à semer. Ce n'est pas pour les pragmatiques qui veulent des résultats.
Marc passa le concours de directeur. Il se voyait comme une sorte de cancérologue ; les gents mourraient autour de lui, mais il continuait coûte que coûte car, de temps en temps, il en sauvait un. »
Cette intensité du sujet, je ne l'ai pas retrouvé dans la forme. L'écriture reste très journalistique, efficace, descriptive mais assez terme j'ai trouvé. Ce n'est pas un défaut, mais l'auteur a choisi la forme romanesque, plutôt que celle de la chronique. du coup, rien n'est assez transcendé comme cela aurait pu l'être avec une écriture plus forte. La sympathie que j'ai ressentie pour Wilfried ne s'est jamais transformée en empathie. J'ai été touchée, en colère de voir ces jeunes si maltraités par leurs parents ou le système judiciaire mais jamais bouleversée ou révoltée. Bref, mes émotions n'ont pas décollé alors qu'elles n'attendaient qu'à exploser.
Peut-être aussi que l'histoire de Wilfried et son parcours sont assez convenus au final, peut-être trop vus, avec parfois des liens entre les situations qui m'ont semblé peu fluides ( je n'ai par exemple pas bien compris le ressort de la relation entre Wilfried et Nina son éducatrice ) .
En fait, je ne suis jamais parvenue à lire sans avoir les images secouantes des films La Tête haute ( d'Emmanuelle Bercot ) et Polisse ( de Maïwenn ) qui s'imprimaient dans mon cerveau, des films qui m'avaient profondément marquée et fait réfléchir. Impossible également de ne pas penser au remarquable documentaire « Itinéraire d'un enfant placé » dont le sujet est très proche : Yanie, 14 ans, obligé de quitter la famille qui l'accueille depuis ses 14 mois ( cause retraite ), obligé de se rapprocher de sa mère qui sort de prison. Un autre sale gosse au parcours sidérant, insondablement douloureux. J'aurais aimé être tout aussi bouleversée face à la trajectoire de Wilfried
Un premier roman à la fois brut et doux, qui sent le vrai et la sincérité, mais qui me laisse un goût d'inachevé.
Disponible à partir du 21 août.
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celine85
  05 juillet 2019
On part dans ce roman dans le domaine de la délinquance, des jeunes de banlieue, des familles d'accueil, des éducateurs de la PJJ…
Pour ma part, je n'ai que moyennement accroché pourtant sur les 3 sorties de la rentrée littéraire de la maison d'éditions l'iconoclaste, c'était celui qui m'attirait le plus à la base car il aborde une thématique qui m'intéresse. Et c'est peut être là le problème, j'ai déjà beaucoup trop lu de livre comme celui-ci et je n'y ai rien trouvé en plus ici.
Du déjà vu mais je comprends pourquoi l'auteur a voulu écrire sur ce sujet, il le touche personnellement, son père était éducateur à la PJJ. Ses connaissances vont en faire son point fort car l'histoire est réaliste et les personnages pas caricaturaux, juste comme il faut. Son style est fluide, ce qui rend la lecture agréable.
Ce roman sera disponible en librairie à partir du 21 aout 2019
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tristantristan
  19 juillet 2019
L'entrée à la PJJ (Protection Judiciaire) de la Jeunesse se fait par concours. Comme la plupart des métiers et des concours de la fonction publique, on le passe pour avoir un salaire en fin de mois. Et avoir sa place dans la société, meilleure réponse possible- soit-dit en passant- pour tout oral de recrutement ou entretien d'embauche. Et puis l'humain vous happe. C'est le fondement de ce récit. Tenter d'améliorer sinon réparer le sort d'enfants qui n'auraient jamais du naître de tels parents.
L'auteur mêle intelligemment le parler "djeun", le parler "caillera" qui nous immerge dans l'univers de cette génération actuelle qui divinise l'éphémère et a pour leitmotiv "no past, no present, no future", et le français net où chaque mot est choisi avec précision pour donner succinctement, exhaustivement, un sens à ce qui est énoncé.
Ce jeune écrivain retient l'attention du lecteur de bout en bout avec subtilité, alternant les informations sur son sujet et la vie de ses personnages, et ce, sans jamais sombrer dans le pathos ou le misérabilisme.
Sans doute, ce roman pourrait ouvrir la voie à un long métrage ou une série télévisée aussi forte qu' "Engrenages". J'attends avec impatience un autre ouvrage de cet auteur pour voir s'il peut faire aussi bien voire mieux sur un sujet ou à partir d'un thème qu'il ne maîtrise pas aussi parfaitement.
Un prix littéraire ne me semblerait nullement usurpé.
Et pourquoi pas, celui du premier roman?
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MissSherlock
  07 juillet 2019
La Protection Judiciaire de la Jeunesse, les familles d'accueil, la délinquance juvénile... Des sujets qui ne m'attirent pas plus que cela. Non pas que je sois indifférente mais les multiples reportages des JT sur le sujet me suffisent amplement. Aussi j'ai débuté le premier roman de Mathieu Palain à reculons pour finir par le croquer en quelques heures !
J'ai beaucoup aimé la narration à voix multiples qui donne du rythme au récit et qui permet de découvrir plusieurs points de vue sur une même problématique. le style de l'auteur est également agréable, à la fois vif, moderne et facile d'accès.
Les personnages sont bien campés et j'ai ressenti pour eux beaucoup de sympathie qu'ils soient ados ou éducateurs. Enfin, même si les sujets abordés sont difficiles, le roman ne manque pas d'humour et ne tombe jamais dans la mièvrerie. C'est un roman sensible mais qui ne fait pas dans la sensiblerie.
Dommage que la fin soit si vite expédiée, j'ai eu le sentiment d'une urgence à conclure le récit. En même temps, il ne s'agit là que de mon goût pour les fins qui ne finissent pas ! J'imagine que de nombreux lecteurs apprécieront cette vivacité.
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Gerstel
  11 juillet 2019
J'ai beaucoup aimé. L'écriture est simple mais juste et efficace . Souvent l'impression de lire un reportage. Tant les situations sont vraies. Nous vouons comment les jeunes mais aussi les éducateurs subissent parfois les décisions de justice. ( pas toujours juste) . On voit des aberrations qui favorisent des parents défaillants. On voit aussi les limites de la prise en charge éducative. L'affection et les liens qui se tissent entre les éducateurs et les jeunes. Tout cela contribue à rendre ce livre émouvant. Ce livre permet de comprendre les métiers du social et les jeunes qui en bénéficient. La forme roman amène de l'empathie et les dialogue nous approchent de la réalité du terrain et des doutent que ressentent les professionnels. Un seul regret : l'absence de lexique de langage "jeun's"
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
tristantristantristantristan   19 juillet 2019
- "Maman, on appelle ça une oraison funèbre. (...) Je vais me contenter de la vérité. Je ne te connais pas. Ce que je sais, c'est que tu ne voulais pas d'enfant et surtout pas d'une fille. Je sais que ton père était un enfoiré. Et que ta mère t'a laissé tomber. (...) Plus tard, on m'a expliqué que tu reproduisais ce que tu avais connu, et qu'on ne peut pas éduquer quand on n'a pas reçu d'éducation. On appelle ça la reproduction. Pour faire simple, maman, ça veut dire que les pauvres restent pauvres, et que les filles violées font des femmes sur le trottoir.(...)"
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tristantristantristantristan   19 juillet 2019
Quand je suis arrivée à la PJJ, je voulais changer le monde. Aujourd'hui, j'essaye de ne pas l'abîmer. Ton métier c'est semer sans jamais récolter.
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tristantristantristantristan   19 juillet 2019
(...) s'il vous plaît, n'oubliez jamais que les dés jetés à la naissance ne sont pas une fatalité. Il y aura des mains tendues. Soyez assez modestes pour les saisir.
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tristantristantristantristan   19 juillet 2019
Le plus jeune du CEF s'appelait Bilal, il avait treize ans. C'était un petit de Casablanca qui semait la terreur dans Paris avec d'autres gosses camés à l'ether.(...) Bilal parlait à peine le français. Seul Nabil, l"éducateur sportif, parvenait à lui faire cracher son rasoir le temps des activités.
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tristantristantristantristan   19 juillet 2019
Le concept de la Star Ac', Secret Story et toutes ces daubes, c'est d'exclure ceux qui vivent parmi nous.
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Videos de Mathieu Palain (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mathieu Palain
Quatre films sont liés à l'univers du livre "Sale Gosse" de Mathieu Palain. L'auteur vous explique lesquels et pourquoi. "Sale Gosse", Rentrée Littéraire, en librairie le 21 août 2019 ©Éditions L'Iconoclaste, 2019
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