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EAN : 9782365388412
222 pages
Éditeur : Rebelle Editions (19/11/2019)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Ville de Dabort, de nuit.
L’inspecteur Otten dresse le périmètre de sécurité tout en se remémorant ce qu’il vient de voir à l’intérieur de la maison. Cuisine : sécateur, traces de sang et bougies consumées sur le plan de travail. Collier de serrage et amas de cheveux blonds près du radiateur. Hypothèse : crime rituel. Corridor : hache de cuisine à côté du premier cadavre. Traînée de sang sur le sol jusqu’à la porte du salon. Hypothèse : corps transporté. Bure... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Soukiang
  20 février 2020
Plus que le titre éponyme, ce sont ces courants d'air inattendus, ces bruits suspects que l'on voudrait ne pas (plus ?) entendre, ces hors champs comme dans ces films d'horreur ou thrillers psychologiques parfois, ce n'est pas tant de voir l'apparition des monstres en chair et en os qui vous feront obligatoirement dresser l'échine, de ne pas savoir, d'être confronté à l'inconnu surgi de nulle part ou du tréfonds des abysses, il faut accepter l'idée qu'il existe peut-être des forces surnaturelles dépassant l'entendement, de mettre en suspens son côté pragmatique ou rationnel avant de plonger dans cet univers diabolique, quand vous entendrez l'appel du diable, vous aurez alors deux alternatives, subir la pression intra-crânienne jusqu'au point de non-retour ou filer dare dare dans son nid douillet, au pays des bisounours ...
Bienvenue à Dabort !
Ce que j'apprécie dans les romans dits d'atmosphère, ceux que je qualifierai volontiers de personnage à part entière ou au moins égale avec son homologue humain, la maison et tout ce qui la rattache, chaque objet laisse une trace de son sillage, les secrets d'un passé que l'on aurait volontiers occultés à jamais, l'auteur belge prend le temps d'installer le lecteur dans son univers si particulier, si inconfortable, de distiller un poison invisible, une ambiance claustrophobique pour mieux se perdre dans les méandres de la mémoire des lieux, se nourrir des fruits de la passion, enivrante ou fatale, chaque faits et gestes en disent aussi long sur les prémices d'un drame en puissance que l'amour en quête de rédemption, âmes sensibles s'abstenir. Ou pas.
Comme lors d'une réunion d'amis, on évoque d'abord le bon temps avant de passer aux choses sérieuses, cette montée d'adrénaline insuffle une énergie contagieuse, difficile de ne pas se laisser happé par des scènes choc, si la violence laisse exprimer sa signature, le champ d'exploration des stigmates humaines n'a jamais paru aussi vaste à l'idée d'en faire le tour du propriétaire, cette impression de parcourir des kilomètres avec toute l'énergie du désespoir, le souffle irrégulier, c'est aussi le but des lectures dites addictives, en un mot un page turner.
Repousser les frontières de l'imaginaire, traquer des ombres c'est prendre des risques, d'oser, de flirter avec les limites acceptables de la culpabilité et du désir tabou, emprunter les sentiers de la folie menaçant d'engloutir à jamais et les protagonistes et peut-être la maison, ces instants qui vous font douter de vos certitudes, rien ne pourra jamais vous enlever ce poids tant que vous ne franchirez pas la porte, métaphore de tout ce qui constitue l'essence de l'humanité dans ce qu'elle peut engendrer, pour le meilleur mais aussi l'indicible.
Cette dynamique à deux vitesses, le temps suspendu et l'accélération des mouvements imprévisibles reflètent l'état d'esprit des personnages, évoluant qui dans des dimensions à plusieurs échelles, qui dans un quotidien chamboulé, il en résulte une belle étude de caractères, des êtres soumis malgré eux à la progression de l'histoire, laquelle ne cessera de donner du fil à retordre au lecteur, fut-il ou non rompu à l'exercice, démêler le vrai du faux, des chimères peuvent naître des feux inexplicables, de la lumière à l'obscurité, de la raison au délire le plus complet, il n'y a qu'une mince frontière et quel voyage, quel trip horrifique !!!
Comme toujours dans ces romans à tiroirs, rien n'est toujours facile d'appréhender tous les rouages, plus d'une fois l'esprit torturé de chacun des protagonistes suscitera des interrogations, un thriller qui pourrait s'intituler Descente aux enfers d'une famille ordinaire, cette dernière qui se voudrait pourtant comme l'épicentre rassurant, allégorie ou effets pernicieux d'un mal plus profond au sein d'une structure censée trouver un équilibre ?
Chaque personnage bénéficie d'une voix au chapitre, cette alternance dans la narration avant le final explosif pourra déstabiliser par par des ressorts dramatiques incessants, c'est le but avoué pour celui qui voue un culte infini à son mentor ou devrai-je dire simplement sa majesté Stephen King, je voudrais saluer par ailleurs la superbe couverture qui donne déjà le ton de ce qui attend le lecteur, c'est une histoire déstabilisante à souhait, un malaise irrespirable et grandissant au fil des pages, jusqu'à ce que toutes les réponses tombent les unes après les autres, comme ces feuilles d'automne en devenir, peut-être sera-t-il alors trop tard lorsque la porte claquera une nouvelle fois ... CLINK !
Le thriller atteint un palier supplémentaire dans la quintessence du genre, quand vous le mixez avec des zestes d'horreur viscéral, une plume percutante vous couchez sur papier, de le saupoudrer de personnages à la fois ambigu et machiavélique, de l'arroser d'une atmosphère délétère à volonté, cela donne une délicieux et frissonnant moment à savourer ...
Il ne vous reste alors plus qu'à franchir cette Porte de Samuel Palladino et vous saurez !
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JHJM1905
  25 novembre 2019
Quelle claque, mes amis, quelle claque. Déjà juste à la couverture, je savais que quelque chose de ''gros'' se dissimulait derrière cette porte. Une fois qu'elle est ouverte, c'est impossible de la refermer. Lu d'une traite aujourd'hui!
L'histoire est linéaire, un rythme lent, insidieux, simplement et seulement pour mieux vous prendre dans ses filets. Et ça fonctionne horriblement bien. Samuel n'utilise pas la violence des scènes gores pour nous foutre la peur de notre vie, non... Il y va doucement, sournoisement, il instaure un climat lourd, étouffant avec des mots et des tournures bien pensés. Tous nos sens sont en alerte et stimulés; on se surprend même à sursauter lorsque notre propre maison craque tant c'est oppressant et addictif.
Les chapitres sont courts, précis et ils s'enchaînent à la perfection. Aucun temps mort. La plume est belle et efficace, sans fioritures. L'aspect psychologique de chacun des personnages est en constante évolution, tout concorde et s'emboîte. Les réactions et les scènes ne sont ni exagérées ni caricaturées. Peut-être un peu teintées de surnaturel mais cela dépend de nos croyances et voilà en quoi réside ce coup de maître.
La photo présentée au début du livre est une idée de génie, je n'ai pas imaginé la maison, je l'ai vu. Et j'ai frissonné.
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LesdeliredeLou
  31 janvier 2020
L'intrigue démarre fort !
Nous sommes sur une scène de crime plus que sanglante laissant présager un crime d'une extraordinaire brutalité.
L'auteur nous plonge ensuite quelques mois en arrière afin que nous comprenions ce qui s'est passé.
Suite à un héritage, Léo, sa femme Anaëlle et leur fils Martino viennent s'installer à Dabort.
Dabort, c'est la ville où Léo a passé de merveilleux moments dans son enfance avec ses grands-parents de coeur.
Anaëlle, bien qu'étant une vraie citadine accepte de tout quitter par amour pour son mari.
Très vite, les liens familiaux vont être mis en branle, les doutes vont apparaitre, les tensions vont saccager cette fragile stabilité familiale, chacun va épier l'autre avec méfiance.
Les membres de cette famille vont en venir à se faire des cachotteries, des secrets, ils vont devenir des étrangers les uns pour les autres. Cette famille va se perdre au fur et à mesure des pages.
Chacun va avoir son histoire avec sa porte, ses frayeurs.
Nous allons donc suivre cette famille dès son emménagement et jusqu'à cette fameuse scène de crime.
Pourquoi, comment, que s'est-il passé ?
L'auteur va nous raconter cette histoire en se faisant un malin plaisir à nous retourner le cerveau et nous mettre les nerfs à vif !!
*****
Cette histoire est rondement menée.
Samuel Palladino a une écriture entrainante, addictive. Il joue avec le suspense, les tensions tout au long du livre. J'ai englouti les chapitres.
Je n'ai eu aucun mal à toucher du doigt ces personnages, à les imaginer tant ils sont bien construits.
Il y a une atmosphère oppressante, dérangeante tout au long du récit qui ne vous lâche pas.
C'est une histoire dérangeante, sombre, interdite, intemporelle.
Une histoire pour laquelle je ne voyais pas quelle pourrait en être l'issue.
L'auteur nous emmène sur plusieurs pistes, avec plusieurs portes, différentes histoires et vous comprendrez à la fin l'origine et l'immensité de cette folie qui règne dans cette demeure hors du temps.
Je me suis sentie piégée dans cette maison, à en perdre la raison.

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michaelfenris
  09 novembre 2020
Leo Versari, sa femme Anaëlle et leur fils Martino ont quitté la capitale pour venir d'installer dans une petite ville perdue, dans la maison des grands-parents. D'abord déboussolés et ayant un peu de mal à s'adapter, chacun trouve progressivement ses repères: Martino se découvre un copain Pierrot, un peu farfelu qui se balade dans les bois, Anaëlle se passionne pour les plantes de la grand-mère, pour la boite à musique dans le grenier, et pour la cuisine, et Leo pour une salle camouflée dans la cave, derrière une tapisserie, dans laquelle se trouvent une vieille imprimante et les pages d'un mystérieux manuscrit.
Petit à petit, le comportement des occupants de la demeure va changer…
En ouvrant les pages du roman « la Porte » de Samuel Palladino, difficile de ne pas penser à Stephen King et à Shining, en particulier lors de l'évolution du personnage masculin, Léo. La correspondance s'arrête toutefois là, car, si l'on assiste à une montée dans l'étrange et l'horreur, il n'est pas ici question de Shining et d'enfant lumière. L'auteur va nous balader dans sa vieille maison pleine d'esprits jusqu'à sa conclusion originale et bien plus cartésienne en guise d'explication. Et durant les quelques 220 pages que comptent ce livre, c'est la bascule dans la folie ordinaire d'une famille à laquelle nous assistons.
L'écriture de Samuel Palladino est plaisante, j'ai parfois été un peu gêné par quelques répétitions qui auraient pu être supprimées pour alléger le texte (deux mêmes phrases dans la page, ou alors le café et la tête lourde du protagoniste) j'ai aussi noté quelques petites erreurs d'impression comme des numéros dans la page ou un titre de chapitre qui devient majuscule… rien de bien rédhibitoire cependant.
En définitive, La porte est un roman agréable à lire, c'est particulièrement le dénouement qui m'aura plu et qui tranche avec le « tout fantastique » que l'on s'attendait à découvrir.
Je remercie les éditions Rebelle pour leur confiance.
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josette-costeux
  22 avril 2020
Un roman très bien construit qui, d'emblée, propose une issue dramatique. Ensuite, l'auteur change de ton et nous présente une famille apparemment sans histoire, une nouvelle maison, un déménagement perçu différemment par les héros qui installe alors un léger malaise. Et petit à petit, les indices affluent et j'ai beaucoup apprécié le côté "audio-visuel" du roman car je n'ai rencontré aucune difficulté à visualiser les détails. Un plus pour l'aspect olfactif qui est très présent par les odeurs de cuisine, les parfums des fleurs, de jardin, du bois... le style est travaillé, le vocabulaire précis et le rythme de lecture est très rapide. Les chapitre se succèdent vite, j'ai été transportée par les personnages, leurs ressentis, leurs comportements... Chacun d'eux a droit à son histoire, à son jardin secret, cela m'a permis de mieux les connaitre et , plus tard, cela contribue à créer un huis clos très oppressant. Grâce à ces qualités d'écriture, j'ai lu jusqu'au bout, la peur au ventre, la gorge nouée mais très fière d'avoir franchi ma zone de confort ! Je me permets juste d'émettre une réserve quant aux détails des fantasmes sexuels de Léo ! Pour le reste, j'ai été conquise !
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