AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2369141646
Éditeur : Libretto (01/01/2015)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 123 notes)
Résumé :
Nous sommes dans l'Angleterre du début du XXe siècle - celle des romans de Dickens - et nous découvrons avec le petit John Huffam, élevé dans un village perdu, la cruauté qui fonde les castes sociales et celle qui déchire les êtres. A l'occasion d'une rencontre avec une gamine de son âge, Henrietta, fille des châtelains de l'endroit, il croit comprendre que sa mère et lui, pauvres parmi les pauvres mais attachés au maintien d'une improbable dignité, sont mystérieuse... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  01 avril 2014
Oeuvre colossale en 5 volets, le "Quinconce" de Charles Palliser est vraiment un récit à part. A la fois roman historique et social à la Dickens et polar en costumes à la Collins, ce premier tome pose les jalons d'une intrigue complètement envoûtante, je dirais même plus, engluante.
John Huffam n'est qu'un enfant quand débute la narration. On ignore qui est son père ; il vit à la campagne avec sa mère, dans un cottage discret. Une vie "à l'abri des regards" dans une atmosphère feutrée déjà toute empreinte de mystère. Mrs Huffam possède et conserve par devers elle certain document légal qui pourrait bien offrir des perspectives de richesses et de considération à son fils mais le problème est que ce document semble un objet de convoitise pour un peu trop de monde... Très maternelle et excessivement esseulée, Mrs Huffam sera confrontée à un dilemme : protéger son fils contre ses ennemis tout en préservant son innocence en le tenant dans l'ignorance de ses origines et desdits ennemis. Hélas pour la frêle et douce Mrs Huffam, dans l'Angleterre du XIXème siècle, se fier aux mauvaises personnes et pécher par excès de naïveté ne peuvent qu'entraîner chute et danger...
Ce roman très noir est absolument captivant pour plusieurs raisons. Déjà, son écriture. Je ne savais absolument rien de Charles Palliser avant d'entamer la lecture du "Quinconce" et dès les premiers chapitres, j'aurais traité de menteur quiconque aurait prétendu qu'il ne fût pas contemporain de Charles Dickens et de Wilkie Collins et pourtant...ce roman a été publié en 1989 ! Je ne peux donc que tirer mon chapeau à l'auteur (et au traducteur) pour sa plume magnifique. La plongée dans le contexte qu'il a choisi est bluffante.
Ensuite, l'intrigue qui se dessine est aussi complexe que sombre. Étayées d'une foule de personnages truculents, la plupart inquiétants, les (més)aventures de John Huffam s'enchaînent sans laisser de répit au lecteur qui est souvent malmené, déboussolé, étonné, perplexe mais jamais abandonné. Englué, je vous dis !
Enfin, le caractère et la physionomie du personnage principal, le petit John, ne peuvent qu'éveiller l'amitié et la compassion du lecteur. Sa quête d'identité et de justice devient vite la nôtre. Cet enfant, on a envie de le protéger, de le secourir, de l'aimer... même si la plupart du temps, on ne peut hélas que souffrir avec lui.
De la grande littérature ! Je ne peux que vous inciter à tenter l'aventure.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4810
latina
  13 avril 2015
Je vais en choquer plus d'un, mais tant pis : je n'ai pas aimé le premier tome du « Quinconce », et je ne lirai jamais la suite ! Un petit mot de l'histoire quand même : un jeune garçon et sa mère vivent en compagnie de leurs 3 servantes dans la campagne anglaise, mais la maman cache un lourd secret de famille à son fils. Celui-ci, par des moyens détournés ou fortuits, découvre certains indices, sous les yeux horrifiés de sa mère. le tout emballé par des avocats véreux, sous d'obscures raisons, qui je suppose seront dévoilées dans les tomes suivants.
Et pourtant...pourtant ! Je l'avais acheté car j'adore la période victorienne, j'adore la campagne anglaise, j'adore Londres, j'adore « Jane Eyre », « Tess d'Urberville »... Tout cela m'enchante, et c'est vous dire que je me lançais dans ma lecture avec un enthousiasme quasi délirant...Et voilà. Vous n'imaginez pas la profondeur de ma déception dès les premières pages.
D'abord, parce que je ne comprenais pas grand-chose à ce langage, surtout lors des dialogues reproduisant à l'identique, je suppose, le parler rural de cette époque. Oui, je sais, ça « fait plus vrai », mais pas moyen de vivre avec ces personnages si, déjà, le sens de leurs mots doit être deviné plus que compris.
Ensuite, parlons-en de ces personnages, dont le comportement me semble assez incohérent: qu'est-ce que c'est que ce gamin (mais quel âge a-t-il, d'ailleurs...car le découpage du temps n'est vraiment pas clair, c'est le moins que l'on puisse dire ! ) qui dit aimer sa mère puis qui se révolte continuellement contre elle pour proclamer qu'il la déteste, un « petit garçon » qui parle d'argent comme un adulte et qui se permet de remettre sa mère à sa place, une adulte qui se laisse mener par sa servante, qui refuse de dire la vérité à son fils, une nourrice honnie par le garçon...Non, franchement, tout cela me parait bien absurde.
Et puis ces discussions entre hommes de loi tournant autour de gros sous, de tractations, d'actions...Je déteste !
Et enfin, quelle couverture affreuse !
Oui, j'arrête ! Je suis désolée pour tous ceux qui ont adoré ce livre, mais j'arrête « le Quinconce », définitivement. J'en suis encore toute déconfite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          342
MllePeregrine
  16 février 2015
Il y a encore quelques semaines, je ne connaissais pas du tout Charles Palliser ni son oeuvre "Le Quinconce". C'est donc avec curiosité que je me suis plongée dans le premier volet de cette saga, généreusement envoyé par les éditions Libretto, que je remercie vivement.
Comme beaucoup l'ont expliqué avant moi, le Quinconce est une oeuvre magistrale en 5 volumes, chacun d'entre eux étant composé de 5 parties. Tout semble organisé presque mathématiquement dans un but que je ne connais pas encore après la lecture du 1er volume.
L'histoire, quant à elle, se révèle intéressante et surtout intrigante. Dans un village anglais de la fin du XIXème siècle, le petit John, élevé seul par sa mère et quelques domestiques, comprend que sa famille cache un secret dont il voudrait bien trouver la clé. Il doit malheureusement faire face au silence de sa mère, effrayée à l'idée de lui divulguer quoi que ce soit.
De ce fait, le lecteur est lui aussi face à ce mur de silence. Nombreuses sont les pistes distillées par ci par là, mais quand un mystère semble s'éclaircir, un autre s'ajoute.
Ce livre m'a fait penser à une toile d'araignée. On comprend que chacun cache quelque chose, les intérêts des uns sont des dangers pour les autres, les complots n'en finissent plus, mais l'auteur tire les ficelles avec brio et maîtrise. Il sait parfaitement où il va et on le sent bien.
Les personnages sont des figures bien campés, aussi la mère de John m'agace-t-elle un peu quand elle lui répond systématiquement qu'elle lui expliquera tout quand il sera plus grand. Je comprends cet enfant qui sait qu'on lui cache des choses, qui manque de se faire enlever, mais à qui on ne dit rien!
Les domestiques, eux, sont criants de vérité et le réalisme est poussé jusque dans leur parler, très patois.
Autour de ce petit monde gravitent d'autres personnages sans scrupules, amis ou ennemis, pour certains le doute est encore permis, mais le tout rappelle Dickens, cela va sans dire, et cela a déjà été dit!
J'ai cependant été régulièrement surprise par l'écoulement du temps: il se passe parfois 3 ou 4 ans entre deux événements séparés de quelques pages, sans que cela soit formellement exprimé. Cela ne gâche rien à la compréhension de l'histoire.
J'ai été convaincue par cette lecture et je me plongerai dans la suite des aventures de John avec plaisir.
Chapeau bas à l'auteur, professeur de littérature, qui a publié cette oeuvre en 1989!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Shan_Ze
  13 février 2015
L'héritage de John Huffam est le premier tome de la pentalogie de Charles Palliser, le Quinconce. Je n'avais jamais entendu parler de ces romans et pourtant, j'ai eu une grande phase Charles Dickens adolescente. J'avais enchainé Olivier Twist, David Copperfield, Les grandes espérances… J'ai donc été enchantée quand j'ai vu ce titre, de pouvoir replonger le temps de quelques jours dans l'époque victorienne, comme quand j'étais enfant.
Les sujets abordés dans ce premier tome sont plus complexes que ceux évoqués dans les romans de Charles Dickens, du moins, de ce que je me rappelle. Une veuve et son enfant, Johnnie, vivent à l'écart du monde, dans la campagne anglaise. Johnnie est le narrateur principal du roman, l'histoire débute alors qu'il est encore jeune enfant (environ 5 ans). Il commence à découvrir le monde qui l'entoure et à se poser des questions.
J'ai été un peu étonnée que la mère se décrit comme pauvre alors qu'elle possède trois personnes à son service ainsi que plusieurs objets de valeur dans sa maison. Mais peut-être que je compare trop à Dickens ? J'ai toutefois aimé les descriptions de la nature et des environs, l'auteur s'applique à retranscrire fidèlement l'ambiance de l'époque. J'ai moins apprécié les discussions autour des transactions financières mais aussi la mère qui n'est jamais sûre d'elle et demande souvent l'avis de son fils.
Quel tome symbolise le volet central dans cette représentation en quinconce ? Moins abordable qu'un Dickens mais le Quinconce m'a plus qu'intéressée. J'espère que ce premier tome est compliqué parce que c'est celui qui introduit les différents éléments de cette série. Les relations entre les familles et leurs différents patronymes ne sont pas faciles à appréhender, j'aurais sans doute du prendre quelques notes. Je lirai bien entendu la suite pour découvrir quel est le secret de cette famille et éclaircir quelques mystères ! En lisant une biographie de Charles Dickens sur le net, je viens de voir qu'il avait comme noms, entre autres, John Huffam (nom du père et du parrain), est-ce un clin d'oeil ?
Merci aux éditions Libretto (et à Masse Critique !) pour cette réédition, ça m'a permis de découvrir cette oeuvre !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
afleurdemots
  01 février 2015
Reçu à l'occasion de sa réédition début 2015 aux éditions Libretto, « L'Héritage de John Huffam » n'est en réalité que le premier volet d'une oeuvre ambitieuse puisant son inspiration dans la littérature anglaise du XIXème siècle. Entièrement imaginé et conçu selon une structure en quinconce, le roman est ainsi découpé en cinq livres, eux-mêmes divisés en cinq parties comportant chacune cinq chapitres. Toute l'oeuvre repose donc sur cette structure mathématique centrée autour du chiffre cinq. Comme le lecteur le découvrira par la suite, l'histoire s'articule autour de cinq familles connectées les unes aux autres sur une période de cinq générations.
Quoi qu'originale et symbolique, la structure en quinconce du récit ne constitue néanmoins pas le seul attrait de l'oeuvre. Situant son récit dans une Angleterre victorienne des plus convaincantes, Charles Palliser reprend en outre les principales thématiques de la littérature du XIXème siècle dont il s'approprie brillamment les codes. S'inspirant sur le fond comme sur la forme des romans de cette époque, « le Quinconce » bien que publié en 1989, possède ainsi tous les attributs du roman victorien par excellence dont il reprend et exploite avec brio les codes.
Mais au-delà de l'immersion saisissante au coeur d'une Angleterre victorienne parfaitement restituée, « le Quinconce » est avant tout un roman audacieux et à la croisée des genres, à la fois récit d'aventure, roman policier, fresque familiale, et récit d'apprentissage.
Dans ce premier volet, le lecteur fait la connaissance du jeune Johnnie Huffam. le jeune garçon semble mener une vie de reclus aux côtés de sa mère inquiète et surprotectrice ainsi que de sa nourrice, l'intransigeante et antipathique Bissett. Gravitant dans cet univers essentiellement peuplé de femmes, Johnnie n'a que peu de contact avec les autres enfants de son âge dont il envie la liberté. Sa mère semble en effet déterminée (pour d'obscures raisons) à tenir le jeune garçon à l'écart du reste du monde, comme pour le protéger d'une invisible menace. Alors qu'il débute son apprentissage de la lecture, le jeune garçon ne tarde pas à découvrir avec stupéfaction l'immensité du monde qui l'entoure et à ouvrir les yeux sur les gens autour de lui. Prenant peu à peu conscience du mystère entourant son père et sa naissance, les questions ne tardent pas à se bousculer dans son esprit tandis que les évènements « étranges » se multiplient et que des personnages troubles font irruption dans sa vie. Se heurtant au silence de sa mère, Johnnie comprend qu'il devra lutter pour découvrir la vérité tout en prenant peu à peu conscience du poids des enjeux que semble impliquer le mystère autour de sa famille…
L'un des principaux enjeux soulevé par ce premier tome concerne donc l'identité réelle du jeune Johnnie et le mystère entourant sa naissance. Si au terme de cette première partie, le lecteur se trouve confronté à davantage de questions que de réponses, elle livre néanmoins quelques indices clé pour la résolution de l'énigme. On en apprend ainsi un peu plus sur l'histoire de la famille Huffam ainsi que sur un mystérieux document, lequel, de par son importance capitale, en fait un objet de convoitise pour les nombreux « ennemis » de nos deux personnages principaux. Ce codicille, que conserve précieusement la mère de Johnnie, pourrait en effet changer un jour la vie de nos deux héros, même si pour l'heure, sa détention semble au contraire les mettre en danger.
Le lecteur voit progressivement se tisser sous ses yeux les fils de multiples intrigues alambiquées, se nouant peu à peu en un réseau complexe dont il peine à saisir le sens et la portée véritable. Car dans un souci évident de tenir en haleine son lecteur jusqu'au bout, l'auteur, peu enclin aux révélations, brouille résolument les pistes tout en distillant suffisamment d'indices pour que le lecteur devine déjà les prémices d'une colossale (et machiavélique) conspiration familiale, impliquant plusieurs générations de personnages.
Si au terme de ce premier tome, le lecteur n'a donc guère avancé dans la résolution de cet opaque mystère, sa curiosité n'en demeure pas moins vivement aiguisée par les quelques éléments distillés par l'auteur et laissant présager une intrigue aussi retorse que magistralement orchestrée. En effet, la parfaite appropriation du contexte historique, tout comme la construction savamment pensé du récit et les indices distillés au compte-goutte, témoignent déjà d'une époustouflante maîtrise d'écriture et d'un remarquable sens du romanesque de la part de l'auteur. Un roman absolument incontournable pour les amoureux de la littérature victorienne!
* * *
Au-delà de l'hommage à peine voilé aux grands écrivains du XIXème siècle, tels que Dickens ou Wilkie Collins, « le Quinconce » est avant tout une oeuvre audacieuse à la structure parfaitement étudiée et au suspense savamment entretenu.
Dans ce premier tome, véritable roman-puzzle à l'intrigue sibylline, Charles Palliser met ainsi en place les rouages complexes d'une saga ambitieuse centrée sur les thèmes de prédilection des grandes oeuvres de la littérature victorienne. Si le lecteur peut parfois être tenté de se perdre dans les méandres de cette intrigue alambiquée aux ramifications multiples et aux accents argotiques quelquefois déconcertants, on se laisse finalement porté par cette intrigue sombre et retorse qui nous tient en haleine jusqu'au bout.
Plus mystérieux et énigmatique que réellement tourné vers la résolution du mystère, et laissant finalement peu de place aux révélations fracassantes, « L'héritage de John Huffam » fait davantage figure de tome introductif que de point culminant d'une saga qui laisse néanmoins déjà entrevoir tout son potentiel ! Dans ce premier épisode, Charles Palliser lève ainsi le voile sur certains enjeux du récit et instaure progressivement un climat de tension, emprisonnant ainsi peu à peu le lecteur dans les filets d'une intrigue opaque mais dont il peine à s'extraire.
Ce premier tome pose ainsi les fondations d'une gigantesque intrigue familiale, retorse à souhait, tout en plongeant avec brio le lecteur dans une Angleterre victorienne parfaitement restituée ! S'il veut percer le mystère de cette intrigue labyrinthique et connaître le fin mot de l'histoire, le lecteur devra donc, à l'image de Johnnie, s'armer de patience et se tenir sans cesse aux aguets. Pour ma part, j'ai hâte de me plonger dans la suite de cette saga s'annonçant d'ores et déjà comme très prometteuse!
Lien : https://lectriceafleurdemots..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

critiques presse (1)
Telerama   11 février 2015
Addictif, remarquablement écrit et d'une intelligence extrême, Le Quinconce est porté par un souffle romanesque, mais également historique, qui tient le lecteur en veille et ne le déçoit jamais.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BVIALLETBVIALLET   17 août 2012
C'était plus que je n'en espérais. En face de nous, il se leva de son siège, et au même instant la voiture, qui abordait le tournant, eut un violent cahot. Surpris, l'homme perdit l'équilibre et desserra un peu l'étreinte qu'il exerçait sur mon bras. M'étant préparé à ce brusque mouvement du carrosse, je fus en mesure de donner à l'individu, avec toute la force que je pus rassembler, un coup de pied sur le devant de la jambe. Poussant un juron, il me lâcha la main et, bousculant la jeune dame, je me jetais vers la poignée de la portière près de laquelle elle était assise. Echappant désormais à la prise de l'homme et avant même que sa compagne n'eût le temps de comprendre, je réussis à manoeuvrer la serrure. Mais la dame se reprit sur le champ et me saisit aux basques. Je voyais au-dessous de moi les eaux gonflées du ruisseau, qui me sembla fort distant, mais je sautai et, ce faisant, je sentis ma jaquette se déchirer ; l'instant d'après, dans une gerbe d'éclaboussures, j'atterrissais à quatre pattes au fond du ruisseau. La chute tout d'abord m'étourdit quelque peu, mais le lit n'avait là que quelques pouces de profondeur et, si j'étais meurtri, je ne m'étais du moins rien cassé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
BVIALLETBVIALLET   17 août 2012
 - Hors ça ! Et tout l'ouvrage que j'aurais à faire par après, à vendre les meubles et arranger vos affaires avec le marchand et sans compter d'autre monde dans le village ? Combien de temps que ça va me prendre, ça, c'est bien ce que je me demande.
- Cela ne devrait pas vous prendre plus de deux semaines.
Bissett émit un petit grognement.
- Et où c'est-ti que je vas envoyer l'argent qui reste, moi, quand tout sera vendu et que j'aurai payé leur dû aux fournisseurs ?
- Je ne le sais pas encore. Je n'ai pas retenu de logement à... là où nous allons.
Bissett hocha lentement la tête.
- Vous ne vous fiez point à moi, madame Mellamphy, pas vrai ? 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
BVIALLETBVIALLET   17 août 2012
Voyez-vous la chose, Monsieur Sancious, c'est que mon éducation elle a été bien négligée, hélas, d'abord pour la raison que mon père y se boissonnait, et après à cause qu'on m'a envoyé à l'académie flottante de Chatham et ça malgré mon jeune âge, si bien qu'au vrai je suis plus versé dans comment fabriquer de l'étoupe à calfat et ramasser des avoinées que potasser dans les livres. Bref, tout ça pour dire que j'ai montré l'écriture à la fille de mon frère. Cette bouvisse-là, c'est une tête. Peut vous lire autant de mots que vous en voudrez, qu'ils soyent écrits ou imprimés, et encore plus vite qu'un chien parti à la courre. C'est comme ça que j'ai su qu'un certain Mr Sancious, bavard de son état, cherchait comme un éperdu l'adresse marquée sur la lettre. Ca m'a pris un bon bout de temps etje me suis donné bien de la misère pour vous dégauchir. Si bien que, voyez-vous, monsieur Sancious, ça m'affadit le coeur de vous entendre me parler d'une guinée. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
latinalatina   12 avril 2015
Je contractai l'habitude - devrais-je dire : j'acquis la faculté? - de me perdre (ou de me trouver, qui sait?) dans un livre en me détachant totalement du monde.
Commenter  J’apprécie          206
BVIALLETBVIALLET   17 août 2012
Tant et si bien qu'un jour Jemmy s'en va demander à Old Nick de lui prêter trente mille livres. « Quelles sûretés me donnez-vous ? » lui fait Old Nick. « Jusqu'à la mort de mon père, aucune », lui répond Jemmy. « Alors, voilà ce que je vous propose, fait Old Nick. A prendre ou à laisser. Je vous prête les trente mille livres si d'abord et premièrement vous vous débarrassez de votre père. Et après, quand c'est que vous serez en possession du domaine, vous me donnerez pour femme votre soeur Sophy. Vous pourrez garder la terre tout pendant que vous serez en vie; hors que si vous ne me rendez pas l'argent, c'est les enfants de Sophy qui hériteront de vos biens. » Alors Jemmy tope à la proposition, parce que pour lui c'est pas la mer à boire, et Old Nick lui dit comment s'y prendre pour dépêcher son père , et il le munit de ce qu'il faut pour ça.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
autres livres classés : roman historiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1657 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
.. ..