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Gérard Piloquet (Traducteur)
EAN : 9782859409050
256 pages
Éditeur : Phébus (06/05/2003)
4.25/5   63 notes
Résumé :
Le journal de Mary laissé à son fils John en le quittant permettra-t-il au jeune garçon, désormais abandonné à lui-même, d'éclaircir le mystère de ses origines ? Des pages entières en ont été arrachées, et le reste ne livre qu'un puzzle des plus énigmatiques. Des indices orientent pourtant l'adolescent vers de nouvelles pistes. Franchissant la Tamise, il gagne un quartier en friche où l'industrie naissante ouvre ses chantiers inquiétant. Il parvient surtout à se mêl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Gwen21
  30 mai 2014
Cela paraissait impossible et pourtant ce troisième tome du "Quinconce" gagne encore en noirceur.
***ALERTE SPOILER***
John Huffam, tout jeune et miséreux qu'il soit, est bien obligé de se débrouiller par lui-même dans les bas quartiers londoniens à présent qu'il est seul, sa maman n'ayant pu supporter la déchéance sociale et financière qui l'a réduite à la mendicité.
Dans ce tome, bien que les pièces du puzzle de son héritage continuent de se mettre en place avec une lenteur parfois horripilante, c'est surtout l'enjeu de survie du jeune orphelin qui tient le lecteur en haleine. Sans ressources ni relations, John semble condamné à la plus triste des solitudes et à une existence véritablement misérable.
La solitude et le désespoir du personnage principal d'une part et le fait que ce dernier soit obligé de s'acoquiner avec une bande de voleurs d'autre part, font plus que jamais de ce tome un roman jumeau de l'"Oliver Twist" de Dickens.
Commenter  J’apprécie          210
paulotlet
  15 mars 2015
John est désormais seul. le carnet que sa mère lui a laissé l'aide à comprendre le drame qui se joue depuis sa naissance. Il prend aussi conscience du fait que ses ennemis ourdissent un vaste complot et que ses malheurs sont, malgré les apparences, tous liés.
Le troisième tome de la saga de Palliser tient les promesse des épisodes précédent. Les événements s'enchaînent sans relâche et John est à nouveau confrontés à ce que l'humanité fait de pire, bandits sans scrupules, bourgeois véreux et clercs corrompus. Tombé de Charybde en Scylla, il lui faudra cette fois beaucoup d'astuce pour s'en tirer.
En un mot comme en cent, on s'amuse vraiment avec ce récit démesuré qui sent bon le XIXe et nous rappelle les grands romans d'aventure de nos quinze ans!
Commenter  J’apprécie          50
BVIALLET
  22 août 2012
La mort de sa mère laisse le jeune John Huffam dans la plus grande solitude et le plus grand désarroi sur le pavé de Londres. Recueilli par une bande de voyous qui cherche à l'entraîner dans un mauvais coups, John préfère s'en dispenser et lire le journal intime et les documents qu'il a retrouvés parmi les affaires de sa défunte mère. Certains aspects de son ascendance, certains pans de l'édifice branlant représenté par son héritage lui sont révélés. Mais une grande partie reste encore dans l'ombre. Ayant échappé à la bande, il est recueilli et soigné par la famille d'un certain Mr Porteous qui semble tout d'abord ne vouloir que son bien avant d'apparaître pour ce qu'il est, Mr Clothier, l'autre héritier, l'homme qui a tout intérêt à ce qu'il disparaisse...
Autant dire que dans ce troisième tome de la saga « Le Quinconce », une fois de plus, le malheureux John est tombé dans la gueule du loup. Comment va-t-il en sortir ? Cette question suffit à relancer l'intérêt de cette histoire à l'intrigue aussi alambiquée que laborieuse à lire. La lecture des documents de Mary, la mère, les récits faits aux voyous puis à la famille Porteous ressemblent à des résumés des épisodes précédents et donnent l'impression d'une histoire qui tourne un peu en boucle. D'où une légère lassitude... Heureusement que la fin dramatique relance fortement l'intérêt. Mais il reste encore deux gros volumes de cette aventure rocambolesque...
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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knitspirit
  03 juin 2015
Dans ce 3ème tome, on retrouve Johnnie qui retourne à Londres pour retrouver sa mère et tenter de percer le mystère qui entoure sa naissance.
J'ai beaucoup apprécié ce tome qui est beaucoup plus dynamique que les précédents, il m'a tenue en halène de bout en bout et j'ai hâte de découvrir la suite. Il y a eu de nombreuses révélations mais il reste encore des pans sombres de l'histoire de Johnnie et de sa famille à éclaircir.
En bref : bien mieux que les précédents ! A lire.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
BVIALLETBVIALLET   22 août 2012
Les jours suivants, Emma était toujours présente à mon chevet chaque fois que je m'éveillais. Ce fut de ses blanches mains que je reçus la nourriture qui m'aida peu à peu à retrouver la santé : du pain trempé dans du lait et du miel, pour commencer. Sa mère la remplaçait parfois, mais il y avait constamment l'une ou l'autre dans la chambre. Quand je me réveillais la nuit, j'étais sûr d'apercevoir Emma au coin du feu, en train de lire ou de broder à la lueur dansante des flammes. J'étais très touché du soin que les deux femmes prenaient à me veiller elles-mêmes, au lieu de me confier à leurs bonnes. Du reste, à part Ellen, la servante âgée, qui apportait ou remportait les plats ou les affaires, je ne voyais même pas les domestiques.
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BVIALLETBVIALLET   22 août 2012
C'était le dortoir des hommes et, malgré l'heure très matinale, on réveillait déjà les patients pour les habiller. Contemplant tous ces visages qui m'entouraient, j'y vis autant d'expressions de la dégénérescence, du crétinisme et de la manie : des visages durcis par les sévices et la souffrance, d'autres au contraire brisés par les épreuves, certains rendus combatifs par l'impérieux besoin de se prouver leur propre valeur, d'autres encore aux yeux vides à jamais. Plusieurs portaient comme moi des camisoles de force. Je tentai de trouver ne serait-ce qu'une seule personne en qui l'on pût discerner un signe d'intelligence et d'humanité.
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BVIALLETBVIALLET   22 août 2012
Le lendemain, n'y tenant plus et m'étant assuré qu'il n'y avait ni policier ni vigile dans les parages, je me mis à mendier, tendant la main vers les passants tout en proférant quelques mots pour en appeler à leurs bons sentiments. Au bout de quelques minutes, un estropié apparut sur le trottoir : il se dirigeait vers moi, ses moignons de jambe ballants entre deux béquilles qui lui faisaient la démarche sautillante d'un moineau. Arrivé à quelques pieds de moi, il prit appui sur une de ses cannes et, sans me laisser le temps de deviner son intention, il se saisit de l'autre pour me frapper à la tête. Mon écart réussit à lui offrir l'épaule, qu'atteignit un coup douloureux.
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BVIALLETBVIALLET   22 août 2012
 La théorie de Mr Pentecost, qui voyait dans la loi une construction arbitraire destinée à protéger les riches, me revint à l'esprit : il avait raison. Comment avais-je jamais pu croire aux idées de Mr Silverlight qui défendait une morale supérieure à laquelle il faudrait obéir, qu'elle s'accordât ou non avec la loi ? Il m'apparaissait au contraire que le calcul égoïste était le seul mobile qui poussât chacun de nous à respecter ou à enfreindre la loi. Et si ces gens-là choisissaient le risque d'y contrevenir, avec tous les dangers que cela comportait et qu'ils ne connaissaient que trop, voilà plutôt un courage qui à mes yeux forçait l'admiration. 
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paulotletpaulotlet   15 mars 2015
Une idée me frappa alors; il y avait bel et bien un dessein qui dirigeait ma vie, mais il était conçu par un autre! Qui donc tenait le lacs, qui l'avait noué et pourquoi? J'avais par chance découvert le réseau filé par l'araignée à temps pour y échapper. Dorénavant, je cesserais d'être un vulgaire pion manipulé par le destin. Je donnerais un but à ma vie; que passe la Justice!
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