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Gérard Piloquet (Traducteur)
EAN : 9782859409234
224 pages
Éditeur : Phébus (20/06/2003)
4.11/5   54 notes
Résumé :
A la fin de La Clé introuvable, John, déguisé en domestique pour approcher l’intimité des abominables Mompesson, avait eu le sentiment d’élucider le crime commis jadis, la fameuse nuit que ses parents avaient passée ensemble, à l’auberge : la seule nuit d’amour de leur triste existence... celle où il avait été conçu ! Il se rend compte à présent que ce crime était la suite obligée d’un autre meurtre - dont l’ombre sinistre plane encore sur son destin.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  30 octobre 2014
Après quatre premiers tomes exaltants (mais de plus en plus poussifs), c'est hélas la déception qui attend le lecteur à l'issue de cette intrigue aussi noire que complexe.
Le "Quinconce" est un savant puzzle aux allures de casse-tête chinois et si le lecteur pensait, fier de lui, qu'il lui suffirait de s'accrocher soigneusement pour pouvoir en venir à bout, sa frustration en sera d'autant plus amère arrivé à l'ultime page du "Secret des cinq roses". Pour ma pauvre cervelle, le secret demeurera donc un secret dont je n'aurai jamais trouvé la clé.
J'ai personnellement rarement été aussi désappointée à la fin d'un roman quand cette terrible pensée m'est venue à l'esprit à la minute où j'en achevais la lecture : "mais alors, finalement, je n'ai rien compris ?". Ce dénouement m'aura été fatal en quelque sorte et mon appréciation qui n'était pas loin de classer le "Quinconce" parmi les monuments littéraires s'est brusquement ravisée.
Reste l'exceptionnelle plume de l'auteur qui se savoure comme du Dickens.
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paulotlet
  03 mai 2015
Voici donc la fin des aventures de John. Après 1500 pages de pérégrinations, de dangers et d'aventures, le lecteur espérait évidemment un dénouement heureux. Avec un château, du bonheur et un mariage ou quelque chose du genre. Et voici que ce gredin de Palliser nous offre une issue pleine de questions. Depuis 125 chapitres, l'auteur distillait des indices, des informations dont au cours des pages il était devenu évident qu'aucune n'était gratuite. Et puis, quand enfin les fils devaient être dénoués, il nous laisse avec un gros paquet d'incertitudes. Certes, les principaux aspects de l'intrigue trouvent une réponse mais c'est surtout au niveau du non dit, de ce qui a été effleuré, suggéré, des mystères qui semblaient bien cachés derrière les découvertes successives de John, que l'auteur nous laisse sur notre faim.
Et finalement, c'est très bien. Là où je m'attendais à un grand moment de cafard, pensez, quitter une telle saga après des heures de lecture ce n'est jamais anodin, je me suis trouvé ravi de l'incertitude à laquelle je me trouvais contraint de me résigner parce qu'elle laissait libre cours à ma propre interprétation. Imaginer l'avenir de John, donne en fait une vraie liberté au lecteur et, partant, une image saisissante de la vie dont jamais la suite n'est écrite.
J'avais commencé ma notule sur le premier volume en soulignant la conformité du travail de Palliser avec le roman victorien traditionnel. Je voyais dans ce Quinconce une manière de paraphraser avec brio les Dickens, Thackeray ou Collins. Il y a bien sûr de cela. La postface de l'auteur et cette fin pour le moins inattendue m'ont néanmoins amené à nuancer cette affirmation. Il y a quelque chose de moderne dans le roman, lié au fait que les descriptions sont volontiers crues, que les faits les plus immoraux sont suggérés dans un style plus direct, plus explicite que ne l'auraient fait les grands ancêtres. D'autre part, Palliser introduit une dimension non linéaire dans ce quinconce. John est amené sur de nombreuses pistes et ses déductions l'amènent à construire des hypothèses qui souvent s'effondrent, viennent à être nuancées, ou même prennent une signification tout autre que celle qui paraissait évidente. Et quant on attend avec impatience la mise en place finale, plusieurs questions restent en suspens. L'auteur se moque lorsqu'à l'exact milieu de l'oeuvre il fait détruire par un personnage quelques pages d'un carnet qui nous aurait tant informé. Ainsi va la vie. La vraie comme celle des héros de papier...
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Comtesse57
  02 mars 2015
mi-figue, mi-raisin...
Le 5éme tome perpétue les rebondissements de manière encore plus rapide que les autres!! L'allure, l'écriture, l'intrigue s'accélère, on a vraiment envie de connaître la fin, les fins de tous les protagonistes, aussi bien pour se reposer enfin de cette cavalcade infernale que pour comprendre qui a tué qui, qui est né de qui, qui a vraiment épousé qui & que va choisir/devenir John Huffam!! Mais l'on reste un peu sur sa fin, & Ch Palliser s'en excuse dans une postface vraiment intéressante, & c'est bien voulu!! D'ailleurs, quelle autre fin aurait été possible?
Il n'empêche, sans tomber dans du romantisme pur, on aurait bien aimé savoir ce qu'il allait advenir du domaine de Hougham & de John. Car aprés s'être échiné à nous désorienter tout le long de ces 5 livres, à travers tous les recoins les moins glorieux de Londres & autres régions, nous présenter au moins une 60ne de personnages tous plus sombres les uns que les autres, multiplier les chutes, les trahisons, les meurtres & tortures les plus scabreuses, on aurait aimé un peu plus de douceur, de repos de l'âme & d'avenir un peu plus précis...mais ça n'aurait pas concordé avec l'esprit sinistre & envoûtant du roman & l'on n'est pas non plus dans un roman de Jane Austen !!! D'ailleurs, les dernières pages donnent envie de tout relire en connaissance de cause & pour voir y voir plus clair !!!!
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Rhodopsine
  28 juillet 2018
Me voici à la fin de ce Quinconce. La construction devenue limpide, il faut maintenant le relire!
Un roman qui se présente sous des dehors connus: Dickens est revenu, l'ère victorienne est de retour. Telle est la surface du livre. Mais tout de même, c'est un peu étrange, tenir en haleine un lecteur sur 5 volumes, pour une histoire alambiquée d'héritage : en soi déjà un tour de force.
Et là où le génie éclate, c'est bien dans ce dernier tome: rien n'est établi, finalement. Il m'a fallu ces cinq livres pour entrevoir l'architecture du tout: 5 livres, divisés en 5 parties de 5 chapitres. Et dans une symétrie parfaite, au troisième chapitre de la troisième partie du troisième livre, Palliser, diabolique manipulateur, fait disparaître la pièce majeure, la réponse à la seule question qui vaille: et la dernière phrase du dernier chapitre de la dernière partie du dernier livre assène une vérité. Pas celle qui résout son intrigue. Une vérité perturbante: le démiurge m'a menée en bateau depuis la première ligne. Me reste une seule solution: recommencer au début du premier chapitre de la première partie du premier livre...
Une construction en "fractales" éblouissante: foncez, c'est génial. Au sens propre du terme.
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BVIALLET
  26 août 2012
De retour à Londres, le jeune John tombe à nouveau dans un guet-apens. Il est capturé par Daniel Porteous, héritier du clan Clothier qui a tout intérêt à ce que le jeune homme disparaisse. Mais au moment où John doit être précipité dans un puits, c'est Porteous qui y tombe et trouve la mort. Il en sera de même d'Henry Bellringer, personnage trouble qui se révèlera un faux ami et sera assassiné par l'héritier Mompesson au moment de son mariage avec Henrietta... Un à un, les prétendants des quatre autres branches de cette famille « tuyau-de-poële » meurent ou disparaissent laissant le champ libre à notre jeune héros qui aurait bien mérité de l'emporter au bout du compte et de récupérer son fameux héritage. Mais quel sera son choix ? « L'on attendait une fin à la Dickens, avec plus d'âpreté peut-être, et c'est Shakespeare qui se trouve convoqué – et son noir cortège. »
Encore des rebondissements dans ce cinquième et dernier opus de cette série «Le Quinconce ». le petit héros surmonte tous les pièges, évite tous les complots et survit à toutes les tentatives de meurtres. L'imbroglio inextricable finit par être débrouillé de façon aussi rocambolesque qu'improbable et le lecteur se retrouve gratifié d'une fin aussi équivoque que tout l'ensemble de cette sordide histoire. D'où l'impression que l'auteur l'a baladé sur plus de 5 tomes de 5 chapitres comportant chacun 5 parties et beaucoup plus de 1000 pages pour une histoire qui aurait gagné à être réduite au quart ou au cinquième de cela. Rythme et intérêt y auraient beaucoup gagné. Dans une longue post-face, l'auteur explicite ses intentions et sa technique d'écriture. Il a voulu écrire un roman plus didactique et philosophique que victorien, bâti sur une architecture « mathématique » et s'en excuse presque auprès de ses lecteurs, parfaitement conscient de « l'énormité » littéraire obtenue. Pour sa part, le lecteur reste très partagé sur l'intérêt de tels procédés qui ne lui semblent guère convaincants. Seule consolation, cet ouvrage ne compte que 185 pages, une liste exhaustive des personnages et un indispensable arbre généalogique (enfin complet) sans lesquels la compréhension de ce salmigondis alambiqué serait quasiment impossible.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
oliviersavignatoliviersavignat   10 juillet 2020
-- Je ne comprends pas, dis-je. Alors que vous vous êtes donné tant de peine pour capter l'héritage - je me retins de préciser qu'elle n'avait pas hésité à faire occire ceux qui faisaient obstacle à ses desseins -, pourquoi renoncez-vous tout à coup à l'occasion d'en venir à vos fins ?
-- Trop de morts... fit-elle en chuchotant.
-- Venez, dis-je, maintenant nous devons nous présenter à un magistrat et lui rapporter les événements de la nuit.
Elle ne fit pas un mouvement, et je la vis frissonner. Je tendis la main pour l'inviter à me suivre. Et, posture ô combien grotesque aux yeux de quiconque aurait su tout le mal que cette femme, à moi comme au miens, avait infligé, s'en allaient à pas lents, sous un ciel que l'aube au levant pâlissait, deux silhouettes se tenant par le bras.
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BVIALLETBVIALLET   26 août 2012
Comment aurais-je pu songer à l'épouser, alors que j'étais totalement démuni et que mon futur était si vacillant ? Et mes origines donc ! Et les circonstances de la mort de ma mère ! Et ma filiation ! Car (pour dire les choses clairement et sans détour), si je n'étais pas le fils d'homme qui avait commis un meurtre et connu ensuite l'enfer d'une semi-démence avant de périr d'une mort atroce dont j'étais en quelque sorte fautif, j'étais pour le moins le petit-fils d'un personnage du même acabit. De plus, ce que je ressentais, c'était de la pitié et non de l'amour. Tant de difficultés m'attendaient que je ne pouvais envisager de prendre en charge celle des autres.
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BVIALLETBVIALLET   26 août 2012
Au bruit des pas, je compris que Sancious et le sieur Escreet s'approchaient. Je me blottis, le coeur battant la chamade, étreint par l'idée effroyable d'être surpris dans la maison tel un vulgaire voleur. Mon seul refuge était l'office, dont la porte se trouvait derrière moi. Etait-elle verrouillée ? Quel soulagement ! Elle s'ouvrit lorsque j'en tournai la poignée, et je m'enfonçai en tapinois dans l'obscurité presque totale qui y régnait, les volets étant clos. Je gardai le battant entrebâillé, de sorte qu'à défaut de pouvoir compter sur mes yeux, j'avais du moins le secours de mes oreilles. 
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BVIALLETBVIALLET   26 août 2012
- Voilà deux ou trois ans de cela, m'expliqua-t-il, peu de temps après votre passage, monsieur Mellamphy, un inconnu est venu me trouver : il souhaitait consulter les registres des baptêmes des vingt dernières années et il s'avéra qu'il avait en tête de prendre copie d'un certain nombre d'actes : je l'ai laissé seul ici pendant une heure environ. Il m'en a remercié, puis il a pris congé de moi. En rangeant les livres, je me suis souvenu du jour où vous étiez venu me demander votre acte de baptême : figurez-vous que dans le dernier registre consulté par le visiteur, était précisément couché cette pièce. Alors, ne me demandez pas pourquoi, j'ai regardé de plus près ce registre.
Il se tourna vers moi.
- Figurez-vous, m'annonça-t-il, ménageant ses effets, que la page avait été tout bonnement arrachée ! 
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paulotletpaulotlet   03 mai 2015
Dans le salon d'apparat où, il y a peu encore, se pressait la fine fleur du beau monde, et qui étincelait de tous ses feux, les grandes glaces disposées entre les hautes baies ne réfléchissent plus aux yeux du gratin de l'aristocratie l'image complaisante de sa vanité, mais se contentent de se renvoyer leur cadre maintenant vide. Sur le marbre des dressoirs s'amoncellent confiserie et friandises qu'à dédaignée dame Faim, ce soir blasée, et dont le coût suffirait à emplir les ventres creux de rues entières de pauvres, que dis-je de villages entiers de l'Erin, notre île soeur infortunée.
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