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ISBN : 274915779X
Éditeur : Le Cherche midi (05/04/2018)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Réunion de famille impromptue dans un café. Fernando, sa mère, Amalia, ses deux sœurs, Emma et Silvia.
Tous espèrent un coup de téléphone qui tarde à arriver.
L'attente, fébrile, est ponctuée de scènes savoureuses, de quiproquos et de malentendus. Les vérités cachées ou à demi dites s'égrènent sans fin.
Et on rit aux larmes de cette comédie familiale plus profonde qu'il n'y paraît.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  12 avril 2018
Vous avez aimé « Une mère », le premier roman publié chez nous d'Alejandro Palomas ? Vous avez adoré Amalia, personnage aussi principal que fantaisiste ? Eh bien vous allez... comment dire... Bon, euh, en fait je ne sais pas ce que vous en penserez, mais en tout cas moi, j'ai été un peu déçue.
Il ne se passe pas grand-chose dans ce deuxième volume consacré à Amalia et sa tribu. C'est toujours Fer (pour Fernando) qui en est le narrateur. On le découvre, attablé dans un café, et très inquiet. Par hasard (ou pas), il est rejoint par sa mère, Amalia, et Shirley, sa petite chienne lointaine cousine des Gremlins, puis plus tard, sans hasard, par ses deux soeurs Silvia et Emma. Le seul point à l'ordre du jour de cette réunion presque improvisée : mais qu'est-il donc arrivé à R, le chien de Fer ? En fait, la réponse tient en quelques lignes, et le reste du roman tourne autour des gaffes et des comportements toujours aussi puérils et excentriques d'Amalia, des réactions exaspérées de Silvia et des efforts d'Emma et de Fer pour contenir leurs propres réactions. On retrouve les personnages avec leurs blessures non cicatrisées, leurs deuils inachevés, leurs manques abyssaux et leur peur de l'avenir et de la vie, auxquels s'ajoute la détresse de Fer. Si le monologue intérieur de celui-ci pendant qu'il observe les interactions de son entourage nous en apprend un peu plus sur les souffrances passées de chacun, tout cela est au final assez répétitif. C'est bien écrit, très fluide, on se laisse entraîner sans difficulté dans le cheminement des pensées de Fer. C'est parfois très drôle mais trop souvent la tristesse tourne en boucle et pèse sur l'ensemble, malgré la lueur d'espoir finale. Le côté jubilatoire du roman (ou son effet surprise) n'y est plus. L'analyse psychologique des protagonistes est certes très fine, mais l'ensemble est excessivement (et paradoxalement) cérébral et sentimental.
Cette fois-ci, les frasques de la mère et les attitudes des enfants m'ont plus agacée ou accablée que touchée. Je devrais peut-être m'acheter un chien...
En partenariat avec les éditions du Cherche Midi via Netgalley.
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VivianeB
  08 mai 2018
Le parallèle sur les relations entre humains et animaux est bien
décrit et touchant. On rit, on est emus et pleins de tendresse pour ce chien et cette mère. L'univers de Palomas me parle par sa finesse et sa drôlerie, puis parce qu'il décrit très bien le ressenti face à la vieillesse de ses parents pour trouver sa place d'enfant qui devient le parent.
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doyoulikefrogs
  18 juillet 2018
Retrouver la famille délurée de l'auteur espagnol Alejandro Palomas : quel plaisir infini ! J'avais cette peur d'être déçue après un énorme coup de coeur à la lecture du premier tome de ce qui s'avère être une trilogie (ce que j'ignorais quand j'ai lu le 1er tome).
Dès les premières pages le ton est donné. Nous voici au milieu d'une conversation entre Amalia, la mère d'Une mère, et Fer (Fernando) le fils. C'est probablement l'humour désenchanté de cet auteur qui me plait tellement. le côté baroque, farfelu, inattendu des conversations qui partent toujours en vrille. Chaque personnage a sa propre cassure, les fêlures et les blessures (non, je n'ai absolument pas la chanson d'Étienne Daho dans la tête...).
Revoir les deux soeurs Silvia et Emma, quelques années plus tard après le 1er tome, demande sûrement un effort de mémoire, mais pas tant que ça, car finalement, ce roman ne joue que sur l'affect et les sentiments. Il est une gigantesque métaphore de la famille, il est une sorte de respiration de bonheur étranglé de larmes, une caricature de famille qui n'existe que dans la douleur et les épreuves vécues dans la cellule familiale. On ne peut pas mentir une mère ? A un frère ? A une soeur ? Encore moins à son chien !
Car la force de ce roman c'est la magnifique histoire des toutous qui deviennent des personnages à part entière. Des piliers du roman. Shirley, le minsucule "pitbull" aux oreilles de chauve souris et aux yeux globuleux d'Amalia, Max, R...
Alors, je vous préviens tout de suite, quand on parle d'animaux je pleure. J'avais déjà été touchée dans le roman "Une porte" de Magda Szabo par l'histoire de cet amour animal qui transcende tous les amours possibles, ici dans "Tout sur mon chien", Alejandro Palomas passe de l'amour pour une mère, à l'amour pour un chien. Et j'ai pleuré. Beaucoup pleuré. Maudite sois-je d'être trop sensible à la condition animale face à la condition humaine. Car Fernando fait la rencontre de R., un chien pas comme les autres, déposé là par sa mère. Va-t-il l'aimer? Peut-on ne pas aimer un chien?
Émue aux larmes à tous les instants, le roman tient encore son souffle d'une seule et unique situation : une conversation dans un café, à laquelle s'agrège les soeurs, les souvenirs, la mémoire, les regrets, les joies et les chagrins.
Comme dans le premier tome, lors du dîner familial (qui tenait tout le livre), Alejandro Palomas réussit l'incroyable pari de tenir dans une sorte de huis clos familial, un suspense et des rebondissements pleins d'émotions fébriles.
Je vous conseille à plus de 100000% ce 2ème coup de coeur : un roman sur la famille, la pluralité des sentiments qui en découlent, les cocasseries théâtrales, la caricature de la mère qui perd la tête, pour les éclats de vérités et de colères, les angoisses de chaque membre de la famille, un roman ici toujours plus délirant, aux traits d'humour sensibles et à la fin si belle et si douce dans une Espagne pleine de soleil. Une vraie comédie espagnole ! Olé.
Lien : http://www.unefrancaisedansl..
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Elodieuniverse
  06 avril 2018
La fameuse famille espagnole d'Alejandro Palomas est de retour! (suite du livre "Une mère")Un rdv de famille dans un café qui va être propice aux souvenirs faits de joie et de peine, aux confessions mais aussi aux quiproquos et aux malentendus. Et une question taraude tout le monde: "Où est R?" (le chien de Fer)
Fer est le narrateur et on ressent toute la sensibilité dont il est doté. C'est bien plus que l'histoire d'amour d'un homme pour son chien, c'est surtout une histoire de famille, de sentiments. Chaque membre de cette famille a beaucoup souffert, ils ont connu la perte, le deuil, le manque et ils ont peur que ça se reproduise. C'est une famille dont les non dits, les secrets, les mensonges gâchent chaque moment, une famille qui doit s'adapter aux "coïncidences malheureuses" de la vie. Amalia la mère est vraiment LE personnage d'Alejandro Palomas, une mère qui semble être l'enfant de ses enfants et qui donne l'envie de protection. L'auteur manie à merveille humour et émotions. Bref, je suis ravie d'avoir retrouvé les personnages même si mon préféré reste le premier.
Ma page Facebook Au chapitre d'Elodie
Lien : http://auchapitre.canalblog...
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Amandine49
  07 août 2018
Ayant lu le premier tome de la trilogie "Une mère"et l'ayant adoré, je ne pouvais qu'avoir envie de lire ce second tome qui s'annonçait aussi bon que le premier !
On retrouve Amalia (la mère), Fernando, Silvia et Emma pour une réunion de famille qui n'était pas prévue dans un café. Tous attendent un coup de fil, surtout "Fer" qui semble sur les nerfs.
Ça a été un vrai plaisir de tous les retrouver au fur et à mesure du livre. Ils n'ont pas changés par rapport au précédent livre mais au fur et à mesure ils évoluent...
C'est là que la magie d'Alejandro Palomas commence. Il maîtrise à la perfection la psychologie des personnages. C'est aussi le point central de ce livre. On apprend à les connaître dans les moindres détails. Rien ne nous est caché à nous lecteur. On en sait même plus que certains personnages eux mêmes. Parfois j'avoue que cela amène quelques longueurs dans le livre et que je n'ai pas forcément compris où l'auteur voulait en venir. Mais dans l'ensemble, on va parfois plus loin que l'histoire elle même, l'auteur nous amène à nous poser des questions sur nous même et ce que l'on vit. Il y a quelques messages dans ce livre sur les relations familiales et plus généralement les relations que l'on a avec les autres.
Du côté de l'histoire, dès le début même si on ne sait pas de quoi il est question, on ressent très vite une certaine tension. On est tellement attaché à ces personnages que l'on a peur pour eux, on a envie de les aider et de les protéger. Mais comme beaucoup de choses dans ce livre, on fonctionne sur des non dits. Il y a une crainte constante de dire à l'autre ce que l'on sait, ce que l'on pense. C'est en ça que je me suis retrouvé dans ces personnages et qui fait que je m'attache à eux. Malgré leur caractère bien différent, ils fonctionnent tous ainsi. Alors les vérités mettent beaucoup de temps à émerger. Il est du coup difficile de parler de ce livre en détail sans vous révéler des éléments importants.
Je ne dirais pas que j'ai dévoré cette lecture mais plutôt que je l'ai savouré en vitesse accélérée ! Dès le premier chapitre, j'ai retrouvé le charme du premier tome. J'ai eu l'impression d'être avec eux dans ce café où les vérités vont enfin éclater. On ne se sent pas comme un membre supplémentaire de cette famille mais comme un proche qui est là pour écouter. On rentre dans leur intimité et on partage leur doute, leur joie et leur peine. Tout ça fait qu'à la fin du livre, on ne peut pas s'empêcher de verser une petite larme. On pleure car on a pas envie de les quitter mais aussi pour l'issue de l'histoire qui les a fait se réunir dans ce café. Mais je vous rassure, on pleure aussi de rire ! Tout ce que fait Amalia est une bouffée d'air frais dans ce livre.
Cette lecture est absolument parfaite pour des vacances où l'on a besoin de se poser et de prendre du temps pour soi.

Lien : https://leslecturesdamandine..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
viou1108viou1108   12 avril 2018
Je m’épuise parce que j’ai quarante-quatre ans et que je n’ai aucune envie d’être la mère d’une gamine de soixante-dix ans. Ce que je veux, c’est avoir une mère, moi. […] Moi aussi, je voudrais bien qu’on prenne soin de moi. Que ma mère s’inquiète de moi.
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nath45nath45   12 août 2018
« La solitude est sans doute le moment le plus bruyant de la journée :
les bruits du dehors s’éteignent, ceux du dedans reviennent. »
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ElodieuniverseElodieuniverse   04 avril 2018
Face à cette mine de mamie innocente qu'elle prend quand elle fait des siennes et qu'elle veut m'amadouer pour se faire pardonner, j'ai dû me mordre les joues pour ne pas sourire.
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luocineluocine   04 août 2018
Cette impossibilité à définir, ce trou noir d’émotion, fait de sa mort des limbes étranges dont il est difficile de partager l’intensité, parce que pleurer un chien, c’est pleurer ce que nous lui donnons de nous, et qu’avec lui s’en va la vie que nous n’avons donnée à personne, les moments que personne n’a vu. Lorsque s’en va le gardien des secrets, s’en vont également avec lui les secrets, le coffre, le puzzle rangé dedans et aussi la clé, et notre vie en reste tronquée.
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Video de Alejandro Palomas (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alejandro Palomas
Alejandro Palomas brosse avec humour le portrait d?une famille dont les travers font inévitablement écho à nos propres expériences, et celui d?une mère loufoque, optimiste, et infiniment attachante. Une mère profondément humaine, à qui il reste encore quelques leçons à transmettre à ses grands enfants : au cours de cette longue nuit, secrets, mensonges, non-dits et autres révélations familiales vont éclater.
En savoir plus : http://bit.ly/2mjzeWe
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