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ISBN : 2266277626
Éditeur : Pocket (26/04/2018)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 145 notes)
Résumé :
Barcelone, 31 décembre : Amalia et son fils Fernando s’affairent en attendant leurs invités. En ce dîner de la Saint-Sylvestre, Amalia, 65 ans, va enfin réunir ceux qu’elle aime. Ses deux filles, Silvia et Emma ; Olga, la compagne d’Emma, et l’oncle Eduardo, tous seront là cette année. Un septième couvert est dressé, celui des absents.

Chacun semble arriver avec beaucoup à dire, ou, au contraire, tout à cacher. Parviendront-ils à passer un dîner sans ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (82) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  22 avril 2017
"Dans la famille le sens de l'humour arrive toujours au bon moment, comme un pas de côté qui nous sauve du précipice et nous octroie un délai, un temps de répit en fin de compte bénéfique."
Une mère, deux filles, un fils, un oncle et un père escroc de métier aux abonnés absents. Une famille avec ses " quelques lueurs et beaucoup de zones d'ombre" qui se retrouve pour un dîner de réveillon chez la mère, à Barcelone. Une mère divorcée, déchaînée et une soirée qui s'annonce mouvementée ! La mère et le fils ouvrent le cortège, dans l'attente des autres, en compagnie de Max et Shirley , les membres à quatre pattes de la famille. À partir de là, le fils, Fer, le narrateur, nous déroule leur histoire le temps d'une nuit, au passé et au présent; le fil d'une pelote aux nombreux noeuds, que l'humour et la tendresse défont minutieusement,.....autopsie délicate d'une famille, en directe.
L'histoire dans le fond n'est pas des plus gaies et les sujets abordés sont difficiles et même tabous, mais c'est sans compter sur la prose truculente de Alejandro Palomas, dont je croise le chemin pour la première fois. Il nous croque des portraits de personnages excentriques haut en couleurs,
tendre d'Amalia, la Mère, ingénue mais pas tant que ca,
cruel d' "absolument" Olga, la compagne d'une des filles,
cynique de Silvia, la fille qui n'a pas la langue dans sa poche,
compatissant d'Emma la fille soumise, qui porte une cicatrice profonde,
stoïque de Fernando, le fils, le confident souffre douleur de la famille,
et caricatural du déluré "charmeur de serpents" Oncle Eduardo,
.......bref un régal !
Tous traînent un passé douloureux, mais leur grand atout est l'humour, leur bouée de sauvetage,comme le dit si bien Fernando. Et plus, détrompez-vous, tous s'aiment, et vont se faire aimer de vous....comment ? ......par la magie de la plume de Palomas, et dans le fond et dans la forme. C'est très fin et profond et la personnalité exceptionnelle de la mère qui se déploie au fur et à mesure que le récit avance, est la grande surprise.
Ne vous privez pas de ce grand plaisir de lecture, c'est aussi loufoque et coloré que sa couverture ! Et bien plus.......du Almodovar en prose.
« On ne peut pas trouver la paix en évitant la vie, Leonard »
(Virginia Woolf,"The hours")
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iris29
  01 avril 2017
Vous vous sentirez forcément concernés par ce roman, soit parce que vous êtes Une Mère, soit parce que vous avez (eu) une maman , soit parce que vous avez une famille et l'habitude de passer les fêtes de fin d'année avec eux , au moins le temps d'un repas ...
On est à Barcelone et Amalia , 65 ans , est super heureuse ; ce soir , elle va réunir le temps d'un dîner de Saint Sylvestre tout son petit monde .
Et son petit monde , c'est ses 3 enfants : Silvia qui viendra sans son mari Norvégien , Emma et sa compagne , Olga , Fernando le petit dernier ( gay , lui aussi ) et l'oncle Eduardo, vieux célibataire .
Autour de la table il y aura aussi les deux chiens ( Shirley et l'énorme Max) et puis Amalia n'oubliera pas d'ajouter , le 7° couvert , celui des absents et ils sont nombreux les fantômes de cette famille ...
Il y a aussi beaucoup de non-dits, de secrets, de ressentiments . La nuit promet d'être longue ...
Il y a eu par le passé , beaucoup de malheurs et d'incompréhensions ....
Oui la nuit est longue mais au bout, il y a le jour et avec le jour vient la lumière .
Amalia est une femme que j'ai sous estimée .
Souffrant de cécité à 64 % (et pas 65...) , Amalia est assez maladroite ,
(au propre comme au figuré) , elle parle beaucoup , parfois pour ne rien dire . Oui, jusqu'au chapitre 20, je sous estimais Amalia ...
A partir du 21 : attention Amalia est une madre , une mama, une lionne, une putain de bonne maman, une daronne, Une Mère .
Amalia , c'est "total respect" !
Ce roman démarre (très) lentement , et prend véritablement son envol avec les chapitres 20 et 21 , absolument poignants et sublimes ...
Un autre élément du livre qui ajoute du piment , c'est la meilleure amie d'Amalia, Ingrid, qu'on ne verra jamais, mais qui sera présente de mille et une façons à ce repas .
Les absents, les non-dits et l'amour maternel infini comme clefs de voûte de ce roman qui ferait un magnifique film.
Je remercie les Editions du cherche midi et Babélio pour ce repas de famille à Barcelone . Quand j'ai vu la couverture , j'ai su que je lirai ce roman , c'était une évidence ...
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viou1108
  10 avril 2017
Quand j'ai terminé ce roman, j'ai à nouveau regardé la couverture, et je me suis dit que c'était du Amalia tout craché. Ce visage de femme dont les yeux et le haut du crâne sont cachés par une couronne de fleurs flashy, c'est elle, cette mère de famille de 65 ans qui semble vivre dans un monde d'incongruités et d'innocence, indécrottable optimiste voyant la vie à travers un masque de roses et de violettes, comme si derrière ces oeillères elle refusait de voir le monde réel, bien plus dur.
Comme ce soir de 31 décembre, où elle est excitée comme une gamine à l'idée de réunir enfin la famille au complet. A savoir ses trois enfants : Fer (pour Fernando), Silvia (sans son compagnon, mais c'est chaque année pareil) et Emma (avec sa compagne Olga) ; son frère, l'oncle Eduardo (sorte de Don Juan noceur et fort en gueule), et deux chiens improbables : Max, l'énorme dogue allemand de Fer, et Shirley (comme Shirley McLaine), minuscule gremlin sur quatre pattes.
C'est à travers les yeux de Fer qu'on découvre l'histoire et les relations des membres de la famille, et leur façon plus ou moins maladroite de (ne pas) communiquer. On comprend qu'Amalia, divorcée depuis trois ans d'un mari odieux qui prenait son pied en rabaissant sa femme et en escroquant tout le monde, a découvert, à 60 ans passés, la liberté, y compris celle de faire toutes les conneries du dictionnaire, comme souscrire cinq abonnements internet sans avoir d'ordinateur, ou héberger une « mendiante » trouvée en bas de chez elle. Ingénue, gaffeuse, naïve, généreuse, fantaisiste et inconsciente, elle fait tourner ses enfants en bourriques, renversant les rôles et se faisant materner par eux. Surtout par Silvia, auto-promue chef de famille et Madame « je-répare-les-bêtises-de-ma-mère ». Autant dire qu'elle, la maniaque du contrôle et de l'hygiène est (parfois) (légèrement) exaspérée.
Et il n'y a pas de raison pour que ce soit différent ce soir, réveillon ou pas. Chacun arrive à table avec ses secrets, ses souffrances, et la carapace qu'il s'est forgée pour y faire face et éviter la douleur au maximum. Fer le sait bien, et pressent que cette soirée ne sera pas un long fleuve tranquille, n'importe qui pouvant imploser à n'importe quel moment.
Tout cela pourrait n'être qu'une comédie familiale grinçante, mais c'est sans compter la complexité du personnage d'Amalia. Car elle cache bien son jeu, cette candide loufoque. Jusqu'au chapitre 20, où elle se révèle dans son meilleur rôle, celui de mère. Une mère, qui fonctionne aux tripes et à l'instinct, presque animale, qui berce son enfant fragile, le sauve malgré lui et l'aide à guérir. Tout ce qui s'est dit jusque là prend alors une autre dimension et l'histoire gagne en profondeur. On comprend que le vrai, le seul pilier de cette famille, c'est Amalia, malgré ses fragilités et avec son excentricité.
Eclats de rire, larmes, tendresse, ironie, des personnages attachants, un style fluide et agréable et un auteur qui a un sens certain du suspense, « Une mère » est un bouquet de sentiments, coloré et qui fleure bon le plaisir de lire.
Merci aux éditions du Cherche Midi et à Masse Critique de Babelio pour cette jolie découverte.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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canel
  11 août 2018
Une mère qui a longtemps vécu dans l'ombre d'un 'mauvais' mari, récemment divorcée, un peu à côté de la plaque, bigleuse, volubile, maladroite, gaffeuse, naïve, sans doute un chouia menteuse (il faut dire que sa fille aînée est tellement rigide), agaçante, horripilante même.
Mais une maman formidablement aimante, généreuse, douée pour remettre les gens debout grâce à une douceur et une énergie inattendues chez une personne a priori si frivole.
On découvre les multiples facettes de la personnalité d'Amalia en cette soirée de St-Sylvestre. Cette 'madre' a rassemblé pour l'occasion son frère, ses trois enfants adultes et la compagne de la cadette, et tous craignent le pire, notamment le narrateur Fernando, petit dernier de la fratrie. Les réunions de famille, c'est souvent explosif, en particulier chez eux.
L'ambiance rappelle celle des romans de Jonathan Tropper.
Moins de rebondissements ici, cependant, moins de situations burlesques.
Malgré les appréhensions de chacun, il ne va finalement pas se passer grand-chose ce soir-là, à part quelques scoops lâchés par les uns et les autres, qui vont éveiller des souvenirs et susciter des émotions diverses.
Les dialogues et monologues sont pleins d'humour, tristes à pleurer aussi, parfois. L'auteur est très doué pour décrire les attitudes, réactions et postures des protagonistes, et nous renvoyer à des situations vécues, des sentiments qui font écho - dans le pire comme dans le meilleur.
J'aimerais voir ce texte adapté en pièce, à la manière du tandem Bacri-Jaoui 'd'avant', celui des années 90.
Un joli roman qui nous parle de solitude, de deuil, d'amour (maternel/filial/conjugal), de vie à oser vivre ou revivre en dépit des échecs et des drames.
A partager, avec nos enfants, parents. Pour tous les sexes.
Aussi beau, triste et optimiste que cette chanson de Luz Casal, 'Piensa en mi' (BO du film 'Talons aiguilles', Pedro Almodovar, 1991) ♪♫
https://www.youtube.com/watch?v=IUHlDNmkads
• Merci, Iris, pour l'idée ! 😘
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LePamplemousse
  01 juin 2017
Oh, fichtre, c'est rare qu'un livre me fasse pleurer !
Je pensais lire un roman léger, un genre de comédie où tout dérape pendant la soirée du nouvel an. Sauf qu'il y a bien plus que ça dans ces pages.
Nous faisons connaissance ici avec des personnages complexes, qui, comme les anciens 33 tours, ont tous une face B, plus sombre que ce qu'on en voit au quotidien, une face moins publique, une face qui révèle des failles parfois profondes.
Ce récit d'une soirée mémorable m'a véritablement ému.
J'ai apprécié les préparatifs de la soirée, j'ai savouré chacune des paroles échangées, chaque regard, chaque toussotement, rire, soupir, j'ai été triste avec les protagonistes à l'évocation de certains souvenirs et traumatismes, j'ai été soulagée et heureuse de voir que pour certains la traversée du désert était derrière eux, j'ai beaucoup souri, j'ai été charmée par l'humour et l'amour qui se dégagent de cette famille atypique.
Envie de rencontrer cette mère un peu foldingue, sa fille maniaque, l'oncle exubérant, la belle-fille coincée, l'amie farfelue, le fils névrosé ?
Ce roman est pétillant et complètement farfelu, à l'image de cette mère maladroite qui mouline sans cesse des bras et renverse tout sur son passage.
Un roman sur la famille qui décape et qui vous touche directement au coeur.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   22 mai 2017
Un petit bijou de livre qu’on vous invite à dévorer sans tarder.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   12 août 2018
Non, ce n'est pas le genre de maman de se rebiffer. Elle a passé trop d'années à esquiver l'autorité – d'abord celle de grand-père, puis celle de papa – et à éluder l'affrontement. Trop d'années à recourir au subterfuge, à s'en sortir en profitant des brèches que la vie des autres lui laissait. Alors, maintenant que plus personne ne la tient en laisse, maintenant qu'elle est libre comme l'air, elle continue à ne pas le déclarer ouvertement. Elle a appris à voir et à agir dans l'ombre et il est trop tard pour changer.
(p. 211-212)
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canelcanel   08 août 2018
Maman [...] écarquille des yeux innocents.
« Ah, je ne vous l'avais pas dit ? Je me suis inscrite à un cours de yoga. »
Olga jette un coup d'oeil à Emma avant de s'exclamer de sa voix de guichetière :
« Quelle bonne nouvelle, Amalia ! Ça va vous faire un bien fou, vous verrez. A un certain âge, il n'y a rien de tel qu'une activité physique modérée pour la tonicité du corps et de l'esprit. D'ailleurs, voyez-vous, à la banque, cette année, nous avons eu droit à un bon gratuit pour des cours de...
- Oui, je suis enchantée, l'interrompt maman avec un soupir de satisfaction. Je m'y suis inscrite avec Ingrid... Pour la semaine sainte. »
Silvia fronce les sourcils :
« La semaine sainte ? Pourquoi pour la semaine sainte ?
- Euh... eh bien... sûrement à cause des processions, je pense.
[...]
- Mais maman, quel est le rapport entre le yoga et les processions ?
- Il y en a un, figure-toi », rétorque-t-elle sur la défensive. Mais malheureusement pour elle, personne ne relève, alors, avec son habitude de fuir les silences comme la peste, elle reprend : « C'est Ingrid qui dit que ces capuchons que portent les pénitents dans les processions attirent les mauvaises ondes cosmiques, donc pendant la semaine sainte, le corps a besoin de se nettoyer de toute cette saleté spatiale. »
Cette fois, je ne peux réprimer un éclat de rire qu'elle reçoit avec un sourire angélique. Je comprends immédiatement que j'ai commis une erreur.
« Et aussi, renchérit-elle, encouragée par ma réaction, elle dit que Jésus était professeur de yoga. Et de reiki. Voilà pourquoi il soignait tous ceux qu'il touchait. Et aussi pourquoi les boeufs et les ânes de l'étable l'aimaient autant. »
(p. 261-262)
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canelcanel   09 août 2018
Je donnerais ma vie pour pouvoir embrasser de nouveau ma mère encore une fois, rien qu'une, pour pouvoir lui dire que j'y suis arrivée, que je me suis sortie de ce dont je me suis sortie, et qu'il ne me manque plus que son regard pour me confirmer que je m'en suis bien tirée. Je donnerais tout ce que j'ai [...]. Tout sauf vous trois, parce que sans vous, sans ta sœur, ton frère et toi, je me retrouverais sans rien à donner et sans rien non plus à attendre de la vie. Et ça, ce n'est pas possible. Vivre sans avoir plus rien à attendre, pas question.
(p. 256)
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canelcanel   07 août 2018
[Il] venait s'asseoir tous les après-midi sur le banc situé juste sous le balcon de maman. Très vite, ce qui avait commencé comme un simple commentaire de l'ordre de « Juste en bas, il y a un jeune homme adorable, si bien élevé, vraiment, ça donne envie d'aller se promener dans ces conditions » s'était transformé en un plus douteux : « Ahmed est si prévenant : cet après-midi, il m'a aidée à ramener mon Caddie, ensuite il a pris le thé avec moi et nous avons eu une charmante conversation » pour devenir, quelques semaines plus tard, un inquiétant « C'est fou ce que les jeunes apprécient Ami. Il sait vraiment y faire, avec eux... A mon avis, il doit être psychologue ou éducateur, parce que tous les jours, à la sortie des classes, ils se précipitent tous vers lui, le banc est plein en permanence. Vous n'imaginez pas comme ils l'aiment. Ah, et il est si aimable avec les voisins. Un amour ! Aujourd'hui, le pauvre, il était si chargé qu'il m'a laissé quelques sacs à la maison. Maintenant, je sais ce qu'il fait dans la vie. A mon avis, il est sculpteur ou quelque chose de ce genre parce que j'ai jeté un coup d'oeil dans un des sacs et vous savez ce qu'il y a dedans ? Des pains de terre. Enfin, une terre un peu bizarre, parce qu'elle est enveloppée dans du plastique et du papier d'argent et sent... berk... une odeur forte, étrange... Quand Ingrid est venue prendre le thé, elle m'a dit que c'est peut-être cette pâte que les Arabes utilisent pour faire leur pain, parce que vous savez qu'à certains endroits, ils n'ont pas de blé, les pauvres ? C'est fou, non ? »
[...]
Le lendemain, quand le policier qui est venu intercepter Ahmed et sa marchandise a essayé de convaincre maman d'être un peu moins confiante et de faire un peu plus attention à ce qu'elle faisait entrer chez elle, assise sur le canapé, elle a baissé les yeux, l'air contrit :
« C'est impossible qu'Ami soit ce que vous dites, monsieur l'agent. Shirley [petite chienne] l'adore, et les animaux, en particulier les animaux de compagnie, ne se trompent jamais. »

(p. 158-159)
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canelcanel   05 août 2018
- Qu'est-ce que je donnerais pour aimer la bière, moi aussi.
- Mmm... Le tout, c'est d'essayer, mon chéri. [...] J'y pense, tu pourrais peut-être demander à Ingrid qu'elle te fasse un reiki. Vu qu'elle en fait aux alcooliques et aux animaux, ça marche peut-être aussi pour les gens sobres. [...] Tu sais qu'elle ne fait pas payer ses clients ?
- Non, je ne savais pas, mais ça ne m'étonne pas. En fait, ce qui m'étonne, c'est qu'elle en ait, des clients !
- L'autre jour, elle m'a raconté qu'un monsieur lui avait demandé de lui faire un reiki sur... enfin, sur ses parties, tu vois, parce qu'il avait des problèmes avec son... machin, soi-disant qu'il ne fonctionnait pas bien, et cette bécasse, elle n'a rien trouvé de mieux que d'accepter, figure-toi.
- Et ?
- Eh bien, elle a posé ses mains sur... sur son truc, quoi.
- Et ?
- Eh bien, apparemment, ce coup-ci, ça a bien fonctionné.
- Maman...
- Et même, il lui a... oui... dessus !
- Maman !
- Ecoute, moi je te répète juste ce qu'elle m'a raconté.
(p. 22-24)

[ reiki : méthode thérapeutique non conventionnelle d'origine japonaise, fondée sur des soins dits « énergétiques » par imposition des mains - Wikipédia ]
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Video de Alejandro Palomas (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alejandro Palomas
Alejandro Palomas brosse avec humour le portrait d?une famille dont les travers font inévitablement écho à nos propres expériences, et celui d?une mère loufoque, optimiste, et infiniment attachante. Une mère profondément humaine, à qui il reste encore quelques leçons à transmettre à ses grands enfants : au cours de cette longue nuit, secrets, mensonges, non-dits et autres révélations familiales vont éclater.
En savoir plus : http://bit.ly/2mjzeWe
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