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viou1108_aka_voyagesaufildespages
  26 août 2020
David Bourricot, journaliste autrefois primé, est aujourd'hui déprimé, voire dépressif et presque alcoolique, à deux doigts d'être largué par sa femme. Après un réveillon de Noël en tête-à-tête avec son verre de vin, il tente de se reprendre : son rédacteur en chef l'envoie enquêter en Bretagne sur la disparition en mer d'un marin-pêcheur, sur fond éventuel de trafic de drogue. Bourricot, la Bretagne, il connaît, il y a passé toutes les vacances de son enfance. Installé dans un petit hôtel dans un petit village, il prend ses quartiers à La Toupie, le bar des piliers de comptoir du coin. de rencontres improbables avec des personnages hauts en couleurs (un nain artiste-peintre et son épouse, Clarisse la jolie veuve du pêcheur, les collègues de ce dernier,...) en réflexions existentielles et divagations mélancoliques, le reportage de David n'avance guère. Plutôt que de chercher la vérité sur la mort du marin, il cherche sa propre vérité, il se cherche lui-même, s'interroge sur son avenir personnel et professionnel. Nostalgique du passé, notre anti-héros envisage vaguement d'écrire des lettres à sa femme (qu'il n'envoie jamais) et un article pour son journal (qu'il n'écrit pas davantage), qui établirait un parallèle entre les métiers de marin-pêcheur et de journaliste, qu'il voit comme deux métiers "artisanaux" en voie de disparition à l'heure de la pêche industrielle et de la presse en ligne, et de la rentabilité à tout prix.

A la fois loufoque et mélancolique, une lecture rapide et agréable mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

En partenariat avec les Editions du Rocher via Netgalley.
#LaFaucilledOr #NetGalleyFrance
Lien : https://voyagesaufildespages..
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hcdahlem
  29 novembre 2020
Retour en Bretagne

Le troisième roman d'Anthony Palou, La faucille d'or met en scène un journaliste revenant dans son Finistère natal pour enquêter sur un marin-pêcheur disparu. Un voyage qui est aussi l'occasion d'un bilan.

Pour le journaliste David Bourricot, les ficelles du métier sont déjà bien usées. le vieux baroudeur de l'information est bien désabusé et n'accepte que du bout des lèvres la proposition de son rédacteur en chef de partir en Bretagne pour enquêter sur la disparition, somme toute banale, d'un marin en pleine mer.
Arrivé dans sa région natale, ses premières impressions n'ont pas vraiment de quoi l'enthousiasmer: «Hôtel du Port. de la chambre de tribord. Temps gris et frais. Très frais. Vue sur la mer peu agitée. Petites vagues. Moutons nombreux. L'ennui des dimanches, toutes mes vacances d'enfant au Cap Coz. Pourquoi faut-il que je revienne là où mon entrepreneur de père ma vacciné contre les méfaits de la mer? Là où ne sachant trop quoi faire, je me prenais pour Marco Polo, pour Magellan, Tabarly.» Il faut dire qu'il trimballe avec lui un lourd passé. En décembre 1994 sa femme avait perdu leur fille Cécile en accouchant et jusqu'à la naissance de leur fils César, elle ne s'était jamais vraiment remise de ce drame. «Elle resterait toujours froide, froide et frigide. Une pierre tombale.»
Mais est-ce l'air du large qui lui vivifie les neurones? Toujours est-il qu'il retrouve peu à peu l'envie d'en savoir davantage sur ce fait divers, aussi titillé par l'immense défi qu'il lui faut relever: tenter de faire parler des taiseux qui n'aiment pas trop voir débarquer les «fouille-merde», fussent-ils enfants du pays.
Mais il va finir par trouver son fil d'Ariane en la personne de Clarisse, la veuve du défunt, qui va lui lâcher quelques confidences sur l'oreiller. Il va alors pourra remonter à la source et mettre à jour la seconde activité – lucrative – de certains marins-pêcheurs. Il apprend que leurs bateaux sont mis à disposition des trafiquants de drogue pour acheminer discrètement la marchandise.
Un peintre nain, Henri-Jean de la Varende, va aussi le prendre sous son aile sans pour autant qu'il puisse définir s'il le guide ou le perd dans sa quête. La patronne du bistrot, qui recueille toutes les histoires et ragots, lui sera plus précieuse.
Anthony Palou, en mêlant les souvenirs d'enfance à l'enquête journalistique, va réussir à donner à son roman une couleur très particulière, plus poétique au fil des pages, à l'image du reflet d'un croissant de lune sur la mer qui a inspiré Victor Hugo pour son poème Booz endormi et qui donne son titre au livre:
Immobile, ouvrant l'oeil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été,
Avait, en s'en allant, négligemment jeté
Cette faucille d'or dans le champ des étoiles.
Sous des faux airs de polar finistérien, ce roman cache un drame qui va chercher au plus profond les ressorts d'une existence sans pour autant oublier l'humour. Autrement dit, une belle réussite!

Lien : https://collectiondelivres.w..
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montmartin
  14 juillet 2020
David Bourricot est un journaliste à la dérive, sa femme et son fils ont pris le train pour La Rochelle, il y a l'eau dans le gaz. Il s'apprête à passer la veille de Noël avec l'alcool comme seul compagnon. Pour essayer de le sortir de cette impasse son rédacteur en chef l'envoi au fin fond de la Bretagne pour enquêter su la mort suspecte de Pierre Kermadec, un marin-pêcheur passé par-dessus bord d'un chalutier sur fond de trafic de cocaïne.

Est-ce un accident ou un meurtre Bourricot va mener l'enquête.

David va prendre ses quartiers à La Toupie le bar du village où toutes les épaves viennent s'amarrer.
Il y a Marie la serveuse avec son joli derrière de lapin.
Henri-jean un nain dit Toulouse Lautrec, peintre du dimanche et Gwenaëlle sa femme onctueuse.
Jean-Marc dit le borgne, avec son tatouage de faucille d'or qui représente la lune, le patron du chalutier sur lequel travaillait Kermadec.
Clarisse la belle veuve du marin disparu, toujours prête à se faire consoler.

Ce roman sans prétention est plaisant à lire, porté par une galerie de personnages hauts en couleur. Les souvenirs nostalgiques de David et ses interrogations sur sa vie, alternent avec sa pseudo enquête l'occasion pour l'auteur d'évoquer le milieu de la pêche, un métier artisanal qui se perd, la crise due au manque de poissons et à la concurrence espagnole, la difficulté du métier, la détresse des marins-pêcheurs et la tentation de la drogue pour oublier.

Anthony Palou comme une ultime pirouette nous dévoile la vérité qui se trouve dans l'estomac d'une lotte de huit kilos.

Un grand merci aux éditions du Rocher de m'avoir offert l'opportunité de lire ce roman.
#LaFaucilledOr #NetGalleyFrance


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sylvaine
  30 août 2020
La faucille d'or Anthony Palou Elidia éditions du Rocher.
David Bourricot se retrouve seul à Paris, Marie-Hélène son épouse et César leur fils sont partis passer quelques jours à La Rochelle dans sa famille . Désoeuvré, mélancolique, voir neurasthénique David se traine.. Romain son patron l'appelle et lui confie une enquête. Direction la Bretagne, Penma'ch un port de pêche non loin de Quimper. La Bretagne, le bord de mer entre Noël et Jour de l'an , pas bien net le Romain! Et tout cela parce que Pierre un marin est passé par dessus bord quelques mois auparavant, alcool, drogue, vengeance? ... Alors bon an mal an , voici David installé pour quelques jours à Penma'ch. Sur qui enquête t'il au fait, sur Pierre ou sur lui-même? Un récit surprenant, mêlant introspection, nostalgie, et réalité contemporaine. Des personnages haut en couleurs qui évoquent l'univers de Fellini. Des phrases surprenantes que Frédéric Dard aurait pu pondre un soir de grand vent et la mer, la pêche, ce monde fascinant qui sans doute ne survivra pas.
En un mot si vous recherchez une lecture confortable, passez votre chemin, si au contraire vous avez envie d'air frais, de vent, de pluie et de rencontres humaines aussi farfelues que touchantes, dans ce cas et uniquement dans ce cas ouvrez La Faucille d'or et laissez vous porter...
Un grand merci aux éditions du Rocher pour ce voyage abscons en Pays Bigouden.
#LaFaucilledOr #NetGalleyFrance
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sld09
  18 février 2021
Je n'ai pas trop aimé ce roman dont l'intrigue m'a semblé brumeuse, le ton maussade et la langue railleuse. C'est ce cumul qui m'a empêchée de rentrer dans l'histoire.

Le héros est plutôt un anti-héros, et pas vraiment du genre attachant. Velléitaire et dépressif, il ne fait quasiment rien : il n'écrit pas son article, il n'enquête pas vraiment, il ne séduit même pas la veuve qui lui semble pourtant destinée et les lettres qu'il écrit, il ne les envoie pas, faute de courage comme il le reconnait lui-même. J'ai rarement vu un personnage si passif, et ce jusqu'aux dernières pages du roman.

La Faucille d'Or donne une image de la Bretagne vue par un Parisien dépressif et nostalgique de ses vacances d'enfance dans la région ; une image trop proche des vieux clichés, pas très engageante. de la même façon, les personnages sont stéréotypés : on a l'impression de les avoir déjà croisés et de savoir ce qu'ils vont faire. Tout cela donne au roman un arrière-goût de fable ou de conte. Et le dénouement hautement improbable, vient renforcer cette impression d'irréalité.

On arrive au bout du roman sans avoir vraiment de réponses, sans que les personnages aient évolué, si ce n'est qu'ils n'ont tiré quelques constats peu optimistes...
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Zazaboum
  11 juillet 2020
#LaFaucilledOr #NetGalleyFrance

Finistère sud, David Bourricot, journaliste un jour brillant et primé, y est envoyé par son rédacteur en chef pour le remettre sur les rails, le sortir de l'ornière de la léthargie et de l'alcoolisation galopante.

Fin décembre il s'embarque donc pour Penmarc'h afin d'enquêter officiellement sur un trafic de cocaïne sur les chalutiers et discrètement sur la disparition d'un marin pêcheur que ses collègues n'ont pas vu tomber à la mer. Il se retrouve près de Beg Meil où il passait ses vacances en famille dans son enfance et d'où son père n'est jamais revenu.

Il est le seul touriste, "fouille-merde", Parisien de surcroît et rencontre des personnages hauts en couleurs dans le bar qui devient son lieu d'échouage ! Un nain, riche héritier, peintre à ses heures et alcoolique à toutes ; Gwenaelle la patronne du bistrot, témoin privilégié des avanies de ses habitués, puis Clarisse, la jolie veuve du marin pêcher disparu, qui ne le laisse pas indifférent.

Sans donner grande importance à une enquête qu'il ne va pas mener, il va se plonger dans son enfance et sa vie actuelle tout autant que dans l'alcool.

Embruns, brumes marines, crêpes et Chouchen nous plongent dans la Bretagne du bout de la terre et dans les tréfonds du cerveau de David entre souvenirs nostalgiques, gueules de bois et lettres à sa femme qu'il n'enverra pas !

L'écriture est très imagée et nous donne le sentiment de vivre les instants en même temps que Bourricot et l'on se retrouve désabusé et tout aussi mélancolique que l'ambiance du roman ! Une gentille parenthèse hors du temps.

CHALLENGE RIQUIQUIS
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loupVDH
  24 octobre 2020
Un tout grand merci à Babelio pour la découverte de la faucille d'or par Anthony Palou !

Vincent van Gogh disait : « le coeur de l'homme est comme la mer, il a ses tempêtes, il a ses marées et dans les profondeurs il a aussi ses perles ».
C'est une enquête rudement bien menée que nous fait David autour de la disparition en mer d'un marin-pêcheur, à moins que ce ne soit une enquête à travers les perles de chacun des personnages de l'histoire et de son moi intérieur … Je vous laisse le loisir de choisir.

Une petite virée au bord de mer, des rencontres fantasques, des tourteaux, des références littéraires ainsi qu'un soupçon de mélancolie et une pincée d'humour vous feront peut-être reprendre le goût de la vie ?!

Embarquez avec moi sur le bateau de la vie, et vivons cette loufoque et poétique aventure ensemble et n'oubliez pas que la « faucille d'or dans le champ des étoiles » (Victor Hugo) brille pour tout le monde !
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Verdure35
  21 août 2020

Une aimable pochade, avec quand même la chance que l'auteur soit un "natif", en effet , A.Palou est natif de Quimper et on peut au moins adhérer sinon à son histoire , mais aux décors et paysages ;quant à l'alcool ,assez présent dans le texte, je laisse aux lecteurs le choix de déterminer si les bretons sont sobres ou pas... je plaisante.
Sous le prétexte d'un reportage sur la drogue qui ferait "tenir" les marins, un journaliste parisien revient en Bretagne et fait le point sur son métier, son couple, le temps qui fuit.
Un langage pas très châtié, des vannes lourdes parfois ne cachent pas un fond certain de connaissances de l'homme donc philosophiques. Vite lu.
Merci aux Edts du Rocher et à NetGalley pour cet envoi.
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MelleFifi
  26 octobre 2020
Merci à Babelio et aux éditions du Rocher pour la découverte de ce titre.
David, dit la bourrique est envoyé en Bretagne pour enquêter sur la disparition d'un pêcheur. Il est journaliste et l'on sent qu'il n'est pas au mieux de sa forme ni au sommet de sa carrière. Sous prétexte d'une enquête, il va surtout se retrouver. Au fil du récit, il croisera des personnages particuliers, découvrira le milieu de la pêche et les difficultés de tous ces hommes pour survivre.
J'ai eu du mal à accrocher avec la narration à la troisième personne et le langage. Un peu de difficultés à accrocher avec l'ambiance et la personnalité du journaliste désabusé.
Pourtant les cinquante dernières pages m'ont plutôt réconciliées avec l'ensemble du livre. Je ne saurai dire pourquoi... j'avais tout de même envie d'en connaître le dénouement.
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tilly
  30 septembre 2020
Après être passée sans me ménager d'un poids lourd de la rentrée littéraire à l'autre (Eric Reinhardt, Emmanuel Carrère, Hervé le Tellier, Richard Russo, Véronique Olmi, Franck Bouysse, etc.) j'avais envie d'une lecture plus facile, plus populaire... mon choix s'est porté sur La Faucille d'or d'Anthony Palou à cause du titre de la chronique du Télégramme (de Brest) : “ Tranche de vie à Penmarc'h ”.
Et justement ça tombait bien, il figurait dans la liste Masse critique de Babelio : je l'ai demandé, je l'ai eu !

Pas facile d'expliquer que m'attendant à un petit roman noir de terroir et de détente, j'ai déniché un poignant récit de milieu de vie ratée, le sombre portrait d'un homme sans illusions, à bout de course. C'est pourtant ça, exactement ça.

A quarante-cinq ans, le journaliste d'investigation David Bourricot (!) croule déjà sous le poids de blessures anciennes et celui du naufrage annoncé de son couple. Être seul à Paris pour Noël et Jour de l'An n'arrange rien.
Pour ne plus le voir s'enfoncer dans la morosité et l'à-quoi-bonisme, son rédac chef inquiet lui concocte une mission de la dernière chance, un reportage en pays bigouden sur la disparition en mer, quelques mois plutôt, d'un marin-pêcheur ; du réchauffé, mais pour pimenter la chose il lui souffle de s'intéresser à la consommation et au trafic de drogues dures parmi les hauturiers.
David, pas dupe, enquête mollement sur place, se laisse aborder par les piliers de bar locaux plus qu'il ne les interroge.
Il n'a pas grand effort à faire non plus pour attendrir la belle Clarisse, veuve Kermadec, qui lui livre quelques confidences sur canapé.
Peu à peu, des similitudes lui apparaissent entre ses propres galères professionnelles et familiales et celles du marin-pêcheur neurasthénique disparu.
Quitte à écrire un papier, il en ferait bien un sur le parallèle entre deux métiers en perte de repères : la pêche et le journalisme.
Mais ce n'est pas du tout du goût de son rédacteur en chef...

Un scénario de roman noir américain des années 50 (détective alcoolisé et déprimé) transposé en Finistère ?
Un Simenon gris (atmosphère) décoiffant ?
Un San-Antonio (personnages azimutés) introspectif ?
Non, non : le style d'Anthony Palou est bien à lui, distinct et original, constamment sur le fil entre dérision-farce et émotion-poésie, entre images déformées par la fantaisie et jeux de mots décalés, entre naïveté feinte et érudition littéraire.
Un roman placé tout entier sous le signe de l'astre lunaire ; je me suis amusée à relever les apparitions métaphoriques de madame la lune, j'ai dû en manquer tant elles sont nombreuses (parmi les plus faciles à trouver : le sourire de clown, la serpe coupante, le croissant dans une tasse de cacao, le jouet sur un phare, et bien sûr la faucille d'or dans Booz endormi)
Je n'oublierai pas non plus ce personnage secondaire combien important : le nain Henri-Jean de la Varende, un Quimper-Lautrec, peintre, pétomane et sorcier.
Mais les autres sont très bien aussi...
Un seul reproche (hyperbole) : je ne regarderai plus jamais comme avant mon “ assiette du pêcheur ”. Les bulots m'apparaîtront à jamais comme des “ tongs à la mayonnaise ”. Quant aux crabes, homards, araignées... ce seraient des charognards des mers qui se nourriraient des corps de noyés, pêcheurs ou estivants ! Sans parler de la lotte...

Anthony Palou rejoint Jean-François Vilar, Franck Bartelt et Abdel Hafed Benotman sur mon étagère "noire" (clairsemée... mais j'aime mieux faire lire les livres que j'aime que les garder !).
Lien : https://tillybayardrichard.t..
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