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Savas Demirel (Traducteur)Valérie Gay-Aksoy (Traducteur)Jean-François Pérouse (Traducteur)
EAN : 9782070776276
448 pages
Éditeur : Gallimard (10/05/2007)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 154 notes)
Résumé :

Présentation de l’éditeur
Vaste roman et vaste fresque, Istanbul constitue avant tout l’éducation sentimentale d’un écrivain dans une ville. Oran Pamuk y retrace sa vie intime dans une grande famille bourgeoise de la ville, où l’on se veut laïque et progressiste.

À travers son récit de la décomposition progressive de cette famille, qui va perdre à la fois son mode de vie traditionnel et son statut social, c’est la société stambouliote,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Unhomosapiens
  12 avril 2019
C'est un des ces livres qui me réconcilie avec la Littérature, la vraie. Ohran Pamuk revient ici sur sa vie qu'il entrecroise avec celle de sa ville natale. Istanbul fait partie de lui-même, est indissociable de son Être. Curieux destin que celui de cette cité. Comme il y revient souvent, Istanbul souffre de deux maux qu'il analyse dans son livre : Être à la charnière entre l'Orient et l'Occident, et entre deux régimes, la chute de l'Empire Ottoman et la naissance d'une République autoritaire. Passer de capitale flamboyante à une ville provinciale décadente, se cherchant un avenir. Pamuk n'est pas tendre non plus avec lui-même. Il ne cache rien de sa jeunesse relativement dorée, issue d'une famille bourgeoise mais décadente aussi, à l'image de la ville. Sans arrêt, ses questionnements d'enfant, d'adolescent, d'adulte, se font à l'aune de cette ville, se cherchant elle-aussi un avenir, plutôt tourné vers une occidentalisation outrancière.
Ses contemplations du Bosphore et ses errances à travers les rues poussiéreuses dont les vestiges du passé s'écroulent les uns après les autres, nourrissent ses propres questionnements sur son être et son devenir, à la recherche d'une cohérence, d'un sens qu'il pourrait donner à sa vie.
On sait, nous, lecteurs, qu'il la trouvera, cette cohérence, grâce à cette ville.
Il faut aussi parler des nombreuses photos qui accompagnent le texte. Photos souvent très originales d'une ville qui se transforme et provoque ce sentiment de « hüzün », mélancolie et tristesse qui s'en dégage.
Istanbul ne laisse pas indifférent. Il faut, comme l'auteur, arpenter ses ruelles, à toute heure, contempler, s'asseoir à la terrasse d'un café, et observer la vie qui émane de cette ville, qui retrouve de plus en plus sa place, il me semble, à la jonction de deux mondes en pleine évolution.
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Junie
  27 juillet 2012
Ceci est une critique 100% élogieuse d'un livre que je n'ai pas encore fini mais qui me bouleverse à chaque ligne.
Je suis tombée amoureuse d'Istanbul lors d'un premier voyage, après avoir accompli un long périple d'au moins 2000 km à bord d'une 403 plus vieille que moi et qui ne dépassait pas le 80 à l'heure.
Istanbul, sa lumière, ses paysages, ses habitants, tout m'a éblouie.
Quand je lis le portrait que fait Orhan Pamuk, à travers ses souvenirs personnels, ses délicates photos sépia, ses descriptions qui s'allongent comme un poème en prose interminable, je ressens toute son émotion, sa tendresse, sa tristesse et son amour pour un lieu incomparable.
Istanbul s'inscrit dans l'espace mais le temps y est palpable, la culture qui s'est accumulée depuis des siècles est présente partout.
Istanbul est l'antithèse d'une ville moderne, elle a trop de mémoire, trop de pudeur et trop de fierté pour vouloir être occidentale.
Elle est belle sans chercher à nous plaire.
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Ptatho
  16 août 2018

Istanbul, souvenirs d'une ville - Orhan Pamuk
Folio ISBN 978-2-07-035860-1 (Edition novembre 2017)

On pouvait s'en douter un peu, dans « Istanbul, souvenirs d'une ville », Orhan Pamuk évoque avant tout ses souvenirs d'enfance : « ….. toute parole relative aux qualités générales, à l'esprit ou bien à la singularité d'une ville se transforme en discours indirect sur notre propre vie, et même plus sur notre propre état mental. Il n'est pas d'autre centre de la ville que nous-mêmes » (p512).
La tristesse, la mélancolie, l'hüzün (équivalent turc du spleen, chapitre 10, p137)) imprègnent ces pages consacrées à son enfance, comme semble-t-il, une large partie de son oeuvre.
Cet état d'âme est dans un premier temps lié à la prise de conscience de la perte d'influence de la ville depuis la chute de l'empire ottoman (en 1922, conséquence indirecte de la première guerre mondiale). Celle qui à l'époque était encore Constantinople, n'est plus la deuxième Rome, elle n'est même plus la capitale du nouvel Etat turc qui devient Ankara. Depuis 1930, Constantinople s'appelle Istanbul, abandonnant ainsi son appellation d'origine latine l'associant à Constantin, pour devenir Istanbul et gommer en quelque sorte ses origines européennes.
Etre stambouliote, c'est être perpétuellement dans l'ambivalence géographique entre l'Europe et l'Asie (l'Orient). Ce tiraillement entre deux continents, entre deux cultures, entre deux rives d'une même ville est un thème majeur de cet ouvrage qui révèle le conflit intérieur que vit Orhan Pamuk, par ses origines familiales pro-occidentales et sa religion musulmane.
Il existe toutefois un élément emblématique et fédérateur (historique et géographique) de cette ville, il s'agit du Bosphore : « face au parfum de défaite, d'effondrement, d'humiliation, de tristesse et de dénuement qui pourrit insidieusement la ville, le Bosphore est profondément associé en moi aux sentiments d'attachement à la vie, d'enthousiasme de vivre et de bonheur » (p81). Lieu de l'activité marchande ou touristique, localisation d'où l'on voit, en bateau, défiler tout Istanbul, aboutissement de principales rues de la ville, le Bosphore « s'inscrit dans la continuité » (p95) et donne à Istanbul une identité que l'histoire lui refuse.
Le Bosphore, ce sont ces bateaux de tailles et de formes diverses, venant d'on ne sait d'où, pour se diriger on ne sait vers quoi. Ce sont ces « vapur » si familiers qui cabotent entre ses rives en crachotant leur noire fumée ou ces bâtiments de guerre toujours menaçants ou bien encore ces accidents spectaculaires entre bateaux qui incrustent dans la mémoire des stambouliotes un repère temporel des plus précis.
Quels que furent ces lieux d'habitation et ses activités, Orhan Pamuk a toujours eu le Bosphore en aimant de sa boussole interne. Tout l'y conduit, jamais il ne l'oublie. Cet élément liquide toujours changeant est ce qui au final est le plus stable à Istanbul, et qui donne à la ville sa plus forte identité.
Pour autant, Orhan Pamuk n'oublie pas de nous promener sur les sites les plus connus comme dans les quartiers souvent ignorés, dans les cimetières, les églises et les mosquées, sur les places, les ponts ou les ruelles encombrées, dans le dédale des rues vers les échoppes des artisans.
C'est la promesse tenue du titre de son ouvrage. Deux remarques pour autant.
Il faut se munir d'une carte pour suivre ces déambulations qu'Orhan Pamuk a pu faire dans toutes conditions et circonstances : en famille, seul avec son père ou sa mère, en allant à l'école ou en « séchant » ses cours d'architecture. Déambulations de jour comme de nuit (ces dernières étant souvent liées à un moment de révolte contre sa famille, l'université, …et bien d'autres sujets encore, c'est-à-dire la société dans son ensemble) dont il rentrait pour regagner sa chambre, épuisé, et trouver enfin le repos.
La deuxième remarque concerne un aspect graphique. L'éditeur ( ?) a retenu l'alphabet turc pour évoquer tous ces noms de lieux, de monuments … cela est probablement parfaitement exact localement, mais n'en facilite en rien la lecture et/ou la prononciation et moins encore la mémorisation, à cause des caractères absents de notre alphabet (bien sûr ce n'est qu'un détail, mais imaginerait-on la traduction d'oeuvres chinoises, japonaises qui conserverait la forme locale du nom des lieux ?).
Au-delà de ces remarques un peu secondaires, le thème majeur de cet ouvrage outre la description de la ville concerne Orhan Pamuk et la métamorphose qui le mène de sa naissance à la fin de son adolescence. On vit, en premier lieu, cette métamorphose au travers des relations qu'il a avec sa famille en général mais plus particulièrement avec son père et sa mère.
Orhan Pamuk dédie Istanbul, souvenirs d'une ville à son père qui vient de mourir lorsqu'il termine l'écriture de l'ouvrage qui se clôt par une longue évocation des conversations qu'il a avec sa mère. Tous deux, ses parents sont, sur des aspects bien différents, les pôles majeurs de sa chrysalide. Ils forment le point d'orgue qui accompagne, par touches successives, les évolutions du jeune Orhan dans cette ville qui en est le berceau. L'état d'esprit du jeune Orhan est souvent perçu en réaction au climat dans lequel évoluaient les relations de ses parents : les moments de joie lors des promenades en voiture du dimanche matin sur les rives du Bosphore, mais aussi le repliement sur soi, conséquence des disputes qui commençaient souvent à table, ou la solitude liée à la disparition, temporaire et inexpliquée, de son père ou de sa mère. Leurs mésententes, les absences répétées de ce couple du cercle familial, n'ont en rien entamé de la sincère dévotion filiale d'Orhan à l'égard de ses parents.
Et le cercle familial comportait de nombreuses autres personnes. La figure tutélaire du grand-père paternel imprègne de nombreuses réflexions. Un chapitre entier est consacré à la grand-mère paternelle devenue « la patronne » (p173) de cette grande famille après le décès de son époux. Oncles, tantes …..marquent de leur présence le tissu des relations et alliances entre les uns et les autres dans l'immeuble Pamuk. Enfin on ne peut oublier le frère ainé d'Orhan. Leurs relations sont assez classiques dans une telle fratrie : disputes et attention réciproque en sont la caractéristique.
Au travers de toutes ces personnes, et la vision que nous en restitue Orhan Pamuk, on voit vivre une famille stambouliote, aisée, pro-occidentale dans le courant du XXème siècle. L'école, Dieu et la religion, le plaisir de dessiner, les premiers émois amoureux, Orhan Pamuk les insère dans l'approfondissement de son attachement à sa ville.
Un autre thème irrigue cet ouvrage. Il s'agit « des riches ». Là aussi, Orhan Pamuk leur consacre un chapitre spécifique (p280). Pourquoi ce thème ? N'y aurait-il pas ici une correspondance entre Istanbul et la situation familiale ? Son père (et son oncle) n'a pas su perpétuer l'opulence créée par le grand-père (« qui avait réussi à constituer une fortune considérable » p 173). de son côté, la richesse d'Istanbul, son passé prestigieux sont, au cours de ce XXème siècle en train de disparaitre comme disparaissent dans les flammes les « yali » qui bordaient les rives du Bosphore.
Mais « les riches » que stigmatise Orhan Pamuk, ce sont aussi ces Stambouliotes qui veulent se distinguer des autres Turcs y compris ceux qui, venant d'autres provinces, ont pu accéder à l'aisance financière, sans être imprégnés d'Istanbul et de son passé.
Ce qui est plus surprenant encore, c'est d'associer un peu systématiquement à la richesse des origines toujours troubles, voire amorales (« derrière la fortune […], il y avait les queues et les disettes de la Seconde Guerre Mondiale » – p 284). de plus, « leur richesse n'étant fondée sur aucune activité intellectuelle, [les riches] n'avaient que peu d'intérêt pour les livres et l'étude (p284). Il y a là, sans être à exclure, une vision superficielle et réductrice de la réalité, probablement liée à la jeunesse de l'observateur. Ce n'est qu'à la faveur d'une remarque de son père que les riches sont quelque peu rétablis dans leur réalité surement plus complexe que perçue par le jeune Orhan : « …. mon père me coupait soigneusement la parole……il s'empressait de dire qu'en réalité, la femme dont je parlais avait très bon coeur, et que c'était une fille très bien intentionnée, et que je comprendrais très bien si je la connaissais mieux.»(p297).
Mais peut-être qu'Orhan Pamuk développe un tel ressentiment à l'égard des « riches » pour des raisons plus personnelles encore : « Cette inégalité (entre les riches et sa famille), je la sentais dans le fait que quelqu'un écorche le nom de mon père ou croie que mon grand-père était agriculteur de province » (p289). de même, le riche père de « Rose Noire », son premier amour, réussit à mettre fin à cette relation en envoyant sa fille poursuivre ses études en Suisse pour la séparer du « peintre bohème » qu'était à l'époque Orhan (p489).
On peut comprendre la rébellion d'une jeune pousse face à la société établie. La réduire aux seuls riches est une réaction simple, même si elle n'est pas sans fondement. Est-ce pour autant une caractéristique d'Istanbul ? Bien d'autres lieux, bien d'autres époques permettraient également de développer une telle réaction.
Terminons cette note de lecture en évoquant un des procédés littéraires retenus par Orhan Pamuk pour donner une large vision d'Istanbul. L'auteur reprend et commente de nombreux artistes, peintres, écrivains, poètes, cinéastes, photographes qui dans leur oeuvre ont traité d'Istanbul. Sans être très original, ce procédé ne manque pas d'intérêt lorsqu'il s'agit de photos d'époque qui donnent un complément visuel à la description des lieux qui en est faite. Mais on pourra aussi remarquer que ce procédé allonge considérablement le texte et peut à certains égards égarer le lecteur dans des considérations parfois éloignées du sujet ou créer des redites n'apportant pas de nuances particulières. Mais n'est-ce pas là une des caractéristiques du style de l'auteur : de longues phrases, un sujet très documenté, un intellectualisme certain ?
RB
16/08/2018
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5Arabella
  02 décembre 2016
Souvenirs d'une ville dit le sous-titre. Pamuk nous promène dans Istanbul, une Istanbul en grande partie disparue. Il y a l'Istanbul de son enfance, celle dont il se souvient, dans laquelle il a marché, beaucoup marché, mais aussi il y a la ville de ces photos en noir et blanc, qui ponctuent le livre, encore avant celle des dessins, celle aussi des voyageurs ou écrivains, voire des écrivains voyageurs, qui l'ont fréquentée à différentes époques, qu'elle a inspirés. Mais les souvenirs sont aussi ceux d'Orhan Pamuk, de sa famille, de l'immeuble familial…Et Istanbul fait partie intégrante de cette remémoration des couches fondatrices d'une personnalité. Nous voyons passer une ville et entrevoyons son évolutions, comme nous voyons passer des mentalités, des façons de vivre et de penser propres au milieu dont est issu l'auteur.
Un beau voyage dans le passé, nostalgique, un peu triste, mais avec une certaine délectation de la tristesse. Je n'imaginais pas Orhan Pamuk, à la seule lecture de ses romans, si porté à la mélancolie, au sentiment de perte, si solitaire aussi.
J'ai pris un plaisir fou à cette lecture, à ce voyage, vers l'ailleurs, vers une autre époque, vers l'univers intime d'un grand écrivain, qui le partage avec nous. Et il me reste encore des romans à lire, que j'aborderai forcément différemment, après avoir partagé ce moment d'intimité avec Orhan Pamuk
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chartel
  11 avril 2013
On pourrait croire qu'"Istanbul" est une ode à l'ancienne capitale ottomane, la peinture d'une ville immensément riche, une apologie pour touriste préparant son futur voyage (je ne me sens pas visé…) mais c'est tout autre chose. C'est un récit autobiographique, c'est l'enfance de Pamuk, c'est l'auteur qui se peint à travers le prisme de cette ville.
Bien qu'il ne soit pas tendre envers elle, Pamuk révèle un attachement indéniable à Istanbul, et ce paradoxe fait le sel de ce récit. Car chaque description de la ville correspond à un autoportrait. Des années 1950 aux années 1970, le jeune Pamuk est marqué par le délabrement d'Istanbul et, la description des vieilles demeures ottomanes, qui disparaissent les unes après les autres, emportées par l'abandon et la négligence, font écho au piteux tableau du couple parental en plein délitement.
Issu de la bourgeoisie stambouliote, Pamuk évoque toute la superficialité de cette société turque de la deuxième moitié du XXe siècle éblouie par les lumières de l'Occident, dont la préoccupation première est de sauver les apparences. Et Istanbul se dévoile telle une vieille bourgeoise défraîchie qui, malgré le fard et le sourire de façade, ne parvient pas à cacher la tristesse de son regard. Mais Pamuk touche juste, par sa volonté de nous montrer toute la beauté de cette mélancolie.
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critiques presse (2)
LeFigaro   20 septembre 2017
Le Prix Nobel turc publie un nouveau roman sur Istanbul, son passé et ses multiples métamorphoses.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   04 septembre 2017
Dans son nouvel ouvrage, Orhan Pamuk dresse le portrait enchanté d'Istanbul, une métropole mondialisée semblant hésiter entre Orient et Occident.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
JunieJunie   01 août 2012
Une deuxième chronique sur ce livre, car je n'ai pas assez parlé des nombreuses photos en noir et blanc qui parsèment le texte, non comme des illustrations, mais qui sont à prendre comme des fragments de souvenirs, des touches de cette beauté triste et poignante de lieux où l'auteur a vécu.
Rien à voir avec les beaux clichés qui abondent dans les livres touristiques ou dans les albums spectaculaires des "grands" photographes. Les images choisies par Orhan Pamuk nous donnent une vision intime, non-pittoresque des vieux quartiers, des habitants, du brouillard et de la fumée en hiver, de sa famille, de lieux où aucun touriste ne sortirait son Canon pour mitrailler le paysage.
Leur objet n'est pas de nous montrer la ville, mais son humanité, ses imperfections, son état d'inachèvement définitif.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   07 avril 2019
Un des plaisir du Bosphore que j'éprouvais à l'époque où nous allions nous promener tous ensemble en voiture, c'était cela : voir les vestiges d'une époque si riche, et révolue, au cours de laquelle la civilisation et la culture ottomanes passaient sous influence occidentale, mais sans perdre leurs caractéristiques et leurs forces propres.
Commenter  J’apprécie          170
UnhomosapiensUnhomosapiens   10 avril 2019
La contemplation des paysages du Bosphore de Melling non seulement me fait éprouver la trouble fascination de pouvoir revenir aux paysages de mon enfance - les collines, les pentes, les vallées du Bosphore, dont j'avais oublié que je les avais jadis vues désertes, avant qu'elles ne soient recouvertes, en quarante ans, par l'immonde marée des immeubles et des blocs, je les revois telles quelles ; mais elle me fait aussi éprouver la pensée à la fois triste et heureuse que le Bosphore a connu une période paradisiaque qui se dévoile, page après page, derrière les beautés entrevues, au fur et à mesure que l'on remonte dans le temps.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   01 avril 2019
Quiconque souhaite donner un sens à sa vie s'interroge également, au moins une fois dans son existence, sur le lieu et l'époque de sa naissance. Que signifie être né à tel endroit du monde et à tel moment de l'Histoire ?
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dreulmadreulma   12 juin 2010
D'après elle [ l'institutrice ], c'est parce que le jeûne, autant que la maîtrise du souffle, était une '' diète '' d'un très grand bienfait pour la santé que Mahomet lui avait donné autant d'importance. Des siècles plus tard, les Occidentales d'aujourd'hui soucieuses de leur beauté redécouvrent combien le régime est vital. L'éxécution de la prière était d'ailleurs une sorte de gymnastique qui activait la circulation du sang et tonifiait le corps. De nos jours, dans des millions de bureaux et d'usines au Japon, on stoppe quotidiennement le travail sur un coup de sifflet, on fait cinq minutes de gymnastique, de même qu'on fait sa prière, puis on reprend son activité.
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CREDITS : Conversation dans le noir est un podcast des editions du Masque. Realisation : Paul Sanfourche. Generique : Longing - Joachim Karud.
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