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EAN : 9782808202404
256 pages
Le Lombard (27/08/2021)
4.24/5   307 notes
Résumé :
Samuel broie du noir. Et il y a de quoi ! Il est célibataire, vit dans un petit appartement sous un toit de Paris et se morfond dans un travail qui ne le passionne pas…
Seul chez lui le soir de son anniversaire, Samuel s'amuse à appeler le seul numéro qu’il connait par cœur, celui de sa maison d’enfance. À sa grande surprise, quelqu’un décroche : lui-même. Le petit Samuel, 10 ans, qui rêve d’être footballeur, de voyager et d’écrire des romans pour impression... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
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Super cet album ! Je me suis régalée. BD inspirée du roman de Cyril Massrotto, pleine de couleurs, de dynamisme, d'émotions et d'espoir. Un chouette moment.

Samuel Verdi a trente-cinq ans, il n'a pas d'amis, pas d'amoureuse, pas de passion et un travail quelconque auprès d'un patron tyrannique. Chaque année à son anniversaire, il appelle son ex dont il est séparé depuis longtemps et qui l'envoie promener comme toujours. Samuel broie du noir, la solitude lui colle à la peau, son mal-être est latent, il aimerait juste quelqu'un à qui parler. Il décide d'appeler le numéro de la maison de son enfance et surprise, c'est Sam qui décroche, l'enfant qu'il était à dix ans. Les deux Sam vont s'appeler alors tous les jours et se rendre compte que le Sam adulte a perdu tous ses rêves d'enfant, que sa vie est minable. Si ces discussions de l'impossible ont la possibilité de modifier le passé, elles ne sont d'aucune d'aide dans le présent. Samuel devra essayer de changer par lui-même afin de ne pas décevoir l'enfant qu'il était.

Gregory Pannaccione excelle dans l'art d'émouvoir avec des planches tantôt muettes d'une grande poésie et des planches humoristiques qui prêtent à sourire de bon coeur. C'est un juste retour aux sources qui nous rappelle d'écouter à nouveau notre enfant intérieur. Celui qui rêvait, se voyait footballeur ou écrivain, était riche d'amis et de joie de vivre. Une BD pétrie d'humanité qui fait pincer le coeur devant pléthore de regrets, de rêves avortés, d'une vie peinte en gris. Est-il trop tard pour changer le court des choses ?

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Dans son petit appartement parisien, ce soir-là, Samuel fête son 35ième anniversaire.. seul. Un gros gâteau et une bouteille de champagne qu'il ne partagera avec personne. Une fois la bouteille terminée, et quelque peu désespéré, il appelle son ex, Armelle. Celle-ci n'est, évidemment, pas surprise de l'entendre au bout du fil puisque cela fait huit ans, depuis leur séparation, qu'il l'appelle le soir de son anniversaire. Elle lui conseille fortement de l'oublier et de rencontrer des filles. S'il n'a personne d'autre à appeler, le jeune homme décide de composer le numéro de la maison de son enfance qu'il connaît encore par coeur. Au bout du fil, un gamin qui croit avoir affaire à son tonton qui fait souvent des blagues au téléphone, qui dit s'appeler Samuel Verdi, comme lui ! Ce n'est pas possible ! Il a sûrement trop bu et hallucine... Il ne peut décemment pas discuter avec l'enfant qu'il était à 10 ans ! Et pourtant...

Adapté du roman éponyme de Cyril Massarotto, cet album nous propose un retour dans le passé... En effet, le Samuel adulte va entrer en contact, par téléphone, avec le Samuel enfant. Et ce dernier n'est pas des plus tendres en découvrant, au fil des conversations, l'adulte qu'il est devenu. Il faut dire que celui-ci mène une existence plutôt morose et banale : aucune vie amoureuse, pas d'amis (excepté ses voisins), un boulot qu'il n'aime pas particulièrement et un patron qu'il déteste. Cette confrontation entre les deux Samuel va ainsi permettre à l'adulte de faire le bilan, de se prendre en main, d'oser dire ce qu'il pense et de prendre conscience de ses rêves d'enfant oubliés ou abandonnés. Jouant sur les émotions mais aussi l'humour, Grégory Panaccione nous offre un album tendre et émouvant et questionne sur la vie qu'on souhaitait avoir enfant et celle que l'on mène adulte. Les dialogues touchants entre les deux Samuel sont d'une grande justesse. Graphiquement, les expressions sont parfaitement dépeintes, les conversations un brin poétiques et originales et les planches muettes nostalgiques.

Une belle réussite !

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Sam à l'impression d'avoir raté sa vie, plus de compagne, plus d'amis, un boulot sans intérêt avec un patron insupportable… Pour nous en parler, l'auteur choisit d'orienter l'histoire vers le fantastique, juste ce qu'il faut pour apporter du sel à ce récit. Sam va entrer en contact avec lui-même à 10 ans, que lui (se) dire lorsqu'on à l'impression d'avoir trahi ses rêves. Voici le genre de concept que j'aime bien.

Le dessin de Grégory Panaccione est brut, avec d'assez grandes vignettes pour le format, il utilise des couleurs naturelles assez élégantes (je trouve que depuis quelque temps, il s'améliore dans l'utilisation de la couleur). le graphisme colle bien au récit, il le rythme parfaitement bien et parfois, quelques moments de belle sensualité s'en dégagent.

L'évolution de l'intrigue est aussi très sympathique, posant les questions qu'il faut, sur les choses que l'on a raté, qui finalement ont assez peu de poids face au laisser aller devant l'avenir, c'est le Sam adulte qu'on voit évoluer, et non pas l'enfant. L'idée de ce récit est originale, on la doit sans doute principalement au roman de Cyril Massarotto dont la bande dessinée est adaptée, mais le style de Grégory Panaccione fait bien ressortir ce qu'il y a de pétillant et au final, cette lecture est passionnante et marquante.

Pour conclure, c'est une belle réussite, c'était une bonne idée d'adapter ce roman, et pourquoi pas aller découvrir de plus près l'oeuvre de Cyril Massarotto.

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Samuel fête ses trente-cinq ans ! Youppie ! Happy Birthday, etc. Stop ! Ne vous emballez pas ! Samuel fête son anniversaire, certes, mais tout seul ! Pas un ami pour partager le gâteau et une coupe de Champagne avec lui !

En désespoir de cause, il téléphone à son ex-épouse qui l'a quitté depuis huit ans en constatant son manque d'ambition. Elle en a marre qu'il l'appelle tous les ans à la même époque. Tout ce à quoi elle aspire, c'est qu'il ne l'appelle plus jamais ! Il peut crever, du moment qu'il ne l'importune plus…

Constatant qu'il n'a personne à qui parler, et ne se souvenant que d'un seul numéro de téléphone, il le forme. C'est le numéro de la maison de son enfance. Ô surprise, un enfant décroche…

Critique :

Ce roman graphique est tiré du roman de Cyril Massarotto, roman que je n'ai pas lu mais que je lirai peut-être… dans une autre vie… quand j'en aurai fini avec tous ceux qui m'attendent sur trois étages.

Malgré les recommandations multiples qui me poussaient à le lire : « Antonio, c'est mon coup de coeur de la rentrée ! » ; « Antonio, c'est génial ! Lis-le ! Si tu n'apprécies pas, je te le rembourse ! », je me faisais tirer l'oreille, non que j'aie douté un seul instant de la qualité des appréciations des personnes qui me le recommandaient, mais bien parce que je restais bloqué sur le graphisme et les couleurs. Finalement, j'ai fini par céder. Perdu au milieu d'une dizaine de bouquins achetés le même jour, je me disais que je ne le lirais sans doute jamais. Mais voilà, la confiance que je porte aux personnes qui me l'ont recommandé m'a entraîné à me plonger dedans… pour mon grand bonheur… J'ai même fini par apprécier les dessins extrêmement expressifs de ce roman graphique. Les couleurs me restent encore en travers de la gorge… Question de goûts ! Mais alors, l'histoire en elle-même, chapeau ! On avale les 256 pages avec une curiosité pleine d'attachement pour le petit garçon et puis pour ce Samuel qui a tout raté dans sa vie, ou presque ! L'auteur, Grégory Panaccione, a su donner à son ouvrage une humanité incroyable. Je me suis vite trouvé noyé dans les sentiments divers et variés véhiculés dans cet ouvrage. Mais au risque de faire de la peine à plusieurs ami.e.s, mon coup de coeur à moi c'est « Jour de sable »…

Bien entendu, je vous en recommande la lecture… de « Jour de sable » ? … Evidemment ! Mais aussi de « Quelqu'un à qui parler » !

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On connaissait Gregory Panaccione pour ses bds déjantées - deux « Donjon » avec Sfar et Trondheim, « Toâjene » et « Mini Vip & Supervip » en collaboration avec Brussolo ou encore la série « Chronosquad » coécrite par Giorgio Albertini - ainsi que pour ses albums muets dont le fameux « Un Océan d'amour » réalisé avec Lupano. Pour la première fois, il s'attaque en solo à l'adaptation d'un roman à succès : « Quelqu'un à qui parler » de Cyril Massarotto paru en 2017 aux éditions XO.

*

Samuel Verdi coincé dans son minuscule appartement parisien broie du noir. Il fête seul ses 35 ans, sans amis, sans amour et avec beaucoup d'emmerdes au bureau à cause d'un patron qu'il exècre dans un job qui l'ennuie… Il décide tout de même de sabrer la bouteille de champagne qu'il a achetée pour l'occasion. Il noie du même coup son smartphone tout neuf ! Soûl, mélancolique et sans personne à qui parler, ne connaissant aucun numéro par coeur, excepté celui de la maison de son enfance, il s'empare de son téléphone fixe et le compose … Un petit garçon répond. Il vient tout juste d'avoir dix ans. Il s'appelle Samuel, Samuel Verdi …

*

Le roman de Massarotto fondait donc son intrigue sur deux genres spécifiques : le roman fantastique avec le voyage temporel et le dédoublement, mais également une veine intimiste avec l'évocation de l'enfance, du quotidien banal du protagoniste, et d'une histoire d'amour. Or, ces deux genres a priori peu compatibles se retrouvent dans la bibliographie de Panaccione. On pense bien sûr à « Chronosquad » et au couple de bretons d' « Un océan d'amour », mais il ne faudrait pas oublier une oeuvre dans laquelle le bédéiste est seul aux commandes : « Un été sans maman » qui brasse les thèmes de l'enfance, du voyage temporel, de la solitude et de l'imaginaire tous présents dans le roman qu'il choisit d'adapter. Ainsi, même si l'initiative revient à l'éditeur du Lombard, il y a une vraie cohérence entre les univers des deux auteurs.

*

Mais, et c'est là que l‘album apporte sans doute un plus à l'oeuvre source, Panaccione choisit de fluidifier la narration en coupant des scènes un peu longuettes et en ajoutant un épilogue (une lettre) qui permet d'éviter une cassure regrettable entre les deux intrigues. le découpage est très rythmé et la mise en page variée. Il alterne entre gaufrier classique, pleines pages (ah cette superbe vue des toits de Paris !), planches muettes ou au contraires construites autour de dialogues qui s'affranchissent des phylactères et dynamisent la page. Les trouvailles visuelles foisonnent. Il emprunte au manga les cadres noirs de certaines pages. Il crée des pages expressionnistes dans un camaïeu de brun pour évoquer les cauchemars récurrents et énigmatiques du héros. Il adopte aussi un style très cartoonesque quand Samuel imagine les tortures à infliger à son patron suffisant ou quand il éprouve un coup de foudre. Il matérialise les sentiments du narrateur sous forme de pictogrammes plutôt drôles et se paie même le luxe d'une double page blanche pour symboliser le choc amoureux. Il réalise enfin de superbes doubles pages pour les conversations entre le héros et son petit moi dans des décors associés à la nature, aux couleurs lumineuses tranchant avec le gris du quotidien du héros ou le noir de ses nuits. Ces pages évitent d'avoir de nombreuses cases fastidieuses de « talking heads » et représentent surtout la nostalgie de l'enfance … de Samuel mais aussi du lecteur.

*

Comme dans le roman on peut ainsi percevoir une double énonciation : le protagoniste trouve « quelqu'un à qui parler » en dialoguant avec le petit Samuel mais, à travers eux, Panaccione et Massarotto s'adressent au lecteur. Ce n'est sans doute pas un hasard si le dessinateur a choisi de donner à son héros les traits … du romancier et s'il a sciemment gommé tous les détails abondants du livre sur l'intérieur de la maison familiale dans les années 1980. le petit garçon est dans l'album toujours cadré en plan rapproché sur un fond neutre : au lecteur d'y projeter ses propres souvenirs d'enfance et ses propres affects …

*

En mettant en scène de façon littérale le conseil de certains psys et de certains ouvrages de développement personnel « écouter son enfant intérieur » Massarotto proposait un roman original et tendre. Panaccione le sublime en en fluidifiant la narration et lui donnant un rythme endiablé. Il nous offre une démonstration de sa maestria graphique en alternant les styles avec beaucoup d'aisance. On y rit beaucoup, on est ému aussi. On ne s'ennuie jamais. C'est un album bienfaisant dans tous les sens du terme ! On en redemande !

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critiques presse (7)
LaPresse
11 mai 2022
Passé maître dans l’art de parsemer ses œuvres de cases muettes qui donnent un souffle nouveau au récit, le bédéiste a aussi su ajouter une belle dose d’humour avec des dessins en aparté qui nous font voir les pensées (parfois sadiques !) de son héros. Un album qu’on referme le sourire aux lèvres.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique
08 octobre 2021
Formidable adaptation du roman éponyme. Un grand, tout grand, moment de lecture.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LigneClaire
23 septembre 2021
Émouvant et tendre, chaleureux avec des rebondissements bien trouvés.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
BoDoi
06 septembre 2021
En adaptant le roman de Cyril Massarotto, Grégory Panaccione s’offre une vraie comédie qui fait du bien. L’artifice fantastique du dialogue par delà les années offre quelque séquences tantôt émouvantes, tantôt réjouissantes.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LaTribuneDeGeneve
06 septembre 2021
Un adulte qui dialogue avec l’enfant qu’il était, superbe album graphique, un gamin qui invente des histoires.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
ActuaBD
31 août 2021
Sur le principe du premier jour du reste de sa vie, cet ouvrage est autant un livre feel good qu’une très belle leçon pour voir l’avenir avec optimisme et enthousiasme. Une magnifique réussite réalisée par Grégory Panaccione, qui signe une entrée en fanfare au Lombard !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDZoom
24 août 2021
C’est surtout sa narration graphique qui permet de retranscrire à merveille la tendresse et l’émotion que l’on trouvait déjà dans le livre de Cyril Massarotto. Ainsi, c’est le dessin qui est privilégié aux textes et aux flash-back : les styles et les mises en pages (du semi-réalisme au dessin d’humour déjanté et de la bande dessinée classique à l’illustration pleine page ou aux développements quasi oniriques sur deux planches) se succédant et s’entrecroisant pour le plus grand plaisir du lecteur…
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation

- "Pas de foot, pas de voyage! Pas de copains ! Et pas d'amoureuse ! Si je ne t'avais pas demandé, t'aurais même pas commencé à écrire. T'es pas moi, c'est pas possible ! T'as trop changé !"

L'enfant que j'étais n'aime pas l'adulte que je suis ...

J'ai abandonné mes rêves ...

J'ai trahi mon âme d'enfant ...

( Sam et Samuel p. 130)

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L'enfant que j'étais n'aime pas l'adulte que je suis...

J'ai abandonné mes rêves...

J'ai trahi mon âme d'enfant...

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Parce que moi je veux avoir une vie géniale !

Et tu crois que, moi, je n'en ai pas envie ?

Bah on dirait pas...

Qu'est-ce que tu racontes ?

A chaque fois qu'on discute, tu trouves ta vie nulle... Y a rien de bien !

Qu'est-ce que tu racontes ?

T'arrêtes pas de dire que s'il n'y avait pas tes gentils vieux voisins, tu serais tout seul...

Ben c'est la vérité !

Justement c'est carrément NUL !

Ils sont où, nos copains !?

Christian?

Frédéric ?

Noël?

Je sais pas... On s'est perdus de vue en grandissant.

Mais c'est pas possible de ne plus avoir d'amis !

C'est trop triste ! Tu me donnes pas envie de grandir... Je suis sûr que tu n'es même pas allé en Chine...

J'ai la phobie des avions...

Pas de foot ! Pas de voyages ! Pas de copains ! Et pas d'amoureuse !

Si je ne t'avais pas demandé, t'aurais même pas commencé à écrire ! T'es pas moi ! C'est pas possible ! T'as trop changé !

L'enfant que j'étais n'aime pas l'adulte que je suis...

J'ai abandonné mes rêves...

J'ai trahi mon âme d'enfant...

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Si l'accident n'a pas eu lieu, la cicatrice ne devrait plus être là.

Elle n'est plus...

Ou si ?

La cicatrice est toujours là...

Pourtant je n'ai pas eu d'accident...

Je peux changer mon passé sans pour autant changer mon présent.

Ça n'a pas de sens.

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Mais alors ! Cela voudrait dire que je ne peux rien changer !

Et pourquoi tu veux changer les choses dans ma vie ?

C'est pas ça...

Mais si je le décidais, j'aimerais pouvoir changer le cours des choses.

T'as qu'à changer ton cours des choses à toi.

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