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EAN : 9782808202404
256 pages
Le Lombard (27/08/2021)
4.26/5   106 notes
Résumé :
Samuel broie du noir. Et il y a de quoi ! Il est célibataire, vit dans un petit appartement sous un toit de Paris et se morfond dans un travail qui ne le passionne pas…
Seul chez lui le soir de son anniversaire, Samuel s'amuse à appeler le seul numéro qu’il connait par cœur, celui de sa maison d’enfance. À sa grande surprise, quelqu’un décroche : lui-même. Le petit Samuel, 10 ans, qui rêve d’être footballeur, de voyager et d’écrire des romans pour impression... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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sur 106 notes
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saigneurdeguerre
  17 septembre 2021
Samuel fête ses trente-cinq ans ! Youppie ! Happy Birthday, etc. Stop ! Ne vous emballez pas ! Samuel fête son anniversaire, certes, mais tout seul ! Pas un ami pour partager le gâteau et une coupe de Champagne avec lui !
En désespoir de cause, il téléphone à son ex-épouse qui l'a quitté depuis huit ans en constatant son manque d'ambition. Elle en a marre qu'il l'appelle tous les ans à la même époque. Tout ce à quoi elle aspire, c'est qu'il ne l'appelle plus jamais ! Il peut crever, du moment qu'il ne l'importune plus…
Constatant qu'il n'a personne à qui parler, et ne se souvenant que d'un seul numéro de téléphone, il le forme. C'est le numéro de la maison de son enfance. Ô surprise, un enfant décroche…
Critique :
Ce roman graphique est tiré du roman de Cyril Massarotto, roman que je n'ai pas lu mais que je lirai peut-être… dans une autre vie… quand j'en aurai fini avec tous ceux qui m'attendent sur trois étages.
Malgré les recommandations multiples qui me poussaient à le lire : « Antonio, c'est mon coup de coeur de la rentrée ! » ; « Antonio, c'est génial ! Lis-le ! Si tu n'apprécies pas, je te le rembourse ! », je me faisais tirer l'oreille, non que j'aie douté un seul instant de la qualité des appréciations des personnes qui me le recommandaient, mais bien parce que je restais bloqué sur le graphisme et les couleurs. Finalement, j'ai fini par céder. Perdu au milieu d'une dizaine de bouquins achetés le même jour, je me disais que je ne le lirais sans doute jamais. Mais voilà, la confiance que je porte aux personnes qui me l'ont recommandé m'a entraîné à me plonger dedans… pour mon grand bonheur… J'ai même fini par apprécier les dessins extrêmement expressifs de ce roman graphique. Les couleurs me restent encore en travers de la gorge… Question de goûts ! Mais alors, l'histoire en elle-même, chapeau ! On avale les 256 pages avec une curiosité pleine d'attachement pour le petit garçon et puis pour ce Samuel qui a tout raté dans sa vie, ou presque ! L'auteur, Grégory Panaccione, a su donner à son ouvrage une humanité incroyable. Je me suis vite trouvé noyé dans les sentiments divers et variés véhiculés dans cet ouvrage. Mais au risque de faire de la peine à plusieurs ami.e.s, mon coup de coeur à moi c'est « Jour de sable »…
Bien entendu, je vous en recommande la lecture… de « Jour de sable » ? … Evidemment ! Mais aussi de « Quelqu'un à qui parler » !
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jamiK
  07 décembre 2021
Sam à l'impression d'avoir raté sa vie, plus de compagne, plus d'amis, un boulot sans intérêt avec un patron insupportable… Pour nous en parler, l'auteur choisit d'orienter l'histoire vers le fantastique, juste ce qu'il faut pour apporter du sel à ce récit. Sam va entrer en contact avec lui-même à 10 ans, que lui (se) dire lorsqu'on à l'impression d'avoir trahi ses rêves. Voici le genre de concept que j'aime bien.
Le dessin de Grégory Panaccione est brut, avec d'assez grandes vignettes pour le format, il utilise des couleurs naturelles assez élégantes (je trouve que depuis quelque temps, il s'améliore dans l'utilisation de la couleur). le graphisme colle bien au récit, il le rythme parfaitement bien et parfois, quelques moments de belle sensualité s'en dégagent.
L'évolution de l'intrigue est aussi très sympathique, posant les questions qu'il faut, sur les choses que l'on a raté, qui finalement ont assez peu de poids face au laisser aller devant l'avenir, c'est le Sam adulte qu'on voit évoluer, et non pas l'enfant. L'idée de ce récit est originale, on la doit sans doute principalement au roman de Cyril Massarotto dont la bande dessinée est adaptée, mais le style de Grégory Panaccione fait bien ressortir ce qu'il y a de pétillant et au final, cette lecture est passionnante et marquante.
Pour conclure, c'est une belle réussite, c'était une bonne idée d'adapter ce roman, et pourquoi pas aller découvrir de plus près l'oeuvre de Cyril Massarotto.
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le_chartreux
  12 janvier 2022
Samuel Verdi, un grand barbu parisien un peu négligé et carrément dégingandé, bien plus proche de Gaston Lagaffe que de Jean-Claude van Damme, fête ses trente-cinq ans en solitaire dans sa mansarde. Tout est glauque en cette occasion ; la barbe lui mange le visage, il a un boulot à la con, ne connait aucun amis avec qui partager l'instant présent et sa vie sentimentale est un cuisant échec. Son ex-compagne, dont il est séparé depuis déjà 8 ans mais qu'il continue d'appeler chaque année, l'enjoint à oublier jusqu'à son numéro de téléphone…
Soudain, c'est le drame ! Samuel, qui ne semble pas non plus très doué, renverse largement du Champagne sur son smartphone le noyant déraisonnablement annihilant ainsi ses dernières chances de contacter quelqu'un ; c'est la bouée de sauvetage qui coule, s'éloigne ou se disloque ! HELP !!!!!
De tous les numéros désormais inaccessibles, le seul qu'il garde en mémoire est le sien, c'est-à-dire celui de ses parents. Son propre numéro de téléphone alors qu'il était ado… En proie à un vertige existentiel insupportable, il décide de le composer et tombe sur… lui.
Le jeune Samuel qui a dix ans répond au Samuel trentenaire ; s'en suit une conversation étrange et touchante entre ces deux états d'un Samuel que vingt-cinq années séparent.
Cette fable contemporaine se base sur la possibilité de voyager dans le temps et l'espace et cette faille spatio-temporelle permet à Samuel de faire le point sur sa vie actuelle. Il peut ainsi mesurer son niveau de lâcheté (généralement assez élevé pour les hommes, hum… hum…) et d'évaluer l'écart entre ses rêves de jeunesse et la réalité (le petit Samuel rêvait d'être footballeur, de voyager et d'écrire des romans pour impressionner les filles).
Evidemment, rien de tout ça ne s'est réalisé ce qui provoque la consternation de l'enfant et procure une sorte de honte de l'adulte. Honte salvatrice puisque Samuel va réagir.
C'est un beau roman, c'est une belle histoire…
Je ne regrette qu'une seule chose : la jolie collègue qui – et elle était bien la seule - avait marqué de l'intérêt pour Samuel et misé sur lui est licenciée pour insubordination. Avant de partir, elle ose embrasser notre Samuel bien embarrassé pour l'occasion.
Que devient-elle ? Alors que l'étrange Li-Na (l'espoir amoureux de Sam) est repartie pour la Chine, je lui aurais volontiers redonné une chance…
Tant pis ! C'est aussi ça la vie !
Et vous, si pouviez parler à l'enfant qui sommeille en vous et qui vous demande parfois des comptes… Que lui diriez-vous ?
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Bdotaku
  29 août 2021
On connaissait Gregory Panaccione pour ses bds déjantées - deux « Donjon » avec Sfar et Trondheim, « Toâjene » et « Mini Vip & Supervip » en collaboration avec Brussolo ou encore la série « Chronosquad » coécrite par Giorgio Albertini - ainsi que pour ses albums muets dont le fameux « Un Océan d'amour » réalisé avec Lupano. Pour la première fois, il s'attaque en solo à l'adaptation d'un roman à succès : « Quelqu'un à qui parler » de Cyril Massarotto paru en 2017 aux éditions XO.
*
Samuel Verdi coincé dans son minuscule appartement parisien broie du noir. Il fête seul ses 35 ans, sans amis, sans amour et avec beaucoup d'emmerdes au bureau à cause d'un patron qu'il exècre dans un job qui l'ennuie… Il décide tout de même de sabrer la bouteille de champagne qu'il a achetée pour l'occasion. Il noie du même coup son smartphone tout neuf ! Soûl, mélancolique et sans personne à qui parler, ne connaissant aucun numéro par coeur, excepté celui de la maison de son enfance, il s'empare de son téléphone fixe et le compose … Un petit garçon répond. Il vient tout juste d'avoir dix ans. Il s'appelle Samuel, Samuel Verdi …
*
Le roman de Massarotto fondait donc son intrigue sur deux genres spécifiques : le roman fantastique avec le voyage temporel et le dédoublement, mais également une veine intimiste avec l'évocation de l'enfance, du quotidien banal du protagoniste, et d'une histoire d'amour. Or, ces deux genres a priori peu compatibles se retrouvent dans la bibliographie de Panaccione. On pense bien sûr à « Chronosquad » et au couple de bretons d' « Un océan d'amour », mais il ne faudrait pas oublier une oeuvre dans laquelle le bédéiste est seul aux commandes : « Un été sans maman » qui brasse les thèmes de l'enfance, du voyage temporel, de la solitude et de l'imaginaire tous présents dans le roman qu'il choisit d'adapter. Ainsi, même si l'initiative revient à l'éditeur du Lombard, il y a une vraie cohérence entre les univers des deux auteurs.
*
Mais, et c'est là que l‘album apporte sans doute un plus à l'oeuvre source, Panaccione choisit de fluidifier la narration en coupant des scènes un peu longuettes et en ajoutant un épilogue (une lettre) qui permet d'éviter une cassure regrettable entre les deux intrigues. le découpage est très rythmé et la mise en page variée. Il alterne entre gaufrier classique, pleines pages (ah cette superbe vue des toits de Paris !), planches muettes ou au contraires construites autour de dialogues qui s'affranchissent des phylactères et dynamisent la page. Les trouvailles visuelles foisonnent. Il emprunte au manga les cadres noirs de certaines pages. Il crée des pages expressionnistes dans un camaïeu de brun pour évoquer les cauchemars récurrents et énigmatiques du héros. Il adopte aussi un style très cartoonesque quand Samuel imagine les tortures à infliger à son patron suffisant ou quand il éprouve un coup de foudre. Il matérialise les sentiments du narrateur sous forme de pictogrammes plutôt drôles et se paie même le luxe d'une double page blanche pour symboliser le choc amoureux. Il réalise enfin de superbes doubles pages pour les conversations entre le héros et son petit moi dans des décors associés à la nature, aux couleurs lumineuses tranchant avec le gris du quotidien du héros ou le noir de ses nuits. Ces pages évitent d'avoir de nombreuses cases fastidieuses de « talking heads » et représentent surtout la nostalgie de l'enfance … de Samuel mais aussi du lecteur.
*
Comme dans le roman on peut ainsi percevoir une double énonciation : le protagoniste trouve « quelqu'un à qui parler » en dialoguant avec le petit Samuel mais, à travers eux, Panaccione et Massarotto s'adressent au lecteur. Ce n'est sans doute pas un hasard si le dessinateur a choisi de donner à son héros les traits … du romancier et s'il a sciemment gommé tous les détails abondants du livre sur l'intérieur de la maison familiale dans les années 1980. le petit garçon est dans l'album toujours cadré en plan rapproché sur un fond neutre : au lecteur d'y projeter ses propres souvenirs d'enfance et ses propres affects …
*
En mettant en scène de façon littérale le conseil de certains psys et de certains ouvrages de développement personnel « écouter son enfant intérieur » Massarotto proposait un roman original et tendre. Panaccione le sublime en en fluidifiant la narration et lui donnant un rythme endiablé. Il nous offre une démonstration de sa maestria graphique en alternant les styles avec beaucoup d'aisance. On y rit beaucoup, on est ému aussi. On ne s'ennuie jamais. C'est un album bienfaisant dans tous les sens du terme ! On en redemande !
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Erik_
  21 novembre 2021
Samuel est l'archétype du loser à qui rien n'a réussi dans la vie. Il fête tout seul son anniversaire avec beaucoup d'alcool comme compagnie.
J'adore la scène avec son employeur qui traduit bien une tendance bien actuelle. La réaction en rêve contre ce dernier m'a bien fait rire avec le sabre et le champagne. Beaucoup pourront s'y reconnaître.
J'aime toujours autant le style de cet auteur qui a su me charmer et surtout me plaire. Il y a une ambiance de légéreté mais sur des sujets qui deviennent pourtant difficiles. On ne peut s'empêcher parfois dans les situations tristes à ressentir beaucoup d'émotions. Bref, la construction de ce récit est en parfait équilibre.
Ce récit décrit surtout l'être que nous sommes au fil des âges. Nous avons des rêves d'enfant et une vie à les réaliser mais celle-ci n'exausse pas forcément tous nos voeux. du coup, il y a un décalage entre le moi enfant et le moi adulte. L'enfant que nous étions n'aime pas l'adulte qu'on est devenu.
C'est toute cette dualité qui est mis en avant par l'auteur et ceci pour nous faire avancer dans les moments durs. Ne jamais abandonné ses rêves et ne pas trahir son âme d'enfant, tels sont les messages véhiculés par cette oeuvre.
Cependant, même en cas de reprise en main, il arrive encore des difficultés à notre héros Samuel en prise à une histoire d'amour au bureau avec une chinoise. Bref, on ne sera pas au bout de nos surprises avec cette aventure urbaine et contemporaine. Même l'épilogue est génial et surprenant à la fois.
Ce titre est pour moi un véritable coup de coeur à découvrir !
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critiques presse (6)
LaLibreBelgique   08 octobre 2021
Formidable adaptation du roman éponyme. Un grand, tout grand, moment de lecture.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LigneClaire   23 septembre 2021
Émouvant et tendre, chaleureux avec des rebondissements bien trouvés.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
BoDoi   06 septembre 2021
En adaptant le roman de Cyril Massarotto, Grégory Panaccione s’offre une vraie comédie qui fait du bien. L’artifice fantastique du dialogue par delà les années offre quelque séquences tantôt émouvantes, tantôt réjouissantes.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LaTribuneDeGeneve   06 septembre 2021
Un adulte qui dialogue avec l’enfant qu’il était, superbe album graphique, un gamin qui invente des histoires.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
ActuaBD   31 août 2021
Sur le principe du premier jour du reste de sa vie, cet ouvrage est autant un livre feel good qu’une très belle leçon pour voir l’avenir avec optimisme et enthousiasme. Une magnifique réussite réalisée par Grégory Panaccione, qui signe une entrée en fanfare au Lombard !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDZoom   24 août 2021
C’est surtout sa narration graphique qui permet de retranscrire à merveille la tendresse et l’émotion que l’on trouvait déjà dans le livre de Cyril Massarotto. Ainsi, c’est le dessin qui est privilégié aux textes et aux flash-back : les styles et les mises en pages (du semi-réalisme au dessin d’humour déjanté et de la bande dessinée classique à l’illustration pleine page ou aux développements quasi oniriques sur deux planches) se succédant et s’entrecroisant pour le plus grand plaisir du lecteur…
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
saigneurdeguerresaigneurdeguerre   17 septembre 2021
L'enfant que j'étais n'aime pas l'adulte que je suis...
J'ai abandonné mes rêves...
J'ai trahi mon âme d'enfant...
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BdotakuBdotaku   28 août 2021
- "Pas de foot, pas de voyage! Pas de copains ! Et pas d'amoureuse ! Si je ne t'avais pas demandé, t'aurais même pas commencé à écrire. T'es pas moi, c'est pas possible ! T'as trop changé !"

L'enfant que j'étais n'aime pas l'adulte que je suis ...
J'ai abandonné mes rêves ...
J'ai trahi mon âme d'enfant ...
( Sam et Samuel p. 130)
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Erik_Erik_   21 novembre 2021
C'est bien ce que je dis, pile à l'heure, c'est presque en retard !
Commenter  J’apprécie          30
saigneurdeguerresaigneurdeguerre   17 septembre 2021
Pile à l'heure, c'est presque en retard !
Commenter  J’apprécie          20

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