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EAN : 9782253089896
508 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (02/09/2009)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Adrian Clayborne dirige la sécurité Haviland Corporation, une des plus importantes compagnies de la planète.
En 2039, Clayborne apprend que l'Union des États bibliques américains a décidé d'assassiner Brian Mannering, le puissant président de Haviland, dans sa forteresse andalouse de Castell One, un des sanctuaires les mieux protégés du monde.
Il ignore tout des modalités de l'opération, mais il connaît son nom de code : Ghost.
Fantôme.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
finitysend
  02 mars 2016
Difficile à commenter ......
Ce bouquin fait incontestablement partis des quelques bouquins de SF qui sont absolument blindés du point de vue du style , de la construction et de la caractérisation ..
Un style très proche de la SF anglo-saxonne ( Barnes , Bear ) .
Effectivement la construction est bluffante .
Le contexte futuriste est bien fouillé ; du point de vue économie politique , technologie , éthique et vie quotidienne .
Il y a une connaissance pointue du travail des services de sécurité qui est excellemment exploité par le narrateur .
Ce texte est souvent accompagné de présentations et commentaires situant sont intérêt dans son aspect non politiquement correct , et à ce propos autant prévenir le lecteur qui ne saurait pas ce qu'il en est , et qui aurait le projet de le lire et donc de l'acheter que :
L'auteur fait tenir à ces personnages une foultitude de propos xénophobes ( à ce propos il y en a pour tous les goûts .... ).
Le problème vient de ce que le narrateur ne s'en prive pas lui non plus .
Et la teneur des propos est spectaculaire et franchement je suis demandé, si c'était publiable sans préface ... ?
C'est typiquement le genre de texte qui nécessite une préface de l'auteur ou de l'éditeur .
Cette collection étant connue d'ailleurs pour ses excellentes préfaces ! .. ?
Personnellement je pense que l'auteur a lu le choc des civilisations , qu'il n'a pas bien compris et qu'il a eu très peur tout seul dans les bois .
Au point qu'il en a oublié de penser et de relativiser .
Je ne porte pas de jugement sur le choix des thématiques du bouquin car elles sont passionnantes et elle méritent beaucoup mieux sur le fond ...
Décidément ! : " Mais comment peut-on être persan ? " Montesquieu avait beaucoup plus de bon sens ...
Bref ... Dommage que tant de talent ne s'attache pas à plus de nuance et de finesse et d'humanisme .
Néanmoins c'est un bouquin de notre époque et de courants de pensée qui font partis de notre présent .
Des courants de pensée qui effrayent si on les prend trop au sérieux et ils incarnent , décidément ,une triste vision du monde.
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Commenter  J’apprécie          301
_Lunair
  10 octobre 2018
Forteresse est un livre d'anticipation se passant entre 2035 et 2040. Très bien écrit, il nous narre la vie d'un « protecteur », ces hommes chargés de surveiller et veiller sur la vie de grands dirigeants de multinationales qui contrôlent maintenant le monde, se livrant une guerre sans merci.
Ça, c'est pour le résumé rapide. Maintenant, passons aux informations intéressantes sur ce livre, et il y en a vraiment un paquet.
De mon point de vue, ce roman s'approche du livre parfait. Il possède une narration parfaitement maîtrisée, avec une intrigue et un suspense en béton. L'auteur a eu l'idée de diviser son livre en chapitres-personnages, c'est-à-dire que dès qu'on change de point de vue, on change de chapitre. Mais mieux, il n'y a pas de titre de chapitre, seulement le nom du personnage dont le point de vue est utilisé, écrit avant le chapitre.
Ce n'est pas vraiment révolutionnaire me direz-vous, cependant, je dois bien avouer que j'ai été bluffé par la maîtrise de l'auteur sur le sujet. Car petit détail, la date est aussi présente à chaque début de chapitre et le roman n'est pas du tout chronologique.
Par exemple, on commence quand même par suivre un certain Mitchell le 22 Mars 2037 puis on enchaîne sur Clayborne le 25 Avril 2039 et ainsi de suite.
Et c'est là qu'on se rend compte du talent de l'auteur, car tout est organisé au millimètre près.
Ensuite, les personnages. Bordel ! Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas suivi autant de protagonistes avec un intérêt si important. Ils sont presque tous intéressants même s'il est vrai que le contexte de l'histoire y est pour beaucoup car il permet une grande liberté à l'auteur. Mais on voit bien que ce dernier a réellement cherché à rendre ses personnages vivants et a réussi avec brio. Ils sont criants d'humanité, ou l'inverse, mais en tout cas, on ressent parfaitement leurs émotions et on vit l'histoire avec eux.
Je vais maintenant terminer sur la construction du monde où les protagonistes évoluent. En tant que lecteur de SF particulièrement intéressé par l'anticipation et le cyberpunk, j'ai acheté ce roman totalement par hasard, en lisant le quatrième de couverture. Grand bien m'en soit fait, car l'auteur a changé ma perception de l'anticipation. Il m'est rarement arrivé de trouver un monde inventé aussi cohérent et logique.
J'irais même jusqu'à dire que je suis jaloux de ne pas avoir les même connaissances que l'auteur en ce sens. Car pour son premier roman, je pense que c'est un coup de maître.
La lecture de Forteresse pousse inexorablement à vouloir lire un autre livre de l'auteur, et ce, le plus rapidement possible.
Petit bémol sur un début difficile, car avec beaucoup de personnages et de moments chronologiques différents, mais ça passe vite, et l'auteur fait tout pour ne pas nous perdre. C'est un défaut minime qui, je pense, ne rebutera pas ceux qui liront au calme, cependant pour les autres, je vous conseille quand même de bien vous concentrer.
Voilà, je crois avoir tout dit. Vous l'aurez compris, en un roman, cet auteur s'impose à ma bibliothèque comme le romancier à suivre si je veux m'améliorer dans le thème de l'anticipation.
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Cyril_lect
  02 février 2015
Aahh, voilà enfin un livre qu'il est bien !
L'histoire : Adrian Clayborne est le chef de la sécurité de Haviland Corporation, une des plus importantes compagnies de la planète. En 2039, Clayborne est informé que l'Union des États bibliques américains a décidé d'assassiner Brian Mannering, le puissant président de Haviland, dans sa forteresse andalouse de Castell One, un des sanctuaires high-tech les mieux protégés du monde.
Il ignore tout des modalités de l'opération, mais il connaît son nom de code : Ghost.
Fantôme.
Lorsqu'il apprend qu'un système offensif indétectable vient d'être dérobé dans un laboratoire suédois, que ce système a été baptisé Fantôme par son concepteur, et qu'un mercenaire allemand qui a déjà travaillé pour l'Union est impliqué dans l'affaire, il fait le rapprochement.
Mais quelle relation cela peut-il avoir avec le suicide, deux ans plus tôt, d'un modeste peintre d'Oklahoma City, spécialisé dans l'imagerie biblique, et obèse comme quatre-vingt-neuf pour cent de ses compatriotes ?
Un thriller haletant dans un avenir dur, noir et brillant.
Bon, je sais, ce n'est pas bien.
Je n'ai pas rédigé moi-même le résumé de l'histoire. Il s'agit de la 4e de couverture. Mais il faut reconnaitre que cette 4e est particulièrement bien rédigée. Je n'allais donc pas la réécrire en moins bien.
Ce qu'elle ne dit pas, c'est la richesse du monde imaginé par Panchard. Un monde ravagé par les guerres religieuses et les affrontements entre multinationales. Un monde où les américains sont obèses et se déplacent en youpalas dans une théocratie très "Bible belt-Red neck" (il ne fait pas bon être homo là-dedans). Un monde où les tensions entre chrétiens et musulmans, à la suite de la "correction", version à peine décalquée de la political correctness, ont débouché sur des massacres dans toute l'Europe. Un monde où les enfants suédois sont envoyés directement chez les psychologues parce qu'un mauvais plaisant a déposé des soldats de plastiques dans les jouets d'une crèche... Un monde où les capacités d'intrusion des systèmes d'information sont sans limites... Un monde où il est possible de disparaitre complètement si on paie assez cher un dissipateur, qui efface toute empreinte numérique de votre identité... Enfin presque. Un monde où...
On l'a compris, la grande force de l'écriture Panchard ce sont les détails qui "font" un monde de SF, différent et pourtant si proche du notre, comme une dystopie tellement possible et hautement prévisible.
Mais Panchard va plus loin. La construction de Forteresse est élaborée : chaque chapitre porte le nom du personnage et le numéro d'apparition ainsi que la date où se déroule ce moment de l'histoire. Les fils narratifs s'entrelacent, la temporalité est bouleversée et, progressivement, ils se rejoignent tous et s'expliquent mutuellement.
Tout cela ne vous dit rien ? Forteresse, c'est un peu comme du Gibson réécrit par Bordage dans une architecture à la Iain M Banks. Les thématiques sont proprement cyberpunk" (dystopie, poids écrasant des multinationales et de leurs guerres...) avec le sens of wonder dans l'écriture qui n'est pas sans faire penser à un Pierre Bordage l'un des rares auteurs francophones à pouvoir s'en prévaloir. Enfin, la construction du livre renvoie clairement vers L'usage des armes de Banks dont Panchard est un évident lecteur. On a vu pires comparaisons.
Même les défauts sont des qualités : la scène d'exposition est un peu complexe et nécessite une lecture attentive. La richesse et la complexité du monde imaginé par Panchard le rend un peu difficile à appréhender. Je ne suis pas toujours sûr d'avoir tout connecté, mais justement, je me rends compte que, parfois, il est agréable de ne pas tout comprendre. Cela participe aussi du plaisir de la lecture. Comme dans le Banks déjà cité ou dans l'Hypérion de Simmons.
C'est dire le plaisir que j'ai eu à le lire. Un thriller SF hautement recommandable donc.
Lien : http://leslecturesdecyril.bl..
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TwiTwi
  12 avril 2012
Dans un futur proche, Adrian Clayborne, chef de la sécurité pour la multinationale Haviland, est chargé de retrouver et récupérer une nouvelle arme, absolue et totalement indétectable, avant que les ennemis du groupe ne mettent la main dessus et ne s'en servent pour en tuer le président.
Le début de ma lecture fût quelque peu laborieux : beaucoup de personnages, beaucoup de concepts, des aller-retours dans le temps, le tout qui se mélange dans ma tête comme une bouillie indigeste dans l'estomac. Rajoutons à cela la mise à l'épreuve de la lecture d'un tel bouquin dans le RER, avec ces gens qui causent (fort de préférence), les annonces vocales, les bruits de porte, les téléphones qui sonnent.
Quelques prises de note plus tard et le casque sur les oreilles, vers la moitié du livre, les pages ont commencé miraculeusement à se tourner plus rapidement.
Au travers de différents personnages points de vue dont les destins semblent bien peu liés au départ, les pièces de ce gigantesque puzzle se mettent lentement en place. le tableau final ne sera révélé que dans les dernières pages. Et quelle révélation !
L'intrigue ne fait pas tout dans ce roman d'envergure car le background qui tourne autour participe à le rendre puissant : un background complètement désenchanté, cynique et à la politique aux limites de la caricature, avec des moments purement jouissifs comme l'histoire de Winfield et de son pied de nez sous forme d'aphorisme aux États Bibliques Américains , le coup des soldats de plomb dans l'école suédoise, les apôtres obèses dans la dernière cène ...
Bref, un pur roman à lire, voire à lire deux fois, comme conseillé sur le quatrième de couverture, ce que je ferai malheureusement sans doute jamais, faute de temps.

Lien : http://ledragongalactique.bl..
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rotsenamrub
  08 août 2019

Georges Panchard nous vient de Fribourg, ne nous étonnons pas de retrouver dans ce thriller la précision légendaire de l'horlogerie suisse.
Car, plaisanterie mise à part, si les personnages et l'environnement technologique, économique et politico-international sont parfaitement dépeints, c'est l'implacable mécanique de sa construction dramatique qui fait la qualité de ce roman.
Alors bien sûr si, comme moi, on est doté d'une mémoire de poisson rouge, il faut être attentif et ne pas lésiner sur les retours en arrière pour contrôler les dates en tête de chapitre, mais le final vaut le coup.
Même si, sans forfanterie aucune, un procédé littéraire peu usité m'avait assez rapidement mis la puce à l'oreille.
De la belle ouvrage, foncez !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
TwiTwiTwiTwi   08 avril 2012
En 2013, la pénurie d'eau potable commençait à affecter sérieusement une grande partie de l'humanité, et les guerres locales pour le contrôle de stocks se multipliaient à travers le monde. C'est à ce moment que le petit physicien de Coventry avait sorti de son atelier merdique, où il travaillait avec deux techniciens, sa première unité PristinX. L'appareil, dont le volume était inférieur à six mètres cubes, régénérait plus de 40 000 litres d'eau à la minute et s'avérait efficace contre l'immense majorité des agents polluants. Il rendait l'eau de mer limpide comme une eau de source de montage du XIXe siècle, fût-elle pompée dans le plus contaminé des ports marchands. Haviland avait déposé quarante-six brevets durant les trois années nécessaires à sa mise au point.
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TwiTwiTwiTwi   08 avril 2012
Si nos informations sont exactes, et nous pensons que c'est le cas, il s'agit d'un système autonome extrêmement précis, et surtout indétectable. Totalement indétectable.
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LenocherdeslivresLenocherdeslivres   21 juillet 2018
Vous pensez à quoi, à vos fantasmes de clones ? Si le président est assassiné, on va en chercher un autre dans le stock ? Un autre qui est le même, bien sûr ?
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TwiTwiTwiTwi   11 avril 2012
La dissipation, c'est ce que le monde a inventé contre l'ordre du monde.
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TwiTwiTwiTwi   11 avril 2012
Le rôle des forteresses était symbolique autant que fonctionnel. Une démonstration de puissance, un message au monde, un défi au soleil. Un peu comme les tours érigées par les grandes familles de Sans Geminiano, des siècles plus tôt.
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Avec Pierre Bordage, Olivier Paquet, Georges Panchard et Tom Hillenbrand
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