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EAN : 9782847366709
611 pages
Éditeur : Nouveau Monde (20/06/2013)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, la gendarmerie apparaît comme une «armée de l'intérieur», assurant la défense nationale et la protection des civils fragilisés par le conflit. Une mission pourtant bien loin de ce que vivent les soldats partis au front : obéissant à l'ordre de les maintenir au combat quoiqu'il advienne, «forçant, au besoin, leur obéissance», les gendarmes deviennent pour eux «la police des débineurs», des lâches restés à l'arrière. Invisib... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Diabolau
  19 février 2020
J'ai toujours beaucoup de respect et d'admiration pour les livres historiques ayant donné lieu à un épluchage de fourmi d'archives monumentales : c'est visiblement le cas ici (ne serait-ce que les Journaux de Marche des Opérations, j'ai une petite idée de ce dont il s'agit pour en avoir consulté quelques-uns, et ils ne constituent qu'une fraction de la documentation utilisée !)
Un travail de thésard, donc très touffu, quelquefois très technique, mais heureusement, de nombreuses anecdotes viennent agrémenter le tout, si bien que c'est resté un réel plaisir de lecture, qui plus est sur un aspect très peu documenté de la première guerre mondiale : la gendarmerie, et sa fameuse légende noire, avec le mythe des pendus de Verdun, mille fois rebattu par de grands auteurs classiques contemporains du conflit, mais aussi par des auteurs plus récents comme Tardi dans C'était la guerre des tranchées.
On regrettera juste des coquilles répétées (notamment des omissions de mots) qui dénotent quand même un certain déficit de relecture. Sans être omniprésent, cela revient quand même souvent et pose parfois des problèmes de sens. C'est d'autant plus dommage que le niveau rédactionnel de l'ensemble est excellent.
En tout cas, je cherchais un bouquin précisément sur ce sujet très circonscrit (la gendarmerie dans la Grande Guerre), et de toute évidence, celui-ci fait autorité (pour ne pas dire que c'est le seul !)
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Bigmammy
  23 septembre 2013
Ce livre est un ouvrage historique universitaire, obéissant aux règles de l'art : raisonnements rigoureux, citations, notes en référence. En devient-il un peu austère ? Peut-être. Il faut passer aussi sur quelques erreurs d'orthographe, comme sur d'autres livres à faible tirage, mais la somme d'informations contenue mérite quelques sacrifices, d'autant plus que le sujet a été rarement traité.
Ce qui frappe dans cette thèse est la faiblesse des effectifs de la Gendarmerie à la mobilisation de 1914 : pas plus de 25.000 militaires, contre 100.000 aujourd'hui. Beaucoup, d'ailleurs, sont vieux, et peu formés (nombre de gendarmes ne sont pas des sous officiers, mais des hommes de troupe).
Dès la fin juillet, la Gendarmerie va jouer un rôle essentiel dans la mobilisation, énorme machine qui a très bien fonctionné. On ne comptera que 1,22% d'insoumis, contrairement aux prévisions pessimistes ; les hommes inscrits au Carnet B (anarchistes, antimilitaristes, etc.) rejoindront leur lieu de mobilisation. Et, sur les quatre ans de guerre, il n'y aura que 80 à 90.000 arrestations de déserteurs.
Dans la durée, les gendarmes, dont les éléments les plus jeunes peuplent les Prévôtés (Services de police militaire) doivent continuer à couvrir par leurs brigades tout le territoire national, menacé par les espions infiltrés. Dans la zone des Armées, ils sont responsables de la circulation, parfois cruciale, comme entre Bar le Duc et Verdun, où circulent en camions 20.000 hommes et 2000 tonnes de matériel par jour. A eux aussi les enquêtes ou la surveillance des prisonniers allemands.
Quand, en 1917 surtout, la colère des troupes déborde, les gendarmes, qualifiés de " cognes", sont au contact, pour faire barrage aux désertions. Il en résultera un fossé durable entre troupes de ligne et gendarmerie, mais beaucoup moins de violences qu'on ne l'a dit. Après guerre, les gouvernements refuseront aux gendarmes des Prévotés la délivrance de la Carte du combattant, sauf preuve de présence en unités combattantes.
Georges Clemenceau, toujours lucide, va, dès le début de 1918, moderniser la Gendarmerie par la formation et l'organisation. C'est le début d'une évolution qui en a fait l'un des outils essentiels de l'Etat.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
DiabolauDiabolau   16 février 2020
Aux termes du code de justice militaire, le déserteur est celui qui, effectivement mobilisé, a quitté son corps et ne l’a pas rejoint au bout de quelques jours « d’absence illégale » qui lui sont accordés, dans le cas où il se serait égaré ou aurait subi des incidents de circulation, notamment à l’occasion de ses permissions. En deçà de ces délais, les sanctions restent du domaine disciplinaire et sont l’affaire du chef de corps. Au-delà, la désertion est qualifiée et relève du conseil de guerre. La justice ne condamne pas à mort pour désertion, mais pour abandon de poste. À ce titre, seuls les déserteurs « à l’ennemi » ou « en présence de l'ennemi » risquent donc leur vie. Les déserteurs de l’intérieur, quant à eux, qui sont les plus nombreux, risquent une peine de travaux publics.
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DiabolauDiabolau   16 février 2020
Contrairement aux troupes, on n’exige pas des gendarmes qu’ils soient parfaitement glabres. Le port de la moustache reste obligatoire dans les prévôtés comme dans la départementale, y compris à l’heure où l’on ordonne à de prétendus « poilus » de se raser pour porter efficacement le masque à gaz.
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DiabolauDiabolau   15 février 2020
Durant la bataille, les gendarmes suppléeront à la pénurie des cadres officiers et sous-officiers. Le général fait appel à leur dévouement pour maintenir les hommes sur la ligne de feu et forcer, au besoin, leur obéissance.
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DiabolauDiabolau   16 février 2020
Dès que son unité a constaté l’irrégularité de son absence, le déserteur fait l’objet d’un avis de recherche télégraphique, dit signalement numéro 1.
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