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EAN : 9791036313714
810 pages
Éditeur : Bayard Jeunesse (18/09/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.89/5 (sur 2479 notes)
Résumé :
Eragon et Saphira, sa dragonne, sont à peine sortis vainqueurs de la bataille de Farthen Dûr que des urgals attaquent de nouveau et tuent le chef des Vardens...
Nasuada, sa fille, est nommée à leur tête. Après lui avoir prêté allégeance, Eragon entreprend avec Saphira un long et périlleux voyage vers Ellesméra, le royaume des elfes, où ils recevront les enseignements du fameux Togira Ikonoka, l'infirme Inchangé.
Pendant ce temps, Roran, le cousin d'Era... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (140) Voir plus Ajouter une critique
Soleney
  27 juin 2016
Étrangement, j'ai éprouvé plus de plaisir à lire ce tome que le premier de la série, alors que quand j'étais ado, c'était l'inverse.
L'Aîné est pourtant beaucoup moins actif qu'Eragon. Concrètement, le héros passe la première partie à voyager en barque, la deuxième à peaufiner son apprentissage à Ellesméra, et la troisième à préparer une bataille. Forcément, ça vend moins de rêve que :
1. Découvrir qu'on est Dragonnier ;
2. Quitter le village où on a vécu et la vie qu'on a mené pour poursuivre les assassins de son oncle en compagnie d'un mentor mystérieux ;
3. Sauver la plus belle femme du monde parce qu'elle le vaut bien ;
4. Rallier les Vardens aussi vite que possible en compagnie d'un allié douteux alors qu'on a des Kulls aux trousses ;
5. Se battre aux côtés des rebelles contre Galbatorix.
Et cependant, ce deuxième volet est quand même très intéressant. D'une part parce qu'on découvre la société elfique – et j'ai adoré ces passages, c'est comme si je les lisais pour la première fois ! D'autre part parce que le combat que mène Roran est riche en péripéties. Alors qu'avant les chapitres qui lui étaient consacrés n'étaient pour moi qu'un obstacle à la lecture des aventures de son cousin, ils sont désormais presque d'égale qualité à mes yeux. L'auteur a vu grand, et je trouve son parcours presque plus impressionnant que celui de notre héros. Non seulement il n'a aucune aide extérieure (aucun professeur pour le guider, aucun dragon pour le soutenir), mais en plus, il prend sur lui la responsabilité de la survie de tout Carvahall. On voit que ça lui tient à coeur, qu'il a très peur d'échouer parce que ça signifierait la mort pour tous ceux qui ont eu confiance en lui. Par conséquent, il est sans cesse sur la corde raide, et ça en fait un personnage plus riche que le Eragon du tome 1.
La légende raconte que du sang de roi coulerait dans les veines des habitants de la vallée de Palancar. Je ne serai pas surprise que Roran soit de cette lignée : il a l'étoffe de Druss la Légende. La seule ombre au tableau, c'est l'Amour Parfait qu'il vit avec Katerina.
Dernier détail : Saphira découvre les limites de sa sagesse, et plutôt brutalement. Elle qui n'a même pas un an est, comme Hermione Granger, la petite miss-je-sais-tout toujours raisonnable. Et c'est très frustrant. Dans L'Aîné, c'est la première fois qu'Eragon se voit obligé de jouer le rôle de conscience morale – louable revanche.
Toutefois, il y a quelques détails que j'ai du mal à avaler dans cette histoire, et notamment la cruauté de Galbatorix. Je ne comprends pas pourquoi il laisse mourir son peuple de faim/de misère/de souffrance et le baigne dans l'injustice. Quel intérêt de tuer ses gens et de s'attirer leur haine ? le soulèvement n'est-il pas la pire chose qui puisse arriver à un monarque ? C'est le Méchant : il n'y a rien de bon en lui, tout ce qu'il fait est dans l'optique d'attirer le malheur des autres – même si cela ne le rend pas heureux. C'est terrible, un personnage aussi manichéen…
L'obsession d'Eragon pour Arya est très irritante, et ses tentatives d'approches – aussi délicates qu'un taureau en pleine charge – me font prendre la jeune elfe en pitié. Je pense aux lourdauds qui accostent les jeunes filles dans la rue. Sans être du même niveau, le Dragonnier use du même ressort : l'insistance, envers et contre tout bon sens. Une fois, ça va. Deux, passe encore. Mais trois… Les circonstances atténuantes n'excusent pas tout, messieurs. Alors certes, il n'a que seize ans, et à cet âge-là, le moindre béguin revêt des allures de Grande Passion. Mais il n'est pas non plus supposé être au même stade d'évolution que nos ados à nous. Il a tué, il a dû fuir de chez lui, il a la responsabilité de la survie de tous les habitants de son continent sur les épaules (!) et il est voué à tuer un ennemi tout-puissant que la plupart des hommes considèrent comme invincible. Ça ne fait pas mûrir et relativiser, ça ? Ah, et il est viscéralement lié à un être mythique dont la sagesse est millénaire – la plupart du temps.
Aussi, j'ai trouvé totalement incohérent le fait que l'auteur fasse voir une parcelle de l'avenir à son héros – d'autant qu'il explique ensuite que c'est absolument impossible. Comment justifier les visions, alors ? Et comment expliquer le fait qu'elles ne reviennent plus après le passage qu'elles montrent ? Pourquoi c'était CE moment que voyait Eragon ? D'autres ne sont-ils pas plus importants ?
Par ailleurs, quand Eragon arrive chez les elfes, il est dit qu'il ne mangea que des fruits et légumes. D'après ce qu'on nous raconte, il semblerait que ce soit essentiellement des fruits à croquer et des légumes cuits. Pas de céréales, pas de tubercules, pas de jeunes pousses, pas de légumineuses… de ces plantes, ils ne font pas d'huiles, pas de pâtes (sauf la noisette, pour remplacer le beurre), pas de plats élaborés. Les elfes vivent éternellement dans la forêt, ils maitrisent la magie, ce qui leur donne beaucoup de temps libre, et n'innovent pas dans l'art culinaire ? Normalement, Eragon ne devrait même pas remarquer qu'il ne mange pas du tout de viande, tant les plats devraient être variés et goûtus. Il y a tellement plus de variétés de plantes que de variétés de viandes ! Honnêtement, c'est quand je suis devenue végétarienne que j'ai commencé à m'éclater en cuisine, en mariant des saveurs nouvelles, en osant des mélanges auxquels je n'aurais jamais pensé avant. Le manque de viande m'est passé très rapidement.
D'ailleurs, en parlant des elfes, c'est normal qu'il n'y ait que deux couleurs de cheveux chez eux ? Leurs chevelures sont soit aussi noires que les ailes d'un corbeau, soit argentées. Pas de blonds, pas de roux, pas de châtains – de bleu, de vert, de violet… – pas de boucles, ou même d'ondulations. Ça fait terriblement stéréotypé. C'est étonnant, parce d'un autre côté certains énergumènes veulent se démarquer en adoptant une apparence à demi-animale ou à demi-végétale. Tout ou rien. Deux extrêmes.
Et puis, je crois que l'auteur s'est un peu mélangé avec le concept de la durée de vie des Dragonniers humains. Dans le premier tome, Eragon découvre qu'il y a déjà eu quelques unions entre ces derniers et les elfes, mais que ça ne finissait jamais bien parce que les uns vieillissaient et mourraient quand les autres étaient immortels. Durant son apprentissage à Ellesméra, Oromis lui apprend qu'il vivra pourtant éternellement – et que c'est le statut de Dragonnier de Galbatorix qui empêche les rebelles d'espérer le voir mourir naturellement. Par ailleurs, j'ai eu le temps de commencer Brisingr, et le héros affirme à Roran qu'il est immortel, non à cause de l'Agaetí Sänghren, mais parce qu'il est un Dragonnier. Alors comment se fait-il que Brom soit vieux ? Il vieillit très lentement, mais tout de même, cela signifie qu'il ne peut être éternel. Est-ce parce que sa dragonne est morte ?
Et pour finir, j'ai été surprise de constater que les étoiles d'Alagaësia sont les mêmes que les nôtres. Oui, Roran, dans les premiers chapitres qui lui sont consacrés, prétend voir la Voie Lactée qui s'étend d'un bout à l'autre du ciel. Vous imaginez ? Cela implique qu'elle ait le même nom que dans notre monde ! Sachant que son appellation dérive de la mythologie grecque, cela devrait théoriquement être impossible. À moins que (attention, théories fumeuses !) notre civilisation soit morte, qu'on ait frôlé la catastrophe planétaire et que l'Alagaësia soit née de nos cendres des milliers d'années après. Les ondes radioactives de nos déchets auraient créé des mutations chez certains êtres, les dotant de la capacité à utiliser la magie. du coup, ils auraient gardé certaines choses de notre culture, comme l'anglais – qui serait devenu l'ancien langage à force de transformations – ou le nom des étoiles, ou encore les méthodes de fabrication des armures, épées, lances. Le Peuple Gris pourrait d'ailleurs être les derniers descendants de notre lignée, puisqu'ils sont beaucoup plus vieux que les elfes eux-mêmes et que leur nom, peu flatteur, ne fait pas du tout penser à une race évoluée mais à une espèce usée, sur le déclin. À moins que ce ne soient des extraterrestres…
En tout cas, ce fut une bonne relecture. Je suis contente d'avoir renoué avec ce livre.
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Aryia
  29 février 2020
La saga de L'Héritage occupe une place particulière dans mon coeur : c'est grâce à ces livres que j'ai noué une belle – bien qu'éphémère – amitié. J'étais au collège, et j'avais cette (vilaine) manie de lire pendant les cours, le roman installé en équilibre précaire sur mes genoux. Et c'est ainsi que mon voisin de table, en latin, m'a un jour vu en train de dévorer le premier tome de la saga … et a aussitôt déclaré que c'était son livre préféré. Et c'est ainsi que pendant toute une année scolaire, Vivien est devenu Eragon, Orphée est devenu Saphira, François est devenu Roran, et je suis devenu Arya. le terrifiant contrôle de maths représentait à nos yeux une épique bataille contre les armées de Galbatorix, et les sorties scolaires étaient l'occasion de vivre de nouvelles aventures fictives. J'ai le souvenir très net d'une randonnée en raquettes durant laquelle nous avons fait tourner le guide en bourrique à force de nous poursuivre en hurlant (les boules de neige devenant dans notre imagination des sortilèges mortels !) … Et je ne peux le nier : aujourd'hui encore, Eragon porte les traits de Vivien, et Saphira a la voix d'Orphée !
L'attaque des Urgals a été repoussée … mais à quel prix ? Les Vardens ont perdu leur chef, les Nains pleurent la destruction d'un joyau de leur architecture, et Eragon n'est plus que l'ombre de lui-même depuis qu'il a vaincu le terrible sorcier Durza. le dos déchiré par une douloureuse cicatrice, le jeune homme sait pourtant qu'il ne peut manquer à ses devoirs de Dragonniers : c'est pourquoi il prête allégeance à Nasuada, nouvellement nommée à la tête des rebelles, et se rend chez les Elfes afin d'achever sa formation, entamée par Brom. Son séjour à Ellesméra sera riche en surprises, mais aussi en désillusions … Pendant ce temps, son cousin Roran doit lui aussi faire face à de terribles épreuves : les Ra'zacs sont de retour au village, et le jeune homme est prêt à tout pour protéger ses voisins et amis. Mais malgré tous ses efforts, il n'a pu empêcher les créatures de Galbatorix d'enlever sa fiancée, Katrina. Fou de rage et de douleur, celui que l'on nomme désormais Puissant Marteau va convaincre les villageois de se lancer dans la plus folle des épopées : rejoindre les rebelles Vardens au sud du continent …
Je gardais un souvenir plutôt mitigé de ce second tome, qui s'est finalement avéré être une excellente (re)découverte ! Sans doute est-ce dû à la différence d'âge : à quatorze ans, seules les grandes batailles m'intéressaient, alors que maintenant, je suis bien plus sensible à l'évolution des personnages, à leurs luttes intérieures … Et indiscutablement, malgré quelques échauffourées, ce second tome comble parfaitement mes attentes actuelles ! Nous suivons Eragon et Saphira dans leur apprentissage auprès d'un vieux Dragonnier désormais incapable d'utiliser la magie et de son dragon mutilé. Jusqu'à présent, Eragon n'était encore qu'un garçon de ferme, un peu naïf et très impulsif, jeté en pâture face à un destin qui le dépassait. Il n'était animé que d'un simple désir de vengeance, alors qu'on attend de lui qu'il rétablisse la paix et la justice dans le pays. Il agissait sans jamais réfléchir aux conséquences de ses actes pour les autres, car il n'avait pas encore conscience de toutes les responsabilités qu'impliquait son nouveau statut de Dragonnier. Au fil de ce tome, Eragon murit : il devient plus réfléchi, plus sensible aussi. Il se rend compte que ses incroyables pouvoirs ne peuvent et ne doivent pas être utilisé à la va-vite, n'importe comment. Il se rend compte qu'il ne peut pas se permettre d'être égoïste ou de faire des erreurs … ce qui ne l'empêche pas d'en faire. Car Eragon n'est pas parfait, loin de là, et c'est ce qui le rend si attachant !
A côté de cela, nous suivons également Roran dans son combat contre les sbires de l'Empire, venu semer la terreur au village. Je dois le reconnaitre, au début, je n'étais pas vraiment ravie de quitter Eragon pour suivre son cousin, fier, colérique et belliqueux à souhait. Je comprends sa douleur d'avoir perdu son père dans des circonstances aussi cruelles, mais je le trouve très dur à l'encontre d'Eragon, son presque-frère, qu'il connait depuis toujours : le premier tome les montrait très proches et soudés, et on a le sentiment que l'auteur a fait subir un lavage de cerveau à Roran pour des facilités scénaristiques ! Heureusement, cela s'arrange au fil du temps, et Roran doit lui aussi faire face à ses responsabilités nouvelles : le voici propulsé à la tête d'un village honni par Galbatorix, et il est le seul à pouvoir leur éviter l'esclavage ou la mort. Les actes de Roran sont terribles, mais dictés par la nécessité, et c'est un crève-coeur de le voir ainsi renoncer à son intégrité pour le bien collectif. Je l'admire pour cela, même si je n'ai pas réussi à m'attacher autant à lui qu'à Eragon … ou à Nasuada, que nous suivons également tout au long du roman. Nouvellement nommée chef des Vardens, la jeune femme a dû imposer son autorité face aux Conseil des Anciens ou aux magiciens du groupe. J'ai beaucoup aimé son ouverture d'esprit, elle n'hésite pas à mettre de côtés ses propres ressentiments et préjugés pour mettre en place de nouvelles alliances bénéfiques pour la cause. Elle est bien plus sage qu'Eragon, bien plus douce que Roran, et c'est un régal de mieux la connaitre !
Trois personnages, trois intrigues parallèles, qui finissent par se rejoindre lors du grand final. Je dois l'avouer, le premier tiers du roman traine en longueur : il faut mettre en branle ces trois récits, et cela prend un peu de temps. Par la suite, même s'il semble ne pas se passer grand-chose – Eragon étant en plein apprentissage, Roran en plein voyage, et Nasuada en pleins préparatifs –, on se laisse happer par l'histoire, et par la plume majestueuse de Christopher Paolini, qui affirme ici tous ses talents de conteurs. Les descriptions sont d'une beauté rare, les dialogues sont superbement bien menés, et les scènes d'action ou de révélation sont tout simplement palpitantes … Plus d'une fois, mon coeur s'est emballé, plus d'une fois, mes yeux se sont embués. Au fil des chapitres, on se laisse complétement immerger dans cette histoire d'une intensité incroyable. Fini l'émerveillement du premier tome, Eragon, Saphira et le lecteur doivent faire face à la terrible réalité : c'est tuer ou être tué. C'est la lutte entre le despotisme de Galbatorix et l'espoir que représentent le jeune Dragonnier et sa dragonne. C'est l'éternel combat entre le bien et le mal, entre la lumière et l'obscurité. Oui, ça peut paraitre manichéen, mais dans un livre de fantasy tel que celui-ci, c'est tout simplement époustouflant !
En bref, vous l'aurez bien compris, j'ai vraiment adoré ce second tome ! Ce fut un vrai plaisir que de cheminer aux côtés de personnages aussi « authentiques », d'apprendre à mieux les connaitre (j'aimais déjà beaucoup Arya auparavant, mais je l'apprécie de plus en plus à chaque page), de les voir évoluer tandis que se prépare l'affrontement final. On le sent, si Eragon et Saphira sont les héros de cette éprouvante épopée, ils ne seraient rien sans leurs compagnons … Et cela d'autant plus que la fin de cet opus laisse Eragon face à une terrible vérité : parviendra-t-il à assumer cet effrayant héritage qui est le sien ? Dans un univers où chacun se présente comme « fils de » ou « fille de », cette parenté nouvellement découverte ne risque-t-elle pas de remettre en question son identité même ? Même si je suis tout aussi effarée et chagrinée qu'Eragon par cette improbable découverte, je dois avouer être fort curieuse de voir comment il va se dépatouiller avec tout cela. Car c'est un joli sac de noeud que cette histoire, mais quel régal ! On en redemande toujours plus, et on voudrait ne jamais avoir à interrompre sa lecture ! Un excellent tome qui m'a donc bien plus convaincue que la première fois !
Lien : https://lesmotsetaientlivres..
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nateag-oilebab
  08 juillet 2009
Le nombre de personnage est plutôt important, mais on arrive tout de même à repérer qui est qui. Ils sont très superficiels, on retrouve le méchant méchant, rusé sournois et puissant accompagné de ses sbires qui sont tous bête et suivent les ordres aveuglement sauf u ou deux qui sont de vrai sadiques, le gentil beau et intelligent, qui fait le plus de « B.A. » possible accompagné du vieux sage, de la belle princesse et du copain nain un peu niait.

L'histoire est complexe, et assez innovante, chose rare dans le domaine de l'héroïc fantaisy. Cependant, le suspens est souvent absent, hormis sur certains points. Cette lacune est compensée par un style d'écriture accrocheur, qui donne envie de lire tout le livre d'une traite, et c'est de mon point de vue le point fort de ce roman. L'univers est le même que celui du « Seigneur des Anneaux » de Tolkien, avec quelques inventives création, comme par exemple une cité souterraine, dans laquelle sont réfugiés les Vardens (les rebelles). Varden. Un mot qui, d'après l'auteur, viendrais d'un mot elfique signifiant « libre ».On retrouve ainsi, à la fin de ce roman, un glossaire des termes elfiques, nains et « urgal » (équivalent des orques dans cet univers). Grâce à ces annexes, à des allusions dans le texte à l'histoire du pays imaginaire, à une carte au début de l'ouvrage ainsi qu'à une narration réaliste, le jeune auteur arrive à nous faire entrer dans son monde. Néanmoins, certaines fois, la narration est trop réaliste : des détails futiles viennent « alourdir » la lecture : la description, tant physique que morale, n'est pas ce que Christopher Paolini réussit de mieux, elles sont généralement assez confuses et surchargées.
Au contraire, dans la plupart des passage, le style utilisé rend l'action trépidante, on a peur avec les héros, on vainc avec les héros etc… Mais une autre chose qui rend l'histoire vivante, c'est la narration alternée, entre les aventures d'Eragon, et celles de Roran, son frère de lait. C'est une des seules formes de suspens dans ce livre. Une dimension romantique vient s'ajouter à cette double trame, car Eragon est tombé fou amoureux d'Arya, une elfe aux origines mystérieuses, qui, bien sur, ne l'aime pas.
Pour résumer, il s'agit d'un livre où l'histoire entrainante permet de lire avec avidité tout le livre malgré des défauts assez importants. Ce livre étant seulement le deuxième de Christopher Paolini, on peut penser qu'il aura progressé et que ses prochaines créations seront meilleures, même si c'est assez mal partit avec la parution du troisième tome de cette série, « L'héritage » qui est affligeant et la sortie de la piètre adaptation du premier tome au cinéma.
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Patience82
  13 mars 2017
Ce deuxième tome est plutôt égal au premier. le style s'améliore, s'affine. L'histoire est toujours aussi prenante, malgré quelques longueurs.
Le tome 1 était centré uniquement sur Eragon. Dans ce tome 2, le récit s'éclate et le lecteur suit plusieurs personnages : Eragon dans son apprentissage à Ellesmere, Nasuada qui prépare le combat dans le Sud, et Roran qui cherche à comprendre pourquoi il se retrouve impliqué dans tout ça. Il n'y a rien de vraiment original dans l'idée de départ, un jeune garçon qui découvre sa destinée exceptionnelle et qui est obligé de grandir et d'apprendre vite, c'est du déjà vu, mais c'est bien mené. J'espère pouvoir enchaîner rapidement sur la suite.
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volubilae
  22 février 2020
Les pions (Eragon, Arya, Nasuada, Roran, Murtagh) bougent sur les cartes dessinant les sentiers de la guerre.
Le tome est initiatique pour l'intégralité des personnages et peuples (apprentissage des leçons de vie, du pouvoir, développement de connaissances, de savoirs, de la survie...)
Ce tome II relate une bataille qui prédit une guerre imminente engageant tous les peuples.
Par rapport à beaucoup d'ouvrages du genre ce que j'apprécie particulièrement c'est la philosophie et l'humanité spécifique à Mr Paolini. Ce qui peux rebuter ceux qui sont à la recherche du sang à tout prix dans toute histoire, mais ce sont ces retournements intelligents qui me plaisent et qui me porteront jusqu'à la lecture du tome III.
Motion spéciale pour la qualité du paysage mouvant dépeint.

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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Jenta3Jenta3   07 mai 2012
Le fait d'être quelqu'un de bien ne suffit pas à garantir la justesse de tes actes, ce qui nous ramène à l'unique protection que nous ayons contre les démagogues, les tricheurs et les foules en folie, et notre guide le plus sûr dans les aléas de la vie : un esprit clair et logique. La logique ne te trahira jamais, sauf si tu as mal estimé - ou délibérement ignoré - les conséquences de tes actes.
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TobagoTobago   13 août 2012
" _ [...] Où trouvez-vous la patience de souder chaque anneau ? Pourquoi n'utilisez-vous pas la magie pour vous éviter un travail fastidieux ?
Il ne s'attendait pas à provoquer chez l'elfe une déclaration si passionnée. Rrunön secoua sa courte chevelure et s'écria :
_ Et me priver du plaisir que me procure cette tâche ? Oui, comme tous les elfes, je pourrais user de magie pour satisfaire mes désirs -certains s'en contentent-, mais quel sens, alors, donner à ma vie ? A quoi aimerais-tu passer ton temps, toi ? Tu peux me le dire ?
_ Je ne sais pas, avoua-t-il.
_ A accomplir une tâche qui te plaise vraiment ! S'il te suffit de prononcer quelques mots pour obtenir ce que tu désires, c'est trop facile, et le résultat perd sa saveur. Souviens-toi de cela. [...] "
+ Lire la suite
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Cer45RtCer45Rt   03 juin 2018
Peu après, trois crises frappèrent Eragon pendant son entraînement avec Vanir, et deux autres encore en pratiquant le Rimgar, le jetant à terre, roulé en boule. Alors qu'il dépliait ses membres contractés, Oromis dit :
-Reprends la posture, Eragon. Il faut améliorer ton aplomb.
Le garçon grommela d'une voix sourde :
-Non.
Et il croisa les bras pour dissimuler son tremblement.
-Quoi ?
-Non !
-Lève-toi, Eragon, et recommence !
-Non ! Faites-le si vous le voulez ; moi, je refuse.
L'elfe s'agenouilla près de lui et posa une main fraîche sur sa joue.
Maintenant le contact, il contempla Eragon avec une telle tendresse que le garçon comprit la profondeur de la compassion que l'elfe éprouvait pour lui. Il lut dans son regard que, si cela, avait été possible, Oromis aurait pris pour lui sa douleur pour l'en soulager.
-Ne perds pas espoir ! dit l'elfe. Jamais !
Une onde de force sembla passer du maître à l'élève :
-Nous sommes des Dragonniers. Nous nous dressons entre la lumière et l'obscurité, en équilibre entre les deux. L'ignorance, la peur, la haine, voilà nos ennemis. Refuse-les de toute ta volonté, Eragon, ou nous échouerons.
Il se releva et tendit la main au garçon :
-Allez ! Debout, Tueur d'Ombre ! Prouve que tu peux dominer les impulsions de la chair !
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DconeedDconeed   20 décembre 2010
Horst le fixa dans les yeux une longue minute :
- Tu es devenu un homme dur, Roran, plus dur que je le serai jamais.
- Je n'ai pas eu le choix.
- Tâche de ne pas oublier qui tu es.
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RoguesRogues   14 avril 2018
Un son s’échappa des lèvres d’Ajihad, à peine un murmure :
-Eragon...
-Je suis là.
-Écoute moi, Eragon ! J’ai une dernière chose à te demander.
Le jeune dragonnier s’approcha plus près encore, pour saisir les paroles du mourant.
-Il faut que tu me promettes... Promets-moi que tu ne laissera pas les Vardens tomber dans le chaos. Ils sont l’ultime espoir de ceux qui résistent à l’empire... Ils doivent rester forts. Promets-moi, Eragon...
-Je vous le promets.
-Alors, la paix soit avec toi, Eragon le Tueur d’Ombres !
Dans un dernier souffle, Ajihad ferma les yeux ; son noble visage se détendit et il mourut.
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