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Danièle Laruelle (Traducteur)
ISBN : 2747014568
Éditeur : Bayard Jeunesse (12/03/2009)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 1783 notes)
Résumé :
Un peuple en lutte,
Des exploits héroïques,
Une épée mythique.
La saga se poursuit...

Eragon a une double promesse à tenir: aider Roran à délivrer sa fiancée, Katrina, des griffes des Ra'zacs, et venger la mort de son oncle Garrow. Mais le combat continue contre Galbatorix. Les nains, les elfes, le peuple du Surda et les Urgals eux-mêmes se rallient aux Vardens, sous l'autorité de Nasuada. Ce qui ne va pas sans frictions et rivali... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
Miaka
  30 juin 2009
Comme chaque tome de la série, j'ai mis un certain temps avant de lire ce tome (1 an après leurs achats pour les deux premiers) afin d'être sûre de mieux l'apprécier. Mais comment apprécier 500 pages de vent? Brisingr était plein de promesses, mais il m'a déçue très largement.
L'auteur souhaite développer la personnalité de ses personnages, seulement c'est quelque chose que l'on fait dès le début d‘une histoire pas au bout d‘un troisième roman. On ne concentre pas un livre entier sur ça au risque d'endormir son lecteur faute de réel action. Mais la question est: faut-il vraiment tenter d'approfondir la personnalité d'un personnage qui n'en a aucune? Eragon est l'exemple même de la cruche et du mouton qui suit tout le monde. Il est le dernier à se rendre compte des choses, à des remords dont il accable le lecteur à toutes les pages et n'a pas l'ombre de l'étoffe d'un héros à l'inverse de Murthag, très charismatique, très déchiré, en proie à la souffrance, mais dont on sait qu'au fond, il est bon et qu‘il souhaite s‘en sortir.
Plus de 300 pages de rien, ça fait beaucoup quand même. Autant dans le tome 2 chaque chapitre se vaut, autant là, c'est déprimant. Aucune réelle action avant la moitié du livre. Et encore! Un presque copié collé du combat de fin de tome 2. Qu'est-ce qu'il croit le blondinet? Qu'on peut changer en cinq minutes? Il est marrant lui! Mais ce qu'il est niais! Monsieur a des remords à tuer des gens! C'est pas comme ça qu'il va battre Galbatorix (d'ailleurs, ça m'étonnerais pas que ce soit Murthag qui le tue ça serait vachement plus drôle). D'ailleurs, pourquoi faire rabacher à son héros que tuer c'est mal et lui faire prendre du plaisir à tuer des soldats lors de la bataille en fin de tome? C'est totalement illogique! Autre élément illogique: il semblerait que l'auteur ne relise pas lui-même ce qu'il écrit. Pourquoi nous dire qu'un dragon ne peut pas vivre sans son dragonnier dans le premier tome, et nous livrer une Saphira imaginant se venger si Eragon vient à mourir? Quel véritable auteur pourrait faire une bourde pareille?
Brisingr aurait dû initialement clore la trilogie. Mais Christopher Paolini a décidé de faire un quatrième tome afin de pouvoir parler de tout ce qu'il y avait à dire. Cela aurait pu être une bonne idée, si il y avait quelque chose à dire. Pendant les trois quart du livre, le lecteur aura le droit à la description de la vie en camp de guerre, d'un pseudo voyage, et de nombreux combats trop décrits, mal ancrés et totalement inutiles. le seul intérêt du roman se tient dans les derniers 100 pages, où le lecteur pourra découvrir des révélations sur des éléments qu'il aura au préalable deviné deux tomes avant, sur des réactions fausses et assez pitoyables digne d'une série z. Mais aussi, une et une seule, révélation qui fait avancer l'histoire.
Paolini avait parler au lecteur d'une révélation concernant un troisième dragonnier dans Brisingr. Pendant tout le tome je n'ai attendu que ça, cette seule pensée, m'aidant à tenir lors des passages les plus affligeants. Quand je suis arrivée au dernier quart, il m'a fallu admettre que l'information était fausse. Chose très décevante puisque cela aurait pu donner un élément extrêmement intéressant!
On se demandera aussi pourquoi l'auteur traite aussi mal ses personnages les plus intéressants. Quel intérêt y a t-il à tuer Oromis et Glaedr de manière aussi indigne? Les deux mentors auraient pu jouer un rôle beaucoup plus important, et largement meilleur en restant à l'arrière.
Si Eragon pouvait avoir l'excuse d'être le premier roman de l'auteur, mais aussi le premier tome d'une trilogie, Brisingr lui n'en a aucune. Paolini nous offre pourtant un tome 2 excellent, presque parfait, aux révélations impressionnantes et aux batailles accrocheuses. En revenant en arrière après la lecture du tome 3 on se rend compte que la trilogie aurait pu s'achever de manière très satisfaisante. Malheureusement, le lecteur devra endurer le temps d'un autre tome, la mauvaise écriture d'un auteur qui se discrédite seul. Espérons néanmoins qu'il se rattrape avec ce tome quatre en oubliant les pseudos révélations de bas étages et en évitant de tenter d‘approfondir la personnalité de ses personnages. Manquerait plus qu'il décide d'en faire un cinquième.

Lien : https://parole2libraire.word..
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Lenora
  10 mai 2013
Une lecture, qui cette fois-ci, me laisse mitiger. Parfois j'ai trouvé le récit vraiment fluide et à d'autres moments, beaucoup plus difficile à surmonter. Je dois l'avouer dans la honte, il m'est arrivé de temps à autre à sauter de nombreux paragraphes...
"Brisingr" me laisse donc pantoise, au point que je ne peux ni affirmer qu'il est un bon roman, ni qu'il en est un mauvais. En contrepartie, je vais plutôt énumérer les points positifs et négatifs que j'ai pu découvrir tout au long de ma lecture, que ce soit sur la forme ou le contenue.
Commençons par les remarques dépréciatives. Un des faits qui m'a déplu est ce mélange de focalisations qui s'alterne entre Eragon, Nasuada, Roran, et étrangement, Saphira. Ce n'est d'habitude pas une forme qui me dérange, mais je trouve ce changement au troisième tome très étonnant. Dans « Eragon », seul le héros éponyme donnait sa voix. Dans le second, se rajoutait celle de Nasuada et de Roran. J'avais déjà trouvé ce plus comme superflus, surtout que le partage des chapitres était totalement inégal. Dès lors où un tel procédé est utilisé, je pense qu'il est impératif de le faire de manière équilibré, sinon le charme des différents points de vue ne s'opère pas. Surtout si, comme c'est le cas dans « Brisingr », seul un chapitre ou deux sur plus d'une cinquantaine est offert à la dragonne... Cela laisse un goût de frustration à vrai dire. du moins pour ma part.
Si l'écriture quant à elle s'est améliorée, elle reste toujours trop simplette à mon goût pour un récit « épique ». Mais l'évolution est remarquable, donc à ma prochaine lecture du dernier tome, j'espère ne plus faire une telle critique.
Un autre point a beaucoup attiré mon attention. Celui concernant le caractère des personnages principaux. Je citerai pour cela Eragon, Saphira, Arya, Roran, Nasuada, Orik, Glaedr et Oromis. Si on trouve un léger changement entre tous, le fond du personnage reste le même, aucun ne se démarque réellement par un trait particulier. C'est dommage d'avoir un manque de variété dans ce domaine-là, car finalement même avec un changement de lieu et de peuple, on se retrouve à faire face à des paroles et situations répétitives. le pire étant la trop grande ressemblance entre Nasuada et Roran, deux personnes remplis d'un trop-plein d'orgueil.
Cela me ramène à des passages qui m'ont rendu folle. Entre les haussements répétitifs de TOUS les personnages à chaque fois qu'on leur pose une question ou les « eh bien » qui ponctuent souvent les dialogues, j'ai eu du mal à réussir à me plonger entièrement dans l'univers du Paolini sans me rappeler que le livre était écrit par un jeune homme du XXI° siècle... Surtout lorsqu'on a affaire à de tels passages :
«Faute d'autres recours, il opta pour une manoeuvre inattendue, tendit le cou en avant et s'écria : 'Bouh!' comme pour effrayer quelqu'un dans un couloir sombre. le soldat sursauta ; Roran profita de sa surprise et lui fracassa le genou. » Mais dans quel monde en guerre, un homme peut-il battre un ennemi en lui faisant des blagues enfantines ?! Excusez-moi, mais les combats manquent cruellement de sérieux lorsqu'on est face à une telle scène ! Et je ne vous parle même pas de la simplicité des camps divisés en méchants et en gentils. Forcément, les armées de Galbatorix sont des mercenaires, des meurtriers, saccagent des villages en tuant sans vergogne. Par contre, aucun Vardens lors d'une conquête ne tue par plaisir ou ne commet un petit pillage... La naïveté a aussi ses limites dans les romans jeunesses.
Cependant, je ne suis pas de mauvaise foi, et je reconnais que « Brisingr » contrairement à ses prédécesseurs est plus positif sur certains points.
Comme je l'ai dit précédemment, malgré une écriture simpliste, il y a une évolution au niveau de la plume de l'écrivain qui a gagné en maturité. Je soulignerai en l'occurrence les descriptions plus conséquentes et plus fournies que les deux autres tomes. Paolini ne va plus à l'essentiel et sait parfois fournir favorablement ses chapitres de quelques agrémentations paysagistes et documentaires. On sent un travail sérieux derrière les lignes qu'on lit ainsi que des recherches poussées. Et c'est fort agréable.
D'ailleurs, contrairement aux précédentes batailles, les combats sont plus ou moins élaborés, choses qui ne se retrouvaient pas avant. Même si l'auteur devrait parfois revoir certaines situations que Roran vit et qui sont souvent saugrenues...
Et le dernier point sera consacré à Saphira. La dragonne est moins insupportable dans ce tome que les deux autres. Elle a toujours été jusque-là, pour moi, une jeune effrontée qui se laisse trop porter par sa caste de haute créature. Autant les dragons m'ont toujours fasciné, autant sa personnalité m'avait déçu. Mais dans « Brisingr », sans doute grâce à l'aide de Glaedr, Saphira a retrouvé une certaine modestie, bien que parfois, son tempérament reprend rapidement le dessus. Hâte de voir comment elle continuera d'évoluer par la suite.
Elle et la saga de l'Heritage.
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Galadriel
  01 mai 2013
Après de longues années d'attente, voici enfin le nouveau tome de l'Héritage... Mais est-il à la hauteur de nos espérances, qui pouvaient être grandes, de par la fin de l'Ainé et cette attente quasi interminable ? Nous retrouvons donc Eragon, Roran et Saphira à proximité de Helgrind, montagne près de laquelle se trouve le domaine des redoutables Ra'Zacs, qui retiennent en otage Katrina, la fiancée de Roran. Après un sauvetage risqué, Roran, Katrina et Saphira rentrent au camp des Vardens, tandis qu'Eragon scelle le sort de Sloan, le père de la captive, en l'envoyant chez les elfes. Ramené par la princesse de ce peuple, Arya, au camp des Vardens, le jeune homme apprend qu'il doit assister à l'élection du nouveau roi des Nains, dont le résultat pourrait bien déterminer le sort de toute l'Alagaësia. Et, comme si cela ne suffisait pas, le jeune Dragonnier doit se trouver une épée et perfectionner son entraînement, car l'heure de son affrontement avec Galbatorix se rapproche inexorablement...
Comme l'a annoncé Paolini peu de temps avant sa sortie, Brisingr prépare l'arrivée de l'Héritage, quatrième et dernier tome du cycle. C'est donc à la préparation de la guerre, à l'échelon politique aussi bien que militaire, à laquelle on assiste : quelques escarmouches par ci par là, mais rien de bien folichon pour ceux qui aiment les scènes épiques à répétition. Il s'agit là de montrer les forces de l'un et de l'autre camp, de développer la psychologie des personnages, notamment celle d'Eragon, qui ne peut s'empêcher de douter.
Effectivement, Brisingr privilégie l'évolution psychologique du jeune homme, obnubilé par la révélation de Murtagh sur sa parenté avec Morzan le Parjure, sur ce doute persistant car il craint de ne jamais être prêt pour combattre Galbatorix et abolir la tyrannie, poids qui pèse bien lourd sur ses jeunes épaules et qui l'a forcé à mûrir bien plus vite que tout adolescent normal. Roran, lui, est devenu véritablement un homme : il se marie, et assume ses responsabilités envers son futur enfant, qu'il est prêt à protéger de tout... Et qui ne vit pas dans l'ombre de son illustre cousin, contrairement à ce qu'on pourrait penser, mais cette parenté l'oblige à toujours faire plus pour se faire respecter.
Nasuada, elle, est confrontée à des gens qui remettent en cause son pouvoir, chose qu'elle règle par l'épreuve sanglante des Longs Couteaux, montrant ainsi une femme forte et déterminée. Fine politicienne, elle apparaît comme inébranlable, bien qu'on devine qu'elle aimerait, parfois, relâcher la pression. Elle peut faire un peu clichée, mais elle force tout de même l'admiration du lecteur, effet sûrement recherché par son créateur. On aurait, de toute façon, eu du mal à imaginer une dirigeante cruelle ou opportuniste, ou encore quelqu'un comme le roi Orrin, assez prétentieux et moins intelligent. Elle est accompagnée d'une nouvelle alliée, Elva, fillette dont on ne connaît pas vraiment les intentions, et dont on aimerait voir l'évolution, tout comme Angela, dont on ne sait pratiquement rien, ce qui font d'elles des personnages très intéressants.
Côté ennemi, Paolini conserve toujours le mystère qui plane autour de Galbatorix : on en entend beaucoup parler, mais il n'a pas encore pointé le bout de son nez. Que sait-on de lui : c'est un Dragonnier fou, qui se vengea de sa caste en la détruisant, puis il prit le pouvoir en Alagaësia, faisant régner la terreur. Bien peu de chose, en somme. Si ce suspens peut en agacer certains, il est pour moi intéressant, car il laisse le champ libre à l'imagination du lecteur... Quant à Murtagh, le demi-frère malchanceux, qui jalouse Eragon, il est assez touchant, dans son hésitation. de quel côté de la balance penchera-t-il ? Osera-t-il défier le roi ?
Un choix risqué, qui ne plaît pas à tout le monde, car les fans de la saga ont été habitués à un récit dynamique et plein d'action : je remarque plutôt la maturation de l'écriture, beaucoup moins élaborée dans les deux premiers tomes. Des lourdeurs de langage sont plus ou moins corrigées, le récit lui aussi a gagné en maturité : Eragon fait moins cliché que dans "Eragon", les personnages sont plus nuancés, les descriptions plus complètes. Cette décision est assumée par l'auteur, et est, je dirais, quasi-obligatoire pour permettre l'arrivée du tome quatre, qui, lui, ne nous laisse pas le temps de respirer.
On remarque toujours cet héritage tolkiennien, dont ne se cache pas l'auteur : ce n'est pas un problème, car l'auteur du Seigneur des Anneaux a inspiré bon nombre de ses successeurs.
En somme, je pense que ce tome ne mérite pas toutes les mauvaises critiques dont il a été victime, car il tombe moins dans le cliché (bien que l'histoire ne s'éloigne pas vraiment des sentiers battus, mais c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes), propose des personnages plus nuancés et une écriture plus travaillée et plus mature.
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Soleney
  07 juillet 2016
Ce tome-ci a suscité beaucoup de déception à sa parution. D'une part parce que les fans ont attendu trois ans pour sa sortie, et d'autre part parce que l'auteur a finalement décidé de faire une tétralogie, et donc de ne pas leur donner de dénouement tout de suite. Ainsi que, logiquement, de rajouter quelques longueurs pour combler.
Et des longueurs, il y en a ! Je trouvais déjà que les descriptions étaient un peu trop présentes dans les deux premiers volumes, mais celui-ci remporte la palme. Jusqu'à présent, tous les chapitres se sont montrés utiles. C'est avec Brisingr que je commence à me poser la question de l'intérêt de certains – et notamment du deuxième, « Autour du feu de camp ». Mais aussi, plusieurs paragraphes auraient pu être retirés (notamment le passage dans la forêt de pierre des nains, ainsi que la recherche de l'arme promise par Solembum au pied de Menoa), et le livre aurait perdu 200 pages que l'histoire n'aurait rien perdu en qualité.
Autre remarque : l'auteur emploie beaucoup de raccourcis narratifs pour se simplifier la tâche et c'est très désagréable.
Toutefois, la quête d'Eragon commence enfin à avancer. Sa revanche arrive à son terme, et les révélations de l'auteur à la fin du tome précédent nous font voir le héros différemment. D'ailleurs la plupart des personnages vont devoir relever des défis : Nasuada, Elva, Orik, et surtout Roran… Tous vont en baver et c'est intéressant de constater que leur réaction face aux épreuves prouve qu'ils ont évolué. La plupart se sont endurcis – je me suis amusée à comparer la Nasuada du premier volet à celle de ce tome, et elles n'ont plus grand-chose en commun.

Mais Christopher Paolini approfondit deux thèmes qu'il ne fait qu'effleurer dans les deux premiers tomes : la politique et la religion. Ce sont des sujets que je trouve particulièrement intéressants dans les littératures de l'imaginaire parce qu'elles renvoient au réel tout en permettant d'envisager les problématiques sous un autre angle et dans un autre contexte. Eragon se confronte pour la première fois à la politique clanique des nains – qui ressemble quelque peu à notre démocratie – et s'exaspère de sa lenteur d'exécution alors que tout s'effondre autour d'eux. De l'autre côté, la lutte de Nasuada pour conserver le soutien des Vardens et de ses alliés m'a captivée. C'est une femme forte, capable de prendre des décisions très rapidement et de s'adapter aux pires situations.
Eragon est aussi pour la première fois mis face aux religions de toutes les cultures. Sans rejoindre l'athéisme des elfes, il ne se retrouve dans aucune croyance, et se demande quelques fois pourquoi une seule foi devrait détenir la Vérité alors que toutes prêchent leur authenticité. Mais si toutes ont raison, alors toutes ont tort ! Or, comment des milliers de personnes pourraient se tromper ?
En définitive, je suis déçue de ce troisième volet, mais moins que ce que je m'attendais. Même si le passage d'Eragon chez les nains est long, il est nécessaire. Même si la quête de l'arme cachée prend du temps, elle est nécessaire. Il est juste vraiment dommage que l'auteur ait voulu trop en rajouter : ses protagonistes sont si intouchables et surpuissants que cela fausse la crédibilité de l'histoire. Il aurait pu en jouer, mais son écriture est (trop ?) réaliste : en s'attachant à décrire des détails inutiles qui ne sont là que pour améliorer la visualisation des scènes, il contrecarre l'exagération des exploits héroïques d'Eragon ou de Roran.
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Tchippy
  14 décembre 2010
En voilà un qui était attendu !
Ce cher Christopher (quoi, je peux bien l'appeler par son prénom, non ? Vous trouvez que ça sonne bien, « Monsieur Paolini » ?) redonne vie à ses personnages après plus d'un an d'absence, pour notre plus grand plaisir.

On retrouve bien entendu Eragon et Saphira, encore embarqués dans des histoires pas possibles. Et zoom sur Roran, le cousin d'Eragon, et Nasuada, la chef de Vardens. du coup on est moins centré sur le personnage d'Eragon, on comprend mieux la complexité de certaines situations.

Par exemple, jusqu'à ce tome, Nasuada semblait très rigide et dépourvue d'émotions ou presque, alors qu'on lui découvre en fait une personnalité riche et complexe, une humanité, et on comprend les implications de son dévouement pour les Vardens.
De même pour Roran : oh lui est très humain, trop, peut-être, mais on le voit évoluer non plus dans son village natal, mais dans une structure organisée qui est l'armée des Vardens. La question est si son tempérament chaud bouillant résistera et s'assouplira pour supporter les ordres et la vie de campagne, tout en restant lui-même…
Murtagh devient de plus en plus puissant, on aimerait bien savoir pourquoi, des interrogations soulevées dans les tomes précédents sont répondues, pendant que d'autres apparaissent et permette tout de même un minimum de surprises pour le dernier opus qui sortira dans… mystère et boule de gomme, mais le plus tôt sera le mieux.
La prédiction d'Angela au premier tome est omniprésente, les paroles de Solembum également. le chat-garou est cependant plus effacé… Les deux ou trois chapiters racontés du point de vue de Saphira permettent de mieux se mettre à la place d'un dragon. Si ça avait été fait dès le premier tome la complémentarité entre dragon et dragonnier aurait vraiment été comprise par le lecteur, de même que la façon dont réagissent les dragons et comment ils considèrent le monde qui les entoure.

Bémol sur les combats : je sais bien qu'on est en guerre, mais bon au bout d'un moment ça devient un peu lassant…
Les fils conducteurs des autres tomes sont toujours là, et le roman est admirablement découpé entre le temps qu'Eragon passe avec les Vardens, quand il est chez les nains et quand il voyage chez les elfes pour parfaire son apprentissage.
Des surprises au rendez-vous, et des révélations qui font du bien…
Le style est fluide, toujours aussi prenant, on a plus qu'à attendre la suite. Oui, parce que quand je suis arrivée à la fin, j'ai pas compris tout de suite que le roman état fini tellement j'étais dans le feu de l'action et j'ai embrayé directement sur le répertoire de l'ancien langage… Tout à fait moi xD
Bonne lecture à tous !
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
LefsoLefso   14 août 2012
« Oui. Il est temps de partir. »
S’écartant de Saphira, Eragon recula en direction du tunnel le plus proche.
- Viens ! lui cria Roran. Vite !
« Eragon ! » s’exclama Saphira.
Il secoua la tête :
- Non. Je reste.
- Tu…, commença Roran.
Un rugissement féroce l’interrompit. Saphira donna un violent coup de queue contre la paroi de la caverne et gratta le sol dans sa rage. Les griffes raclant la pierre produisaient un grincement strident, insupportable.
- Écoute ! hurla Eragon par-dessus le vacarme. L’un des Ra’zacs est toujours en vie. Et va savoir ce qui se cache encore à Helgrind : des potions, des parchemins, des renseignements sur les activités de l’Empire, toutes choses qui nous seraient utiles ! Les Ra’zacs ont peut-être même laissé des œufs, ici. En ce cas, je dois les détruire avant que Galbatorix s’en empare.
Pour Saphira, il ajouta mentalement :
« Je ne peux pas tuer Sloan, il ne faut pas que Roran et Katrina le voient ; je ne tiens pas non plus à ce qu’il meure de faim dans son cachot, ou à ce qu’il soit repris par les sbires de Galbatorix. Je suis désolé, c’est à moi de veiller sur son sort. »
- Comment comptes-tu quitter l’Empire, cousin ? s’inquiéta Roran.
- En courant. Souviens-toi que je suis aussi rapide que les elfes.
Le bout de la queue de Saphira remua. Sans plus d’avertissement, elle bondit vers Eragon, qui battit en retraite dans le tunnel alors même qu’elle tendait une patte scintillante pour l’agripper.
La dragonne pila devant l’entrée trop étroite pour elle et gronda de frustration. Sa masse bloquait toute lumière ; les parois vibraient tandis qu’elle tentait d’agrandir l’ouverture, brisant la pierre de ses griffes, de ses crocs. Ses grognements sauvages, la vue de sa gueule béante aux dents longues comme un avant-bras emplirent Eragon de terreur. Il comprit alors ce qu’éprouvait le lapin au fond de son terrier quand le prédateur qui l’y avait acculé se mettait à creuser.
- Gánga ! s’écria-t-il.
« Non ! »
Posant la tête sur le sol, Saphira leva vers lui un regard pitoyable, puis émit une plainte déchirante.
- Gánga ! Je t’aime, Saphira, mais il faut que tu t’en ailles.
Elle s’éloigna du tunnel, reniflant et miaulant comme un chat.
« Petit homme… »
Il regrettait de lui faire de la peine et n’avait aucune envie de l’obliger à partir. Cette séparation lui fendait le cœur. La douleur de Saphira déferlait sur lui par le lien qui les unissait et s’ajoutait à son angoisse. Presque tétanisé, il rassembla tout son courage pour lui dire :
- Gánga ! Et ne reviens pas me chercher, n’envoie personne d’autre. Je m’en tirerai seul. Gánga ! Gánga !
Avec un feulement exaspéré, elle finit par céder et gagner l’entrée de la grotte.
- Eragon, viens ! lança Roran du haut de la selle. Ne fais pas l’imbécile ! Tu es trop précieux pour risq…
Un tourbillon de bruit et de mouvement emporta le reste de la phrase : Saphira prenait son essor. Dans le ciel limpide, ses écailles scintillaient comme des milliers de diamants bleus. « Elle est superbe, songea Eragon. Fière, noble, plus belle que toute autre créature vivante. Aucun cerf, aucun lion n’égale la majesté d’un dragon en vol. »
« Je te donne une semaine, Eragon. Une semaine, pas plus. Et je reviendrai te chercher, dussé-je me battre contre Thorn, Shruikan et mille magiciens pour te rejoindre. »
Il la suivit des yeux jusqu’à ce qu’elle disparaisse, jusqu’à perdre tout contact mental avec elle. Puis, le cœur lourd, il redressa les épaules, tourna le dos au soleil, à la lumière et à la vie pour s’enfoncer une fois de plus dans les ténèbres des tunnels.
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TchippyTchippy   14 décembre 2010
- Quand on refuse de me livrer certains renseignements, je n’en suis que plus déterminé à découvrir la vérité. Pour moi, une question sans réponse est une épine dans le pied qui me torture au moindre mouvement tant que je ne l’ai pas enlevée.
- Je compatis.
- Pourquoi ?
- Parce que tu dois souffrir mille morts en permanence. La vie est un océan de questions sans réponses.
(Dialogue entre Eragon et Angela)
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MoorgwenMoorgwen   28 août 2011
Redoublant de vitesse, il ouvrit son esprit à la dragonne, abaissant toutes ses barrières mentales pour qu'ils puissent s'unir sans réserve. Telle une marée d'eau tiède, la conscience de Saphira s'engouffra en lui au moment où la sienne s'engouffrait en elle. Eragon en eut le souffle coupé. Il trébucha, manqua tomber. Ils s'enveloppaient de chaleur, baignaient dans une intimité qu'aucune étreinte physique ne pouvait égaler, leurs deux identités se mêlaient à nouveau, indissociables. Grand était leur réconfort ;simple aussi : ils n'étaient plus seuls. Savoir qu'on est uni avec un être qui vous aime, vous comprend jusqu'au plus profond de vous même et ne vous abandonnera pas, même dans les circonstances les plus désespérées, est le plus précieux de tout les biens - un bien qu'Eragon et Saphira savouraient pleinement.
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ratkillerratkiller   09 avril 2013
Roran souleva le bloc rocheux du sol ; les muscles de son dos saillaient et ondoyaient. Il cala un instant l’énorme pierre contre ses cuisses, puis, grognant sous l’effort, il la hissa au-dessus de sa tête. Bras tendus, il la tint là-haut pendant une bonne minute, jusqu’à ce que ses épaules tremblent et menacent de céder sous le poids. Alors, il lança le bloc, qui atterrit avec un bruit sourd et s’enfonça de plusieurs pouces.
Autour de lui, vingt guerriers vardens s’échinaient à soulever des pierres de taille similaire. Deux seulement y parvinrent ; les autres se rabattirent sur les spécimens moins lourds auxquels ils étaient habitués. Roran se réjouissait d’avoir acquis assez de force au cours des années de travaux à la ferme et des mois passés à la forge de Horst pour ne pas se ridiculiser face à des hommes qui s’exerçaient au maniement des armes depuis l’âge de douze ans.
Il secoua les bras pour en chasser le feu, prit quelques grandes inspirations, goûta la fraîcheur de l’air sur son torse, puis il se massa l’épaule droite, en pétrit la masse musculaire et l’explora, constatant une fois encore qu’il ne gardait aucune trace de la morsure du Ra’zac. Il sourit, ravi d’être guéri, comme neuf, miracle tout aussi improbable que de voir une vache danser la gigue.
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tbeloeiltbeloeil   21 mai 2014
Quand nous tuons, nous tuons une partie de nous-mêmes.

Quelle est la vrai religion, et comment le savoir ? Le fait qu'un groupe partage certaines croyances n'implique pas qu'il détient la vérité ... Au fond, Peut-être qu'aucune religion ne rend compte de toute la vérité. Peut-être que chacune n'en contient que des fragments, que c'est à nous de les identifier et de reconstituer le puzzle. Ou peut-être que les elfes ont raison, qu'il n'y a pas de dieux. Mais comment le prouver ?

Tout le problème consiste à poser las bonnes questions.

L'amour c'est parfois une malédiction terrible.

L'amour peut vous rendre aveugle aux pires défauts de l'être aimé.
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Vidéo de Christopher Paolini
Une magnifique rencontre avec Christopher Paolini, l'auteur de la série Eragon à la Griffe Noire, le 28 avril dernier. Un auteur adorable et un public conquis.
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