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Danièle Laruelle (Traducteur)
EAN : 9782747014564
826 pages
Éditeur : Bayard Jeunesse (12/03/2009)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.93/5 (sur 2069 notes)
Résumé :
Un peuple en lutte,
Des exploits héroïques,
Une épée mythique.
La saga se poursuit...

Eragon a une double promesse à tenir: aider Roran à délivrer sa fiancée, Katrina, des griffes des Ra'zacs, et venger la mort de son oncle Garrow. Mais le combat continue contre Galbatorix. Les nains, les elfes, le peuple du Surda et les Urgals eux-mêmes se rallient aux Vardens, sous l'autorité de Nasuada. Ce qui ne va pas sans frictions et rivali... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (115) Voir plus Ajouter une critique
JennParoledelibraire
  30 juin 2009
Comme chaque tome de la série, j'ai mis un certain temps avant de lire ce tome (1 an après leurs achats pour les deux premiers) afin d'être sûre de mieux l'apprécier. Mais comment apprécier 500 pages de vent? Brisingr était plein de promesses, mais il m'a déçue très largement.
L'auteur souhaite développer la personnalité de ses personnages, seulement c'est quelque chose que l'on fait dès le début d‘une histoire pas au bout d‘un troisième roman. On ne concentre pas un livre entier sur ça au risque d'endormir son lecteur faute de réel action. Mais la question est: faut-il vraiment tenter d'approfondir la personnalité d'un personnage qui n'en a aucune? Eragon est l'exemple même de la cruche et du mouton qui suit tout le monde. Il est le dernier à se rendre compte des choses, à des remords dont il accable le lecteur à toutes les pages et n'a pas l'ombre de l'étoffe d'un héros à l'inverse de Murthag, très charismatique, très déchiré, en proie à la souffrance, mais dont on sait qu'au fond, il est bon et qu‘il souhaite s‘en sortir.
Plus de 300 pages de rien, ça fait beaucoup quand même. Autant dans le tome 2 chaque chapitre se vaut, autant là, c'est déprimant. Aucune réelle action avant la moitié du livre. Et encore! Un presque copié collé du combat de fin de tome 2. Qu'est-ce qu'il croit le blondinet? Qu'on peut changer en cinq minutes? Il est marrant lui! Mais ce qu'il est niais! Monsieur a des remords à tuer des gens! C'est pas comme ça qu'il va battre Galbatorix (d'ailleurs, ça m'étonnerais pas que ce soit Murthag qui le tue ça serait vachement plus drôle). D'ailleurs, pourquoi faire rabacher à son héros que tuer c'est mal et lui faire prendre du plaisir à tuer des soldats lors de la bataille en fin de tome? C'est totalement illogique! Autre élément illogique: il semblerait que l'auteur ne relise pas lui-même ce qu'il écrit. Pourquoi nous dire qu'un dragon ne peut pas vivre sans son dragonnier dans le premier tome, et nous livrer une Saphira imaginant se venger si Eragon vient à mourir? Quel véritable auteur pourrait faire une bourde pareille?
Brisingr aurait dû initialement clore la trilogie. Mais Christopher Paolini a décidé de faire un quatrième tome afin de pouvoir parler de tout ce qu'il y avait à dire. Cela aurait pu être une bonne idée, si il y avait quelque chose à dire. Pendant les trois quart du livre, le lecteur aura le droit à la description de la vie en camp de guerre, d'un pseudo voyage, et de nombreux combats trop décrits, mal ancrés et totalement inutiles. le seul intérêt du roman se tient dans les derniers 100 pages, où le lecteur pourra découvrir des révélations sur des éléments qu'il aura au préalable deviné deux tomes avant, sur des réactions fausses et assez pitoyables digne d'une série z. Mais aussi, une et une seule, révélation qui fait avancer l'histoire.
Paolini avait parler au lecteur d'une révélation concernant un troisième dragonnier dans Brisingr. Pendant tout le tome je n'ai attendu que ça, cette seule pensée, m'aidant à tenir lors des passages les plus affligeants. Quand je suis arrivée au dernier quart, il m'a fallu admettre que l'information était fausse. Chose très décevante puisque cela aurait pu donner un élément extrêmement intéressant!
On se demandera aussi pourquoi l'auteur traite aussi mal ses personnages les plus intéressants. Quel intérêt y a t-il à tuer Oromis et Glaedr de manière aussi indigne? Les deux mentors auraient pu jouer un rôle beaucoup plus important, et largement meilleur en restant à l'arrière.
Si Eragon pouvait avoir l'excuse d'être le premier roman de l'auteur, mais aussi le premier tome d'une trilogie, Brisingr lui n'en a aucune. Paolini nous offre pourtant un tome 2 excellent, presque parfait, aux révélations impressionnantes et aux batailles accrocheuses. En revenant en arrière après la lecture du tome 3 on se rend compte que la trilogie aurait pu s'achever de manière très satisfaisante. Malheureusement, le lecteur devra endurer le temps d'un autre tome, la mauvaise écriture d'un auteur qui se discrédite seul. Espérons néanmoins qu'il se rattrape avec ce tome quatre en oubliant les pseudos révélations de bas étages et en évitant de tenter d‘approfondir la personnalité de ses personnages. Manquerait plus qu'il décide d'en faire un cinquième.

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Sarahkammmss
  19 février 2021

Malgré une victoire très difficile sur l'Empire dans les Plaines Brûlantes, les Vardens doivent poursuivre leur résistance contre le tyran Galbatorix et ses armées. Plus que jamais déterminé à délivrer Katrina, Roran, accompagné d'Eragon, encore sous le coup des terribles révélations de Murtagh, (au service de Galbatorix) se dirige vers Dras-Leona, au coeur même du repaire des Ra'zacs, en Helgrind, où ils trouvent deux Ra'zacs et deux Lethbrakas. Avec certaines difficultés, Eragon et Roran réussissent à tuer tous les Ra'zacs et délivrent Katrina. Eragon découvre également Sloan, le boucher, (qui avait les yeux crevés et de nombreuses blessures) dans une cellule adjacente à Katrina. Pour le punir d'avoir révélé à l'Empire tout ce qu'il savait d'Eragon et d'avoir tué un honnête villageois de Carvahall, il envoie le boucher au pays des elfes pour qu'il se repente de ses crimes. Aussi, il lui défend de jamais avoir de contact avec sa fille, que Sloan aime plus que tout. Pendant ce temps, Saphira ramène Roran et Katrina, qui ne savent rien de la punition de Sloan (Eragon leur mentant en disant qu'il l'avait retrouvé mort), au camp des Vardens. Eragon, tout seul va poursuivre le dernier Ra'zacs dans Helgrind et le tuer. Eragon est alors obligé de revenir à pied, ce qui lui prend quelques jours. Sur le chemin du retour, il croise un mystérieux ermite nommé Tenga et Arya qui partait à sa rencontre. Ils discuteront de leurs devenirs et Arya lui révèle l'existence de son premier amour, Faölin. S'en suivra une rencontre avec des esprits qui en remerciement de la délivrance de leurs compagnons prisonniers dans Durza, donneront naissance à des lys d'or vivant. Une fois rentrés au camp, un détachement d'elfes arrive de la part de la reine des elfes pour protéger Eragon et Saphira. Peu après le retour d'Eragon, Roran lui demande de le marier à Katrina celle-ci étant enceinte. Alors que les préparatifs de mariage sont en cours, l'Empire attaque avec à sa tête le nouveau Dragonnier. Les troupes de l'Empire ne ressentent plus la douleur car Galbatorix leur a jeté un sortilège ce qui cause beaucoup de pertes aux Vardens. Grâce à l'aide des elfes, Eragon et Saphira réussissent à repousser Murtagh.
Eragon célèbre le mariage de Roran, et leur offre des bagues permettant de toujours savoir où est l'autre, et de les appeler lui ou Saphira s'ils sont en danger et Nasuada donne des pierres précieuses pour la dot de Katrina. Eragon doit ensuite partir seul pour la cité des nains dans les Montagnes des Beors afin de participer à l'élection du nouveau roi des nains qui doit si possible être favorable à la cause Varden, pour que l'armée des nains se joigne aux Vardens. Saphira le rejoint après l'élection pour reconstituer Isidar Mithrim (l'Etoile de Saphir) la gemme brisée en mille morceaux vers la fin de la bataille de Fartent Dûr que la dragonne reconstitue grâce à la magie. Finalement et au prix d'une tentative d'assassinat sur le Dragonnier, Orik est élu 43e roi des nains, et Eragon et Saphira partent au du Weldenvarden pour finaliser leur apprentissage et si possible pour qu'Eragon ait une autre épée de Dragonnier bien que le temps leur soit compté. Une fois arrivé, Oromis leur explique l'extraordinaire puissance de Galbatorix qui réside dans la possession de nombreux "coeurs des coeurs" de dragon (autrement appelé Eldunarí). Eragon apprend le déplacement instantané des objets. Oromis lui révèle également certaines choses concernant ses origines: il n'est pas en réalité le fils de Morzan comme le lui avait révélé à tort Murtagh, mais le fils de Brom. Après, à la suite de la prédiction de Solembum (le chat-garou), il trouve le métal spécial nécessaire à la construction de l'épée d'un Dragonnier: le vif-acier, caché sous l'arbre Menoa (l'arbre Menoa est en fait une elfe qui s'est transformée en arbre) dans la forêt. Eragon et Saphira cherchent le vif-acier comme le leur avait dit Solembul mais sans succès. Ils essayent de rentrer en contact avec l'arbre mais ils n'ont senti qu'une faible conscience. Saphira s'acharne sur l'arbre en infligeant des coups de griffes et en crachant du feu. le vent commence à être de plus en plus puissant et les autres arbres de la forêt regardent Eragon et Saphira d'un air énervé. L'arbre Menoa entre en contact avec le Dragonnier et la dragonne et d'un air furieux leur demande pourquoi ils agissent ainsi. Saphira lui répond qu'elle a agi ainsi car il ne leur a pas répondu. Ils demandent où se trouve le vif-acier pour forger une épée de Dragonnier, et l'arbre Menoa leur donne. Puis Saphira demande si elle peut soigner les dégâts qu'elle a causés mais l'arbre lui répond que non. Eragon forge l'épée à l'aide de Rhunön qui est la forgeronne des elfes (à travers lui par la pensée) qui prend possession de son corps, la fabrication de l'épée prend toute la nuit, puis il la nomme Brisingr (qui signifie : feu en ancien langage) mais lorsqu'il prononce son nom, la magie s'active sur l'épée et elle prend feu, sans bien sûr l'abîmer car Rhunön a jeté un sort sur l'épée qui l'immunise du feu.
Juste avant qu'Eragon reparte chez les Vardens, Oromis donne un artefact magique très puissant à Eragon et Saphira, ce qui augmente leur puissance et leur permet d'avoir une connexion avec l'elfe où qu'ils soient. Il s'agit de l'Eldunarí de Glaedr. Ils apprennent que les "Eldunari" sont le dernier refuge des Dragons et apprennent que Galbatorix collectionne ces pièces et ainsi grâce à eux, prend la force et le savoir des dragons disparus. Oromis dit qu'il va également partir combattre aux côtés des elfes, parce que cela ne sert plus à rien d'attendre au du Weldenvarden un nouvel élève dragonnier. Alors qu'Eragon revient chez les Vardens, le siège de Feinster a commencé et Eragon y prend part. Tout va bien jusqu'au moment où trois mages à la solde de Galbatorix veulent invoquer un Ombre. Eragon et Arya essayent de les en empêcher mais ils n'y arrivent pas. Puis à force de Magie, Eragon et Arya arrivent à tuer les mages les uns après les autres, malgré cela un Ombre né, et avec l'aide d'Eragon Arya arrive à tuer la créature, Arya devenant la 4ème créature a tuer un Ombre. Elle devient alors elle aussi "Une Tueuse d'Ombre". Eragon apprend grâce à l'Eldunarì de Glaedr la mort d'Oromis et celle, physique, de Glaedr (qui reste ensuite piégé dans son Eldunarí), tués à Gil'ead par Galbatorix à travers Murtagh. Les Vardens prennent Feinster et s'apprêtent à prendre Belatona puis Dras-Leona et enfin Urû'Baen, la capitale où Galbatorix est caché, tandis que les elfes avancent par le nord et ont pris Ceunon et Gil'ead et s'apprêtent à marcher sur Bullridge avant de rejoindre les Vardens à Uru'baen pour la grande bataille entre Galbatorix et Eragon.
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Lenora
  10 mai 2013
Une lecture, qui cette fois-ci, me laisse mitiger. Parfois j'ai trouvé le récit vraiment fluide et à d'autres moments, beaucoup plus difficile à surmonter. Je dois l'avouer dans la honte, il m'est arrivé de temps à autre à sauter de nombreux paragraphes...
"Brisingr" me laisse donc pantoise, au point que je ne peux ni affirmer qu'il est un bon roman, ni qu'il en est un mauvais. En contrepartie, je vais plutôt énumérer les points positifs et négatifs que j'ai pu découvrir tout au long de ma lecture, que ce soit sur la forme ou le contenue.
Commençons par les remarques dépréciatives. Un des faits qui m'a déplu est ce mélange de focalisations qui s'alterne entre Eragon, Nasuada, Roran, et étrangement, Saphira. Ce n'est d'habitude pas une forme qui me dérange, mais je trouve ce changement au troisième tome très étonnant. Dans « Eragon », seul le héros éponyme donnait sa voix. Dans le second, se rajoutait celle de Nasuada et de Roran. J'avais déjà trouvé ce plus comme superflus, surtout que le partage des chapitres était totalement inégal. Dès lors où un tel procédé est utilisé, je pense qu'il est impératif de le faire de manière équilibré, sinon le charme des différents points de vue ne s'opère pas. Surtout si, comme c'est le cas dans « Brisingr », seul un chapitre ou deux sur plus d'une cinquantaine est offert à la dragonne... Cela laisse un goût de frustration à vrai dire. du moins pour ma part.
Si l'écriture quant à elle s'est améliorée, elle reste toujours trop simplette à mon goût pour un récit « épique ». Mais l'évolution est remarquable, donc à ma prochaine lecture du dernier tome, j'espère ne plus faire une telle critique.
Un autre point a beaucoup attiré mon attention. Celui concernant le caractère des personnages principaux. Je citerai pour cela Eragon, Saphira, Arya, Roran, Nasuada, Orik, Glaedr et Oromis. Si on trouve un léger changement entre tous, le fond du personnage reste le même, aucun ne se démarque réellement par un trait particulier. C'est dommage d'avoir un manque de variété dans ce domaine-là, car finalement même avec un changement de lieu et de peuple, on se retrouve à faire face à des paroles et situations répétitives. le pire étant la trop grande ressemblance entre Nasuada et Roran, deux personnes remplis d'un trop-plein d'orgueil.
Cela me ramène à des passages qui m'ont rendu folle. Entre les haussements répétitifs de TOUS les personnages à chaque fois qu'on leur pose une question ou les « eh bien » qui ponctuent souvent les dialogues, j'ai eu du mal à réussir à me plonger entièrement dans l'univers du Paolini sans me rappeler que le livre était écrit par un jeune homme du XXI° siècle... Surtout lorsqu'on a affaire à de tels passages :
«Faute d'autres recours, il opta pour une manoeuvre inattendue, tendit le cou en avant et s'écria : 'Bouh!' comme pour effrayer quelqu'un dans un couloir sombre. le soldat sursauta ; Roran profita de sa surprise et lui fracassa le genou. » Mais dans quel monde en guerre, un homme peut-il battre un ennemi en lui faisant des blagues enfantines ?! Excusez-moi, mais les combats manquent cruellement de sérieux lorsqu'on est face à une telle scène ! Et je ne vous parle même pas de la simplicité des camps divisés en méchants et en gentils. Forcément, les armées de Galbatorix sont des mercenaires, des meurtriers, saccagent des villages en tuant sans vergogne. Par contre, aucun Vardens lors d'une conquête ne tue par plaisir ou ne commet un petit pillage... La naïveté a aussi ses limites dans les romans jeunesses.
Cependant, je ne suis pas de mauvaise foi, et je reconnais que « Brisingr » contrairement à ses prédécesseurs est plus positif sur certains points.
Comme je l'ai dit précédemment, malgré une écriture simpliste, il y a une évolution au niveau de la plume de l'écrivain qui a gagné en maturité. Je soulignerai en l'occurrence les descriptions plus conséquentes et plus fournies que les deux autres tomes. Paolini ne va plus à l'essentiel et sait parfois fournir favorablement ses chapitres de quelques agrémentations paysagistes et documentaires. On sent un travail sérieux derrière les lignes qu'on lit ainsi que des recherches poussées. Et c'est fort agréable.
D'ailleurs, contrairement aux précédentes batailles, les combats sont plus ou moins élaborés, choses qui ne se retrouvaient pas avant. Même si l'auteur devrait parfois revoir certaines situations que Roran vit et qui sont souvent saugrenues...
Et le dernier point sera consacré à Saphira. La dragonne est moins insupportable dans ce tome que les deux autres. Elle a toujours été jusque-là, pour moi, une jeune effrontée qui se laisse trop porter par sa caste de haute créature. Autant les dragons m'ont toujours fasciné, autant sa personnalité m'avait déçu. Mais dans « Brisingr », sans doute grâce à l'aide de Glaedr, Saphira a retrouvé une certaine modestie, bien que parfois, son tempérament reprend rapidement le dessus. Hâte de voir comment elle continuera d'évoluer par la suite.
Elle et la saga de l'Heritage.
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Mladoria
  11 octobre 2019
Un troisième très intense avec un rythme ultra soutenu.
Les personnages secondaires sont de plus en plus développés et les liens se complexifient à merveille. On plonge d'emblée dans l'univers, l'auteur a vraiment une capacité extraordinaire pour vous captiver dès le premier chapitre. le lien entre Eragon et Saphira se renforce et leurs pouvoirs s'intensifient. Les ramifications politiques sont vraiment très présentes dans ce tome comme l'histoire des communes et rituels propres à chaque race : notamment les Ur'gals et les nains qui sont très présents dans ce tome.
Des batailles, du sang, des blessures de guerre, des révélations de folie et des larmes, il y a de tout dans ce tome. Après un troisième opus tout aussi réussi que les deux premiers, je peux dire sans me tromper qu'à moins d'un total revirement sur le dernier tome (ce dont je doute fortement), cette série entre dans mon top 5 des meilleures sagas imaginaire jeunesse. Et cette fin.... où l'on comprend pourquoi Glaedr est en couverture et le pourquoi du titre. Bref, lisez cette série c'est juste génial !!!
(désolée pour la critique à chaud absolument sans objectivité mais c'est le propre des grandes histoires que d'arriver à nous transporter ailleurs)
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Galadriel
  01 mai 2013
Après de longues années d'attente, voici enfin le nouveau tome de l'Héritage... Mais est-il à la hauteur de nos espérances, qui pouvaient être grandes, de par la fin de l'Ainé et cette attente quasi interminable ? Nous retrouvons donc Eragon, Roran et Saphira à proximité de Helgrind, montagne près de laquelle se trouve le domaine des redoutables Ra'Zacs, qui retiennent en otage Katrina, la fiancée de Roran. Après un sauvetage risqué, Roran, Katrina et Saphira rentrent au camp des Vardens, tandis qu'Eragon scelle le sort de Sloan, le père de la captive, en l'envoyant chez les elfes. Ramené par la princesse de ce peuple, Arya, au camp des Vardens, le jeune homme apprend qu'il doit assister à l'élection du nouveau roi des Nains, dont le résultat pourrait bien déterminer le sort de toute l'Alagaësia. Et, comme si cela ne suffisait pas, le jeune Dragonnier doit se trouver une épée et perfectionner son entraînement, car l'heure de son affrontement avec Galbatorix se rapproche inexorablement...
Comme l'a annoncé Paolini peu de temps avant sa sortie, Brisingr prépare l'arrivée de l'Héritage, quatrième et dernier tome du cycle. C'est donc à la préparation de la guerre, à l'échelon politique aussi bien que militaire, à laquelle on assiste : quelques escarmouches par ci par là, mais rien de bien folichon pour ceux qui aiment les scènes épiques à répétition. Il s'agit là de montrer les forces de l'un et de l'autre camp, de développer la psychologie des personnages, notamment celle d'Eragon, qui ne peut s'empêcher de douter.
Effectivement, Brisingr privilégie l'évolution psychologique du jeune homme, obnubilé par la révélation de Murtagh sur sa parenté avec Morzan le Parjure, sur ce doute persistant car il craint de ne jamais être prêt pour combattre Galbatorix et abolir la tyrannie, poids qui pèse bien lourd sur ses jeunes épaules et qui l'a forcé à mûrir bien plus vite que tout adolescent normal. Roran, lui, est devenu véritablement un homme : il se marie, et assume ses responsabilités envers son futur enfant, qu'il est prêt à protéger de tout... Et qui ne vit pas dans l'ombre de son illustre cousin, contrairement à ce qu'on pourrait penser, mais cette parenté l'oblige à toujours faire plus pour se faire respecter.
Nasuada, elle, est confrontée à des gens qui remettent en cause son pouvoir, chose qu'elle règle par l'épreuve sanglante des Longs Couteaux, montrant ainsi une femme forte et déterminée. Fine politicienne, elle apparaît comme inébranlable, bien qu'on devine qu'elle aimerait, parfois, relâcher la pression. Elle peut faire un peu clichée, mais elle force tout de même l'admiration du lecteur, effet sûrement recherché par son créateur. On aurait, de toute façon, eu du mal à imaginer une dirigeante cruelle ou opportuniste, ou encore quelqu'un comme le roi Orrin, assez prétentieux et moins intelligent. Elle est accompagnée d'une nouvelle alliée, Elva, fillette dont on ne connaît pas vraiment les intentions, et dont on aimerait voir l'évolution, tout comme Angela, dont on ne sait pratiquement rien, ce qui font d'elles des personnages très intéressants.
Côté ennemi, Paolini conserve toujours le mystère qui plane autour de Galbatorix : on en entend beaucoup parler, mais il n'a pas encore pointé le bout de son nez. Que sait-on de lui : c'est un Dragonnier fou, qui se vengea de sa caste en la détruisant, puis il prit le pouvoir en Alagaësia, faisant régner la terreur. Bien peu de chose, en somme. Si ce suspens peut en agacer certains, il est pour moi intéressant, car il laisse le champ libre à l'imagination du lecteur... Quant à Murtagh, le demi-frère malchanceux, qui jalouse Eragon, il est assez touchant, dans son hésitation. de quel côté de la balance penchera-t-il ? Osera-t-il défier le roi ?
Un choix risqué, qui ne plaît pas à tout le monde, car les fans de la saga ont été habitués à un récit dynamique et plein d'action : je remarque plutôt la maturation de l'écriture, beaucoup moins élaborée dans les deux premiers tomes. Des lourdeurs de langage sont plus ou moins corrigées, le récit lui aussi a gagné en maturité : Eragon fait moins cliché que dans "Eragon", les personnages sont plus nuancés, les descriptions plus complètes. Cette décision est assumée par l'auteur, et est, je dirais, quasi-obligatoire pour permettre l'arrivée du tome quatre, qui, lui, ne nous laisse pas le temps de respirer.
On remarque toujours cet héritage tolkiennien, dont ne se cache pas l'auteur : ce n'est pas un problème, car l'auteur du Seigneur des Anneaux a inspiré bon nombre de ses successeurs.
En somme, je pense que ce tome ne mérite pas toutes les mauvaises critiques dont il a été victime, car il tombe moins dans le cliché (bien que l'histoire ne s'éloigne pas vraiment des sentiers battus, mais c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes), propose des personnages plus nuancés et une écriture plus travaillée et plus mature.
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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
LefsoLefso   14 août 2012
« Oui. Il est temps de partir. »
S’écartant de Saphira, Eragon recula en direction du tunnel le plus proche.
- Viens ! lui cria Roran. Vite !
« Eragon ! » s’exclama Saphira.
Il secoua la tête :
- Non. Je reste.
- Tu…, commença Roran.
Un rugissement féroce l’interrompit. Saphira donna un violent coup de queue contre la paroi de la caverne et gratta le sol dans sa rage. Les griffes raclant la pierre produisaient un grincement strident, insupportable.
- Écoute ! hurla Eragon par-dessus le vacarme. L’un des Ra’zacs est toujours en vie. Et va savoir ce qui se cache encore à Helgrind : des potions, des parchemins, des renseignements sur les activités de l’Empire, toutes choses qui nous seraient utiles ! Les Ra’zacs ont peut-être même laissé des œufs, ici. En ce cas, je dois les détruire avant que Galbatorix s’en empare.
Pour Saphira, il ajouta mentalement :
« Je ne peux pas tuer Sloan, il ne faut pas que Roran et Katrina le voient ; je ne tiens pas non plus à ce qu’il meure de faim dans son cachot, ou à ce qu’il soit repris par les sbires de Galbatorix. Je suis désolé, c’est à moi de veiller sur son sort. »
- Comment comptes-tu quitter l’Empire, cousin ? s’inquiéta Roran.
- En courant. Souviens-toi que je suis aussi rapide que les elfes.
Le bout de la queue de Saphira remua. Sans plus d’avertissement, elle bondit vers Eragon, qui battit en retraite dans le tunnel alors même qu’elle tendait une patte scintillante pour l’agripper.
La dragonne pila devant l’entrée trop étroite pour elle et gronda de frustration. Sa masse bloquait toute lumière ; les parois vibraient tandis qu’elle tentait d’agrandir l’ouverture, brisant la pierre de ses griffes, de ses crocs. Ses grognements sauvages, la vue de sa gueule béante aux dents longues comme un avant-bras emplirent Eragon de terreur. Il comprit alors ce qu’éprouvait le lapin au fond de son terrier quand le prédateur qui l’y avait acculé se mettait à creuser.
- Gánga ! s’écria-t-il.
« Non ! »
Posant la tête sur le sol, Saphira leva vers lui un regard pitoyable, puis émit une plainte déchirante.
- Gánga ! Je t’aime, Saphira, mais il faut que tu t’en ailles.
Elle s’éloigna du tunnel, reniflant et miaulant comme un chat.
« Petit homme… »
Il regrettait de lui faire de la peine et n’avait aucune envie de l’obliger à partir. Cette séparation lui fendait le cœur. La douleur de Saphira déferlait sur lui par le lien qui les unissait et s’ajoutait à son angoisse. Presque tétanisé, il rassembla tout son courage pour lui dire :
- Gánga ! Et ne reviens pas me chercher, n’envoie personne d’autre. Je m’en tirerai seul. Gánga ! Gánga !
Avec un feulement exaspéré, elle finit par céder et gagner l’entrée de la grotte.
- Eragon, viens ! lança Roran du haut de la selle. Ne fais pas l’imbécile ! Tu es trop précieux pour risq…
Un tourbillon de bruit et de mouvement emporta le reste de la phrase : Saphira prenait son essor. Dans le ciel limpide, ses écailles scintillaient comme des milliers de diamants bleus. « Elle est superbe, songea Eragon. Fière, noble, plus belle que toute autre créature vivante. Aucun cerf, aucun lion n’égale la majesté d’un dragon en vol. »
« Je te donne une semaine, Eragon. Une semaine, pas plus. Et je reviendrai te chercher, dussé-je me battre contre Thorn, Shruikan et mille magiciens pour te rejoindre. »
Il la suivit des yeux jusqu’à ce qu’elle disparaisse, jusqu’à perdre tout contact mental avec elle. Puis, le cœur lourd, il redressa les épaules, tourna le dos au soleil, à la lumière et à la vie pour s’enfoncer une fois de plus dans les ténèbres des tunnels.
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TchippyTchippy   14 décembre 2010
- Quand on refuse de me livrer certains renseignements, je n’en suis que plus déterminé à découvrir la vérité. Pour moi, une question sans réponse est une épine dans le pied qui me torture au moindre mouvement tant que je ne l’ai pas enlevée.
- Je compatis.
- Pourquoi ?
- Parce que tu dois souffrir mille morts en permanence. La vie est un océan de questions sans réponses.
(Dialogue entre Eragon et Angela)
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MoorgwenMoorgwen   28 août 2011
Redoublant de vitesse, il ouvrit son esprit à la dragonne, abaissant toutes ses barrières mentales pour qu'ils puissent s'unir sans réserve. Telle une marée d'eau tiède, la conscience de Saphira s'engouffra en lui au moment où la sienne s'engouffrait en elle. Eragon en eut le souffle coupé. Il trébucha, manqua tomber. Ils s'enveloppaient de chaleur, baignaient dans une intimité qu'aucune étreinte physique ne pouvait égaler, leurs deux identités se mêlaient à nouveau, indissociables. Grand était leur réconfort ;simple aussi : ils n'étaient plus seuls. Savoir qu'on est uni avec un être qui vous aime, vous comprend jusqu'au plus profond de vous même et ne vous abandonnera pas, même dans les circonstances les plus désespérées, est le plus précieux de tout les biens - un bien qu'Eragon et Saphira savouraient pleinement.
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ratkillerratkiller   09 avril 2013
Roran souleva le bloc rocheux du sol ; les muscles de son dos saillaient et ondoyaient. Il cala un instant l’énorme pierre contre ses cuisses, puis, grognant sous l’effort, il la hissa au-dessus de sa tête. Bras tendus, il la tint là-haut pendant une bonne minute, jusqu’à ce que ses épaules tremblent et menacent de céder sous le poids. Alors, il lança le bloc, qui atterrit avec un bruit sourd et s’enfonça de plusieurs pouces.
Autour de lui, vingt guerriers vardens s’échinaient à soulever des pierres de taille similaire. Deux seulement y parvinrent ; les autres se rabattirent sur les spécimens moins lourds auxquels ils étaient habitués. Roran se réjouissait d’avoir acquis assez de force au cours des années de travaux à la ferme et des mois passés à la forge de Horst pour ne pas se ridiculiser face à des hommes qui s’exerçaient au maniement des armes depuis l’âge de douze ans.
Il secoua les bras pour en chasser le feu, prit quelques grandes inspirations, goûta la fraîcheur de l’air sur son torse, puis il se massa l’épaule droite, en pétrit la masse musculaire et l’explora, constatant une fois encore qu’il ne gardait aucune trace de la morsure du Ra’zac. Il sourit, ravi d’être guéri, comme neuf, miracle tout aussi improbable que de voir une vache danser la gigue.
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tbeloeiltbeloeil   21 mai 2014
Quand nous tuons, nous tuons une partie de nous-mêmes.

Quelle est la vrai religion, et comment le savoir ? Le fait qu'un groupe partage certaines croyances n'implique pas qu'il détient la vérité ... Au fond, Peut-être qu'aucune religion ne rend compte de toute la vérité. Peut-être que chacune n'en contient que des fragments, que c'est à nous de les identifier et de reconstituer le puzzle. Ou peut-être que les elfes ont raison, qu'il n'y a pas de dieux. Mais comment le prouver ?

Tout le problème consiste à poser las bonnes questions.

L'amour c'est parfois une malédiction terrible.

L'amour peut vous rendre aveugle aux pires défauts de l'être aimé.
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Avis aux amateurs de science-fiction (mais pas que !), Christopher Paolini vous en dit plus à propos d'Idéalis ! Vous avez volé sur les ailes des dragons, laissez-vous emporter dans un océan d'étoiles.
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