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EAN : 9782757873380
648 pages
Éditeur : Points (14/03/2019)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 107 notes)
Résumé :
Août 415 après J-C. : La ville d'Alexandrie s'assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d'exception, vient d'être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l'ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  27 décembre 2018
Voilà un thriller français ultra ambitieux et complètement abouti ! Ambitieux dans sa volonté d'embrasser en un seul thriller de nombreux genres de cette famille littéraire.
Thriller d'abord puisque l'intrigue tourne autour d'une enquête pour débusquer le ou les auteurs de meurtres atroces et atypiques de jeunes femmes. Les descriptions très détaillées sur le travail des légistes ou de la police scientifique sont réalistes et de grande qualité.
Thriller historique. le roman s'ouvre sur les dernières heures d'Hypatie d'Alexandrie, la grande philosophe, mathématicienne, figure rayonnante de l'Antiquité finissante, massacrée, découpée, brûlée par une meute de chrétiens fanatiques en 415 après JC . La première jeune fille retrouvée morte dans un magasin parisien Hermès a subi les mêmes outrages plus de 1600 ans après ... Les chapitres alternent présent de l'enquête et passé mystérieux qui délivre ses révélations au fil du roman. Un grand secret traverse le temps depuis Hypatie à travers un livre nourri par des mains célèbres : Elizabeth Ière Tudor d'Angleterre, Voltaire et Emilie de Châtelet, Marie Curie et bien d'autres. On apprend pleine de choses !
Thriller scientifique aussi. Fabrice Papillon est journaliste scientifique et producteur de documentaires scientifiques pour le service public. Une vraie réflexion à la Axel Kahn court au fil des pages sur l'histoire des sciences, sur la tension fragile entre les sciences et l'éthique, sur le rôle de la science dans notre société avec la question du clonage en ligne de mire.
Thriller ésotérico-métaphysique enfin. La quête croisé entre le présent et le passé aboutit à une révélation énorme qui impacte l'humanité entière. L'intrigue en devient abracadabrantesque pour un cerveau rationnel ( c'est mon cas ) et pourtant chaque situation peut être vécue comme vraie, tout conduit le lecteur à croire que c'est possible tellement la masse de documentation qu'a du ingurgiter l'auteur est brillamment digérée et restituée, avec une grande rigueur intellectuelle.
Forcément, on pense aux premiers Franck Thilliez pour le
thriller scientifique, à Umberto Eco pour l'ambiance historique empreinte de philosophie. Forcément, on pense à Dan Brown, mais autant j'ai été gênée par le côté Club des cinq à la Scoubidou des énigmes à résoudre dans le Da Vinci Code, autant là, j'ai adoré la façon très adulte de conduire l'intrigue jusqu'à un final très inattendu et assez grandiose. Bien sûr, c'est un peu too much parfois, mais j'ai marché à fond !
Cerise sur le gâteau, bien qu'écrit avant le #metoo, ce thriller est un puissant hommage aux figures féminines qui ont contribué à bâtir la connaissance, comme Rosalind Franklin, la véritable découvreuse de la double hélice de l'ADN mais « volée » par des collègues masculins qui ont obtenu, eux, le prix Nobel de Physique. Superbe idée que de revisiter le féminisme par le biais de la fiction et du thriller.
Bref, je me suis régalée avec ce thriller original, addictif, mené tambour battant ! A toi de découvrir la signification du mystérieux mot du titre, « Hyver ».
Lu dans le cadre du jury Prix Meilleur Polar des Lecteurs de Points 2018.

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isabelleisapure
  19 novembre 2017
Ce qui me frappe au cours de cette lecture est la somme colossale de documentation et de recherches qu'il a fallu à l'auteur pour écrire cet ouvrage de 600 pages.
A la fois, roman historique et thriller ésotérique, « le dernier hyver » m'a tenue en haleine, même si par moment, j'ai perdu pieds face à la foultitude d'éléments à considérer pour suivre cette intrigue diabolique menée à un train d'enfer.
Quel rapport y-a-t-il entre Hypatie assassinée, démembrée et carbonisée en 415 après JC à Alexandrie et la jeune femme découpée en morceaux et également brulée retrouvée à Paris en 2018 dans la boutique de luxe Hermes ?
Pour comprendre le fin mot de cette histoire Marie, jeune scientifique va se retrouver plonger dans une affaire sordide mettant peu à peu sa vie en péril.
Cette lecture est passionnante, aucun temps mort.
Le voyage dans le temps est particulièrement judicieux, l'auteur se sert de faits historiques pour consolider son enquête qu'il situe dans un futur proche.
L'écriture est alerte et fluide.
Cette lecture m'a surprise par son originalité.
Je remercie Babelio et les Editions Belfond pour ce cadeau dans le cadre de l'opération Masse Critique.
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Aelinel
  15 octobre 2017
La présence d'un de mes personnages historiques préférés dans ce roman, Hypatie d'Alexandrie, m'a immédiatement décidé à accepter le service presse proposé par les Éditions Belfond (je les remercie d'ailleurs au passage). Malheureusement, si ma lecture a été globalement agréable, je dois bien avouer que certains aspects m'ont quelque peu agacé…
Au début du Vème siècle après J.-C., la philosophe et mathématicienne Hypatie est violemement exécutée par des fanatiques chrétiens. Son ancien élève et évêque de Cyrénaïque (la Libye actuelle), Synesios part immédiatement pour Alexandrie. Il a en tête de récupérer un précieux manuscrit écrit par la scientifique en personne afin de le transmettre aux générations futures.
Durant l'été 2018, Marie Duchesne effectue un stage au 36 Quai des Orfèvres. Elle ne tarde pas à être confrontée à une horrible affaire : les restes brulés d'une jeune femme ont été retrouvées de manière spectaculaire dans un magasin huppé de Paris. Les intuitions de la jeune femme se révèlent alors rapidement utiles pour le déroulement de l'enquête…
Je qualifierais le dernier HYVER de thriller historico-dystopique. En effet, l'intrigue alterne entre un futur proche dont le point de rupture se situe à l'été 2018 et la succession de périodes historiques allant de l'Antiquité à nos jours.
J'ai d'ailleurs été très impressionnée par le travail de recherche extrêmement minutieux et exhaustif de la part de l'auteur. La bibliographie présente à la fin du roman le démontre pour les parties historiques : concernant Hypatie, l'ouvrage de Maria Dzielska est le meilleur en la matière (en revanche, je suis plus circonspecte quant à l'utilité de celui d'Olivier Godefroy). Pour les autres périodes, notamment la Renaissance italienne, l'utilisation de la biographie de Léonard de Vinci par Serge Branly me paraît pleine de bon sens. En revanche, pour les périodes plus tardives, je ne serais pas aussi affirmative car je les connais moins. Les autres domaines scientifiques comme la médecine, la biologie ou le travail des officiers de police et des ingénieurs semblent avoir profité de la même précision et érudition. En témoignent les remerciements de Fabrice Papillon aux spécialistes, à la fin du roman.
J'ai également beaucoup apprécié le style d'écriture qui s'est révélée être non seulement d'un haut niveau mais très fluide. Quant à l'intrigue, elle est haletante, sans véritable temps mort malgré les six cent pages de ce roman. L'alternance entre les périodes historiques et contemporaines participent aussi à cette dynamique.
Cette précision dans les descriptions et la succession d'évènements menés tambour battant rappellent le style d'un autre auteur de thrillers ésotériques : Dan Brown. Cela est assez amusant car Fabrice Papillon fait deux fois références à l'auteur américain en se moquant gentiment : une fois par la référence aux lectures de la policière Estelle Chomet et la seconde lors de la rencontre d'Elizabeth Duchesne avec le fameux auteur dans l'église écossaise de Roslin, en 1997. Et justement, ce sont à cause de ces ressemblances avec le style de Dan Brown que le bât blesse. Pour ma part, je goûte fort peu aux théories développées dans ses romans notamment sur la descendance du Christ dans le DaVinci Code. Je les trouve au mieux farfelues, au pire, elles s'apparentent à des élucubrations. Et à la lecture du Dernier HYVER, je n'ai pas pu m'empêcher de lever parfois les yeux au ciel. L'évolution du récit vers des considérations ésotériques telles que l'alchimie m'ont vraiment exaspéré. Je crois que le point d'orgue a été l'initiation de la Reine Elizabeth 1ère par John Dee : à ce moment, je me suis dite que c'était n'importe quoi.
Un autre point aussi m'a agacé : la théorie féministe du roman. En effet, selon les personnages, les Femmes seraient moins aptes à la violence que les Hommes. Les arguments évoqués sont par exemple la prédominance de dictateurs de sexe masculin dans le monde ou les guerres exclusivement menées par des Hommes. Or, ce serait oublié que la gent féminine aussi peut s'y adonner : certaines femmes SS dans des camps de concentration se sont montrées par exemple aussi violentes que leurs homologues masculins ou des femmes de dictateurs comme Elena Ceausescu ou Simone Gbagbo n'ont rien eu à envier à leur époux.
En conclusion, le Dernier Hyver a été une lecture plaisante par sa fluidité, son dynamisme et son exhaustivité dans les détails. J'aime ces auteurs qui portent par le haut leur lecteur en distillant dans le récit des informations propres à leur apporter des connaissances. En revanche, il est nécessaire aussi de prendre du recul et de faire attention aux évolutions plus rocambolesque du récit notamment vers l'ésotérisme ou l'alchimie pas toujours de très bon goût. Si certains lecteurs ne sont pas dérangés par cet aspect et ont adoré les romans de Dan Brown, je leur conseille évidemment de lire ce roman.
Lien : https://labibliothequedaelin..
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coquinnette1974
  12 janvier 2019
Le dernier hyver de Fabrice Papillon est un thriller est un roman lu dans le cadre du prix du meilleur polar Points, pour lequel je suis juré.
Août 415 après J-C. : La ville d'Alexandrie s'assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d'exception, vient d'être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l'ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le sillage d'Hypatie, poursuivent son grand oeuvre et visent à accomplir son dessein...
Juillet 2018 : Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se trouve confrontée à une succession de meurtres effroyables, aux côtés de Marc Brunier, homme étrange et commandant de police de la « crim » du Quai des Orfèvres. Peu à peu, l'étudiante découvre que sa propre vie entre en résonance avec ces meurtres...
Est-elle, malgré elle, un maillon de l'histoire amorcée à Alexandrie seize siècles auparavant ?
Quel est ce secret transmis par Hypatie et au coeur duquel se retrouve Marie ?
L'implacable destin peut-il être contrecarré ou « le dernier Hyver » mènera-t-il inéluctablement l'humanité à sa perte ?
Rien qu'en lisant le résumé je ne pense pas que je l'aurais lu ! Je me dois d'être honnête, si je ne l'avais pas reçu dans le cadre du prix jamais je n'aurais eu l'idée d'ouvrir le dernier Hyver car ce n'est pas forcément le genre de thriller que je lis. Je suis assez hermétique face aux thrillers ésotériques, mais du coup si je m'étais arrêté au genre et au résumé je serais passé à coté d'un roman qui m'a captivé !
A ma grande surprise, j'ai trouvé ce roman vraiment excellent.
C'est un thriller mais aussi un thriller ésotérique, un thriller scientifique mais aussi un roman historique... C'est un mélange très réussi qui donne un roman étonnant, véritable ode aux femmes :)
J'ai apprécié l'histoire, très bien ficelée et qui m'a énormément surprise. Nous alternons, pour mon plus grand plaisir, entre le présent avec l'enquête et le passé. Malgré cette alternance, je n'ai jamais été perdue dans ma lecture.
A aucun moment je ne me suis ennuyée, ça bouge beaucoup et j'ai apprécié le rythme de ce thriller.
Les personnages sont assez fouillés et très intéressants. Avec un petit coup de coeur pour la jeune Marie, la jeune biologiste stagiaire.
Le dénouement est comme je le souhaitais, c'est une bonne fin.
Bref, j'ai vraiment été charmée par ma lecture.
A ma grande surprise, je mets un très gros cinq étoiles à le dernier Hyver :) Et je relirais Fabrice Papillon avec plaisir.
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umezzu
  17 février 2020
Le commandant de police Marc Brunier de la criminelle est appelé sur un crime un peu particulier dans une boutique Hermès : un monticule d'ossements carbonisés. Pas de trace du ou des agresseurs. La Police scientifique est sur place, avec une jeune stagiaire, Marie, qui émet des réflexions utiles à l'enquête. le contexte général du crime se reproduit peu après sur le site d'un ancien temple antique en Auvergne. Marie, alors en stage à Ecully au service central de police technique et scientifique, accompagne de nouveau l'expérimenté flic, de plus en plus atteint par son épilepsie.
Le récit commence comme un thriller exposant dans le détail les arcanes de la police scientifique. Papillon entrecoupe son récit de retours dans le passé, où le lecteur suit les propriétaires successifs d'un vieux codex, un recueil de connaissances scientifiques remontant à la savante Hypatie, philosophe et mathématicienne, vivant à Alexandrie au V éme siècle. Tour à tour vont apparaître les figures les plus versées dans la recherche scientifique de leur époque. Tous reprenant les travaux de leurs prédécesseurs pour avancer dans la connaissance humaine. Quitte à heurter l'Inquisition.
Cette partie ésotérique et scientifique part sur des bases solides ; les personnages plus ou moins célèbres qui se succèdent sont traités avec un certain respect historique. Et Papillon introduit petit à petit des personnages injustement laissés pour compte par l'Histoire.
Le début m'a emballé, le milieu m'a inquiété - allait-on vers un récit complètement incroyable et fantastique ?-, avant que l'attrait de l'intrigue ne reprenne lorsque le principal sujet scientifique se fait jour. Papillon trouve là un moyen brillant de décrire les avancées de la science dans ce qui nous touche au plus prés. Tout cela est finement exposé, tout en gardant constamment le rythme du thriller. le final plaira… ou pas… Papillon fait dans l'énorme. Gonflé l'auteur…
Pendant des centaines de pages, le lecteur se laisse porter par ce page-turner, fourmillant de données scientifiques et de rappels historiques. le rythme est soutenu. Papillon montre l'envers du décor des lieux visités et une parfaite connaissance des services de police judiciaire et des acronymes des services et directions de la Police Nationale. Avec même l'habituel couplet nostalgique sur le départ du 36 quai des orfèvres pour le Bastion des Batignolles...
Pour ce genre d'ouvrage, on pense immédiatement à Dan Brown. le Français n'a pas à rougir de la comparaison. Il assure grave, comme dirait la jeunesse d'aujourd'hui. Et se permet même de mettre en boite l'Américain (les lecteurs comprendront ce que je veux dire…).
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
umezzuumezzu   16 février 2020
Le Da Vinci Code est très divertissant, mais c'est de la pure fiction. Les Illuminatis ont disparu à la fin du XVIIIe siècle et n'étaient qu'une bande d'illuminés, comme leur nom l'indique. Une variante de la franc-maçonnerie, adepte de la théorie du complot, comme l'étaient les Protocole des Sages de Sion. Là, on ne parle pas de fantasmes conspirationnistes, mais de la réalité. On est dans la vraie vie, Estelle. Pas dans un roman.
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Lilou08Lilou08   28 novembre 2019
— Savez-vous, maître Dee, que notre regretté François Ier fonda ce collège en hommage au maestro Leonardo ? lui avait soufflé Hussard.
— Il Grande Leonardo da Vinci, docteur ?
— Si fait. Le roy se remit à grand-peine de la disparition de son architecte et peintre. Il souhaita exaucer son dernier vœu : il maestro avait convaincu notre monarque, peu de temps avant son trépas, de fonder un lieu pour dispenser de nouveaux enseignements, ignorés de l’Université. Le grec, l’hébreu, le latin, les mathématiques qui vous sont chères, et la médecine qui me tient tant à cœur. Toutes disciplines humanistes qui nous offrent d’embrasser l’héritage des Anciens, et non point seulement la théologie et les arts libéraux.
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Lilou08Lilou08   28 novembre 2019
Il n’a quand même pas traversé les murs !
— Sauf s’il utilise la physique quantique, siffla Ceylac.
L’Intello ne pouvait pas s’empêcher d’étaler sa science. La fréquentation des ingénieurs et chercheurs de la police technique et scientifique finissait par déteindre sur lui.
— Mais qu’est-ce que tu délires encore ? railla Brénam.
— Ben oui, en physique quantique, il y a ce qu’on appelle l’effet tunnel. Les particules, à cette échelle de l’infiniment petit, peuvent traverser la matière. On dit même qu’elles iraient plus vite que la lumière.
— Ah mais oui, qu’est-ce qu’on est cons ! brailla Brénam. L’Intello a raison : avec sa cape, son sabre laser et sa vitesse lumière, en fait, notre client, c’est Dark Vador ! Et pas de bol, il a décidé de cramer une gamine et de couper les roustons d’un centaure en ferraille pour venger l’Empire ! C’est bon, on a sorti l’affaire, on peut rentrer se pieuter. Par contre, faudrait prévenir le Conseil Jedi, qu’il fasse le ménage.
Tout le monde pouffa de rire, sauf la Chnouf, comme frappé par la grâce.
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Lilou08Lilou08   28 novembre 2019
13 juillet 2018, Paris
La captive gigotait comme un canasson qu’on mène à l’abattoir. Le bûcher bouillonnait déjà de mille flammes. L’atmosphère était suffocante, et elle sentit sourdre l’asphyxie avant même de goûter au brasier. Brutalement, pieds et mains liés, elle fut projetée dans la fournaise. La chaleur ardente embrasa aussitôt sa chevelure. Puis la peau de son visage commença de cloquer, les doigts et les orteils se rétractèrent, et la douleur foudroyante la saisit avec une telle violence qu’elle ne fut plus qu’un long râle de souffrance.
Marie s’éveilla en sursaut, noyée de sueur. Il faisait nuit noire et son cœur battait comme celui d’un moineau sur le point d’être écorché par un matou sadique.
Avec l’insoutenable dissection de la veille, ce cauchemar, toujours le même, se révélait encore plus terrible et douloureux que d’habitude.
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Lilou08Lilou08   28 novembre 2019
12 septembre 1485, Strasbourg
L’ombre de la chandelle dansait sur les murs suintants d’humidité. Seule la respiration haletante de Gertrud perçait le silence. Elle attendait, depuis trois longues heures, les bras tendus en l’air et les mains nouées au bout d’une corde. La longe remontait jusqu’au plafond, s’enroulait autour d’un crochet avant de retomber au sol, lacée à une patère ancrée dans les dalles.
La lueur de la flamme léchait un mobilier terrifiant. D’abord cette chaise de bois massif, hérissée de centaines de pointes métalliques, du dossier à l’assise. Elle se dressait devant Gertrud, contrainte à un angoissant face-à-face qui s’éternisait.
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Fabrice Papillon : "le Dernier Hyver", un thriller entre fiction et réalité A l'occasion de la Foire du livre de Brive, Fabrice Papillon dévoile le secret d'un bon thriller historique selon lui.
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