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ISBN : 2714480780
Éditeur : Belfond (10/10/2019)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Ils sont prêts.
Ils reviennent d’un lointain passé, d’une époque glorieuse.
Ils forment ce que Socrate et Homère nommaient déjà la race d’or.
Ils viennent sauver la terre, et les hommes qui peuvent encore l’être.
Pour les autres, ils n’auront aucune pitié.
L’heure du Grand Retour a sonné… et, pour le commandant Marc Brunier, celle de son ultime enquête. Une chasse à l’homme exceptionnelle à travers le monde et les âges.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
gruz
  10 octobre 2019
Il y a les excellents romans. Et puis il y a les livres rares. Ceux qui marquent votre esprit d'une manière indélébile. Ceux qui vous laissent presque sans voix. Pour moi, Régression est de ceux-là.
Fabrice Papillon avait déjà frappé fort avec son premier roman, le dernier hYver (prix du Meilleur Polar 2018 des lecteurs de Points), qui était d'une folle ambition. Mais quels superlatifs trouver alors pour ce second livre ?
On reste dans la même veine, avec ce mélange détonnant de récit historique, de divertissement prenant et de thriller scientifique. le précédent était un hommage aux femmes, celui-ci est davantage un cri d'alarme.
Dès le premier chapitre, en 36 000 ans avant Jésus-Christ, on comprend qu'on tient une histoire hors normes, dans laquelle le cadre explose pour nous faire perdre nos belles certitudes. Grand écart ensuite, avec une plongée mortifère en février 2020… L'écrivain joue avec le temps, oscillation entre passé et futur très proche.
On y croise d'illustres personnages, gommant ainsi la frontière entre réalité et fiction. L'auteur les met en scène pour lier une intrigue incroyable, d'une profondeur stupéfiante, menée si habillement qu'il devient impossible de lâcher ces près de 500 pages.
La quatrième de couverture est judicieusement mystérieuse, et laisse augurer nombre de rencontres et de surprises. Mais vous aurez beau tenter d'imaginer ce qui vous attend, vous serez loin de la vérité.
Ce roman raconte l'Homme. A travers les âges mais surtout l'homme moderne confronté à une situation qui va bousculer toutes ses certitudes.
On est loin de certains romans mêlant histoire et science et qui sentent le carton pâte. Fabrice Papillon est un journaliste qui a côtoyé, durant plus de 20 ans, d'illustres scientifiques. Il a joué son rôle d'éponge pour créer des fictions aussi incroyables que crédibles (et pourtant, que l'idée de base de ce roman est dingue !).
Ne craignez pas de vous frotter à ce récit, l'auteur est un vulgarisateur exceptionnel, avec un talent fou pour passionner ses lecteurs sans jamais les perdre en route.
Comme le précédent roman, ce second livre a une âme. Une vraie. Parce qu'il parle de sujets forts, que les personnages réels ou fictionnels sont touchants, et que l'écrivain fait passer de vrais messages sur l'évolution de l'Homme. On ne voyage pas que dans le temps, mais aussi dans ses artères.
Il me faut insister sur les scènes contemporaines. du vrai thriller, elles sont à couper le souffle. J'ai senti une réelle progression dans l'écriture pour ce genre de scènes. Elles sont bluffantes. Une vraie intrigue policière, originale et menée par des personnages qui ont du corps.
Je n'utilise jamais ce mot avec légèreté, mais Fabrice Papillon a du génie. Un talent extraordinaire pour construire et conter des histoires aussi ambitieuses, qu'intelligentes et divertissantes.
Parler de Régression demanderait d'accumuler tous les superlatifs. Ce roman doit être lu, par le plus grand nombre, parce que tant de qualités à la page ça n'a pas de prix.
Prodigieux thriller scientifique et historique tout autant qu'un formidable divertissement impossible à lâcher. C'est ça, l'effet Papillon !
Lien : https://gruznamur.com/2019/1..
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audelagandre
  11 octobre 2019
Tout commence en 36 483 avant Jésus-Christ, sur la péninsule ibérique. Gnva chef de famille, cherche à protéger coûte que coûte sa femme Chta et son fils Bvé des destructeurs, notamment de Draka leur chef emblématique. Malheureusement, Bvé, impuissant assiste au massacre de sa famille. À Ajaccio, en février 2020, Vannina Aquaviva, capitaine de gendarmerie, mais aussi « mazzera acciaccatore », chasseuse d'âme se réveille après un nième cauchemar terrifiant. Il faut dire qu'elle a un don : des prophéties lui annoncent régulièrement la mort de proches sans qu'elle puisse savoir qui va mourir. Vannina est appelée sur les lieux d'un crime sordide, au fond d'une grotte où elle découvre « un amas de carcasses orné d'un enchevêtrement de membres sectionnés et d'ossements de toute taille. », une cage thoracique cisaillée, un coeur arraché, de la cervelle cuite… Quel est le rapport entre ces hommes venus d'un âge lointain, et ce crime qui frappe la Corse ? « Une chasse à l'homme » débute (et vous verrez que ces guillemets prennent tout leur sens) à travers le monde et les âges.
Fabrice Papillon signe ici sa deuxième fiction. Après « Le dernier Hyver », nous voici dans « Régression ». Si les deux romans fonctionnent sur la même mécanique, une construction passé-présent où le lecteur fait connaissance avec des personnages charismatiques de l'Histoire du monde, en suivant parallèlement une enquête de police, nous sommes pourtant dans une thématique très différente : la quête de nos origines et une mise en perspective de ce que nous avons fait de notre monde.
Il est très difficile de parler des romans de Fabrice Papillon, tant ils sont denses et touffus. Je préfère vous parler de mon expérience de lectrice et surtout de ma réticence à y plonger. D'abord, et c'est un point de vue tout à fait personnel, les 4e de couverture me font peur. La plongée historique ajoutée aux informations scientifiques me donne des sueurs froides. Ce n'est pas ma zone de confort, pas mon domaine de prédilection. Peur de ne pas comprendre ? Peur d'être perdue ? Peur de ne pas avoir le niveau intellectuel pour appréhender de tels romans ? Exactement ! Alors, après plusieurs sommations, et plusieurs avis éclairés dont un fameux « tu n'as jamais lu un truc pareil », je me suis décidée à attaquer « Le dernier Hyver », sans relire le résumé, sans le commencer à 23 h à l'heure où habituellement mes yeux se ferment. J'ai procédé de la même manière avec « Régression ».
Historien de formation, journaliste, Fabrice Papillon apporte un soin particulier à la traversée de l'Histoire du monde. Nourri de détails pointus, de personnages emblématiques comme Homère, Platon, Michel-Ange, Rabelais pour ne citer qu'eux, le roman s'articule autour de ces époques par des anecdotes passionnantes et, surtout, la transmission d'un secret à travers les âges. La vulgarisation historico-scientifique chère à l'auteur permet de tisser un lien, précis, méthodique et scrupuleux avec l'enquête qui se joue en 2020. Dans ce présent-là, je voudrais insister sur l'hyperréalisme des scènes de crime, la précision des détails, une volonté d'exactitude des éléments dépeints pour l'avancée de l'enquête, qui font que le lecteur devient lui aussi un Sherlock Holmes en puissance.
La force de ce roman est qu'une fois encore, les parties historiques sont aussi captivantes que les parties « instants présents ». L'effervescence est à son comble lorsque s'affiche en tête de chapitre, une date différente de 2020, car le lecteur, indubitablement, se réjouit de savoir où l'auteur va l'emmener cette fois encore, et surtout quel personnage historique il va pouvoir mettre sur sa route. le récit passé-présent est un mécanisme qui fonctionne très bien chez moi, quand aucune des parties ne prend le pas sur l'autre, qu'elles suscitent le même intérêt, et surtout, le même attachement. Rajoutez à cela un petit côté mystique, ésotérique, une écriture adaptée à chaque époque décrite sans verser dans la pédanterie, et la volonté que donne l'auteur de s'interroger sur notre monde, et vous obtenez une recette inouïe qui fait la marque de fabrique de Fabrice Papillon.
Enfin, et c'est une information importante, on sort de ses romans moins stupides, on ne va pas se le cacher. Entre « Le dernier Hyver » et « Régression », j'ai appris une foule de choses. J'ai adoré découvrir des anecdotes truculentes au sujet de personnalités de notre Histoire, imaginé comment les choses pouvaient se passer alors, comprendre des chantiers tels que la cathédrale de Strasbourg ou la basilique Saint-Pierre, m'imprégner des ambiances, des coutumes, des mythes et croyances régionaux, et des lieux, d'imaginer les traces d'un message laissé pour les générations futures dans « les récits de Rabelais, les peintures de Michel-Ange ou les cartes d'Oraux Magnus », car oui, ce roman ouvre les portes de l'imagination et amène à rêver les yeux ouverts.
Vous l'aurez compris, ce livre est truffé d'une substantifique moelle qui amène à des questionnements bien légitimes : qu'avons-nous fait de notre monde ? « Que veulent nous dire ces hommes et pourquoi maintenant ? » Qu'est-ce que cette régression dont nous parle l'auteur ? À travers multiples lieux, agrémentés de photos, de symboles, ce roman est certes ambitieux, mais à la portée de tous. L'immersion est jouissive, trépidante et génère un plaisir de lecture sublime. Laissez l'histoire vous envahir, sans crainte et avec délice, vous ne serez pas déçus du voyage que vous offre Fabrice Papillon.
« Si l'homme était né bon et pur, avant de dégénérer, c'est alors que la civilisation l'avait perverti. L'homme serait naturellement bon, mais aurait perdu toute son innocence en raison des méfaits de la société. »

Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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Lorrainedesmordusdelecture
  11 octobre 2019
Régression de Fabrice Papillon
Mon avis:
Fabrice Papillon signe son second thriller et il signe à nouveau une histoire à la fois historique et scientifique... C'est sa marque de fabrique !
Régression est un voyage dans le temps, à travers les siècles et même, les millénaires! J'ai particulièrement aimé le personnage de Vannina que j'ai trouvé vraiment fort et qui a su s'imposer comme le personnage le plus marquant de cette histoire (à mes yeux).
L'histoire était parfois un peu trop complexe pour moi sur le plan scientifique même si j'ai senti que l'auteur faisait un énorme effort pour faire le plus simple possible et pour expliquer au mieux les choses. J'aurais sans doute aimé des chapitres plus courts, mais au-delà de ça, Régression est une histoire addictive que j'ai dévorée en deux jours et demi, j'ai vite compris que l'auteur avait entrepris énormément de recherches. L'écriture nous embarque dans une histoire ennivrante au vocabulaire riche qui vous baladera dans une histoire très, très intelligente.
Résumé :
Ils sont prêts.
Ils reviennent d'un lointain passé, d'une époque glorieuse.
Ils forment ce que Socrate et Homère nommaient déjà la race d'or.
Ils viennent sauver la terre, et les hommes qui peuvent encore l'être.
Pour les autres, ils n'auront aucune pitié.
L'heure du Grand Retour a sonné... et, pour le commandant Marc Brunier, celle de son ultime enquête. Une chasse à l'homme exceptionnelle à travers le monde et les âges.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   15 octobre 2019
— Bon, comme tu sais, le Y est l’un des deux chromosomes sexuels, avec le X. Le Y est spécifiquement masculin. Il n’est donc transmis que par les pères, de génération en génération. Depuis des centaines de milliers d’années… Étudier sa structure permet de découvrir toutes les bifurcations des lignées paternelles humaines d’une époque à l’autre, et surtout d’une région du monde à l’autre. Et grâce à ce petit jeu, on a pu démontrer que le plus récent ancêtre commun à toute l’humanité actuelle aurait probablement vécu en Afrique, il y a trois cent trente-huit mille ans. Un homme, un seul, aurait donc vécu dans l’insouciance, et surtout dans l’ignorance de son rôle immense : celui d’être notre arrière-grand-père à tous.

Zim était fasciné. Il connaissait grossièrement cette théorie, mais ne l’avait jamais étudiée en détail.

— C’est lui qu’on appelle l’Adam Y-chromosomique, c’est ça ?
— Absolument. Et il existe aussi une Ève, une mère commune à toute l’humanité. L’Ève mitochondriale. Pour remonter jusqu’à elle, on étudie un petit ADN qui ne se trouve pas dans le noyau des cellules, mais à l’extérieur.
— Il y a donc réellement eu un Adam et une Ève, comme dans la Bible…

Zim était de plus en plus troublé.

— En tout cas, c’est comme ça qu’on les a baptisés. C’était pratique. Depuis, tous les êtres humains qui peuplent la Terre conservent un petit quelque chose de cet homme et de cette femme dans leur ADN. Ils sont le dénominateur commun.
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belette2911belette2911   15 octobre 2019
— Ce sont… Ce sont les plaintes des soldats romains, murmura Zim. Quand ils ont été défaits par les Germains d’Arminius, en l’an 9, ici en pleine forêt de Teutoburg. Une bataille légendaire : trois légions romaines décimées. On dit que les milliers de victimes hantent la forêt depuis deux mille ans…
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belette2911belette2911   15 octobre 2019
Himmler se plaisait à rabâcher ces légendes. Les géants, en particulier, l’avaient toujours fasciné. Lui, le "nain"que tous les enfants méprisaient à l’école, jusqu’à son dragon de femme, le seul humain sur Terre qui osât l’admonester, voire le terroriser lorsqu’il n’exécutait pas immédiatement les ordres qu’elle lui intimait.

Aujourd’hui, c’était lui le dragon, dont les flammes infernales détruisaient des millions de vies dans les fours crématoires.

Il était aussi le géant, hissé sur les échasses monstrueuses de la SS, qui écrasait tous ceux qui se mettaient en travers de sa route.
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belette2911belette2911   15 octobre 2019
Pourtant, il fallait bien des arguments savants pour justifier la supériorité de l’homme blanc sur les "sous-hommes" des colonies…

Pour les exploiter, les spolier… Lamarck était de plus en plus convaincu d’être instrumentalisé au profit des ambitions coloniales malsaines des monarques de la vieille Europe.

Considérer les indigènes comme des sauvages, voire des singes, leur ouvrait un boulevard : tout était permis, sans nul égard pour ces "sous-races".

Et les savants qui l’attestaient bénéficiaient de tous les honneurs, comme Cuvier le démontrait aisément.
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belette2911belette2911   15 octobre 2019
En détruisant leurs forêts, comme en Amazonie, ou bien en les entraînant dans notre chute, en faisant monter le niveau des mers, au point d’immerger leurs îlots, ou bien en les asphyxiant, à cause de l’effet de serre et de la pollution globale. Sans les toucher, sans même tirer une seule balle, nous allions les éradiquer.

Nous n’étions que des Destructeurs.

Nous l’avions toujours été.

Mais nous venions de mettre au point l’arme ultime. Planétaire, insidieuse, bien plus puissante que cent mille bombes atomiques : l’arme atmosphérique et climatique.
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