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ISBN : 2234081750
Éditeur : Stock (24/08/2016)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 48 notes)
Résumé :
" Je dois y retourner, c'est insupportable de le savoir ici, lui qui marche et vit non loin. Non, il ne s'agit pas encore de l'éveil, du vrai, c'est mon attention seule qu'il éveille pour l'instant, et c'est en dessous, plus loin, que nous allons éclore et tomber et rouler. Je suis à l'orée de l'éveil". La scène est à Hanoï, au Vietnam, dans les ruelles surchauffées. Cela se passe aujourd'hui, mais ce pourrait être il y a longtemps.

C'est une histoir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  13 octobre 2016

J'ai réussi, malgré mon emploi du temps un peu (sur) chargé, à lire le roman de Line Papin quelques heures avant la rencontre programmée avec elle par sa maison d'édition et j'ai parfaitement compris ce que le jury du Prix de la Vocation- qui d'ailleurs ne comprend pas énormément de jeunes gens dans leurs membres- ait pu trouver à ce premier roman, qui revèle incontestablement la naissance d'une plume singulière et étonnante.
Les médias, qui sont parfois un peu paresseux ( je m'inclue dedans évidemment :o) et qui aiment bien les comparaisons toutes faites, ont un peu trop vite rapproché Line Papin à Marguerite Duras et à son très célèbre Amant, mais comme l'auteur l'a reconnu elle même, à part le fait que les deux romans se situent en Asie et parle de passion amoureuse, il y finalement a assez peu de similitudes entre les deux oeuvres.
Ce qui est certain, c'est que dans L'Eveil, Line Papin parvient totalement, gràce à une écriture très sensorielle et très sensuelle, à retranscrire aussi bien les alternoiements et les enfièvrements de la passion inhérents à la jeunesse, que la ville d'Hanoi, personnage à part entière du roman, une ville que Line connait bien puisqu'elle y a vécu jusqu'à l'âge de 10 ans, et qui s'est imposée très vite à elle pour planter le décor de son histoire, sans qu'elle n'en comprenne forcément les raisons profondes.
En même temps, Hanoi qui possède un climat, étouffant et humide, est le décor idéal pour cette histoire pleine de passion et d'exaltation et dont le ciel s'alourdit aussi bien au sens premier du terme que dans le coeur des protagonistes, qui voient leur destin s'assombrir. Un double foisonnement, extérieur et intérieur, qui se répondent formidablement, voilà une des grandes qualités de ce roman exaltant et exalté.
"Je dois y retourner, c'est insupportable de le savoir ici, lui qui marche et vit non loin. Non, il ne s'agit pas encore de l'éveil, du vrai, c'est mon attention seule qu'il éveille pour l'instant, et c'est en dessous, plus loin, que nous allons éclore et tomber et rouler. Je suis à l'orée de l'éveil. »
Line Papin a commencé à écrire ce roman à 16 ans et l'a terminé à 19 ans, et comme je lui ai posé la question a effectivement utilisé ces 3 années où un être humain change beaucoup pour faire évoluer ses personnages, puisque elle nous a avoué avoir mis un peu d'elle dans chacun des trois personnages principaux de l'histoire.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser si on était aussi paresseux que la presse écrite, ce n'est pas seulement dans Juliet, la très jeune fille de l'ambassadeur d'Australie au Vietnam qu'elle a mise un peu d'elle.
Elle est aussi dans cet homme dont Juliet tombe folle amoureuse, un homme, objet de fantasme, qui d'ailleurs ne sera jamais nommé tout au long du livre, un autre expatrié, serveur de son état, qui traine en lui une blessure qui nous sera dévoilée au fil de ce récit d'une belle densité romanesque et tout plein de ce lyrisme qu'on a souvent plus à 20 ans qu'à 40 ans- même si lorsque j'ai soulevé ce constat lors de la rencontre, tout le monde m'est tombé dessus :o)
Line nous a confié avoir été quelque peu réticente au départ à choisir ce titre, plus ou moins imposé par son éditeur, car elle avait trop peur que les médias- encore eux- fassent trop la comparaison avec l'éveil de son auteur et moins de son personnage.
Et pourtant dieu que ce titre est parfaitement approprié, tant il est évident que ce roman semble être la première étape d'une une carrière littéraire qu'on imagine forcément brillante, même si tous ces louanges et ses prix vont certainement mettre une pression manifeste sur les épaules de cette jeune romancière qui nous a semblé ce soir aussi intimidée que déterminée.
Personnellement, plus que Duras, c'est à La Grande Sophie ( rien à voir, je sais) que j'ai pensé à lisant L'Eveil, et à cette magnifique chanson figurant dans son dernier album Hanoi dont j'avais parlé à sa sortie et qui m'a servi de bande sonore - heureusement que je l'avais dans mon smartphone- pendant ma lecture en train.
J'aurais d'ailleurs voulu parler de ce morceau à Line, mais le temps nous était compté, et puis il n'est pas certain que ce genre de remarque un peu personnelle eut intéressé tout le monde..
Mais il serait malvenu de se plaindre un peu trop, tant j'ai été déjà très privilégié de pouvoir lui poser ces quelques questions au sujet de ce Très bel Eveil que je vous conseille de lire si ce n'est déjà fait..

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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LiliGalipette
  11 juin 2016

À Hanoï, des filles et des garçons se croisent, s'aiment et se blessent. Juliet, fille du consul australien, s'amourache de ce jeune Français croisé dans une soirée. « C'était étrange, cette fascination qu'elle avait, comme si… je ne sais pas… comme si j'étais l'élu ou une connerie de ce genre. » (p. 36) Après des années à y vivre, Juliet découvre Hanoï, au-delà des murs et de la climatisation du consulat. S'autorisant enfin cette soif de nouveauté, elle s'éveille, embellit et s'épanouit. « C'était moi, il fallait me voir, ce soir-là, j'étais folle et merveilleuse d'être aimée, d'aimer… » (p. 87) Hélas, ce garçon qu'elle aime tant a un passé et des blessures d'amour non cicatrisées. Ces blessures ont un nom, Laura. Laura était tellement vive, trop vive. « C'était une petite fille ; elle a dû se tordre quelque chose à l'intérieur, qui ne se répare pas. Elle a l'air folle, oui, d'une folie cinglante, agressive, qui produit de la joie et le bruit mat d'une pierre cognée contre une autre. » (p. 103) le jeune homme et Laura se comprenaient sans se parler, réunis dans l'exclusion commune de la lecture. Quand Laura se meurt, le jeune Français ne peut plus vivre. Et Juliet ne sait comment le garder.
Impossible de ne pas penser à la brûlure que m'a laissée L'amant de Marguerite Duras. J'ai trouvé dans le premier roman de Line Papin un peu de cette fièvre de vivre et de ressentir, mêlée de désespoir et de douleur. Dans la moiteur chaude de Hanoï, les amours croisées et douloureuses sont forcément plus exotiques pour le lecteur qui ne connaît pas la ville.
Sans en abuser, Line Papin manie avec talent les points de suspension. En ne disant pas tout, l'auteure permet beaucoup, mais dans des limites qui ne sont jamais loin. La grâce des points de suspension n'est pas inachèvement, mais ouverture vers un ailleurs qu'il appartient au lecteur d'imaginer. En un sens, ces trois petits signes concluent bien mieux certaines phrases qu'un point franc et massif.
L'éveil est un roman troublant, étonnant, puissant et profond. Aucun doute, une voix vient de naître et je pense qu'on entendra encore parler de Line Papin.
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ValerieLacaille
  11 septembre 2016
Pour un premier roman, c'est une réussite. Line Papin, 20 ans, manie la plume de façon langoureuse, emmenant son lecteur dans un monde où le souffle du vent fait onduler les voiles sur les corps moites et ardents d'amants cosmopolites s'étant trouvés dans les bars d'Hanoi.
Chaque chapitre se fait le porte - voix des deux principaux héros: le mystérieux jeune français, féru de lecture, et littéraire dont les yeux jaunes envoûtent tant les jeunes filles), et Juliet, fille d'un ambassadeur australien.
On sent l'influence de Marguerite Duras dans l'atmosphère qui entoure cette histoire d'amour de jeunesse. Evidemment, donc, elle ne pourra qu'être teintée d'une empreinte tragique...
Le roman nous emmène dans un univers inhabituel (pour ne pas dire exotique), et se révèle bien plaisant à lire.
Le seul reproche concernerait le manque de consistance des personnages; lesquels sont bien trop éthérés pour que l'on puisse s'attacher ou s'identifier à eux.
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hcdahlem
  10 octobre 2016
Difficile de ne pas voir défiler des images du film L'amant de Jean-Jacques Annaud en lisant ce premier roman. Parce que l'action se déroule à Hanoï, parce qu'il s'agit d'une histoire d'amour, parce que le climat humide et chaud y joue aussi un rôle, ainsi que les chambres non-climatisées. Ajoutons-y une certaine oisiveté et le jeu des différences sociales. Mais si le film – et le livre éponyme de Marguerite Duras – servent à planter le décor, l'histoire est bien différente.
Cette fois, on va suivre la vie de quatre expatriés dans la capitale vietnamienne. Deux jeunes filles, Juliet l'Australienne et Laura la Française et deux hommes, l'un est Français et un peu plus âgé. Son identité ne sera pas dévoilée. L'autre est son ami et confident Raphaël.
C'est lors d'une soirée organisée par un certain Monsieur Klin pour les cinquante ans que Juliet rencontre le Français. Il est serveur à L'Ermitage, l'hôtel où se déroule la fête (pour ceux qui connaissent Hanoï, on peut imaginer que l'auteur s'est inspirée de l'Héritage, situé dans le quartier décrit). Après une soirée bien arrosée, elle s'accroche au bras de cet homme et finit par le suivre chez lui, dans son petit appartement de la vieille ville.
Line Papin donne successivement la parole à l'un et à l'autre. Ce qui nous permet de voir Juliet à la fois surprise de se retrouver au petit matin dans cette chambre inconnue et amoureuse de cet homme. Ce qui n'est pas vraiment le cas de son amant Français tout aussi surpris, mais qui considère leur relation plutôt comme un joyeux divertissement.
Cette nouvelle relation est aussi pour lui l'occasion d'oublier ses soucis. Il doit éviter de rencontrer son propriétaire à qui il doit des arriérés de loyer et en a assez de subir les invectives de son patron. Il va du reste finir par rendre son tablier.
Juliet, fille de l'Ambassadeur d'Australie, n'a pas de tels soucis et peut se réjouir de cette démission, afin de pouvoir profiter davantage de «son homme». Sauf que ce dernier rencontre Laura dont la beauté autant que l'aura mystérieuse qu'elle dégage le fascine.
Raphaël se rend bien compte du danger et tente bien de mettre son ami en garde «avec elle, tu es foutu». Mais on sait bien que le danger peut avoir un effet aphrodisiaque. Comme Juliet s'accroche, voilà notre homme engagé dans une double histoire dont on sent bien que ni l'une ni l'autre ne sont faites pour durer…
Tout comme la vie d'expatrié. D'autant plus que le drame vient se greffer à la comédie de moeurs.
Sensible et sensuel, voilà un premier roman au goût aussi acidulé que les fruits exotiques du marché d'Hanoï. de ceux que l'on goûte avec le plaisir de la surprise et dont on deviendrait vite addict.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Luxi
  07 septembre 2016
Je ne sais pas comment débuter cette critique parce que j'aurais vraiment voulu aimer ce roman mais qu'il ne m'a pas charmée. Et j'en suis d'autant plus peinée que l'histoire m'attirait beaucoup. le récit alterne entre deux voix : celle d'un jeune Français et celle de Juliet, ensorcelée dès le début des pages par cet homme énigmatique. Ce procédé m'a plu : j'ai trouvé intéressant que l'on ait les deux versions des événements, deux regards très différents sur un même acte, un geste, un murmure. J'avoue avoir préféré les chapitres plus modernes du jeune Français – même si cela m'a frustrée de ne pas connaître son nom et m'a empêchée de m'y attacher – à ceux de Juliet, trop guindés, trop artificiels et pour moi peu crédibles. C'est au fond ce qui m'a le plus gênée dans cette histoire : que rien ne me semble crédible. Les dialogues sonnent un peu trop lyriques, d'un autre temps, mélodramatiques. le texte est confus et comme décousu.
Bref, je n'y ai pas cru.
Certains passages sont absolument magnifiques, je tiens à le préciser, mais tellement noyés dans un flot de mots emmêlés qu'ils en sont affadis. Et si les personnages ne m'ont pas touchée, c'est parce qu'ils m'ont paru trop éthérés, trop transparents, pour réussir à devenir réels. C'est joli mais peut-être un peu trop lisse et vaporeux. C'est touchant parfois mais ce n'est pas bouleversant. Il m'a manqué de la consistance, du corps et du poids. A bien y réfléchir, le seul personnage qui pour moi sort du lot est Laura, jeune femme fanée et brisée, qui pourtant offre un peu de puissance au roman, de la rage, et – malgré sa lente déchéance – de la vie. Ce qui reste de vie en elle.
Néanmoins, Line Papin a le talent du détail : une goutte de pluie suintant sur une tempe, un pétale coincé dans des cheveux, un rayon de soleil sur une épaule… c'est poétique et tendre. Elle a une jolie plume, mais je l'ai trouvée plus profonde, plus touchante et plus "vraie" quand elle n'essaie pas de "faire du Duras". Parce que ça ne colle tout simplement pas à notre époque. A l'histoire qu'elle a voulu raconter.
J'ai aimé marcher dans Hanoï, errer dans ces rues que je n'ai jamais visitées, y croiser ses habitants et goûter à certains plats de là-bas. J'ai aimé cette ambiance brûlante où l'air est suffoquant, où les corps transpirent et espèrent, où les coeurs s'égarent et s'attendent.
En bref, même si je n'ai pas aimé ce roman, je n'oublie pas que Line Papin n'a que 20 ans et je ne peux être qu'admirative face à cette maturité évidente, même fragile, même instable. Elle sait écrire l'amour, le désir, la passion. On sent un vrai potentiel en elle qui pour moi ne demande qu'à briller. Alors même si je n'ai pas aimé « L'éveil », je continuerai à suivre cette jeune auteur, curieuse de voir ce qu'elle pourra proposer et avec l'espoir d'être, cette fois, emportée… ?
Un grand merci aux éditions Stock pour la découverte de ce premier roman.
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critiques presse (1)
LeFigaro   12 septembre 2016
Line Papin, qui a l'âge des études, vient de dessiner en guise de premier roman un joli quadrilatère (...) Dans Hanoï saturée de chaleur et de sève, les personnages sortent, se rencontrent, se frôlent, s'aiment, se ratent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   03 octobre 2016
"C'est drôle parce que ça a commencé comme ça, par moi fascinée qui découvre cet homme voilé ; et ça a continué, tout le temps, comme ça, avec moi fascinée qui soulève les voiles un à un sans trouver jamais, en dessous, aucun visage".
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BibaliceBibalice   01 juin 2016
C'était en août, le soir, sous la chaleur des orages, dans ce grand jardin surplombant un fleuve rouge large de lotus ; je ne connaissais personne et me tenais sagement accoudée au comptoir, un verre à la main, ou contre un mur, adossée, je me contentais de sourire. Ce n'était pas de la politesse, c'était le sourire de mon corps.
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Virginie_VertigoVirginie_Vertigo   02 octobre 2016
Je passe des journées entières au bord de la piscine, tournicotant mon doigt dans l’eau, lascive, molle, rêveuse. J’écoute les clapotis. Il y a quelque chose en dessous de moi, à l’intérieur, quelque part, quelque chose de terriblement puissant et que j’ignore. C’est celle chose électrique qui couvait, elle est en dessous maintenant, de nous… Je dois y retourner, c’est insupportable de le savoir ici, lui qui marche détenteur de mon secret, du secret de mon corps, qui marche et qui vit non loin. Non, il ne s’agit pas encore de l’éveil, du vrai, c’est mon attention seule qu’il éveille pour l’instant, et c’est en dessous, plus loin, que nous allons éclore et tomber et rouler. Du bout des pieds, à présent, je fais des ronds dans l’eau, de moins en moins grands, qui vibrent et disparaissent. C’est quelque part, là, en dessous des orbes que forme l’eau troublée… ça m’excite, ça m’agace : je suis à l’orée de l’éveil, à l’orée de l’éveil.
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LiliGalipetteLiliGalipette   11 juin 2016
« C’était une petite fille ; elle a dû se tordre quelque chose à l’intérieur, qui ne se répare pas. Elle a l’air folle, oui, d’une folie cinglante, agressive, qui produit de la joie et le bruit mat d’une pierre cognée contre une autre. » (p. 103)
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BibaliceBibalice   01 juin 2016
Cette nuit là, j'ai rêvé- j'avais la tête dedans- j'ai rêvé des déserts. Je ne l'ai plus quitté, naturellement, après ça... On ne peut plus partir, tu comprends, après avoir humé le sable et l'avoir entendu couler.
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