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EAN : 9782367935232
431 pages
L'Atalante (22/08/2019)
3.17/5   49 notes
Résumé :
Dans un monde où la société est devenue artificielle, les intelligences artificielles pourraient-elles faire société ? Quatre personnages – un trader, une chanteuse pop, un ancien tireur d’élite, une joueuse de jeu vidéo multijoueurs : chacun croit jouer pleinement sa carte sur l’échiquier de la société sans percevoir qu’il est piégé dans des fictions confortables dont il n’est pas le seul acteur. Plus un. Hans / Joachim dont ils croisent tous la route. Ce mystéri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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boudicca
  03 février 2020
Nos machines vont-elles un jour nous détrôner ? Voilà une question qui trotte dans la tête de l'humanité depuis un moment déjà, et le sujet a été abondement abordé en science-fiction ces dernières années. Olivier Paquet apporte lui aussi sa pierre à l'édifice avec son dernier roman, « Les machines fantômes », qui traite la question de manière originale. L'auteur met en scène plusieurs personnages qui se voient consacrer, dans un premier temps, un chapitre chacun, avant d'être finalement réunis par les événements. Leurs profils sont très variés : le premier est un trader qui manipule avec plaisir des sommes d'argents colossales, la seconde une chanteuse populaire qui rêve d'anonymat, le suivant un sniper exclu de l'armée suite à un traumatisme dont il n'a aucun souvenir, et la dernière une informaticienne fan de jeux vidéo qui tente d'assister sa meilleure amie dans sa recherche de l'âme soeur. En dépit de leurs différences, tous ont en commun de vivre à Paris et d'avoir été un jour la cible d'un jeune homme manipulateur qui nourrit le rêve d'une société dans laquelle les IA seraient aux commandes. Pas pour nous dominer ou nous asservir, non, mais pour notre propre bien, et de manière tellement subtile qu'on le remarquerait à peine. Chacun de ces personnages va ainsi se retrouver malgré lui entraîné dans une aventure périlleuse dont aucun de parvient à véritablement cerner tous les enjeux tant celui qui tire les ficelles brouille les pistes. Et puis il y a cet agent secret qui tourne lui aussi autour de nos protagonistes et dont le rôle n'est pas bien clair : allié ? ou ennemi plus dangereux encore ? le roman reprend les principaux codes du thriller (des mystères qui s'accumulent, du suspens, des filatures, de l'action…) et cela fonctionne à merveille. L'intrigue est menée tambour battant et, si on peut regretter une petite baisse de rythme dans la seconde partie du récit, l'ensemble reste malgré tout de bonne facture.
Le plus gros point fort du roman réside dans ses personnages. Qu'ils soient sur le devant de la scène ou simplement de passage, tous ont en commun de susciter sans mal l'empathie du lecteur tant l'auteur parvient efficacement à rendre compte de leurs tourments intérieurs. Si les quatre protagonistes sont évidemment les plus détaillés, et donc les plus marquants, toute la galerie de personnages mobilisée par Olivier Paquet est convaincante. J'ai pour ma part beaucoup apprécié les chapitres intermédiaires baptisés « Modélisation » qui proposent de courts interludes mettant en application une intervention directe et silencieuse des IA dans nos vies. Pour ce faire, l'auteur s'amuse à imaginer plusieurs versions de la vie d'un personnage lambda en changeant quelques paramètres grâce à l'intervention d'une IA (et si tel message était consulté à tel moment ? Et si tel numéro disparaissait soudain d'un portable ? Et si le GPS proposait un itinéraire différent ?…) Relativement courts, ces chapitres n'en fourmillent pas moins d'idées et ont l'intérêt de mettre en lumière des thématiques et des profils de personnages que l'on rencontre trop peu en SF (ou ailleurs) : la réinsertion professionnelle après un passage en prison, la délocalisation et ses ravages dans la population française, l'engagement syndical, la solitude des personnes âgées, l'esclavage moderne… Chaque personnage a son propre ton, sa propre vision du monde, et c'est cette diversité des points de vue qui donne une grande partie de son charme au roman qui alterne ainsi entre moments solennels ou dramatiques, et scènes plus amusantes dans lesquelles l'auteur donne libre cours à sa causticité (le passage sur la solitude des auteurs en salon est particulièrement amusante).
Outre les personnages, on peut également saluer l'habilité dont l'auteur a fait preuve en construisant son intrigue qui parvient très souvent à surprendre le lecteur (révélations inattendues, personnages qui se croisent sans le savoir...). Les thématiques traitées sont, elles aussi, intéressantes, et particulièrement révélatrices des problématiques de notre temps : surveillance de masse, protection des données personnelles, évolution de la notion de vie privée, solitude engendrée par la prolifération des relations virtuelles… On sent bien la critique sous-jacente, mais l'auteur a l'intelligence de ne pas diaboliser toutes les pratiques qui tournent autour du numérique. Ainsi, l'une de ses héroïnes trouve son épanouissement dans un jeu vidéo en réseau qui lui permet de se sentir intégrée dans une communauté. de même, l'auteur ne se prive pas de réutiliser dans son récit les codes des réseaux sociaux en reproduisant par exemple une conversation entre joueurs ou une succession de commentaires répondant au tweet d'une personnalité (l'occasion de rendre efficacement compte des différents types de profils que l'on peut rencontrer sur le net et de la « décomplexion » que provoque le fait de parler à travers un écran). Pour toutes ces raisons le roman se lit vite, voire très vite, même si la seconde partie est à mon sens un peu moins palpitante que la première (exemples de « modélisation » mis à part). Petit bémol également en ce qui concerne les « méchants » de l'histoire que j'ai trouvé assez caricaturaux et trop peu développés. Joachim bénéficie certes d'un chapitre assez long sur son enfance (et je l'ai trouvé passionnant) mais celui-ci arrive malheureusement un peu tard dans l'histoire et s'achève de manière trop abrupte.
Olivier Paquet questionne dans son dernier roman la place des IA dans notre société et s'interroge sur le degré de latitude que l'humanité serait prête à leur donner sur nos vies. Construit comme un thriller, le récit se lit avec plaisir et séduit à la fois par la qualité de ses personnages, tous plus vulnérables et plus paumés les uns que les autres, ainsi que par la multitude et l'originalité des thématiques qu'il met en avant. A découvrir.
Lien : https://lebibliocosme.fr/202..
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JustAWord
  22 août 2019
Thème particulièrement en vogue ces dernier temps, l'Intelligence Artificielle (ou I.A) se fait de plus en plus envahissante dans notre vie quotidienne.
Si certains avertissent du danger de cette prolifération, d'autres se félicitent de cette nouvelle aide pour l'humanité et les défis qui l'attendent.
Avec Les Machines Fantômes, l'écrivain français Olivier Paquet (Les Loups de Prague, le Melkine…) se penche sur cette épineuse question qui va bien au-delà du champ de la science-fiction.
Comment faire face à l'émergence de ce nouveau paradigme où l'homme lui-même semble devenir obsolète ? Avec le portrait croisé de quatre personnages, le récit nous emporte dans un techno-thriller surprenant aux questionnements passionnants.
Pour construire son intrigue, Olivier Paquet choisit quatre personnages improbables ayant tous en commun leur rapport à la technologie…et leur artificialité !
D'abord, il y a Adrien, trader chez Optired particulièrement doué dans son genre et capable de retourner des situations commerciales que d'autres jugeraient impossibles. Adrien ne correspond pourtant pas vraiment au requin-type de ce milieu, moins motivé par l'argent que par la performance et la possibilité d'aider autrui. Un vrai paradoxe en somme.
Ensuite, c'est au tour d'Aurore Germain d'occuper le devant de la scène, une jeune femme que d'aucuns connaissent sous le maquillage de Stella MacCall, chanteuse pop sur le déclin, dépassée par une nouvelle égérie pour adolescentes répondant au nom de LéaH.
Après le monde de la musique, c'est Kader, ex-sniper de l'Armée Française reconverti dans la sécurité privée pour boîte friquée qui reprend le micro. Assommé par un grand-père malade qui le déteste et rejeté par un frère radical prêt à tout pour exister, Kader doit également composer avec ses terribles souvenirs de guerre et une société française banalement raciste.
Enfin, on termine ce tour d'horizon par Lou, hardcore-gameuse préférant la vie en ligne et les héros de Runecraft (clin d'oeil évident aux fans de Warcraft) et qui doit s'adapter au départ de sa copine Cristina, davantage attirée par la drague sur Tinder que par les nouveaux donjons d'un monde froid et artificiel.
Pour chacun d'entre-eux, Olivier Paquet construit une histoire et une trajectoire de vie bien différente jusqu'au moment où ils croisent le personnage-clé de Machines Fantômes : Joachim/Hans.
Qui est ce jeune homme aux boucles blondes trop innocentes pour être honnêtes ? Un jeune trader ambitieux ? Un psychologue particulièrement malin ? Un gamer ? Ou tout cela à la fois ?
Installant patiemment son intrigue, le roman met un certain temps à décoller en présentant les pièces d'un puzzle plus large qu'escompté au lecteur qui pensait peut-être retrouver ici un pur objet science-fictif.
En effet, dans Machines Fantômes, la science-fiction reste discrète. le monde dans lequel évoluent nos héros n'est pas si éloigné du nôtre, les évolutions technologiques moins criardes et tape-à-l'oeil que dans certaines oeuvres de SF récentes. Balles intelligentes, marché boursier assisté par IA, MMORPGs, drones en tous genres… l'univers créé par Olivier Paquet nous est familier, restant du coup beaucoup plus crédible et plus réaliste. En vérité, si l'on excepte les I.As terrées dans les angles morts, le roman parle avant tous de trajectoires humaines et repose sur les ressorts du techno-thriller pimentée aux services secrets français style DOA. On a connu pire comme ascendance. Entre espionnage et trahisons, l'histoire offre son lot de retournements de situations et de fausse-pistes au lecteur. Ajoutez-y l'écriture élégante et ultra-efficace du français, et vous voilà devant un page-turner redoutable qui ne néglige pourtant jamais ses personnages.
De leur côté, les Intelligences Artificielles tant attendues se font discrètes. Olivier Paquet ne tombe pas dans le piège de la surenchère et les immisce dans son récit avec une pudeur qui fait plaisir à voir. Ne vous attendez pas à d'infâmes machines machiavéliques mais à plutôt à une nouvelle forme de conscience, entre constellations intelligentes et créatures virtuelles. Toujours à la limite du champ de vision, les IAs représentent à la fois le moteur de l'intrigue et son enjeu principal.
Que font ces nouveaux êtres intelligents à l'écart des hommes ? Comment les voient-elles ces hommes étranges qui se trahissent, se détestent et s'aiment sans discontinuer ? Déjouant le piège du manichéisme pur et dur, Olivier Paquet s'interroge sur ce que perçoivent de nous des intelligences mécaniques et artificielles. Entre deux chapitres centrés sur ses personnages de chair et de sang, le lecteur assiste à des modélisations de vies humaines et des expérimentations sur le destin. le libre-arbitre, mine de rien, devient un autre thème du roman, ou comment influencer le destin par un battement d'aile de papillon virtuel.
Sur ces entrefaites, le lecteur finit par comprendre que l'artificiel bouffe ces histoires de A à Z. du soldat d'élite dont la vie n'est plus qu'un paraître pour les autres à la chanteuse pour adolescent(e)s qui n'existe pas vraiment en passant par cet écrivain forcé de faire bonne figure dans un festival perdu au milieu de nulle part. Machines Fantômes emploie donc la science-fiction pour s'intéresser au caractère artificiel de nos existences modernes dans une société où l'apparence, la race, la jeunesse, le genre, les opinions politiques et les niveaux sociaux résument qui vous êtes.
C'est aussi le long chemin de croix pour ces différents personnages qui doivent réapprendre à être eux-mêmes pour sortir de leur torpeur. de façon surprenante, l'intervention théorique des I.As n'est ni bonne ni mauvaise, elle devient une sorte de révélateur, dissipant le mensonge et remplaçant un créateur que l'homme semble avoir perdu en cours de route, orphelin du destin incapable de décider qui il est dans ce capitalisme merdique qui, décidément, devient le vrai marionnettiste en chef de cette histoire parfois poignante. Grâce à la profondeur psychologique de ses personnages, Olivier Paquet retourne le réel pour révéler le vrai et les méchants se changent parfois en gentils le temps d'un chapitre. À moins que les choses ne soient encore plus complexes que cela…
Techno-thriller saupoudré de science-fiction, Les Machines Fantômes montrent que les écrivains français ont encore des choses à dire sur l'humain et sur notre rapport à la technologie. Jamais barbant mais souvent haletant, Machines Fantômes empoche la mise grâce à sa galerie de personnages plus vraie que nature et à son message sur nos vies artificielles à l'heure du capitalisme et de la démagogie politique. Une excellente surprise.
Lien : https://justaword.fr/les-mac..
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Latulu
  24 janvier 2021
Les machines fantômes est un récit de science-fiction mettant en scène cinq individus confrontés à une guerre silencieuse entre intelligences artificielles dans un futur très proche.
J'ai bien aimé le traitement que l'auteur a choisi pour ce thème. le fait que des intelligences artificielles décident de se faire la guerre car elles ne sont pas d'accord entre elles sur la question de leur ingérence dans le quotidien de l'humanité est assez original. En revanche, je regrette que l'auteur ait laissé cette guerre se dérouler entre les lignes et non pas de façon visible. On ne saura jamais les motivations qui conduisent les IA à s'affronter.
Quelques pistes sont toutefois données lors des modélisations effectuées par les machines invisibles où elles comparent plusieurs destins d'humains selon qu'elles interviennent ou pas dans des événements mineurs par le truchement de petites modifications (un SMS opportun, une donnée GPS modifiée, etc.) qui apportent de grands impacts sur la vie des citoyens.
Côté humain, ce fut une réelle déception. J'ai trouvé les personnages peu crédibles dans leur relation. L'idée de mélanger des personnalités aussi différentes : 1 trader, 1 chanteuse, 1 ancien tireur d'élite et 1 joueuse de jeu vidéo, est intéressante mais je n'ai pas réussi à accrocher. Leur interaction me semblait vide et aseptisée. J'avais l'impression qu'ils étaient eux-mêmes des machines. Ce ressenti m'a donné des impressions de longueurs dans le récit.
En revanche le style de l'auteur m'a beaucoup plu. Une écriture fluide et des explications simples sur la technologie ont permis de maintenir mon intérêt pour le récit. Autant je regrette les interactions entre les personnages principaux autant l'auteur a su créer des personnages secondaires ou épisodiques très intéressants avec des réflexions pertinentes sur la société.
La fin est assez attendue entre les courses poursuites et les jeux de cache-cache. Construit comme un thriller, le récit en maîtrise les codes et au fur et à mesure des révélations, l'intérêt du lecteur est maintenu.
Un bon roman en dépit de quelques longueurs. Olivier Paquet interroge la place laissée à des dieux numériques dans notre quotidien et la société sur sa peur de perdre la maîtrise de sa vie.
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FeyGirl
  11 octobre 2020
Dans un futur proche, divers personnages voient leur existence bouleversée par les Intelligences Artificielles (IA). Adrien, le trader qui contourne les lois. Aurore, la chanteuse sulfureuse qui mène une double vie. Kader, ex-soldat d'élite traumatisé. Lou, joueuse en ligne douée et un peu tricheuse. Ils seront confrontés à Joachim, jeune homme asocial, talentueux et maître de la manipulation.
Ce roman d'anticipation explorant le thème des IA bascule dans un thriller dont l'évolution est surprenante. le traitement des IA est à la fois subtil et onirique, l'auteur utilisant des métaphores pour leur donner vie. C'est très plaisant à lire ! de façon générale, la plume est plus littéraire que bien des romans d'anticipation, le texte est riche et agréable.
Le récit sait rendre réalistes des scènes du quotidien qui alternent avec des moments d'action. L'auteur attendant désespérément des visiteurs lors d'un salon du livre d'une bourgade de province m'a beaucoup fait sourire, on dirait du vécu ! Je n'oublie pas non plus la peinture des lieux qui est très réussie, notamment la vision glaciale de la Défense, quartier que j'évite quand je le peux. Dans la même veine, j'ai apprécié les personnages qui sont approfondis et recèlent des surprises. En filigrane émerge le thème des apparences et du contrôle de son destin.
Les principaux acteurs sont évoqués sans jamais être décrits frontalement : les IA. Peu à peu, le lecteur apprend à les connaître et devine un monde étrange qui se cache et qui est partout, autour de nous. Sans jamais tomber dans la hard SF, ils prennent vie et montrent une complexité inattendue.
Si vous avez envie d'un roman sur les IA bien écrit et rythmé, n'hésitez pas à découvrir celui-ci.
Lien : https://feygirl.home.blog/20..
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PostTenebrasLire
  23 octobre 2019
Un thriller très contemporain mêlant habilement anticipation, intelligence artificielle et espionnage.
On découvre en profondeur les personnages principaux du roman (un chapitre par personnage au début du roman).
Ils sont peu nombreux (je viens de lire deux romans de Ian McDonald, ce qui explique ce commentaire).
Ils sont intéressants et variés.
Ils apportent quelque chose à l'histoire.
Ils sont chacun à leur tour plus ou moins franchement touchés, manipulés, confrontés à des Intelligences artificielles.
Et c'est le second point fort du roman (après ses personnages) : les I.A.
Elles restent quasiment hors-champ. Elles ne parlent pas. Elles ne révèlent pas leurs buts, leurs motivations. Elles ont émergé à plusieurs endroits, sous plusieurs formes (un peu comme la vie sur terre non ?). L'auteur à l'intelligence de les laisser dans l'ombre, presque inaccessibles.
Elles ne nous parlent pas. Elles font de simulations (certains chapitres sont des scénarios, des simulations de comportement humain).
Certaines simulations sont choisies…dans quel but ? Pour quel motif ? le récit ne joue pas cartes sur table et cela donne une saveur particulière à l'intrigue.
Intrigue palpitante mêlant finance (un peu), espionnage (beaucoup).
Mon seul bémol : un des personnages sorte de maitre-espion m'a semblé moins crédible, trop ignoble.
Bonus 1 : Les IA manipulent des humains dans ce livre, mais ici et maintenant ? Nous sommes d'accord que les algorithmes ne sont pas doués de conscience, hein ? Cependant ces programmes choisissent qui “matche” avec qui, si le prêt peut être accordé, si l'on présente un risque, … Ils conservent nos secrets … le texte nous rappelle à quel point on dépend déjà de choix “calculés” pour nous.
Bonus 2 : la scène de l'auteur qui participe à un Salon du Livre.
Si je me rends dans un tel salon, je regarderais les stands et les auteurs autrement !
Bonus 3 : En parlant de hors-champ, le roman est très cinématographique.
Lien : https://post-tenebras-lire.n..
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critiques presse (2)
eMaginarock   21 novembre 2019
Olivier Paquet nous propose un roman à cheval entre l’anticipation technologique et le thriller, particulièrement bien construit et prenant. [...] Olivier Paquet parvient à nous offrir un livre complet : des personnages forts, une histoire prenante, une fin poussant à la réflexion, le tout porté par une écriture de qualité.
Lire la critique sur le site : eMaginarock
SciFiUniverse   27 septembre 2019
L’écriture d’Olivier Paquet est dense, son propos documenté. Mais ce qui fait la grande force du roman est l’aspect intimiste de ces histoires entrecroisées. Le sujet est passionnant mais il nous touche autant parce que les personnages sont humains, réalistes, complexes et finalement très proches de chacun de nous.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   31 janvier 2020
 Maurice écoutait, buvait son café, se raclait la gorge avant de cracher noir sur le sol, mais ne parlait pas. Depuis la grève, son mal de dos continuel s’était calmé, seules les jointures de ses doigts demeuraient douloureuses. Même loin des fourneaux, son nez se sentait toujours attaqué par les vapeurs du métal rougi, une vague odeur de sang qui asséchait la bouche. Lui, il savait ce qu’il devait à l’usine : un bon salaire et une destruction pesante. Maurice se battait pour ses camarades, pas pour ComAcier, mais il n’osait pas le dire. Qui assumerait que dans ces entrepôts, on tuait des êtres humains ? Un abattoir lent, mais un abattoir quand même.
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JustAWordJustAWord   22 août 2019
Perdre la maîtrise, être le jouet de forces obscures, c’était l’angoisse fondamentale de toute l’espèce. Ok avait inventé la magie, les religions, les idéologies pour chasser cette terreur. Le feu avait dissipé les ténèbres, l’électricité avait fait fuir les mauvais esprits, et quand les humains eurent abattu les dieux de leur Olympe, ils créèrent des Prométhées sous forme de programmes informatiques, d’algorithmes, d’intelligences artificielles qui nous frôlent quotidiennement sans qu’on les aperçoive. Alors la peur archaïque refit surface, et ils se retrouvèrent désarmés dans leurs grottes face à l’immensité de leurs créations. Incapables d’admettre que, malgré des milliers d’années d’évolution, ils ne s’étaient jamais approchés de la réponse à leurs questions.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   25 octobre 2019
L’atmosphère du métro créait une communauté sauvage sans chef et sans guide, addition de microgestes favorisant l’allure rapide et nerveuse, le besoin de participer à un ensemble plus grand que soi et qu’on ne saurait décevoir en s’arrêtant. Seuls les concerts offraient la même sensation, mais avec une foule statique. Ici, pas de ferveur, pas de cri, l’apogée du mouvement pour le mouvement, l’expression ultime des corps sans aucun esprit, aucune intelligence.
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JustAWordJustAWord   22 août 2019
Mon Royaume pour des lecteurs, des gens qui s'approchent à dix centimètres des tables, retournent les livres pour consulter la quatrième de couverture, voire ouvrent pour lire un extrait. Cette expérience si agréable pour un auteur d'arriver à susciter l'envie par les mots, avant que la communication s'établisse.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   26 octobre 2019
Les sujets tournaient autour des films et des séries préférées. Le strict minimum, une manière de vérifier qu’on appartenait au même monde en évoquant un titre bizarre, une originalité de façade, de celles qui vous affirment comme un connaisseur
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Videos de Olivier Paquet (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Paquet
Olivier Paquet interviewé pour son livre Faux-semblance aux éditions L'Atalante , au Salon du livre de Genève à Palexpo avec le Club du Livre https://www.club-livre.ch
"Nous recherchons les correspondances entre les univers…
Quatre zones de conflit. Entre humains et extraterrestres ; entre mémoire et oubli ; entre adultes et enfants ; entre nature déchaînée et ce qu'il reste de la civilisation. Sous les cieux étrangers de galaxies lointaines, sur des champs de bataille envahis de cadavres, ou bien face à la vague qui a tout balayé, il faut imaginer de nouvelles façons d'aller plus loin. Même s'il faut achever de détruire pour renaître.
Les personnages d'Olivier Paquet ne renoncent jamais. Ce sont avant tout des survivants, des héros abîmés qui tentent de redonner du sens à leur vie. Grâce à la catastrophe qui les a laissés nus, ils redécouvrent ce qu'ils sont. Et ils trouvent la force de tendre la main vers l'autre, l'étranger, pour ouvrir ensemble des portes." Jean-Claude Dunyach
Le recueil a reçu le Prix Bob-Morane 2018
Olivier Paquet, né le 21 avril 1973 à Compiègne, est un écrivain français de science-fiction. Docteur ès science politique, il écrit de nombreuses nouvelles de science-fiction dont plusieurs sont publiées dans les revues françaises Galaxies et Asphodale. Olivier Paquet est également l'auteur du roman Structura maxima, paru en 2003. C'est également un grand amateur de mangas et d'animation japonaise.
Faux-semblance, L'Atalante, coll. « La Dentelle du cygne », 2017 (ISBN 978-2-84172-839-8) constitué de 3 nouvelles précédemment publiées (Synesthésie, Rudyard Kipling 2210, Cauchemar d'enfants) et une inédite (Une Fille aux Pieds Nus)
Autres distinctions : Grand prix de l'Imaginaire 2002 pour sa nouvelle Synesthésie Prix Imaginales des lycéens 2005 pour son roman Structura maxima Prix Julia-Verlanger 2014 pour le roman L'Esprit du Melkine Prix Joël-Champetier 2016 pour sa nouvelle Graine de fer3
REMERCIEMENTS : Oliver Paquet Editions L'Atalante SALON DU LIVRE DE GENEVE @salondulivregeneve Laurence Brenner, Maud Couturier CLUB DU LIVRE @clublivreswiss Manuela Nathan @Manuela.nathan , Aurelie Garcia @aurelieautheatre , Williams Mouriere, Yves Jaques, Michael Bouvard @Michael_Bouvard Interview de l'Auteur : Manuela Nathan Prod/Post-prod Interview de l'Auteur : Aurélie Garcia, Reportage Suisse Romande Partenaire : Valeur Suisse Institut
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