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ISBN : 2290058815
Éditeur : J'ai Lu (08/01/2014)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 128 notes)
Résumé :
" Ce matin, j'ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En
entrant dans la cuisine, j'ai vu le panier en plastique
sur le sol, avec le reste de la vaisselle d'hier soir. J'ai
ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m'a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand mon papa. "

Simon, neuf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  07 mai 2014
Simon, 9 ans, vit à Paris, rue Paul-Doumer avec ses parents, Paul et Carole. Malheureusement, sa maman n'est pas souvent à la maison. En effet, elle travaille pour Danone et a accepté un poste à haute responsabilité qui l'oblige à vivre presque tout le temps au pays des kangourous. Même quand elle est à Paris, elle n'est pas vraiment là et reste attachée à son portable. Quant à papa, il écrit pour les autres. Il est tout le temps à la maison. le pauvre petit s'est habitué à vivre seulement avec ce dernier, même si sa maman lui manque beaucoup. Un matin, quelle surprise pour le gamin lorsque, en entrant dans la cuisine, il le voit dans le lave-vaisselle. Vite, il appelle sa grand-mère, Lola, qui sait aussitôt quoi faire. Elle rapplique immédiatement, appelle le médecin qui voit tout de suite que Paul est très fatigué. Il a perdu ses yeux verts couleur de feuille. Sur ses conseils, il se fait hospitaliser près de Paris. Simon, quant à lui, va habiter chez Lola. Mais, papa ne se remet pas vite de sa grosse fatigue et le séjour chez Lola se prolonge. Entre les visites à l'hôpital où le petit garçon fera la connaissance de Lily, une petite fille qui a l'air de savoir beaucoup de choses et qui tentera de lui expliquer un peu la vie des adultes, les copines de grand-mère, "les sorcières" toutes en couleurs et leurs séances du verre sur la table où l'on appelle les esprits, l'école où il retrouve son copain Jérémy et ses rêves qui le font voyager, la petite vie de Simon risque bien de changer...
Une fois encore, Gilles Paris se met dans la peau d'un petit garçon et regarde le monde des adultes avec des yeux d'enfant. Et il s'y prend plutôt bien. Il rend compte à merveille de son ressenti face à la dépression de son papa, l'absence prolongée de sa maman ou le manque d'amour. Abordant un thème assez complexe, l'auteur a su mettre des mots justes, sans niaiserie et étoffe son sujet en évoquant les disputes incessantes de parents, le manque de tendresse ou les silences parfois pesants. Les personnages hauts en couleur, surtout la grand-mère, excentrique et pétillante et ses copines "colorées" apportent une certaine légèreté au propos. Quant à Lily, elle aidera Simon à mieux comprendre son papa et sa maladie. Sans être triste ni larmoyant, ce conte des temps modernes est porteur de vie, d'espoir et d'amour. Ce récit, aux métaphores et expressions vivantes, aux mots doux et à l'écriture poétique, est plein de vie et un peu magique.
Bienvenue au pays des kangourous!
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mariech
  02 janvier 2013
Ca commence fort , Simon qui a 9 ans retrouve son père dans le lave-vaiselle , dès les premières lignes , ça commençait mal pour moi , je n'aimais pas cette phrase , je me demandais s'il fallait la prendre au second degré ou pas .
Quelques pages plus loin , je ne suis pas rassurée , non ce n'est pas du second degré mais ça ne me plaît pas pour autant .
Le thème n'est pourtant pas mal , un jeune garçon qui parle avec ses mots d'enfant de la ' dépression ' , mais j'ai trouvé que l'auteur se perd en chemin , il nous présente une maman qui n'a aucune qualité , qu''elle ne soit pas une bonne épouse passe encore , mais qu'elle soit une mère aussi indifférente , alors là c'est trop .
Mais ce qui est pour moi , peu crédible , c'est ce qui arrive à cette mère , on s 'attend , cousu avec du fil blanc , à un divorce , presque trop annoncé , et puis l'auteur , peut-être pris d'un remords d'avoir trop chargé son personnage , prend un virage à 180 degrés .
Je ne vois pas trop non plus ce qu'apporte le personnage de la petite fille ' autiste ' , on a plus l'impression d'être devant un personnage imaginaire que Simon a créé pour accepter plus facilement la maladie de son père .
Le personnage de la grand-mère m'a paru aussi trop artificiel , que Simon se rende avec un chauffeur à l'école , que sa grand -mère et ses amies ( les sorcières ) fassent des séances de spiritisme , trop c'est trop .
Bon , voilà , ce livre n'a pas trouvé grâce à mes yeux , mais ce n'est que mon avis personnel , j'ai lu les critiques et d'autres personnes ont aimé et c'est bien comme ça .
Une petite note tout de même plus positive , le sujet même de la dépression est bien traité .
Alors , Gilles Paris stop ou encore , ça je ne sais pas ... encore .
Et j'en profite pour vous souhaiter une BONNE ANNEE 2013 .
Beaucoup de lectures à partager , des moments de bonheur .
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zabeth55
  17 septembre 2016
Comme dans « Autobiographie d'une courgette », Simon, le héros de ce livre a neuf ans.
Comme lui, il a des problèmes familiaux, mais le contexte est bien différent.
Son papa est un homme formidable qui s'occupe de tout et l'aime tendrement.
Sa maman est très absorbée par son travail et est plus souvent en Australie qu'à la maison.
Sa grand-mère est très originale et prend soin de lui quand son papa tombe en dépression.
C'est très frais en même temps que très grave. C'est la magie de l'enfance.
Et Gilles Paris a un grand talent pour la recréer. Il sait faire parler les enfants, reconstituer leur univers, exprimer leurs peurs, leurs angoisses, leurs attentes et leurs joies. Il sait comment exprimer leur imagination.
Le domaine de l'enfance, c'est un univers qu'il connaît et qu'il aime, et qu'il nous fait partager.
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canel
  05 mars 2014
Dépression d'un homme vue à travers le regard de son fils de neuf ans. L'enfant relate avec ses mots la dégringolade brutale de son père et son hospitalisation, le désarroi des proches, et sa propre douleur de petit garçon déboussolé pris en charge par une grand-mère formidable.

Les ouvrages dont la narration imite celle d'un enfant me plaisent rarement. L'exercice est délicat, a fortiori lorsque l'auteur traite de sujets graves et prétend s'adresser à des adultes. le ton doit être juste pour que les réflexions enfantines, les éclairs de candeur ne semblent pas artificiels. Cela suppose déjà que les propos du jeune narrateur soient cohérents avec sa façon de s'exprimer. Pas de chance ici, je n'ai jamais réussi à faire coïncider les deux, donc à imaginer ce personnage.
Dans ce genre de roman, sur ce genre de thématique, on est souvent sur un fil : poésie ou cliché niais ? innocence ou fausse naïveté ? émotion ou sirop ? humour ou poncif ? Je suis tombée du mauvais côté : je n'y ai vu que du négatif, ou presque.
Agacement et grincement de dents croissants au fil des pages, comme avec certains ouvrages de M. Lethielleux, EE Schmitt, que je trouve démagos et "faciles". Même 'La vie devant soi' (Emile Ajar/Romain Gary) m'a hérissée à la seconde lecture, récemment, après une découverte enthousiaste à l'adolescence.
J'apprécie en revanche le ton du Petit Nicolas, celui de Raphaële Moussafir...
--- La couverture de l'édition brochée m'attire beaucoup plus que celle du format poche - laquelle correspond parfaitement, cela dit, à ce que je pense du contenu du livre (un enfant mal déguisé en adulte).
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lagrandestef
  21 janvier 2012
Pas facile de parler de ce livre tant il y aurait de choses à dire? Simon,un petit garçon de neuf ans, vit à Paris avec ses parents. Sa maman est souvent absente pour raisons professionnelles. Elle travaille pour Danone et se rend régulièrement en voyage pour des durées de plus en plus longues .Au pays des kangourous, . C'est le papa, Paul, écrivain, qui s'occupe de tout à la maison. le ménage n'a pas de secrets pour lui, ni la cuisine, les courses . C'est lui qui fait faire les devoirs de son fils, qui joue avec lui et ils font de longues siestes devant des films les dimanches. Et lorsque sa femme rentre, il est aux petits soins pour elle. Il y a également la grand-mère Mona, femme haute en couleurs et un brin fantasque qui n'apprécie guère sa belle fille
Un matin, en se levant, Simon trouve son papa recroquevillé dans le lave -vaisselle. ses beaux yeux verts doux ont laissé la place à un regard gris et vide. le verdict tombe: papa ne va pas bien et doit partir se reposer quelques temps ..
Comme vous l'aurez sûrement compris, la maladie dont souffre Paul est la dépression. Une maladie souvent mal-jugée et vécue parfois comme honteuse par ceux qui en souffrent, car assimilée souvent à la faiblesse.
Le petit Simon au début ne comprend pas. Il en veut à sa maman qui ne rentre pas , sa grand-mère n'ayant pas jugé bon de l'avertir, et sa maman appelle à chaque fois alors qu'il n'est pas disponible. Ses rêves le troublent et les monstres y sont de plus en plus nombreux. Heureusement qu'il y a sa grand-mère prête à tout pour le protéger et ses copines un peu bizarres qui font des séances de spiritisme..
Simon se rend à la maison de repos où se trouve son papa . Dans lescoulirs, il va rencontrer Lily, une petite fille aux yeux violets et à l'air grave . Lily joue avec les interrupteurs. Jour Nuit.Jour. Nuit. Lily vérifie que rien ne change , c'est rassurant, . mais elle comprend si bien la souffrance des autres. C'est elle qui explique à Simon ce mal qui ronge son papa et qui l'aide à mettre des mots sur les non-dits. Lily est une enfant autiste. Une sorte de petite fée clochette qui va devenir la meilleure amie de Simon ( on se demande parfois si cette petite Lily est bien réelle).
Paul va guérir,, délivré de ses démons par la vérité. .. ..
J'ai été particulièrement touchée par cette lecture.Il est très rare qu'une histoire m'émeuve au point de me faire pleurer . Ce fut le cas avec celle-ci. Non pas que ce livre soit finalement triste, non, il est plein d'espoir et très drôle .Mais l'émotion est omniprésente. Une émotion pure, naïve, sans pathos, celle de cet enfant de neuf ans, avec ses joies et ses peines, ses peurs et ses questionnements. Et tout ça sonne tellement juste !!!! Gilles Paris mêle avec
Voilà, désolée d'en dire si peu mais les mots ont tendance à me manquer. C'est un énorme coup de coeur. Un livre à la fois léger et profond. Un petit bijou. Et je ne rajouterai qu'une chose : lisez-le!!!
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critiques presse (2)
Bibliobs   24 février 2012
Gilles Paris est un homme sensible et attachant qui a placé toute son énergie au service du talent de «ses» écrivains. A notre tour de défendre le sien. Il faut découvrir cet auteur rare qui publie tous les dix ans.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Actualitte   20 janvier 2012
Une émotion pure et rare qui se savoure encore longtemps après l'avoir renfermé. Où comment la douceur des mots, leur simplicité, leur sonorité, les images qu'ils construisent séduisent sans artifice et font vibrer le lecteur tout entier, sans détours, au plus près. Au mieux.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
steambooksteambook   28 octobre 2012
"Le métier de maman, c'est de voyager en Australie. Elle est directrice de marketing chez Danone. Oui, le yaourt. Alors, quand je suis triste et que maman me manque, je vide six yaourts à la pêche, lentement, à la petite cuiller, et je l'imagine chevauchant un kangourou [...]."

"Je vérifie que rien en change, c'est rassurant."

"J'ai peur des monstres sous les lits et dans les placards. J'ai peur du noir. J'ai peur qu'un jour maman ne rentre pas chez nous à cause des kilomètres de plage qui lui font la peau marron. J'ai peur que papa ne rentre pas du pays de la fatigue à cause de la fatigue qui l'empêcherait de retrouver le chemin de la maison."

"Je n'ai pas envie d'être un prince. Seulement un petit garçon comme les autres, qui marche entre ses deux parents. Je ne dis rien parce que je ne veux pas gâcher le pique-nique de nouilles. Je réponds juste :
'Non, moi, je suis juste le chien du prince."

"Quand une grande personne décide de ne plus parler d'un souci, elle l'enterre si profond que personne n'ose proposer sa pelle."
+ Lire la suite
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marina53marina53   07 mai 2014
Il vaut mieux ne parler à personne des gens qu'on aime. Les mots pour dire la magie et le mystère de la personne qu'on aime n'existent pas.
Commenter  J’apprécie          430
AnalireAnalire   14 décembre 2012
Les gens ont tous leurs petites faiblesses, leurs moments de fatigue, de stress, et n'importe qui peut en passer par là. Souvent, les gens pensent que celle ou celui qui en vient à se rendre à l'hôpital pour se faire soigner a baissé les bras. Or, crois-moi, c'est tout le contraire. Le malade qui se fait soigner sait au moins qu'il est malade. Contrairement à tous ces gens qui s'enferment chez eux en essayant de se convaincre que tout vas toujours bien.
+ Lire la suite
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canelcanel   03 mars 2014
Et puis un jour, les disputes [entre mes parents] ont disparu. Plus de cris, plus de ricanements. Je ne sais pas ce qui s'est passé. Peut-être à cause de moi ? Parce que j'étais toujours là à entendre les mots qui font mal ? Ou parce que les mots à force d'être dits ne voulaient plus rien dire ? (p. 23)
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gruzgruz   14 mai 2012
une fois, j'ai demandé à papa qui était son meilleur ami et il m'a répondu "ta maman". Papa n'a pas de copains à qui téléphoner en dehors de tous ceux avec qui il travaille. Moi, je pense que son meilleur ami, c'est quand même le balai-brosse avec lequel il cire le parquet.
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Videos de Gilles Paris (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gilles Paris
Au pays des kangourous - Gilles Paris .Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien au Trocadéro. Mais le couple n?en est plus un depuis longtemps. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole, femme d?affaires accomplie, passe sa vie en Australie, loin d?un mari qu?elle n?admire plus et d?un enfant qu?elle ne sait pas aimer. le jour où Paul est interné pour dépression, l?enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Dans les couloirs trop blancs des hôpitaux, il rencontre aussi l?évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets qui semble bien résolue à lui offrir son aide. Porté par l?amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu?il s?invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu?à toucher du doigt une vérité indicible. © Sophie Daret
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