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EAN : 9782234059665
136 pages
Éditeur : Stock (22/02/2007)

Note moyenne : 2.97/5 (sur 31 notes)
Résumé :
« Je m’en souviens comme si c’était hier, d’un hier qui ne serait pas séparé d’aujourd’hui par la nuit. Accoudée au balcon, elle fumait en passant une main dans ses cheveux.
La première fois que je l’ai vue, je ne l’ai pas vue, je l’ai aimée de dos. Je savais que lorsqu’elle se retournerait, ce serait pire. Blonde avec des traits de brune. Ses yeux brillaient d’une lumière mystérieuse et familière qui semblait venir du fond de l’enfance. Son visage n’avait po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Settadelangelo
  04 mai 2011
Cher Jean Marc,
J'ai lu un livre que je relirai ou du moins que je feuilletterai encore et encore et j'en ai la certitude, toujours avec le même plaisir invariable de la première lecture parce que ce livre est un roman d'époque : la mienne. « Avant, pendant, après » est un court roman de 114 pages qui m'a scotché de bout en bout, trois heures de lectures non stop, une histoire moderne dans une époque furieuse et contemporaine, des personnages touchant parce que fondamentalement tristes, seuls et désemparés. Jean marc, je me suis laissé prendre quand tu m'as embarqué dans la vie amoureuse et échevelé de ce quarantenaire, parolier prolifique pour un chanteur de variété célèbre dans le Paris des années deux milles, ce Paris sûr de lui-même, exubérant, souriant, incandescent, ce Paris que j'empresse d'aimer comme tes personnages. Dans une prose soignée, ciselée, caustique et parfois minimaliste : « …Seul comptait le bonheur des mots, on ne l'entendrait jamais, je beurrais de volupté ce monde de merde, je mariais les mots, et je les envoyais se faire foutre à la musique dans la fraicheur climatisée des studios …», tu dépeins un milieu, que sans doute tu dois bien connaitre même si parfois tu sombre ( heureusement pas trop) dans des clichés trop souvent entendu - celui du show business - dans un cynisme et une lucidité effrayante. Ton huitième roman parle d'amour, le vrai, celui qui fait mal, celui qui nous saigne le coeur avec douceur et excite notre curiosité de lecteur de bon roman léger. Jean Marc, tu scrutes, tu cisailles, tu dépouilles, tu arranges avec une précision d'horloger helvète les modalités exquises de la rencontre, les rituels bien sentis de la séduction, l'évidente impossibilité d'une vraie vie à deux, la brutalité de toute forme de séparation. le roman est bien construit, rien n'est forcé, tout s'écoule dans une limpide fluidité, les articulations de l'intrigue sont d'une grande justesse, tu maitrises avec brio des thèmes à la mode chez la nouvelle génération d'écrivains contemporains comme la sournoise solitude, la certitude fragile, le désarroi subtile, la désillusion lancinante, l'effet des sentiments vertigineux, la folie amoureuse, les affres perfides de l'ennui, cette façon absurde chez certains de voir des destins nichés dans chaque rencontre bref la condition effroyable de l'homo sapiens moderne. Enfin et non des moindre tu nous sers des aphorismes bourrés de grâces avec beaucoup de générosités, ca doit sûrement être une des raisons pour laquelle j'ai aimé ton roman, les aphorismes c'est un peu comme le visage frappant d'une ravissante jeune fille que l'on essaye de chercher dans un grand casting pour top-modèles en herbe où on a l'impression qu'il n'y a que de jolies visages évidents, tu sais cette sensation inouï quand on trouve ce retrouver nez à nez face à ce visage frappant, on s'y attarde presque béatement, on la photographie mentalement, on ne veut plus la quitter des yeux, je crois que tes aphorismes produisent le même effet. Voici quelque unes de ces pépites que j'ai égrené au passage et qui m'on un arraché un sourire de délectation: « j'écrivais trois cent mots qu'un autre écrivait en trois minutes », « la première que je l'ai vue, je ne l'ai pas vue, je l'ai aimée de dos », « les blondes, on dirait toujours qu'elles pleurent des cheveux. Avec les brunes c'est plus grave, plus tragique, on est au vif du sujet, dans le noir évident de la sexualité ». Mon ami, je crois que tu as écrit un livre touchant, lucide, réfléchi, trempé dans l'argile de la grâce. Je sais pourquoi j'aime vraiment ce roman, c'est parce que j'aurai aimé l'écrire.
Ton ami.
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zabeth55
  22 novembre 2014
François, parolier de chanteurs célèbre, vit une histoire d'amour avec Gail, rencontrée à une réception.
Et voilà de quoi faire un roman que j'ai trouvé de peu d'intérêt
Un auteur que je ne connaissais pas, sans avoir rien perdu
Une histoire contemporaine sans intrigue particulière
Une société futile et superficielle.
le seul mérite de l'auteur est d'avoir tenté des considérations philosophiques sur le mécanisme de l'amour, mais j'y ai été peu sensible.
Heureusement que le livre était court.
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machaseruoff
  27 janvier 2013
(critique publiée sur mon blog dont vous trouverez le lien plus bas, histoire de voir le même texte illustré et mis en page !)
"Je m'en souviens comme si c'était hier, d'un hier qui ne serait pas séparé d'aujourd'hui par la nuit. Accoudée au balcon, elle fumait en passant une main dans ses cheveux. La première fois que je l'ai vue, je ne l'ai pas vue, je l'ai aimée de dos. Je savais que lorsqu'elle se retournerait, ce serait pire. Blonde avec des traits de brune. Ses yeux brillaient d'une lumière mystérieuse et familière qui semblait venir du fond de l'enfance. Son visage n'avait pourtant rien d'enfantin, il signalait l'enfance sans la retenir. Elle me regardait, elle regardait ailleurs. Elle portait un vague danger, avec cet air d'en savoir trop et pas assez." Voilà comment le héros de Jean-Marc Parisis -François- rencontre Gail…
Avant, pendant, après c'est l'histoire de cet homme du show-biz, la cinquantaine bien vécue, parolier de stars. En mal d'inspirations. A qui il manque des mots. Parfois. Lors d'une de ces soirées où l'on s'emmerde il rencontre Gail. de dos. Puis la suit dans l'escalier jusqu'au taxi qui l'emmènera loin de lui. Qui était cette inconnue ? Forcément il va la retrouver quelques semaines plus tard sinon y aurait pas eu d'histoire, vous vous doutez bien… Et là commence une passion entre cette (trop ?) jeune femme et François.
Je savais que ça finirait mal mais j'ignorais les modalités de la séparation, de la perte. La fin de notre histoire me paraissait toujours mystérieuse, différée. Qui lâcherait l'autre ?
François découvre la passion. S'interroge sur la vie et l'avis de ces femmes de moins de 30 ans. Flirte avec l'amour. Non. Tombe. Oui, en plein dedans. S'y prélasse. S'y détend. S'en sortira-t-il ? On ne l'a jamais quitté lui… L'histoire qu'ils vivent (ensemble ?) est de celles qui marquent. A vie. Comme chaque fois que je vous parle d'un livre, je n'en dis pas plus sinon…
Dans un interview sur un site littéraire, Jean-Marc Parisis parle de sa façon de travailler : Certaines phrases jaillissent comme des évidences, elles sont, sinon parfaites, du moins définitives. Dès le premier jet, je sais que je vais les garder. Elles ont un air de vérité, intouchable. D'autres, et ce sont les plus nombreuses, réclament une nuance, un réglage, parfois même dix réglages… J'écris donc de toutes les manières possibles, à l'instinct, à chaud, à froid, en prenant des notes et en reformulant. Ecrire, pour moi, ça signifie surtout réécrire, faire des gammes, ajouter des voix et des instruments, mixer, régler les basses et les aigus, exactement comme un musicien en studio. C'est du travail, mais le travail, c'est la moindre des choses quand on compose des livres. Et c'est surtout, dans mon cas, un plaisir, une liberté. Les poses d'artiste maudit et de créateur qui se prend la tête, c'est absurde et indécent.
C'est vrai que l'écriture de ce roman est un délice. Des phrases courtes et percutantes. Une absence de dialogue où tout est dit dans la narration. J'y ai retrouvé mes coups de coeur comme pour Djian ou Joncour. Je suis tombée amoureuse la nuit où j'ai lu ce livre… Amoureuse de l'histoire. Des mots choisis. Des personnages. Pas encore de l'auteur mais je vais de ce pas chez mon libraire me commander ses autres oeuvres comme Les aimants, La mélancolie des fasts-foods ou encore Renvoi d'ascenseur et Physique. Voilà je vais m'offrir la collection complète ! Amoureuse parce que c'est ce genre d'histoire qui donne envie. Tripante et flippante. Violente et douce. Paradoxale. C'est exactement ça…
L'ami qui m'a prêté et conseillé ce livre m'a dit qu'il aurait rêvé de l'écrire. Zut moi aussi. Nous en avions rêvé alors, Parisis l'a fait ! Avant, pendant, après, de toute façon ça fait penser à l'amour. Avant on découvre. Pendant on vibre. Après…
Lien : http://www.au4ruedepouffe.fr..
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lilicrapota
  17 mars 2010
un homme tombe amoureux d'une femme, vit une liaison avec elle, puis elle le quitte, il est malheureux, et le roman finit quand il s'en remet...rien de très original si ce n'est l'écriture, plutôt poétique, assez agréable à lire (mais on ne peut pas en lire trop à la fois!!!! ça endort et ça lasse)
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lailasamburu
  03 août 2010
Un livre plein de sensibilite, un vrai plaisir de lecture...a recommander...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
line70line70   25 mars 2011
A celui qui n'a jamais souffert, l'amour offre un beau baptême de la douleur. En temps de paix, l'amour est la seule peine considérable. Celle que l'on ne soupçonnait pas, qui vous étonne, vous perd, vous épouvante par son pouvoir de déportation, d'avancement, de transcendance. On s'y sent vivant, mais si loin de ses bases. Et l'angoisse qui vous étreint n'est pas celle de mourir, mais d'accepter la nouvelle vie que vous fait la douleur.
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NicolasVNicolasV   19 octobre 2019
En temps de paix, la douleur d'amour est la seule peine considérable. Celle que l'on ne soupçonnait pas, qui vous étonne, vous perd, vous épouvante par son pouvoir de déportation, d'avancement, de transcendance.... Et l'angoisse qui vous étreint n'est pas celle de mourir, mais d'accepter la nouvelle vie que vous fait la douleur...
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NicolasVNicolasV   19 octobre 2019
Accoudée au balcon, elle fumait en passant une main dans ses cheveux.La première fois que je l’ai vue, je ne l’ai pas vue, je l’ai aimée de dos. Je savais que lorsqu’elle se retournerait, ce serait pire.
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Videos de Jean-Marc Parisis (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marc Parisis
À 14 ans, dans une petite ville de France, la veille de partir en vacances, Sam rencontre une jeune Galloise. C'est l'émerveillement, le serment. Avant la séparation, déchirante, et le silence, mystérieux. Des années plus tard, à la faveur de divers signes, la pensée de Deirdre revient hanter l'homme que Sam est devenu. Sans attaches, mais gouverné par cette singulière présence, il ira au bout d'un étonnant voyage. Dans ce roman virtuose aux allures de conte moderne, Jean-Marc Parisis joue jusqu'au vertige avec le temps, les visages, les lieux, les distances.
En librairie le 8 janvier 2020. En savoir plus http://bit.ly/2SmIiK0
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