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Eun-ra Cho (Traducteur)Stephane Bois (Traducteur)
ISBN : 2367270570
Éditeur : DeCrescenzo (09/03/2017)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Maquignons, mendiants, moines, poètes, marchands… Le lecteur part à la découverte de la Corée médiévale.
Auteur coréen classique, Park Ji-won n’était guère d’humeur courtisane. Passer les concours mandarinaux comme ses contemporains de nobles familles n’était pas le premier de ses soucis. Volontiers satiriste, l’auteur n’hésite pas, dans une langue guère fleurie où il ne craint pas d’user du registre familier, à dénoncer les travers des élites, ni à mettre e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
cats26
  28 juin 2017
La Corée est un pays qui m'attire et j'ai été ravie d'être sélectionnée pour recevoir ce recueil de nouvelles coréennes. Je remercie au passage Babelio et les éditions Decrescenzo pour l'envoi.
Malheureusement, malgré toute ma curiosité et mon a priori favorable, il m'a pas été possible d'apprécier à sa juste valeur l'oeuvre de ce lettré coréen de la deuxième moitié du 18ème siècle.
Il m'a manqué trop d'éléments culturels malgré les notes accompagnant le texte, ma passion pour les drama historiques coréens et ma connaissance du monde chinois classique.
En fait, les personnages étaient des lettrés coréens dont les éléments saillants biographiques étaient mis en avant par l'auteur pour démontrer un point de morale ou de philosophie politique. Or, comme je ne les connaissais pas du tout car j'ignore tout de l'histoire classique de la Corée, je n'ai pas vu l'intérêt de ces histoires.
De plus, comme la culture coréenne (et la culture chinoise à laquelle elle se réfère) est une culture de la citation et de l'allusion perpétuelle, il est extrêmement difficile de comprendre toutes les références.
Néanmoins, cela m'a fait penser (faute de repère) aux fables de la Fontaine pour le côté conte avec morale ou alors aux "miroirs" destinés aux princes au Moyen Age" pour l'aspect "instruction politique" mais j'avais beau lire les notes explicatives, je ne voyais pas toujours où l'auteur voulait en venir.
Cependant, certains points ont retenu mon attention : le fait que les enfants prodiges ne surprennent personne (genre "la valeur n'attend pas le nombre des années") comme dans la courte histoire sur Min l'Ancien, que le fantastique et le réalisme se mêle très facilement dans les récits (personnage d'immortel fréquent), qu'il y a des liens étroits entre le Japon et la Corée et que les femmes étaient encore plus mal traitées que je ne le pensais (le comble de la vertu, c'est une femme qui se suicide pour suivre son mari après les trois années de deuil prescrites!).
Bref, j'ai eu l'impression d'être une béotienne même s'il est parfois intéressant de lire un livre déroutant et qui mobilise tout l'esprit. Ce fut une expérience de lecture enrichissante.
Par contre, je suis passée sûrement à côté de la poésie de l'ouvrage et du style particulier de l'auteur.
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melumelo
  26 juin 2017
160 pages (annexes non incluses)
Editions Decrescenzo editeurs
Niveau de lecture : Difficile 5/5
Un grand merci à Babelio, qui m'a permis de recevoir « La remontrance du tigre », dans le cadre de sa dernière opération masse critique. Je ne connaissais pas Decrescenzo et j'ai découvert avec plaisir une qualité et un format de livre inattendu. La couverture, le papier , l'impression et le marque page assorti au livre sont beaux et bien finis. Cette maison d'édition est spécialisée dans les ouvrages d'auteurs coréens.
Etant passionnée par la Corée du Sud, je commençais avidement la lecture de « La remontrance du tigre ». Là encore, les éditeurs ont bien travaillé. Ce recueil regroupe des fictions datant du XVIIIème siècle. Il est déjà difficile d'imaginer correctement la vie de personnes vivant en France à cette époque, c'est donc encore plus compliqué d'imaginer la vie en Corée. Heureusement, de l'aide est dispensée tout le long de l'ouvrage, grâce aux notes en bas de page et au répertoire situé à la fin du livre. La biographie de Park Ji-Won est, elle aussi, un bon complément pour comprendre le contexte des fictions.
La lecture reste cependant ardue pour certaines fictions. La première, selon moi, est la plus difficile à lire avec beaucoup de philosophie et de dialogues qui plongent directement dans la mentalité coréenne de l'époque, celle-ci pouvant paraître bien étrange et complexe aux yeux d'un néophyte. Toutes les fictions du livre se basent sur une histoire (plus ou moins terminée, on est des fois plus sur un moment de vie) et une morale finale. Là encore, c'est un format typiquement coréen de l'époque et qui peut surprendre. Pour ma part, j'ai aimé ce dépaysement, dans le style et les sujets traités. L'histoire « La remontrance du tigre » est étrangement actuelle, dénonçant la nature humaine et ses perversions possibles dans la recherche du bien. Je trouve intéressant de l'avoir choisi comme titre du livre parmi toutes les autres.
J'ai aussi beaucoup apprécié d'avoir gardé les titres coréens et chinois en plus de la traduction française. Là encore, cela respecte la culture coréenne et montre le lien entre la Chine et la Corée à cette époque.
En conclusion, j'ai beaucoup aimé « La remontrance du tigre ». J'insisterai tout de même sur le fait que le lecteur non averti ou débutant y trouvera difficilement du plaisir. Il me semble plus intéressant de lire ce livre lorsque l'on a déjà une culture de base sur la Corée de l'époque et que l'on aime sortir des sentiers battus. On est loin d'une fiction contemporaine écrite par un auteur coréen actuel.
Cela mis à part, je vais suivre de près les publications de Decrescenzo pour pouvoir régulièrement lire des auteurs coréens.

Lien : https://www.facebook.com/not..
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luthien
  24 juin 2017
Park Ji Won est un auteur du XVIIIème siècle mais il n'a été publié qu'au XXème puisque ses écrits étaient souvent satiriques et ne plaisaient donc pas vraiment aux dirigeants de l'époque. Ce recueil de nouvelles présente diverses histoires inspirées de la réalité ou fictionnelles mais toutes empreintes d'un certain confucianisme. L'auteur prête ainsi à des lettrés ou à des représentants du simple peuple diverses vertus dont peuvent être dépourvue la noblesse. Les textes mélangent récit et discours avec parfois l'inclusion de quelques poèmes. Il est assez fréquent d'aborder plusieurs sujets au sein de la même nouvelle et le récit peut parfois se couper abruptement. le style narratif et le vocabulaire employé est propre à l'époque mais la lecture reste assez fluide. Les récits sont plutôt brefs, sans grande description, et si le vocabulaire employé peut parfois être difficile à comprendre, il est immédiatement expliqué. En effet, le livre comporte outre une postface explicative des notes en bas de page et en fin de volume. Celles-ci permettent de comprendre la mentalité de l'époque et d'avoir des informations sur les figures historiques ou certains passages (des formules ou des morales). C'était une intéressante découverte mais je pense qu'il vaut mieux être intéressé par les récits historiques et l'histoire de la Corée du Sud pour apprécier cette lecture.
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zaphrina
  19 novembre 2017
Honnêtement, je ne m'attendais pas du tout à cette lecture mais tant mieux. Au contraire, ma curiosité n'en a été que plus forte. J'ai pris mon temps et surtout le temps de lire les notes en bas de pages. le lexique en fin de livre est loin d'être inutile, bien au contraire. Sans le savoir, j'ai dans ma pile de livres à lire, un roman anonyme sur une histoire consacrée à une dame vertueuse. Je me demande si ce ne serait pas en lien avec cette femme dont on parle à la fin du livre. En tout cas, ça m'a juste donné envie de le sortir.

L'entrée en matière m'a beaucoup plus puisqu'on y parle des relations humaines, de l'amitié et de ce qu'elle signifie. La question est de savoir qui peut-on qualifier réellement d'ami. Je ne saurais vous décrire chaque nouvelle tant elles sont denses. Certaines déconcertent puisque l'auteur joue avec l'histoire et montre des incohérences volontairement dans le but de dénoncer certaines choses. On voit une Corée du Sud loin d'être glorieuse dans les hautes sphères.

L'auteur a une autre force : nous pousser à la réflexion, à la cohérence et surtout à rechercher des informations complémentaires. Certes, l'éditeur nous facilite grandement la tâche grâce au lexique et aux notes de bas de pages mais certaines questions persistent. Je remercie l'éditeur de m'avoir répondu d'ailleurs à deux d'entre elles. Les personnages ont réellement existé. On découvre des personnes ayant eu une importance capitale dans l'histoire de la Corée. On découvre une manière de pensée pas si différente de la pensée des sages chinois. Leur répartie m'a beaucoup rappelé, par moment, les contes des sages. On découvre également des lettrés dont je ne connaissais pas l'existence.

Si je devais choisir une nouvelle, je ne pense pas que je saurais en choisir une tant elles apportent toutes un regard sur la Corée du Sud qu'il soit politique, économique, social ou simplement humain. J'avoue que la femme que je suis retiendra peut-être la dernière consacrée à une femme mais l'shitoire de Gwang Mun ou celle de Heo Saeng sont excellentes (j'avoue que j'aurais adoré réagir comme Heo Saeng à un moment).

En bref, ce recueil de nouvelles est une mine d'informations. Je pense que je le relirais plus tard afin d'en prendre la pleine mesure et surtout avec le recul nécessaire. À tous ceux qui veulent apprendre, c'est le moment et aux passionnés de Corée ou de l'Asie, foncez. Il y a de quoi faire.
Lien : https://lessortilegesdesmots..
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